Salut
Comme je te comprends...
Je te fais part de mon ressenti après deux petits séjours au Mexique en février 2016 et mai 2017. Je repars en avril 2018. Et je vais faire découvrir la destination (Le Yucatan) à deux couples d'amis qui voyageront avec nous.
Mon premier conseil sera d’aller autant que possible à la rencontre des gens natifs du Yucatan. Il y a un préalable obligatoire qui est de lever aussi rapidement que possible le doute sur notre nationalité. Sachant que les mexicains dans leur grande majorité ne portent pas les américains dan leur coeur, les gringos, considérés comme conquérants, arrogants et j’en passe, il vous faudra aussi vite que possible donc réussir à placer que vous venez de France. Observez bien les visages avant puis après cette annonce.
Le changement d'attitude est frappant 
Ne vous privez donc pas de ces petites rencontres, sur la plage, dans les boutiques hors des zones hypratouristiques, sur les marchés, dans les restaurants. Elles ne durent sans doute jamais très longtemps, au contraire des souvenirs qu’elles laissent. Je pourrais vous parler d’un bijoutier à Cancùn qui m’a offert une téquila à tomber, partagée à deux au comptoir de sa boutique, De Manuel le vendeur de t-shirts à Puerto Morelos avec qui nous avons parlé transmission des patronymes en France et au Mexique entre époux, de ce triathlète rencontré sur une plage de
Playa del carmen plié de rire à nous voir faire les fous dans un simulacre de concours de saut en longueur, de cette jeune fille venue spontanément à notre aide dans un restaurant dans un quartier populaire de Playa del Carmen encore où je ne parlais qu’anglais et la serveuse qu’espagnol en jouant les traductrices, de Freddy le restaurateur du tacos.com à Puerto Morelos qui avait les larmes aux yeux à cause de, ou grâce à , nos compliments sur ses plats et de tant d’autres dont ce musicos de rue très doué que nous essayons de retrouver à chaque fois. Et qu'on retrouve! 
C’est ce que j’ai adoré chez les mexicains, la facilité du contact, la simplicité des rapports humains tels que nous avons pu la connaître en France il y a trente ou quarante ans et perdue depuis à mon sens. Ne vous privez pas de cet aspect là de votre voyage.
Et c’est aussi ce qui nous a convaincu, mais c’est une autre histoire, d’aller nous y installer.
A nos yeux, certains endroits du Mexique vont nous paraître « pauvres » dans le sens d’absence de richesses, autant dans le domaine de la construction (mais là je vous laisse découvrir par vous-mêmes) que dans le sens de la possession en général. Or, les mexicains ne se considèrent pas comme pauvres dès lors qu’ils ont un emploi, un endroit protégé pour dormir et une famille qu’ils peuvent nourrir. Je n’emploie d’ailleurs jamais le terme « pauvre » quand je parle du Mexique mais plutôt d’endroits populaires grouillant de vie, de couleurs, d’odeurs et surtout de solidarité.
Voilà, les mexicains que j'ai croisés ont tous conservé cette envie de contact, de solidarité, d'amabilité, ce soin de l'autre qui les amène à venir vous voir si vous semblez en galère. Perso, j'y ai retrouvé là-bas un goût de vivre perdu en France depuis de longues années, de cette perte qui fait que des envies d'en finir avec le premier connard rencontré vous assaille, comme encore cet après-midi.. P... de marseillais de mer...
Mais ouh la la, je m'égare 

