Menu
Expat.com
Rechercher
Magazine
Rechercher

Créer une entreprise en Colombie

Créer une entreprise en Colombie
monkeybusiness / Envato Elements
Écrit parVeedushi Bissessurle 14 Avril 2026

La Colombie abrite le troisième écosystème de startups technologiques d'Amérique latine, avec plus de 2 126 entreprises actives et des flux d'investissement en capital-risque projetés à plus de 600 millions USD (environ 525 millions EUR) en 2026. Pour un entrepreneur étranger, le pays offre un cadre juridique qui garantit les mêmes droits de propriété qu'aux ressortissants colombiens, une structure sociétaire flexible particulièrement adaptée aux petites structures, et des filières de visa directement liées à la création d'entreprise. Cet article détaille chaque étape du processus : du choix de la forme juridique à l'ouverture d'un compte bancaire professionnel, en passant par la fiscalité, le recrutement et les ressources disponibles pour les fondateurs.

Environnement des affaires en Colombie

La Colombie présente un profil attractif pour les entrepreneurs étrangers, notamment dans les secteurs technologiques et de services. Le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale désigne Bogotá comme la ville de référence pour les affaires en Colombie, avec un score de 88 points sur 100 pour les services aux entreprises (classement parmi les 20 % mondiaux les plus performants) et 75 points pour le cadre réglementaire. L'efficacité opérationnelle atteint 59 points, tandis que le commerce international reste un point à améliorer avec 48 points, les marchandises importées nécessitant en moyenne 28 jours pour être libérées par les agences de contrôle aux frontières.

Sur le plan de l'investissement, les flux d'investissement direct étranger (IDE) se réorientent progressivement vers des secteurs non extractifs : services aux entreprises, manufacture, commerce, tourisme et énergies renouvelables. Bogotá concentre 62 % des entreprises technologiques du pays et s'impose comme la capitale fintech de Colombie. En 2024, les investissements en capital-risque ont atteint 354 millions USD (environ 309 millions EUR), avec des projections dépassant 600 millions USD (environ 525 millions EUR) pour 2026.

Les étrangers peuvent-ils créer une entreprise en Colombie ?

La Constitution colombienne garantit aux ressortissants étrangers les mêmes droits civils et patrimoniaux qu'aux citoyens colombiens. Un étranger peut légalement acheter des biens immobiliers et détenir 100 % du capital d'une société locale, sans obligation de s'associer à un partenaire colombien. Le gouvernement n'applique pas de mécanisme de contrôle des investissements étrangers fondé sur la sécurité nationale, ce qui simplifie considérablement l'accès au marché.

L'investissement étranger est autorisé dans la quasi-totalité des secteurs. Il existe cependant une liste négative de secteurs restreints : la défense nationale, la sécurité nationale, ainsi que le traitement et l'élimination de déchets toxiques ou radioactifs non produits sur le territoire colombien. Certains secteurs sont soumis à des plafonds de participation étrangère : les concessionnaires de télévision nationale ne peuvent accueillir qu'un maximum de 40 % de capital étranger, et certains services de médias et de radio sont réservés aux ressortissants colombiens.

Du côté des visas, deux options principales s'offrent aux entrepreneurs étrangers. Le visa nomade numérique (Visa V Nómada Digital) exige une preuve de revenus d'origine étrangère d'environ 3 000 USD (environ 2 625 EUR) par mois et est valable jusqu'à deux ans. Pour ceux qui souhaitent opérer physiquement en Colombie, le visa migrant de type M pour associés ou propriétaires (Visa M Socio/Propietario) requiert la création d'une société locale, généralement une SAS, et une capitalisation minimale équivalant à 100 fois le salaire minimum légal mensuel, soit 175 090 500 COP (environ 41 561 EUR). Ce visa constitue une première étape vers le visa de résident permanent (type R) après cinq ans, sous réserve de ne pas s'absenter du territoire plus de 180 jours consécutifs.

Structures juridiques disponibles en Colombie

Quatre formes juridiques principales s'offrent aux entrepreneurs souhaitant s'établir en Colombie.

  • Société par actions simplifiée (Sociedad por Acciones Simplificada, SAS) : structure la plus répandue parmi les startups et les investisseurs étrangers. Elle ne requiert qu'un seul actionnaire, limite la responsabilité personnelle et permet de libérer le capital social sur une période allant jusqu'à deux ans. Elle peut être constituée pour une durée indéfinie et pour tout objet social licite, ce qui lui confère une grande souplesse.
  • Société à responsabilité limitée (Sociedad de Responsabilidad Limitada, Ltda.) : nécessite entre deux et vingt-cinq associés. Le capital doit être intégralement libéré dès la constitution.
  • Société anonyme (Sociedad Anónima, S.A.) : exige un minimum de cinq actionnaires. Elle est généralement réservée aux grandes entreprises à structures complexes et à durée déterminée.
  • Succursale de société étrangère (Sucursal de Sociedad Extranjera) : permet à une société étrangère d'exercer en Colombie sans créer une entité juridique distincte. La société mère reste pleinement responsable des opérations de la succursale.

La SAS est la structure recommandée par les experts juridiques pour les projets entrepreneuriaux, notamment dans le secteur technologique. Sa souplesse statutaire, l'absence de capital minimum légal et la rapidité de sa constitution en font la solution privilégiée pour les fondateurs étrangers.

Capital requis pour créer une entreprise en Colombie

Pour une SAS, il n'existe aucun capital social minimum légal : les fondateurs peuvent constituer la société avec un montant symbolique. En revanche, si l'objectif est d'obtenir le visa migrant de type M pour associés, la société doit être capitalisée à hauteur d'au moins 100 fois le salaire minimum légal mensuel, soit 175 090 500 COP (environ 41 561 EUR) en 2026. Pour une société à responsabilité limitée, le capital doit être intégralement libéré au moment de la constitution, sans possibilité d'échelonnement.

Tout apport de capitaux étrangers doit être enregistré auprès de la Banque centrale (Banco de la República) via le formulaire n° 4, appelé « Déclaration d'investissement international ». Cet enregistrement est une obligation légale stricte : son absence prive l'entreprise du droit de rapatrier légalement ses bénéfices ou son capital à l'avenir. Les banques locales exigent par ailleurs des déclarations détaillées sur l'origine des fonds lors de l'ouverture d'un compte professionnel, même s'il n'existe pas de preuve de fonds formellement requise pour la constitution de la société.

Bon à savoir : chaque virement international destiné à constituer le capital social doit être correctement identifié et enregistré auprès du Banco de la República. Un défaut d'enregistrement compromet irrémédiablement la capacité future à rapatrier les dividendes.

Processus d'enregistrement d'une société en Colombie

La création d'une société en Colombie suit un processus en plusieurs étapes. Bien que l'enregistrement de base d'une SAS puisse être réalisé en trois à cinq jours ouvrables, l'ensemble du processus, de la constitution à l'ouverture du compte bancaire professionnel, prend généralement quatre à six semaines.

  1. Vérification du nom commercial : effectuer une recherche via le Registro Único Empresarial y Social (RUES) pour s'assurer que la dénomination souhaitée est disponible.
  2. Rédaction et signature des statuts : pour une SAS, les statuts peuvent être rédigés par acte sous seing privé. Les autres structures peuvent nécessiter un acte notarié.
  3. Immatriculation à la Chambre de commerce : à Bogotá, la démarche peut être initiée en ligne via le portail Ventanilla Única Empresarial (VUE). L'approbation de base intervient en trois à cinq jours.
  4. Obtention du numéro d'identification fiscale (NIT) : délivré par la Direction nationale des impôts et des douanes (DIAN).
  5. Désignation d'un représentant légal (Representante Legal) : toute société colombienne est légalement tenue de nommer un représentant légal résidant en Colombie, qui assume la responsabilité statutaire en matière fiscale et juridique. Les fondateurs non-résidents font généralement appel à un prestataire de services professionnels pour remplir ce rôle.

Les frais d'immatriculation auprès de la Chambre de commerce s'élèvent généralement à environ 0,7 % du capital initial. Les honoraires de prestataires juridiques et d'accompagnement à la création varient entre 1 500 USD (environ 1 310 EUR) et 3 500 USD (environ 3 060 EUR).

Bon à savoir : l'obligation de nommer un représentant légal résidant en Colombie est souvent sous-estimée par les fondateurs étrangers. Un non-résident ne peut pas assumer ce rôle sans présence physique sur le territoire, ce qui rend le recours à un service de représentation professionnelle indispensable dans la majorité des cas.

Licences et autorisations en Colombie

Toutes les sociétés colombiennes doivent renouveler leur immatriculation commerciale chaque année auprès de la Chambre de commerce locale, sous peine de sanctions. Cette obligation s'applique sans exception à toutes les formes juridiques.

Les secteurs réglementés sont soumis à des autorisations spécifiques délivrées par les superintendances nationales compétentes. Dans le secteur financier, par exemple, la Superintendencia Financiera exige une approbation préalable pour tout investissement dépassant 10 % du capital d'une entité réglementée. Les activités d'import-export relèvent de la DIAN, qui déploie un nouveau système de déclaration avancée impactant l'ensemble des classifications tarifaires et des opérations douanières.

Pour les professions libérales réglementées (droit, comptabilité, architecture, ingénierie), les prestataires étrangers sont fréquemment tenus de s'associer à une entité locale et de passer des tests de besoins économiques pour exercer sur le territoire colombien.

Espace de travail et adresse professionnelle en Colombie

Toute société immatriculée en Colombie doit disposer d'une adresse professionnelle enregistrée pour recevoir les notifications légales et fiscales de la DIAN. En 2026, le recours à un bureau virtuel est légalement suffisant pour satisfaire à cette exigence, à condition de signer un contrat d'une durée minimale de six mois avec le prestataire. Des opérateurs internationaux tels que Regus et Spaces proposent des formules conformes incluant une mention explicite d'utilisation comme domicile fiscal.

Les espaces de coworking sont très répandus dans les quartiers technologiques de Bogotá (Chapinero, Usaquén) et de Medellín (El Poblado, Laureles), et permettent une opérationnalité immédiate sans engagement immobilier lourd. Les entreprises axées sur l'export peuvent envisager de s'établir dans une zone franche (Zona Franca), qui donne accès à un taux d'imposition préférentiel de 20 %, sous réserve de satisfaire à des critères de présence physique, de création d'emplois et d'investissement minimum.

Bon à savoir : un bureau virtuel est légalement valide pour l'obtention du NIT, mais l'absence de présence physique peut parfois soulever des questions lors du processus de vérification KYC (Know Your Customer) à l'ouverture d'un compte bancaire professionnel.

Banque et finance pour les entreprises en Colombie

L'ouverture d'un compte bancaire professionnel est obligatoire pour toute société colombienne. Les principales banques traditionnelles sont Bancolombia, Banco de Bogotá, Davivienda et BBVA Colombia. Les documents généralement requis pour ouvrir un compte comprennent :

  • Le certificat d'existence et de représentation légale délivré par la Chambre de commerce ;
  • Le RUT (registre unique des contribuables) indiquant le numéro NIT ;
  • La pièce d'identité du représentant légal ;
  • La déclaration du bénéficiaire effectif final (UBO).

Les banques colombiennes appliquent des procédures strictes en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de vérification de l'identité des clients. Lorsque le directeur ou l'actionnaire principal est non-résident, les banques traditionnelles exigent généralement une présence physique ou une réunion en personne avec le représentant légal désigné, porteur d'une procuration. L'ouverture d'un compte entièrement à distance pour un dirigeant non-résident est donc difficile sans représentation locale. Des alternatives numériques comme Nequi (adossé à Bancolombia) facilitent l'accès initial, mais restent soumises aux réglementations locales.

Fiscalité des entreprises en Colombie

Le taux d'imposition sur les sociétés (Impuesto sobre la Renta) est fixé à 35 % en Colombie. Les entreprises installées dans une zone franche et respectant les seuils de création d'emplois et d'orientation à l'export bénéficient d'un taux préférentiel de 20 %.

Depuis l'adoption de la réforme fiscale globale alignée sur le Pilier 2 de l'OCDE, les sociétés résidentes sont soumises à un taux effectif minimum d'imposition (TDD, Tasa de Depuración de la Tributación) de 15 %, calculé sur le bénéfice net comptable. Les entreprises doivent procéder à un calcul de régularisation pour vérifier que leur taux effectif n'est pas inférieur à ce seuil, y compris celles opérant en zone franche.

Des surcharges sectorielles s'appliquent : le secteur financier supporte une surtaxe supplémentaire de 5 % (applicable jusqu'en 2027) ; les industries d'extraction de pétrole brut et de charbon font face à des surtaxes permanentes allant de 5 % à 15 % ; les sociétés d'énergie hydroélectrique sont soumises à une surtaxe temporaire de 3 %, applicable jusqu'en 2026. La TVA standard est fixée à 19 %, avec une retenue à la source de 15 % sur le montant de la taxe due lors des achats de biens et services (taux effectif de 2,85 %). Les dividendes versés à des non-résidents sont soumis à une retenue à la source de 20 %, et le taux des plus-values est de 15 %.

À l'échelon local, les sociétés sont également redevables de la taxe de commerce et d'industrie (Impuesto de Industria y Comercio, ICA), un impôt municipal sur le chiffre d'affaires brut dont le taux varie de 0,2 % à 1 % selon la municipalité.

Recruter des salariés en Colombie

Le salaire minimum légal mensuel (Salario Mínimo Legal Mensual Vigente, SMLMV) est fixé à 1 750 905 COP (environ 416 EUR) pour 2026. À ce montant s'ajoute une indemnité mensuelle de transport obligatoire de 249 095 COP (environ 59 EUR), portant le revenu mensuel minimum à 2 000 000 COP. En intégrant les cotisations patronales obligatoires (santé, retraite, provisions pour indemnités de fin de contrat et contributions parafiscales), le coût employeur total pour un salarié rémunéré au salaire minimum s'élève à 2 864 324 COP (environ 680 EUR) par mois.

La législation colombienne prévoit plusieurs avantages légaux pour les salariés : 15 jours ouvrables de congés payés par an, une prime de fin d'année équivalant à un mois de salaire versée en deux tranches en juin et décembre (Prima de Servicios), ainsi qu'une indemnité de licenciement (Cesantías). Les contrats de travail sont soumis à des règles strictes ; la période d'essai court généralement sur deux mois, et tout licenciement sans motif légitime donne lieu à des indemnités calculées en fonction de l'ancienneté du salarié.

Les travailleurs étrangers doivent détenir un visa de travail valide (visa M-5 pour les salariés) avant d'être légalement intégrés à la paie locale. Le recours systématique à des contrats de prestation de service pour contourner les obligations du droit du travail est étroitement surveillé par les autorités colombiennes et peut entraîner des redressements significatifs en matière de cotisations et d'avantages sociaux.

Ressources et soutien aux entrepreneurs en Colombie

La Colombie dispose d'un écosystème de soutien à l'entrepreneuriat structuré autour d'acteurs publics et privés. Du côté des programmes gouvernementaux, iNNpulsa Colombia accompagne les PME et les startups à fort potentiel de croissance internationale ; Apps.co soutient quant à lui des milliers d'entrepreneurs du numérique à l'échelle nationale, notamment à travers des financements en capital d'amorçage sans cession de participation.

Les structures d'accélération actives en 2026 incluent le Founder Institute Bogotá, qui propose des programmes intensifs de 3,5 mois ciblant les startups en phase d'idéation, Wayra Colombia, Connect Bogotá et HubBog Accelerator. Ces structures offrent un accès au capital-risque, au mentorat et à des réseaux de partenaires. ANDI del Futuro fédère quant à elle les jeunes entrepreneurs et les initiatives d'innovation au niveau national.

L'écosystème de capital-risque reste particulièrement dynamique à Bogotá et à Medellín, portés notamment par les succès de sociétés comme Rappi et Habi, et par des flux d'investissement projetés à plus de 600 millions USD (environ 525 millions EUR) pour 2026.

Foire aux questions

Un étranger peut-il détenir 100 % d'une société en Colombie ?

Oui, la Constitution colombienne garantit aux ressortissants étrangers le droit de détenir l'intégralité du capital d'une société locale dans la plupart des secteurs, sans obligation de s'associer à un partenaire colombien. Des restrictions s'appliquent uniquement à des domaines précis comme la défense nationale ou la radiodiffusion nationale.

Quelle est la structure juridique la plus adaptée pour une startup ?

La société par actions simplifiée (SAS) est la forme juridique recommandée. Elle n'exige qu'un seul actionnaire, ne comporte aucun capital minimum légal et peut être constituée rapidement via le portail en ligne Ventanilla Única Empresarial (VUE). Sa souplesse statutaire la rend particulièrement adaptée aux projets technologiques et aux entrepreneurs en phase de démarrage.

Faut-il obligatoirement nommer un représentant légal résident en Colombie ?

Oui, toute société immatriculée en Colombie doit désigner un représentant légal résidant sur le territoire, qui assume la responsabilité fiscale et juridique de la structure. Les fondateurs non-résidents font généralement appel à des prestataires de services spécialisés pour assurer cette fonction.

Un bureau virtuel suffit-il pour immatriculer une société ?

Oui, une adresse de bureau virtuel est légalement suffisante pour l'immatriculation de la société et l'obtention du numéro d'identification fiscale (NIT), à condition de signer un contrat d'une durée minimale de six mois avec le prestataire. Il convient de choisir une formule qui inclut expressément l'utilisation de l'adresse comme domicile fiscal pour la réception des notifications de la DIAN.

Combien de temps faut-il pour créer une société ?

L'immatriculation de base d'une SAS auprès de la Chambre de commerce prend généralement trois à cinq jours ouvrables. En intégrant l'enregistrement fiscal auprès de la DIAN (obtention du RUT) et l'ouverture d'un compte bancaire professionnel, le processus complet prend habituellement quatre à six semaines.

Quel est l'investissement minimum requis pour obtenir un visa entrepreneur ?

Pour obtenir le visa migrant de type M pour associés ou propriétaires, la société doit être capitalisée à hauteur d'au moins 100 fois le salaire minimum légal mensuel, soit environ 175 090 500 COP (environ 41 561 EUR) en 2026. Cet apport doit être enregistré auprès du Banco de la República via le formulaire n° 4.

Faut-il se rendre physiquement en Colombie pour ouvrir un compte bancaire professionnel ?

Dans la plupart des cas, oui. Les banques traditionnelles colombiennes appliquent des procédures strictes de vérification de l'identité des clients et exigent une présence physique ou une réunion en personne avec le représentant légal désigné, porteur d'une procuration. Une ouverture de compte entièrement à distance pour un dirigeant non-résident reste difficile sans représentation locale.

Quel est le taux d'imposition sur les sociétés en Colombie ?

Le taux standard d'imposition sur les bénéfices des sociétés est de 35 %. Les entreprises installées dans une zone franche et respectant les conditions requises peuvent bénéficier d'un taux préférentiel de 20 %. Par ailleurs, la réforme fiscale a introduit un taux effectif minimum d'imposition de 15 % sur le bénéfice net comptable, conformément au Pilier 2 de l'OCDE.

Quel est le coût mensuel total pour employer un salarié au salaire minimum ?

En tenant compte du salaire de base, de l'indemnité de transport obligatoire, des cotisations de santé et de retraite, des provisions pour indemnités de fin de contrat et des contributions parafiscales, le coût employeur total pour un salarié rémunéré au salaire minimum s'élève à environ 2 864 324 COP (environ 680 EUR) par mois.

Les investissements étrangers doivent-ils être déclarés auprès de la Banque centrale ?

Oui, c'est une obligation légale stricte. Tout apport de capitaux étrangers doit être enregistré auprès du Banco de la República via le formulaire n° 4. L'absence d'enregistrement prive l'entreprise du droit de rapatrier légalement ses bénéfices ou son capital à l'avenir.

Vous envisagez de créer votre entreprise en Colombie et souhaitez partager votre expérience ou poser vos questions à d'autres entrepreneurs expatriés ? Rejoignez la communauté Expat.com pour échanger avec des personnes qui ont déjà traversé ces démarches.

Nous faisons de notre mieux pour que les informations fournies dans nos guides soient précises et à jour. Si vous avez toutefois relevé des inexactitudes dans cet article, n'hésitez pas à nous le signaler en laissant un commentaire ci-dessous et nous y apporterons les modifications nécessaires.

A propos de

Détentrice d'un diplôme approfondi de langue française, j'ai été journaliste à Maurice pendant 6 ans. Je compte une douzaine d'années d'expérience en tant que rédactrice web bilingue à Expat.com, dont cinq au poste d'assistante éditoriale. Avant de rejoindre l'équipe d'Expat.com, j'ai occupé le poste de journaliste/reporter au sein de plusieurs rédactions mauriciennes. Mon expérience de plus de 6 ans dans la presse mauricienne m'a permis de côtoyer plusieurs personnalités et de couvrir de nombreux événements sur différentes thématiques.

Commentaires

Découvrir plus