
Le Chili offre quelque chose de rare en Amérique latine : une stabilité politique solide, des infrastructures modernes et un système de santé structuré, le tout à un coût de la vie nettement inférieur à celui de l'Europe occidentale ou de l'Amérique du Nord. Pour les retraités étrangers, le pays présente un atout fiscal décisif : une exemption totale d'impôt chilien sur les revenus étrangers pendant les trois premières années de résidence, prolongeable jusqu'à six ans. Cet article détaille les visas disponibles, les démarches administratives, la fiscalité, les coûts réels au quotidien et les meilleures zones où s'installer selon votre mode de vie et votre budget.
Ce qu'il faut savoir sur la vie au Chili
Le Chili est membre de l'OCDE, ce qui se traduit concrètement par un niveau d'infrastructures, de services publics et de stabilité institutionnelle difficile à trouver dans d'autres pays de la région. Pour un retraité étranger, cela signifie des cliniques privées de niveau international, un réseau bancaire fiable et un cadre juridique cohérent pour la résidence et la propriété.
Le pays offre une diversité géographique et climatique remarquable. On peut choisir entre la vie urbaine et cosmopolite de Santiago, le climat méditerranéen du littoral central autour de Viña del Mar et La Serena, ou encore la nature préservée du sud, avec les lacs et les volcans de la région de Valdivia et de Puerto Varas. Chaque option correspond à un profil de retraite différent, et à des niveaux de coût de la vie très variés.
Sur le plan financier, le coût de la vie au Chili est estimé à environ 43 % inférieur à celui des États-Unis, et les loyers peuvent être jusqu'à 70 % plus bas. L'espagnol est la langue officielle et le niveau d'anglais reste limité en dehors des grandes entreprises et des quartiers touristiques huppés. Un apprentissage sérieux de l'espagnol chilien est donc incontournable pour s'intégrer réellement à la vie locale.
La communauté francophone est bien organisée à Santiago. L'association Santiago Accueil accompagne activement les nouveaux arrivants francophones dans leurs démarches administratives et leur intégration, et constitue un point de contact précieux dès les premières semaines.
Les meilleures régions pour prendre sa retraite au Chili
Le choix de la région dépend en grande partie de vos priorités : accès aux soins, budget, climat ou mode de vie. Voici les destinations les plus prisées par les retraités étrangers.
Santiago
La capitale concentre les meilleurs équipements médicaux du pays, notamment la Clínica Alemana et la Clínica Las Condes, dont la réputation est internationale. Les quartiers de Providencia, Las Condes et Vitacura offrent un cadre de vie confortable, avec une offre commerciale, culturelle et gastronomique variée. En revanche, ce sont aussi les zones les plus chères du Chili, et Santiago souffre d'une pollution atmosphérique marquée en hiver (de mai à août) en raison de sa situation géographique en cuvette.
Viña del Mar et Valparaíso
Ces deux villes voisines, situées sur la côte centrale à environ 120 kilomètres de Santiago, jouissent d'un climat méditerranéen agréable toute l'année. Viña del Mar est ordonnée, verdoyante et prisée pour sa tranquillité ; Valparaíso, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, séduit par son architecture historique et son atmosphère bohème. Le coût de la vie y est sensiblement inférieur à celui de la capitale. L'Alliance Française de Viña del Mar propose des activités culturelles régulières pour les francophones de la région.
La Serena
Située plus au nord sur le littoral, La Serena est une ville à taille humaine, réputée pour son rythme de vie paisible, ses longues plages et ses prix accessibles. Elle attire un nombre croissant de retraités à budget modéré, qui cherchent à concilier qualité de vie et économies substantielles par rapport à Santiago.
La Région des Lacs : Valdivia, Puerto Varas, Pucón
Pour les amoureux de la nature, le sud du Chili offre des paysages exceptionnels : lacs, volcans, forêts denses et sentiers de randonnée. L'architecture de la région porte l'empreinte des vagues d'immigration européenne du XIXe siècle. Le climat est plus humide et frais, comparable à celui du nord de l'Europe ou du nord-ouest des États-Unis. Les services médicaux spécialisés y sont moins développés qu'à Santiago, ce qui est un facteur à prendre en compte pour les retraités avec des besoins de santé réguliers.
Ce qu'il faut savoir avant de s'installer au Chili
Avant de prendre toute décision définitive, il est recommandé de séjourner au Chili pendant plusieurs semaines pour évaluer concrètement le cadre de vie. Une fois sur place, mieux vaut louer avant d'acheter : la période de location des six à douze premiers mois permet de bien choisir son quartier et d'éviter les erreurs coûteuses. Le point d'équilibre financier entre acheter et louer se situe généralement entre huit et douze ans dans le contexte chilien actuel.
Un concept essentiel à comprendre est l'Unidad de Fomento (UF), une unité de compte réajustée quotidiennement en fonction de l'inflation locale. Elle sert de référence pour les loyers, les transactions immobilières, les primes d'assurance santé et les frais liés à la résidence. Concrètement, votre loyer exprimé en UF augmentera mécaniquement en pesos chiliens au fil du temps, même si le montant en UF reste stable.
Pour les étrangers souhaitant acquérir un bien immobilier, les banques chiliennes exigent généralement un apport personnel d'au moins 30 % de la valeur du bien, apport qui peut grimper à 40 % en l'absence d'historique de crédit local. Pour un appartement typique dans un bon quartier de Santiago, cela représente un apport de l'ordre de 60 000 000 CLP (environ 61 500 EUR).
Sur le plan administratif, toutes les demandes de résidence temporaire doivent être déposées en ligne via le portail du Service national des migrations (SERMIG), conformément à la loi migratoire de 2022 (loi 21.325). Les délais de traitement sont actuellement longs : comptez entre six et quatorze mois selon la charge du service. L'anticipation administrative est donc indispensable. Les documents civils provenant de France (actes d'état civil, casiers judiciaires) doivent être apostillés avant le départ.
L'espagnol chilien se distingue par son rythme rapide, l'omission fréquente des consonnes finales et un usage abondant d'expressions locales appelées chilenismos. Même les hispanophones natifs ont besoin d'une période d'adaptation. Des cours d'espagnol local dès l'arrivée facilitent considérablement l'intégration.
Le visa retraite au Chili
Le visa officiel s'appelle la Résidence temporaire pour Jubilados et Rentistas. Il couvre deux profils distincts : les Jubilados, qui perçoivent une pension de retraite à vie, et les Rentistas, qui disposent de revenus passifs stables (loyers, dividendes, rentes). L'âge n'est pas un critère d'éligibilité : toute personne justifiant de revenus passifs suffisants peut déposer un dossier.
Le SERMIG ne publie pas de seuil légal officiel, mais la pratique actuelle exige de démontrer un revenu mensuel récurrent de 1 000 à 1 500 USD (920 à 1 380 EUR) pour le demandeur principal, auquel s'ajoutent environ 500 USD (460 EUR) par personne à charge. Il est important de noter que les sommes versées en une seule fois ne sont pas acceptées : le SERMIG exige la preuve d'un revenu régulier et continu.
Pour les Jubilados, le document central est l'attestation officielle de votre caisse de retraite (par exemple CNAV ou Agirc-Arrco pour les retraités français), dûment apostillée. Les revenus locatifs perçus en France entrent dans la catégorie Rentista.
Les documents à réunir pour le dossier sont les suivants :
- Un passeport valide
- Un extrait de casier judiciaire apostillé couvrant les 5 dernières années pour chaque pays de résidence (valable au maximum 60 jours à compter de sa date de délivrance)
- Une photo d'identité récente
- Un certificat officiel de pension délivré par votre caisse de retraite, dûment apostillé ou légalisé, indiquant le montant de la pension à vie et incluant la preuve du dernier paiement reçu
- Pour les rentiers (personnes vivant de revenus passifs plutôt que d'une pension formelle) : titres de propriété apostillés, contrats de location, certificats de dividendes ou relevés d'investissement confirmant des revenus réguliers
Les frais gouvernementaux varient selon la nationalité et se situent généralement entre 90 000 et 180 000 CLP (entre 83 et 165 EUR). Le permis de résidence temporaire est accordé pour une durée initiale d'un an, renouvelable jusqu'à deux ans. Après deux ans de résidence temporaire, en ayant séjourné au moins 185 jours par an sur le territoire, il est possible de demander la résidence permanente. La nationalité chilienne est accessible après cinq ans de résidence légale au total.
Bon à savoir :
Le visa Jubilado ou Rentista n'interdit pas d'exercer une activité professionnelle ou de créer une entreprise une fois la résidence accordée et le numéro d'identification fiscal chilien (RUT) obtenu.
Le visa investisseur au Chili
Le Chili dispose d'un visa investisseur qui permet d'obtenir une résidence temporaire, avec un accès ultérieur à la résidence permanente et à la nationalité. L'investissement minimum requis est de 500 000 USD (environ 460 000 EUR), et les fonds doivent obligatoirement être injectés dans un projet productif générant des biens ou des services sur le territoire chilien.
L'achat d'un logement à titre personnel ne constitue pas un investissement éligible à ce visa. C'est une différence fondamentale par rapport à certains programmes européens ou caribéens. Pour la grande majorité des retraités, le visa Rentista ou Jubilado reste l'option la plus simple, la moins coûteuse et la mieux adaptée à leur situation.
Âge de départ à la retraite et pensions au Chili
L'âge légal de départ à la retraite dans le système chilien est de 65 ans pour les hommes et de 60 ans pour les femmes. Le pays fonctionne avec un système de retraite par capitalisation individuelle, géré par des administrateurs privés appelés AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones). Les cotisations s'élèvent à 10 % du salaire brut, auxquels s'ajoutent des frais de gestion. Une réforme majeure, introduite à partir du 1er janvier 2026, instaure une prestation sociale de retraite renforcée pour les femmes de 65 ans et plus, afin de compenser une espérance de vie plus longue.
Pour les retraités étrangers, ce système local n'a pas d'incidence directe : vous continuerez à percevoir votre pension depuis votre pays d'origine. La loi chilienne n'impose pas de transférer la totalité de vos revenus sur un compte local. La plupart des retraités transfèrent l'équivalent de deux à trois mois de dépenses à la fois vers leur compte bancaire chilien.
La France et le Chili ont signé une convention bilatérale de sécurité sociale. Grâce à cet accord, les périodes de cotisation effectuées au Chili peuvent être prises en compte pour le calcul de la retraite française, et inversement. Cette totalisation des droits constitue un avantage concret pour ceux qui ont travaillé dans les deux pays avant de prendre leur retraite.
Fiscalité pour les retraités au Chili
Une personne devient résidente fiscale au Chili dès lors qu'elle séjourne plus de 183 jours sur le territoire au cours d'une période de douze mois. Cette résidence fiscale entraîne, en principe, une imposition des revenus mondiaux.
Cependant, la loi migratoire de 2022 (loi 21.325) prévoit un avantage fiscal considérable pour les nouveaux résidents étrangers : une exemption totale d'impôt chilien sur les revenus de source étrangère, y compris les pensions et les revenus locatifs perçus à l'étranger, pendant les trois premières années de résidence. Cette exemption peut être prolongée jusqu'à six ans sur demande explicite. Après l'expiration de cette période, les revenus étrangers deviennent, en principe, imposables au Chili selon les règles du droit commun.
Le Chili a conclu des conventions de non-double imposition avec plus de trente pays, dont la France. Dans le cadre de la convention franco-chilienne, les pensions publiques versées par la France à un résident chilien demeurent, en principe, imposables en France. L'articulation entre cette convention et l'exemption chilienne de trois à six ans est particulièrement favorable dans les premières années de résidence, mais il est fortement recommandé de consulter un fiscaliste local pour analyser votre situation personnelle, notamment en ce qui concerne la fiscalité successorale applicable aux biens situés au Chili.
Bon à savoir :
Le Chili applique un droit de succession aux actifs situés sur son territoire. La structure de votre patrimoine chilien mérite d'être examinée par un conseiller juridique local avant l'acquisition de tout bien immobilier.
Coût de la vie pour les retraités au Chili
Le Chili est l'un des pays les plus chers d'Amérique latine, mais reste très abordable comparé à l'Europe occidentale. Les dépenses mensuelles d'une personne seule, hors logement, sont estimées à environ 620 EUR, et celles d'un couple à environ 1 100 EUR.
Les écarts géographiques sont importants. Vivre dans les quartiers premium de Santiago (Vitacura, Las Condes) nécessite un budget de 4 600 à 5 500 EUR par mois pour un style de vie confortable. En revanche, un budget de 2 100 à 2 300 EUR par mois permet une retraite très correcte dans des villes comme Viña del Mar, La Serena ou Puerto Varas.
Voici quelques repères concrets pour un couple :
- Logement : un appartement meublé de deux chambres dans un bon quartier de Santiago se loue entre 540 et 640 EUR par mois, auxquels s'ajoutent des charges de copropriété (gastos comunes) de 73 à 138 EUR. Dans les villes de province, les loyers descendent à 320-460 EUR.
- Alimentation : les courses d'un couple représentent environ 230 EUR par mois. Les produits importés (fromages, vins européens, cosmétiques) sont en revanche lourdement taxés et coûtent nettement plus cher qu'en France.
- Charges courantes : eau, électricité et gaz représentent entre 78 et 110 EUR par mois. Internet haut débit coûte environ 46 EUR par mois.
- Assurance santé privée : une couverture ISAPRE pour un couple démarre généralement entre 83 et 138 EUR par mois.
La monnaie locale est le peso chilien (CLP). Les grandes dépenses, comme le loyer et l'assurance santé, sont indexées sur l'UF, ce qui signifie qu'elles augmentent automatiquement avec l'inflation locale, indépendamment de l'évolution de l'euro ou du dollar.
Santé pour les retraités au Chili
Le système de santé chilien repose sur deux piliers : le régime public, géré par le Fondo Nacional de Salud (FONASA), et les assurances privées appelées ISAPRE (Instituciones de Salud Previsional).
Une fois la résidence légale obtenue et le RUT (numéro d'identification fiscal et civil) délivré, les retraités étrangers peuvent s'affilier à l'un ou l'autre de ces régimes. L'adhésion au FONASA est volontaire pour ceux qui ne perçoivent pas de revenus d'origine chilienne. Un avantage majeur du système public : le programme Copago Cero prend en charge intégralement les soins médicaux dispensés dans le réseau public pour toute personne âgée de 60 ans ou plus. La cotisation au FONASA est fixée à 7 % du revenu imposable, plafonnée à environ 3 190 EUR par mois.
La majorité des expatriés optent pour une ISAPRE, qui donne accès aux cliniques privées modernes avec des délais d'attente courts. Les établissements comme la Clínica Alemana ou la Clínica Las Condes à Santiago proposent des soins de niveau comparable à celui des meilleures cliniques européennes. La prise en charge des maladies préexistantes et des suppléments liés à l'âge varie selon les contrats ISAPRE : il est conseillé de comparer plusieurs offres avant de s'engager.
Il est également possible pour les ressortissants français de maintenir leur couverture auprès de la CFE (Caisse des Français de l'Étranger) comme assurance principale, qui couvre les frais engagés dans les cliniques privées chiliennes. Cette option mérite d'être étudiée avant le départ, notamment pour les retraités qui souhaitent conserver un filet de sécurité français.
Les défis de la retraite au Chili
Le Chili présente des atouts réels, mais plusieurs défis méritent d'être anticipés avant de s'engager dans ce projet.
La bureaucratie migratoire est lente. En dépit de la dématérialisation des procédures via le portail SERMIG, les délais de traitement des demandes de résidence sont actuellement de six à huit mois en moyenne et peuvent dépasser douze mois dans certains cas. Cette attente doit être planifiée bien en amont, et toutes les démarches de légalisation et d'apostille des documents civils doivent être effectuées avant le départ de France.
La langue représente un vrai défi d'adaptation. L'espagnol chilien se distingue par sa rapidité d'élocution, l'élision de nombreuses consonnes et un vocabulaire argotique dense. La barrière linguistique limite concrètement l'accès aux services, aux démarches administratives et à la vie sociale en dehors des cercles expatriés.
L'exposition monétaire est un risque à ne pas négliger. Les retraités percevant leur pension en euros font face à une double source de volatilité : le taux de change EUR/CLP et l'indexation de nombreuses dépenses sur l'UF, qui suit l'inflation chilienne. Un peso qui se déprécie face à l'euro réduit le pouvoir d'achat réel, tandis qu'une inflation locale élevée augmente les coûts exprimés en UF.
La qualité de l'air à Santiago est une préoccupation sérieuse pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires. En hiver, la cuvette géographique de la capitale piège les particules fines et génère des épisodes de pollution importants. Les retraités concernés devraient envisager de s'installer sur le littoral ou dans d'autres régions moins exposées.
Enfin, la distance géographique par rapport à la France est considérable. Il n'existe pas de vol direct entre le Chili et l'Europe : les correspondances via Buenos Aires, São Paulo ou Miami allongent les temps de trajet à plus de seize heures. Les retours fréquents en France sont donc coûteux et fatigants, ce qui peut peser sur le plan personnel pour les retraités souhaitant maintenir des liens étroits avec leur famille.
Foire aux questions
Peut-on s'installer au Chili sans visa de retraite ?
Non. Il n'est pas possible de résider légalement au Chili à long terme en tant que simple touriste. Pour obtenir un droit de séjour permanent, il est nécessaire de déposer une demande de résidence temporaire, par exemple via la sous-catégorie Jubilado ou Rentista, auprès du Service national des migrations (SERMIG), conformément à la loi 21.325.
Quel revenu minimum faut-il pour obtenir le visa retraite ?
Aucun seuil légal n'est publié officiellement, mais la pratique administrative actuelle exige de justifier d'un revenu passif mensuel régulier de 920 à 1 380 EUR pour le demandeur principal, auxquels s'ajoutent environ 460 EUR par personne à charge. Pour le quotidien, un budget de 1 850 à 2 750 EUR par mois est généralement suffisant pour vivre confortablement en couple, selon la région choisie.
Serai-je imposé sur ma pension française au Chili ?
Les nouveaux résidents étrangers bénéficient d'une exemption totale d'impôt chilien sur leurs revenus de source étrangère, y compris les pensions, pendant les trois premières années de résidence. Cette période peut être prolongée jusqu'à six ans sur demande. Par ailleurs, la convention franco-chilienne de non-double imposition prévoit en principe que les pensions publiques françaises restent imposables en France. Il est toutefois recommandé de consulter un fiscaliste local pour analyser votre situation personnelle.
Peut-on accéder au système de santé public chilien en tant que retraité étranger ?
Oui, une fois la résidence légale obtenue et le RUT délivré, il est possible de s'affilier volontairement au FONASA. Le programme Copago Cero prend en charge intégralement les soins dans le réseau public pour toute personne de 60 ans ou plus. Pour éviter les délais d'attente des consultations spécialisées, la plupart des expatriés souscrivent en complément une ISAPRE ou maintiennent leur assurance internationale.
Combien de temps faut-il pour obtenir la résidence permanente ?
Il faut d'abord détenir un permis de résidence temporaire pendant deux ans, en justifiant d'au moins 185 jours de présence par an sur le territoire. À l'issue de cette période, il est possible de demander la résidence permanente. La nationalité chilienne est accessible après cinq ans de résidence légale cumulée.
Est-il possible d'obtenir la résidence en achetant un bien immobilier au Chili ?
Non. Le visa investisseur chilien exige un investissement minimum de 500 000 USD (environ 460 000 EUR) dans un projet productif générant des biens ou des services. L'achat d'un logement à titre personnel ne donne pas accès à ce visa. Pour la grande majorité des retraités, le visa Rentista ou Jubilado est la voie appropriée.
Faut-il avoir l'âge officiel de la retraite pour obtenir le visa Jubilado ?
Non. Le programme couvre deux profils : les Jubilados, qui perçoivent une pension de retraite, et les Rentistas, qui disposent de revenus passifs réguliers provenant de loyers ou de placements. Si vous justifiez de revenus passifs suffisants, vous pouvez déposer un dossier quel que soit votre âge.
Un capital placé en banque est-il accepté à la place d'un revenu mensuel ?
Non. La réglementation issue de la loi migratoire de 2022 exige la preuve d'un revenu récurrent et régulier. Un capital bancaire statique, même important, n'est pas accepté comme justificatif de revenus passifs par le SERMIG. Il est indispensable de pouvoir présenter des relevés démontrant des entrées mensuelles régulières.
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