Immigrer au Canada, cela vaut-il la peine
Depuis que j'ai terminé mes études j'ai envie de partir, changer d'air pour quelque chose de nouveau. Mon attention est tombé sur le Canada, et je m'y suis de plus en plus intéressé. L'envie de partir devient de plus en plus grande mais voilà, je ne suis pas seul. La question que je me pose: cela en vaut-il la peine?
Voici ma situation:
J'ai 25 ans, j'ai un bachelier (bac+3) en électrotechnique. Je travaille depuis 2 ans, première année en tant qu'électricien industriel et depuis un an sur une plate-forme en Afrique, dans un système de rotation (5 semaines maison, 5 semaines à l'étranger).
Je suis en couple et nous avons une petite fille, ma copine terminera ses études en juin. Et c'est là que ça se complique: elle va terminer 3 ans d'étude en comptabilité. Et si on immigre au Canada elle devra refaire 3 ans d'étude pour un DEC comptabilité, ce qui bien sûr ne l'emballe pas trop.
Même pour moi ce serait le cas, reprendre en partie mes études pour la reconnaissance du diplôme, si je décides de chercher du boulot sur place..
J'ai lu sur le forum, que si on a une bonne situation en Europe, ce serait bête de tout lâcher pour aller au Canada, mais j'ai quand même l'impression qu'il me manque quelque chose... Ma copine aimerait bien essayer aussi, mais hors de question de refaire 3 ans d'études.
Ce que je voudrais aussi savoir : si jamais nous tentons l’expérience et que je garde mon boulot, comment serais-je taxé? J'ai un contrat Belge et paie donc déjà mes taxes (brut à net) à la Belgique.
Merci d'avance!

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Oui l'expérience est de toute façon enrichissante culturellement et si vous êtes ouvert tous les deux, pourquoi pas ! De toute façon, ton idée te reviendra de façon régulière, et si on le faisait ...
Cependant, tu es conscient du fait qu'ici, tu n'ai rien et dans tous les domaines, étude, bancaire, travail, ton expérience ne vaut rien.
Ma compagne était professeur agrégée en France, ici étudiante, son maître de thèse avait moins de connaissances sur les sujets de son doctorat.
Ne lâche pas ton travail, viens en vacances quelques fois pour sentir le pays et ta décision sera peut-être plus facile à prendre.
Bien à vous
il n'est peut-être pas nécessaire de reprendre vos études entièrement. Si par exemple vous décidez de passer une maîtrise en électrotechnique au Canada, les universités se chargeront de faire l'équivalence de vos diplômes. L'autre solution est de passer par les ordres professionnels canadiens. Je ne sais pas si vous pouvez être ingénieur avec votre diplôme mais si c'est le cas, ça vaut le coup de remplir les critères pour rentrer dans l'ordre des ingénieurs d'une des provinces canadiennes :Ordre des ingénieurs de l'Ontario
Ils étudient les diplômes étrangers et avec leur certification, vous êtes aptes à travailler pour une boîte canadienne (je ne parle pas du permis de travail, juste des qualifications).
Pour votre copine, c'est la même chose. L'ordre des comptables est une solution envisageable:
ordre des comptables
Sur la route ... a écrit:Bonjour,
Oui l'expérience est de toute façon enrichissante culturellement et si vous êtes ouvert tous les deux, pourquoi pas ! De toute façon, ton idée te reviendra de façon régulière, et si on le faisait ...
Cependant, tu es conscient du fait qu'ici, tu n'ai rien et dans tous les domaines, étude, bancaire, travail, ton expérience ne vaut rien.
Ma compagne était professeur agrégée en France, ici étudiante, son maître de thèse avait moins de connaissances sur les sujets de son doctorat.
Ne lâche pas ton travail, viens en vacances quelques fois pour sentir le pays et ta décision sera peut-être plus facile à prendre.
Bien à vous
C'est là une bonne approche, nous avions pris contact avec nos différents domaines afin de valider nos expériences, nos compétences reconnues ou non.
Ensuite, rien ne vaut une immersion, idéalement un voyage hivernal assez long pour eviter le mode ( WOW c'est blanc, il neige) et un autre plus diversifié...
De toute façon, il faut s'attendre à un choc une fois le WOW effacé, le tout étant d'en être pleinement conscient.
Merci pour vos réactions.
J'ai déjà lu pas mal pour les équivalence et malheureusement pour nous ce sera retour case université. Le problème c'est que si je fais un master, je pourrais à peine travailler et vu que ma copine n'aura pas vraiment de qualification non plus, ça craint. Surtout financièrement avec une petite.
La meilleure solution que je vois pour le moment, c'est de garder mon travaille et que ma copine y fasse ses études en premier lieu.
Pour l'immersion totale c'est vrai que ce ne serait pas mal juste pour essayer et voir si cela nous correspond!
1 Baguette de pain (de qualité) 3.30 $ (bas de gamme) 2.80 $
L'essence n'est pas cher mais les distances étant importantes en les différents points, la différence de prix avec l'Europe se voit annulée.
Avec une petite fille + ou -, vous allez devoir travailler, donc toi à l'étranger et en ton absence ta compagne devra faire garder votre petite.
Viens faire un tour, n'oublis surtout pas de regarder dans les coulisses ... Pas une visite de touristes, du genres "ils sont trop gentils !!!".
Bonne décision.

Encore un petite question : qu'en est-il de la partie anglophone pour la reconnaissance des diplômes?
J'ai parlé avec une connaissance qui m'a dit que le problème avec les francophones c'est qu'ils veulent tous aller au Québec alors que le Canada c'est beaucoup plus que ça. Et qu'il y a de meilleurs opportunités dans la partie anglophone du pays, vous en pensez quoi ?
Pour ce qui est de mon anglais je me débrouille vu qu'au boulot tout se passe en anglais..
Petite rectification concernant le prix du fromage
il vient d'atteindre des sommets à 110 $ le kg pour le société !!! Oui je penses d'après mon expérience que la partie anglophone serait plus porteuse.
Bien à vous
Ce que dit sur la route est en partie vrai si vous avez des diplômes élevés franco-français. L'agrégation ici n'est pas reconnue. Par contre, si vous avez cette envie de partir, elle ne vous quittera plus et c'est parfois avec des diplômes comme le vôtre que vous aurez de bonnes surprises.
Et qu'il y a de meilleurs opportunités dans la partie anglophone du pays
Oui effectivement et à mon avis ce n'est pas juste une question économique, c'est aussi une mentalité largement plus ouverte du côté anglo. De façon générale bien sur.
J'aurais d'ailleurs tendance à dire qu'il faudrait éviter Toronto. Trop de monde ultra-qualifié qui cherche. Les recruteurs vont d'abord regarder les CV des personnes qui sont ontariennes et qui ont un diplôme local. Les autres passent après. Moi, je suis contente d'avoir essayé et d'avoir vécu dans cette ville. Mais je suis rentrée à Montréal.
Tout ça pour te dire que si tu as un esprit aventurier, que tu as beaucoup de sous de côté et que tu commences ta formation direct en arrivant (qui te donnera et ton réseau et ton diplôme local); tu devrais pouvoir arriver à quelque chose. Après, possible que ce soit plus facile ailleurs au Canada anglophone. En tout cas, bon courage !
Effectivement, c'est le point principal qui fâche : la reconnaissance des diplômes.
Ce serait mieux si votre conjointe pouvait se prévaloir d'une première expérience professionnelle. Ça lui permettrait de présenter une 1ère recommandation à présenter. Les employeurs en demandent souvent que ce soit dans le privé ou dans le public.
Maintenant, si votre conjointe n'est pas enchantée (et que je la comprends !) à l'idée de recommencer des diplômes, pourquoi ne pas d'abord essayer un pays européen, pour une première étape. Le changement serait moins radical, surtout avec un enfant, genre la Suède.
Le changement de droit du travail sera moins violent (sauf en UK bien sûr)
Et si le Canada, vous attire encore, il sera encore temps de sauter le pas, vu que vous êtes jeune.
ShR82 a écrit:Salut à tous,
Depuis que j'ai terminé mes études j'ai envie de partir, changer d'air pour quelque chose de nouveau. Mon attention est tombé sur le Canada, et je m'y suis de plus en plus intéressé. L'envie de partir devient de plus en plus grande mais voilà, je ne suis pas seul. La question que je me pose: cela en vaut-il la peine?
Voici ma situation:
J'ai 25 ans, j'ai un bachelier (bac+3) en électrotechnique. Je travaille depuis 2 ans, première année en tant qu'électricien industriel et depuis un an sur une plate-forme en Afrique, dans un système de rotation (5 semaines maison, 5 semaines à l'étranger).
Je suis en couple et nous avons une petite fille, ma copine terminera ses études en juin. Et c'est là que ça se complique: elle va terminer 3 ans d'étude en comptabilité. Et si on immigre au Canada elle devra refaire 3 ans d'étude pour un DEC comptabilité, ce qui bien sûr ne l'emballe pas trop.
Même pour moi ce serait le cas, reprendre en partie mes études pour la reconnaissance du diplôme, si je décides de chercher du boulot sur place..
J'ai lu sur le forum, que si on a une bonne situation en Europe, ce serait bête de tout lâcher pour aller au Canada, mais j'ai quand même l'impression qu'il me manque quelque chose... Ma copine aimerait bien essayer aussi, mais hors de question de refaire 3 ans d'études.
Ce que je voudrais aussi savoir : si jamais nous tentons l’expérience et que je garde mon boulot, comment serais-je taxé? J'ai un contrat Belge et paie donc déjà mes taxes (brut à net) à la Belgique.
Merci d'avance!
Si vous êtes résident permanent, vous pouvez profiter du fait qu'au Québec, les études ne sont pas trop coûteuses par rapport au ROC. Il existe des DESS en un an si vous avez la licence et que vous intégrez un deuxième cycle. C'est à mon avis une bonne solution pour vous adapter et pour monter un réseau. En plus, vous pouvez bénéficier du tarif étudiant pour les diverses conférences ou colloques des ordres. Il faut en profiter parce que c'est là où vous pouvez vous faire connaître et surtout réseauter. J'ai aimé cette façon de bâtir un réseau. En France, je n'ai jamais pu. Je reproche au Québec bien d'autres choses, mais pas ça!
Pour ce qui est du Québec qui a le vent en poupe en France, ça c'est la vérité, notamment dans le domaine de la santé.
Vous pourriez préciser ? Je sais bien que toute les gabégies et autres inepties d'Amérique finissent plus tôt que tard par débarquer en Europe, mais là, ca serait bien le pompon.
Pour le moment je suis encore au stade de convaincre madame de bien vouloir essayer!
En attendant je regarde un peu les profils de personnes ayant plus ou moins la même éducation que moi au Canada. On verra bien ou cela mène! 
Pour le moment je suis encore au stade de convaincre madame de bien vouloir essayer!
Et je serais vous je prendrais par cela à la légère. L'immigration peut rendre autant de gens heureux qu'elle peut briser de couples.
si tu vas aux urgences, car seul endroit disponible pour voir un médecin "rapidement"
Oui il faut mettre des guillemets car le Québec a les pires ugences de tout l'occident. Même si évidement s'il y a un meilleur, il faut bien que quelqu'un soit le pire. Ben il se trouve que c'est le Québec (quel hasard).
http://www.lapresse.ca/actualites/sante … dental.php
Sesame76 a écrit:On a l'impression depuis la France que le système de santé au Canada est "avancé". Il est possible que ce soit du au fait qu'ils publient plus (donc plus de visibilité). Cependant, la moitié des résidents québécois (québécois d'origine, RPistes, citoyens) n'ont pas de médecins de famille (=médecins traitants). Un RV va durer 10-15 min, tu n'as pas accès à ton dossier médical (faut payer), tu vois un médecin différent à chaque fois et surtout, si tu vas aux urgences, car seul endroit disponible pour voir un médecin "rapidement", tu peux attendre jusqu'à une journée entière. Le problème au Québec, c'est l'accès au soins. Avant même de pouvoir avoir un avis sur le soins reçu. Tout le monde connaît quelqu'un un qui a vécu une expérience complètement ahurissante avec les urgences ou avec une prise en charge de soins. J'ai une ami québécoise qui est restée 2 jours sur une civière dans un couloir, car pas de lit dispo et pas de chambre. De toute façon, vu les chambres, ça faisait peu de différence avec le couloir.....C'est ma seule et unique expérience de l'hôpital ici. C'était peut-être pas le mieux mais ça calme. A Toronto c'est très différent. Il ya beaucoup de cliniques et j'ai eu mon médecin de famille au bout de 8 mois. Je me sentais extrêmement privilégiée ! C'est tout dire ! J'ai même hésité à quitté Toronto à cause de ça ! Au Québec, j'ai pris le parti de la médecine parallèle et je prie pour qu'il ne m'arrive rien. C'est tout. J'ai quand même aussi l'impression que les gens en savent moins sur les maladies qu'en France. Comme s'ils étaient maintenus dans l'ignorance. Et pour des maladies courantes. Bref, pour en revenir à de la médecine avancée ici : peut-être, encore faut-il avoir la chance d'y avoir accès.
Vous avez tout dit !!! J'ajouterais même que la prévention est quasi-inexistante.
Sesame76 a écrit:On a l'impression depuis la France que le système de santé au Canada est "avancé". Il est possible que ce soit du au fait qu'ils publient plus (donc plus de visibilité). Cependant, la moitié des résidents québécois (québécois d'origine, RPistes, citoyens) n'ont pas de médecins de famille (=médecins traitants). Un RV va durer 10-15 min, tu n'as pas accès à ton dossier médical (faut payer), tu vois un médecin différent à chaque fois et surtout, si tu vas aux urgences, car seul endroit disponible pour voir un médecin "rapidement", tu peux attendre jusqu'à une journée entière. Le problème au Québec, c'est l'accès au soins. Avant même de pouvoir avoir un avis sur le soins reçu. Tout le monde connaît quelqu'un un qui a vécu une expérience complètement ahurissante avec les urgences ou avec une prise en charge de soins. J'ai une ami québécoise qui est restée 2 jours sur une civière dans un couloir, car pas de lit dispo et pas de chambre. De toute façon, vu les chambres, ça faisait peu de différence avec le couloir.....C'est ma seule et unique expérience de l'hôpital ici. C'était peut-être pas le mieux mais ça calme. A Toronto c'est très différent. Il ya beaucoup de cliniques et j'ai eu mon médecin de famille au bout de 8 mois. Je me sentais extrêmement privilégiée ! C'est tout dire ! J'ai même hésité à quitté Toronto à cause de ça ! Au Québec, j'ai pris le parti de la médecine parallèle et je prie pour qu'il ne m'arrive rien. C'est tout. J'ai quand même aussi l'impression que les gens en savent moins sur les maladies qu'en France. Comme s'ils étaient maintenus dans l'ignorance. Et pour des maladies courantes. Bref, pour en revenir à de la médecine avancée ici : peut-être, encore faut-il avoir la chance d'y avoir accès.
Comme le conclut Sesame, il est important de souligner que le système de santé canadien diffère largement d'une province à l'autre.
En bref, ce sont les provinces de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et de Nouvelle-Écosse qui sont les plus efficaces. À l'inverse, le Québec se classe au 10e rang des 10 provinces canadiennes où le délai d'attente est le plus long...
Quelques articles à lire :
- http://www.conferenceboard.ca/press/new … inces.aspx
- http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/so … nada.shtml


Le Québec accueille quelque 55 000 émigrants par année, cela doit signifier quand même quelque ouverture d'esprit
Ca dépend quel est le sens que vous donnez à "ouverture d'esprit". Globalement les gens quittent le Québec pour aller chez ceux que vous qualifiez de "red neck".
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/so … nada.shtml
À l'université, il semble de des résultats considérés comme "normaux" soient au-delà de 80%, voire de 90%. Donc bien sûr, persuadés que sont les Québécois que leurs écoles sont les meilleures du monde, lorsqu'ils voient nos résultats de Belgique ou de France (lorsque j'ai fait mes études en Belgique, une "distinction", c'était 70%), ils trouvent que nos cotes ne sont pas géniales.
De plus, comme d'autres l'ont écrit, les expériences acquisses ailleurs ne sont pas valorisées parce qu'"ici, on est différent". Euh, en quoi la comptabilité, l'informatique ou d'autres disciplines sont-elles si différentes ?
Après 6 ans vécus ici, pour nous, presque certain que nous ne recommencerions pas. Quand à rester, faut voir. Oui, nous avons la nationalité canadienne, mais nous sommes encore toujours considérés comme "Français" (les gens ne font pas la différence) et donc ce sont les clichés qui reviennent au galop.
Désolé de dresser un tableau sombre, mais avant de s'aventurer dans un projet coûteux, mieux vaut le savoir.
Sans faire de généralités sur le Québec, parce que ça dépend encore une fois du milieu et de la profession dans laquelle on évolue, je trouve le ROC reposant... Si c'était à refaire, je partirai directement au ROC.
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