Merci pour vos précisions.
Je réagis en fonction de ma seule expérience personnelle d'acheteur, sensiblement différente de la vôtre en ce sens qu'il n'y avait das mon cas:
- pas de location avant,dont il faut sortir
- pas de crédit à mettre en place
- pas de "visites" à payer
- pas dans la région de Bratislava, généralement plus onéreuse
Mon amie est slovaque ce qui a éliminé pour moi tous les frais de traduction et d'intermédiariat, y compris d'agence immobilière (voir plus bas).
C'était donc un achat "sec" avec paiement "au comptant" dans la région (moins chère que Bratislava) de Poprad.
Ma réaction "à chaud" à votre énoncé est la suivante :
1°) 200.000 euros pour une "grande maison" (+ de 150 m2 habitables?)à proximité de Bratislava me semble être un prix très/trop faible pour ce type de bien dans cette région précise. Ce prix très bas invite à la prudence. A fortiori si c'est à Bratislava intramuros. Dans quel état technique est cette "grande maison"? Donc, soit une vraie bonne affaire, soit une fausse bonne affaire qui cache un ou plusieurs vices cachés sérieux potentiels. Par-delà la "simple visite", l'expertise technique préalable de la maison par un "pro" du bâtiment indépendant me semble s'imposer dans votre cas. Un coût et du délai supplémentaires certes, mais qui vous permettront de ne pas vous faire avoir. Dans un projet immobilier, un mauvais diagnostic technique au départ peut vous coûter très très cher ensuite....
Ayez préférablement recours à un "statik", indépendant de l'agence, et accrédité par l'Etat slovaque (genre d'architecte bâtiment officiel)capable de vous rendre un rapport technique écrit et complet sur les atouts et défauts du bien envisagé à l'achat, traduit en français. A Bratislava, il existe des services de traduction officiels. Consultez l'Ambassade de France à cet effet.
Dans mon cas, la propriété était originellement affichée à vendre en agence à 250.000 euros en l'état. Mais, vu sa vétusté, et les problèmes techniques relevés par 2 "statik" distincts et indépendants, le prix a été âprement renégocié et ramené à 140.000 euros hors frais de notaire. (L'ancien propriétaire s'est débrouillé pour faire sauter le couteux intermédiariat de son agence de Bratislava par laquelle nous ne sommes finalement pas passés). Pas une "petite réduction" donc!... Néanmoins, la réfection complète (onéreuse, compliquée et longue) + les frais administratifs (moins de 1 000 euros souscription aux abonnements, notaire et cadastre inclus)cumulés m'ont coûté la bagatelle négociée de 150.000 euros. Pas une "petite dépense", donc!... Et il y a de cela 2 ans... Aujourd'hui, la "valeur de marché" estimée et réaliste de mon bien restauré tourne autour des 250.000 euros. Soit une perte en capital de 100.000 euros à "amortir" par moi dans la durée, en espérant que le marché immobilier local, actuellement totalement atone et déprimé, se redresse un jour...
Attention également à ceci :dans mon cas, le vendeur avait quelque peu triché sur la surface réelle du terrain de 900 m2 de sa propriété.. il avait en réalité un "droit d'usage toléré" pour sa sortie de garage mais pas la propriété d'une parcelle d'une quarantaine de m2 qu'il vendait... Un métrage par géomètre + une consultation du cadastre ont révélé le fait. J'ai du racheter ces 40 m2 à la commune. De plus, la vente de son bien ne pouvait se faire qu'après liquidation de la succession de ses parents décédés..., d'où un délai supplémentaire de plusieurs mois!..
Comme vous voyez, sauter les yeux fermés peut être la pire des erreurs. Il faut absolument prendre son temps pour bien examiner les choses sous tous les angles...
Je tiens à vous mettre en garde sur "le cadastre" slovaque et son "ère soviétique". Dans ma transaction, j'ai pu découvrir notamment ceci : Il y a parfois des erreurs cadastrales liées à une gestion "soviétique" antérieure assez "particulière"... Ainsi, sous les Soviets, avoir un terrain à bâtir en ville de plus de 800 m2 était impossible. Le terrain à bâtir en milieu urbain était contingenté. Dès lors, si vous trouvez une propriété ancienne à vendre et bâtie sur un terrain d'une surface supérieure à 800 m2, soyez spécialement méfiant et regardant sur l'origine de propriété et notamment sur les titres de propriété afférents à ce terrain.
Si vous achetez un bien, passez par un notaire. C'est facultatif mais fortement recommandé pour vous. ET faites inscrire vos nouveaux titres de propriété sur le nouveau "cadastre électronique" national. Cela vous évitera des contestations probables lors de la revente.
Espérant avoir été utile à votre réflexion.