En Belgique, seule la cérémonie devant l'officier de l'état civil de la commune a valeur légale : aucune cérémonie religieuse ne peut s'y substituer, et le mariage entre personnes de même sexe y est autorisé depuis 2003. Pour un couple international, la difficulté ne vient presque jamais du délai belge de quatorze jours entre la déclaration et la cérémonie, mais du temps nécessaire pour réunir, faire légaliser ou apostiller, puis traduire les documents d'état civil obtenus à l'étranger. Se marier sans contrat notarié place également automatiquement le couple sous le régime légal de la communauté réduite aux acquêts, un choix qui pèse encore en cas d'éventuel divorce. Entre la déclaration en mairie, les preuves de célibat à obtenir auprès de son propre pays, et le visa de regroupement familial qui peut suivre la cérémonie, chaque étape mérite d'être anticipée plusieurs mois à l'avance.
Le Code civil belge fixe les conditions de fond du mariage : l'âge minimum, le consentement libre, l'absence de mariage antérieur non dissous et l'absence de lien de parenté prohibé. La seule cérémonie qui produit un effet juridique est celle célébrée par l'officier de l'état civil de la commune où l'un des futurs époux réside ou est inscrit au registre de la population, au registre des étrangers ou au registre d'attente.
L'âge minimum pour se marier sans consentement particulier est de 18 ans. Les deux futurs époux doivent donner un consentement libre, aucun des deux ne peut être déjà marié, et depuis le 11 mars 2023, une personne liée par une cohabitation légale en Belgique ne peut épouser une autre personne que son cohabitant légal. Les liens de parenté proches, comme entre frères et sœurs ou en ligne directe, interdisent également le mariage.
Le mariage entre personnes de même sexe est autorisé en Belgique depuis juin 2003. Il exige qu'au moins l'un des deux partenaires soit belge ou réside habituellement en Belgique depuis plus de trois mois. Un mariage célébré à l'étranger peut être reconnu en Belgique au cas par cas : il doit respecter à la fois les conditions de fond prévues par la loi nationale de chaque époux et les formalités du pays où il a été célébré. Pour un couple international, il s'agit donc de deux questions juridiques distinctes : se marier d'un côté, faire reconnaître ce mariage de l'autre.
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La déclaration de mariage doit être déposée en personne auprès de l'officier de l'état civil de la commune où réside l'un des futurs époux ou où il est inscrit dans un registre officiel. Aucune durée minimale de résidence préalable n'est requise, mais le dossier doit être déposé dans cette commune précise.
Un touriste sans nationalité belge, sans domicile en Belgique et sans résidence qualifiante ne peut pas se contenter d'une simple déclaration. Dans cette situation, il faut généralement obtenir un visa de mariage dédié, un visa C de court séjour ou un visa D de long séjour en vue du mariage. Les listes de documents établies par les ambassades belges exigent une copie de la déclaration communale de mariage, délivrée dans les six mois précédant la demande de visa.
La cérémonie civile doit avoir lieu au moins quatorze jours et au plus tard six mois après le dépôt de la déclaration. Il n'existe pas de délai de viduité ni d'attente après un divorce ou un veuvage avant de se remarier en Belgique : la condition est documentaire. Une personne précédemment divorcée ou veuve doit produire une preuve que son mariage précédent a pris fin, et les documents étrangers de divorce ou de décès peuvent nécessiter une légalisation et, s'ils ne sont pas rédigés en néerlandais, en français ou en allemand, une traduction certifiée. La déclaration se dépose toujours localement auprès de la commune compétente : il n'existe pas de variation régionale du droit du mariage, mais chaque commune organise son propre système de rendez-vous.
Deux ressortissants étrangers peuvent se marier en Belgique dès que l'un d'eux est domicilié en Belgique ou y réside habituellement depuis plus de trois mois. La déclaration se dépose auprès de la commune de cette personne, au moins quatorze jours avant la date souhaitée.
Lorsqu'un étranger épouse un ressortissant belge, la loi belge fixe la capacité de l'époux belge (18 ans révolus, absence de mariage ou de cohabitation légale en cours avec une autre personne, consentement libre, absence de lien de parenté prohibé), tandis que la capacité de l'époux étranger est appréciée selon sa propre loi nationale. La cérémonie elle-même reste régie par le droit belge. Épouser un ressortissant belge ne confère pas automatiquement la nationalité belge à l'époux étranger.
Un futur époux qui n'est pas encore inscrit dans un registre belge de la population ou des étrangers doit fournir des preuves supplémentaires au-delà d'un acte de naissance et d'une pièce d'identité : preuve de nationalité, preuve de célibat ou de dissolution d'un mariage antérieur, et preuve de résidence. L'officier de l'état civil peut refuser le dossier si l'un de ces éléments manque.
Un acte de mariage entre personnes de même sexe délivré à l'étranger peut être reconnu en Belgique selon la même règle que tout mariage étranger : conditions de fond de la loi nationale de chaque époux et respect des formalités du pays de célébration. L'acte doit être légalisé ou muni d'une apostille et traduit dans la langue administrative applicable lorsque cela est requis.
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Mariage civil et mariage religieux en Belgique
La cérémonie civile est obligatoire pour qu'un mariage soit valide en Belgique : elle constitue le seul acte légal du mariage et se déroule devant le bourgmestre ou l'échevin chargé de l'état civil, dans la commune où la déclaration a été déposée. Une cérémonie religieuse n'a aucune valeur juridique propre en Belgique : la voie officielle et exclusive vers un mariage légalement reconnu passe par la commune.
L'ordre est fixe : le civil vient toujours en premier. Les couples qui souhaitent aussi une célébration religieuse ou symbolique la programment après le mariage à la mairie, jamais avant ni à sa place. Comme dans d'autres systèmes où le mariage civil précède obligatoirement toute célébration religieuse, la Belgique impose la même hiérarchie : le passage devant l'officier de l'état civil de la commune est la seule étape qui compte légalement, la cérémonie religieuse restant une démarche personnelle facultative organisée ensuite.
Les cérémonies religieuses courantes en Belgique comprennent des célébrations catholiques (fréquentes en Wallonie et à Bruxelles), ainsi que des cérémonies orthodoxes, juives, protestantes et musulmanes, chacune suivant sa propre liturgie et ses propres modalités de préparation fixées par la communauté religieuse, et non par le droit civil belge. Les documents nécessaires pour la cérémonie civile sont ceux détaillés ci-dessous : aucune liste distincte n'existe pour une cérémonie religieuse, puisqu'elle n'a pas de valeur juridique propre.
Le contrat de mariage en Belgique
En l'absence de contrat de mariage, la Belgique applique automatiquement le régime légal de la communauté réduite aux acquêts : les biens acquis pendant le mariage sont partagés, tandis que les biens possédés par chaque époux avant le mariage, ainsi que certains biens personnels, demeurent la propriété individuelle de chacun.
La Belgique reconnaît le contrat de mariage, qui permet aux futurs époux de choisir un régime matrimonial différent. Il doit être rédigé par un notaire, et le couple doit en informer l'officier de l'état civil et transmettre le certificat notarié lors du dépôt de la déclaration. Ce système reprend une logique proche de celle que connaissent d'autres pays européens dotés d'un régime légal par défaut limité aux acquêts : la démarche notariale et le principe consistant à opter pour un régime différent restent familiers à qui a déjà signé un tel contrat ailleurs.
Les contrats de mariage sont opposables et soumis à un contrôle judiciaire : les litiges portant sur leur validité, leur application ou leur interprétation sont consignés au registre central des contrats de mariage et peuvent être portés devant un tribunal. Un contrat de mariage doit être signé avant le mariage pour régir l'union dès le premier jour : modifier le régime matrimonial une fois le mariage en cours est une démarche plus formelle et plus coûteuse.
La reconnaissance d'un contrat de mariage belge à l'étranger n'est pas automatique. Les couples internationaux possédant des biens à l'étranger, des projets de succession ou une procédure de divorce en cours dans un autre pays devraient obtenir un avis juridique distinct dans chaque juridiction concernée, en complément du conseil notarial belge. Un contrat de mariage notarié est recommandé pour les couples internationaux ayant des biens à l'étranger, un patrimoine antérieur au mariage ou des attentes différentes quant au partage des biens ; les honoraires notariaux pour sa rédaction s'échelonnent entre 8,55 EUR et 195 EUR, hors taxes et autres travaux notariaux additionnels.
Les documents requis pour se marier en Belgique
La charge documentaire pèse presque entièrement sur l'époux qui n'est pas encore inscrit dans un registre belge de la population : un résident déjà enregistré ne présente qu'un acte de naissance, une pièce d'identité et, le cas échéant, un certificat notarié, tandis que l'époux étranger non inscrit doit produire des preuves supplémentaires.
Une pièce d'identité ou un passeport en cours de validité pour chaque futur époux ; pour les démarches communales en ligne, les copies recto et verso du document sont requises.
Une copie de l'acte de naissance de chaque futur époux ; si l'un est né en Belgique ou si l'acte y est déjà transcrit, l'officier de l'état civil le demande directement.
Pour un futur époux non inscrit dans un registre belge, une preuve de célibat, ou une preuve de dissolution ou d'annulation d'un mariage précédent le cas échéant. L'autorité compétente pour délivrer cette preuve dépend du pays d'origine, et l'officier de l'état civil apprécie si les documents fournis sont suffisants, pouvant refuser d'acter la déclaration.
Pour une personne précédemment divorcée ou veuve, une preuve de la dissolution, de l'annulation ou du décès ayant mis fin au mariage antérieur.
Une preuve de résidence de plus de trois mois, sous forme de certificat de résidence ou de contrat de bail.
Toute pièce en langue étrangère doit être traduite en néerlandais, en français ou en allemand par un traducteur juré ; si la traduction est réalisée à l'étranger, la signature du traducteur doit elle aussi être légalisée ou apostillée.
La nécessité d'une légalisation ou d'une apostille dépend du pays émetteur et du type de document : le système électronique belge d'apostille s'applique lorsque le pays émetteur adhère à la convention correspondante. Pour les documents provenant de pays ou de catégories où l'apostille ne s'applique pas, une légalisation classique est requise, l'autorité compétente vérifiant les signatures, tampons ou sceaux. Les futurs époux peuvent utiliser l'outil de légalisation du SPF Affaires étrangères pour vérifier la voie exacte en fonction du pays émetteur du document.
Le seul délai fixé au niveau national reste procédural : la déclaration doit être déposée au moins quatorze jours avant le mariage, et la cérémonie doit avoir lieu dans les six mois qui suivent. Aucune durée de validité universelle n'existe pour un acte de naissance étranger ou une preuve de célibat ; la commune tranche au cas par cas.
Le rôle des ambassades et consulats en Belgique
L'aide pour obtenir une preuve de célibat ou un certificat équivalent dépend du pays d'origine : elle provient de l'ambassade ou du consulat du futur époux, pas d'une autorité belge, et sa disponibilité, comme son format, varient selon la nationalité. La démarche pratique consiste donc à contacter d'abord la commune belge concernée pour savoir précisément ce qu'elle exige, puis son propre consulat pour savoir ce qu'il peut délivrer, plutôt que de présumer qu'un dossier type existe des deux côtés.
Le service belge d'eLegalisation permet de légaliser ou d'apostiller les actes d'état civil belges enregistrés dans la base de données nationale des actes de l'état civil (DABS/BAEC), ce qui couvre la plupart des actes de naissance et de mariage belges destinés à un usage à l'étranger. Les apostilles belges sont délivrées par voie électronique, mais la question de savoir si un document étranger précis nécessite une apostille ou une légalisation complète pour être utilisé en Belgique dépend toujours du pays émetteur et du type de document.
Les époux non belges qui se marient en Belgique devraient demander au consulat de leur propre pays si l'acte de mariage belge doit être transcrit ou enregistré dans leurs registres d'état civil nationaux : l'acte communal belge ne prouve l'état civil qu'à l'intérieur de la Belgique. Pour les questions de droit familial international liées au mariage, à la filiation, au divorce ou à la nationalité, l'Association pour le droit des étrangers (ADDE) propose une permanence juridique dédiée, en personne, avec une capacité d'accueil limitée selon l'ordre d'arrivée.
Calendrier à prévoir pour se marier en Belgique
Le délai statutaire de quatorze jours ne constitue presque jamais une véritable contrainte pour un ressortissant étranger. Le rythme réel est fixé par le temps nécessaire pour obtenir un document d'état civil étranger apostillé ou légalisé dans le pays émetteur, puis traduit par un traducteur juré en une langue nationale belge. Commencer les démarches trois à six mois avant la date envisagée constitue un point de départ réaliste.
La séquence recommandée consiste à confirmer auprès de la commune belge exactement quels documents elle exige, à obtenir les documents d'état civil récents dans le pays émetteur, à organiser l'apostille ou la légalisation dans ce même pays, à faire réaliser les traductions certifiées vers le néerlandais, le français ou l'allemand, puis à déposer la déclaration auprès de l'officier de l'état civil belge. Pour les documents émis en Belgique, la légalisation ou l'apostille se traite immédiatement au guichet de Bruxelles pour les documents de moins de quatre pages, ou dans un délai de cinq jours ouvrables lorsqu'ils sont soumis par un notaire ; les délais d'apostille pour les documents étrangers dépendent du pays émetteur et ne sont pas standardisés.
Les causes de retard les plus fréquentes sont les documents manquants, qui permettent à l'officier de l'état civil de refuser d'acter la déclaration, les documents qui doivent encore être légalisés ou apostillés, et les documents non rédigés en néerlandais, en français ou en allemand qui nécessitent encore une traduction certifiée. Construire son calendrier autour du document étranger le plus lent à obtenir, plutôt qu'autour du délai minimal belge de quatorze jours, évite l'essentiel des blocages : contacter la commune avant de commander les papiers, demander les documents d'état civil étrangers suffisamment tôt pour permettre l'apostille ou la légalisation à l'étranger, éviter de présenter des documents susceptibles d'expirer avant le rendez-vous, et prévoir une marge pour les traductions jurées.
Les démarches pour se marier en Belgique
La procédure belge suit une séquence linéaire fixe, avec peu de marge de manœuvre pour le couple hormis le choix de la commune compétente.
Déposer la déclaration de mariage auprès de l'officier de l'état civil de la commune où réside l'un des futurs époux, ou où il est inscrit dans un registre officiel, au moins quatorze jours avant la date souhaitée.
Préparer les documents requis avant le dépôt : copies des actes de naissance, pièces d'identité, et certificat notarié en cas de contrat de mariage ; un époux non inscrit en Belgique doit également fournir une preuve de nationalité, une preuve de célibat et une preuve de résidence.
L'officier de l'état civil apprécie si les documents soumis sont suffisants et peut refuser d'acter la déclaration en cas de pièce manquante.
En cas de refus, le couple peut faire appel devant le tribunal de première instance dans le mois suivant la notification du refus.
La cérémonie civile se déroule entre quatorze jours et six mois après la déclaration, dans la commune où celle-ci a été déposée, devant le bourgmestre ou l'échevin chargé de l'état civil. Les témoins sont facultatifs : les couples peuvent en choisir jusqu'à quatre, qui assistent à la cérémonie et signent l'acte de mariage.
Le mariage est enregistré directement dans les registres belges de l'état civil ; des copies ou extraits certifiés peuvent ensuite être demandés, consultés et téléchargés via le portail Just-on-web, sous réserve de taxes locales qui varient selon la commune.
Certaines communes proposent une option de cérémonie surclassée au sein de la maison communale contre un supplément : à Bruxelles, le tarif dit « de la Cour d'Honneur » permet de choisir un créneau du vendredi ou du samedi ainsi que l'entrée par la Cour d'Honneur de l'hôtel de ville, moyennant un coût supplémentaire par rapport au tarif civil standard.
Le coût du mariage en Belgique
Le mariage légal lui-même reste peu coûteux en Belgique : une cérémonie civile de base coûte 50 EUR à l'hôtel de ville de Bruxelles. Choisir un créneau surclassé, un vendredi ou un samedi avec entrée par la Cour d'Honneur, porte le coût total à 300 EUR (le tarif de base de 50 EUR plus un supplément de 250 EUR).
Le véritable poste budgétaire pour un ressortissant étranger concerne la légalisation et l'apostille des documents. Le tarif s'établit à 25 EUR par document, un montant qui s'additionne rapidement dès qu'il faut faire légaliser un acte de naissance, une preuve de célibat et, le cas échéant, un acte de divorce ou de décès antérieur destiné à un usage belge. La délivrance de l'acte de mariage est gratuite par la ville de Bruxelles ; des frais de légalisation, d'apostille ou de format multilingue s'appliquent uniquement si l'acte doit servir à l'étranger. Au total, en excluant les frais liés à la réception et les frais d'obtention des documents à l'étranger, le processus légal seul se situe généralement entre 50 EUR et 350 EUR.
Traditions et usages du mariage en Belgique
Les célébrations en Belgique séparent généralement la cérémonie légale, tenue à la maison communale, de l'événement social qui l'accompagne. La famille proche assiste souvent à la cérémonie civile, suivie de photographies, d'un moment d'accueil autour d'un verre, d'un repas assis, de discours, d'un dessert et d'une soirée dansante. Les couples qui souhaitent une célébration plus personnelle que le simple rendez-vous légal ajoutent parfois une cérémonie laïque ou symbolique distincte, d'une durée d'environ trente à quarante-cinq minutes.
Les listes de mariage traditionnelles et les alternatives en espèces coexistent : beaucoup de couples proposent désormais un choix entre une liste chez un commerçant, une cagnotte partagée en ligne souvent destinée à un voyage de noces ou à un projet immobilier, ou des cadeaux physiques sélectionnés. Les attentes vestimentaires suivent le degré de formalité de l'événement : la cérémonie civile peut rester sobre ou plus habillée selon le choix du couple, tandis que les réceptions appellent généralement une tenue de mariage soignée, sauf si l'invitation impose un thème ou un code vestimentaire particulier. La famille joue en général un rôle visible autour de la cérémonie civile et de la réception, à travers sa présence lors du rendez-vous communal, lors des discours, lors des photographies et lors du repas partagé, bien que le degré d'implication varie selon la région, la religion et la culture familiale.
Puisque la cérémonie civile constitue l'événement juridiquement décisif et doit être déposée au moins quatorze jours à l'avance, les couples internationaux ont intérêt à confirmer l'acceptation de leur dossier par la commune et à verrouiller la date de la cérémonie avant de réserver un lieu de réception ou des prestataires non remboursables.
Après le mariage en Belgique
L'acte de mariage est rédigé électroniquement pendant la cérémonie, immédiatement après l'échange des consentements, et enregistré automatiquement dans la base de données belge de l'état civil (BAEC/DABS). Pour les actes déjà présents dans cette base, la ville de Bruxelles délivre des copies ou des extraits immédiatement en ligne ou au guichet ; une demande par courriel prend environ cinq jours ouvrables, un acte transcrit avant 2004 prend environ dix jours ouvrables, et un acte étranger prend entre un et cinq jours ouvrables pour la légalisation.
Un couple peut demander soit un extrait (les informations essentielles à jour), soit une copie complète de l'acte de mariage via le portail MyBXL, par courriel ou en personne ; il convient de préciser si le document est destiné à l'étranger afin d'y ajouter, si nécessaire, la légalisation, l'apostille ou un format multilingue. Un extrait international multilingue de l'acte de mariage est disponible pour un usage à l'étranger et accepté sans légalisation supplémentaire par les pays parties à la convention de Vienne de 1976 sur les extraits plurilingues d'état civil : il convient de vérifier le statut du pays de destination avant de s'y fier.
La question de savoir si un mariage doit être enregistré dans le pays d'origine dépend entièrement du droit et des règles consulaires de ce pays ; il ne s'agit pas d'une obligation universelle, et les époux étrangers devraient confirmer cette exigence directement auprès de leur propre ambassade ou de leur registre civil. Pour faire inscrire dans l'état civil belge un mariage conclu à l'étranger, la ville de Bruxelles examine d'abord un scan des documents, puis exige les originaux ainsi que les traductions et légalisations nécessaires ; une fois le dossier approuvé, le mariage est inscrit dans le BAEC et l'état civil est mis à jour en conséquence.
Le mariage permet de déposer une demande de visa de regroupement familial pour un conjoint ou des enfants mineurs, mais ne donne pas par lui-même droit à la résidence en Belgique ; les délais de traitement des visas de long séjour pour regroupement familial varient de trois semaines à six mois, selon la catégorie du répondant et la nécessité d'un accord de l'Office des étrangers. Après la cérémonie, il reste également nécessaire de mettre à jour les polices d'assurance et les désignations de bénéficiaires là où cela s'applique : la mise à jour de l'état civil belge atteste du mariage, mais ne modifie pas automatiquement les contrats d'assurance privés ni les désignations de bénéficiaires.
La Belgique reconnaît deux voies de divorce : le divorce par consentement mutuel, où les époux s'accordent sur le divorce et ses conséquences et n'ont généralement plus besoin de se présenter devant un tribunal, et le divorce pour désunion irrémédiable, déposé conjointement après six mois de séparation ou unilatéralement après un an, utilisé lorsque l'accord complet n'est pas atteint.
Un divorce étranger est reconnu en Belgique au cas par cas, principalement refusé lorsque la reconnaissance entrerait en conflit avec l'ordre public belge, lorsque les droits de la défense ont été violés, lorsque la décision reste susceptible de recours, ou lorsqu'elle entrerait en conflit avec une décision belge ou étrangère antérieure sur la même affaire. Le partage des biens suit le régime matrimonial adopté par le couple, qu'il découle d'un contrat de mariage ou du régime légal par défaut, tandis que les décisions relatives à la garde des enfants s'orientent vers l'intérêt supérieur de l'enfant ; la Belgique est partie à la convention de La Haye sur les enlèvements internationaux d'enfants, applicable aux litiges transfrontaliers de garde.
Bon à savoir :
Le choix du régime matrimonial fait avant le mariage continue donc de peser après lui, puisque le partage des biens en cas de divorce se règle d'après ce que le contrat de mariage, ou le régime légal par défaut, avait déjà fixé au départ.
Foire aux questions
La Belgique exige qu'au moins l'un des futurs époux soit belge, domicilié en Belgique ou y réside habituellement depuis plus de trois mois. Un touriste qui ne remplit aucune de ces conditions doit généralement obtenir un visa de mariage spécifique (visa C ou visa D), lequel exige, lui-même, une copie de la déclaration de mariage déposée auprès d'une commune belge.
La déclaration communale doit être déposée au moins quatorze jours avant le mariage, mais le délai effectif dépend surtout du temps nécessaire pour obtenir les documents étrangers, leur légalisation ou leur apostille, et leur traduction assermentée avant que la commune n'accepte le dossier. Certains visas de mariage exigent en outre que la déclaration ait été faite dans les six mois précédant la demande de visa.
Les autorités belges précisent uniquement comment la Belgique reconnaît un mariage célébré à l'étranger, et non l'inverse. Après le mariage, il convient de vérifier directement auprès de son ambassade ou de son service d'état civil national si l'acte belge nécessite une apostille, une légalisation, une traduction ou un enregistrement formel.
Tout document rédigé dans une langue étrangère et destiné à un usage en Belgique doit être traduit en néerlandais, en français ou en allemand par un traducteur assermenté. Cette traduction est distincte de la légalisation ou de l'apostille, que certains documents étrangers nécessitent également ; les frais de légalisation ou d'apostille s'élèvent à 25 EUR par document depuis le 1er août 2026.
Les témoins sont facultatifs pour une cérémonie civile en Belgique : les couples peuvent en choisir de zéro à quatre. Aucune condition de nationalité belge n'est prévue pour les témoins, mais il est recommandé de vérifier auprès de la commune concernée les exigences en matière de pièce d'identité.
Non : la cérémonie civile devant l'officier de l'état civil communal est la seule union légalement valable en Belgique. Une cérémonie religieuse peut avoir une valeur personnelle forte, mais elle ne peut jamais s'y substituer ; il faut d'abord finaliser la procédure communale, puis organiser une éventuelle cérémonie religieuse autour de cette date.
Aucune règle ne prévoit que la simple déclaration de mariage en cours prolonge automatiquement le séjour légal d'un étranger en Belgique. Il faut donc utiliser le titre de séjour ou le visa approprié pour rester en situation régulière, car un retard dans le dossier de mariage peut créer un risque distinct sur le plan du séjour.
Un organisateur de mariage n'intervient en rien dans la procédure légale belge, entièrement encadrée par la déclaration communale et les documents requis. Un conseiller juridique qualifié est en revanche pertinent lorsque les documents proviennent de plusieurs pays, nécessitent une légalisation, ou lorsque la commune émet des doutes quant à un mariage antérieur ou à un statut de séjour.
Les conditions belges pour se marier reposent sur l'âge, l'état civil, la cohabitation légale, le consentement et un lien suffisant avec la Belgique (nationalité, domicile ou résidence habituelle de plus de trois mois), et non sur un type de visa particulier. Être en séjour régulier pour le travail ou les études ne dispense pas des documents requis, et l'officier de l'état civil peut toujours refuser le dossier si des pièces manquent.
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J'ai découvert très tôt le plaisir des mots, en écrivant de la poésie. Après une parenthèse consacrée à mes études supérieures, j'ai renoué avec l'écriture à travers un blog, alors que je partageais ma vie entre Londres et Madrid. Cette passion pour l'écriture et l'ouverture aux cultures étrangères m'a naturellement conduit à fonder Expat.com, un espace dédié à mes écrits mais aussi à ceux de toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur expérience et leur parcours à l'étranger.