Inncrédibeul !!!
J'ignore ce que cette camionette et tous ces braves gens vont faire de leur prélèvements en nature, mais j'ai bien des choses encore à apprendre en matère d'improvisation culinaire.
Ce que je sais c'est que la dépouille de cette pauvre baleine va très bientôt dégager une odeur pestilentielle ( pest il en ciel - tiens donc encore la peste ) caractéristique dont j'ai conservé la mémoire - olfactive - lors d'une rencontre similaire et pour moi inoubliable.
C'était en 1993 je crois - coincidence - justement à Marseille sur la Corniche Kennedy.
Descendu de mes montagnes basse-alpines enneigées, je m'en allais comme souvent l'hiver venu caréner mon bateau en passant par Marseille pour m'approvionner en quincaillerie marine chez les shipchandler hors de prix mais incontournables du vieux port.
Parvenu sur la corniche Kennedy je me retrouvais bloqué dans un embouteillage inhabituel à cette heure de la journée.
Bien qu'il faille toujours vérrouiller ses portes et fermer les fenètres à Marseille, voyant sur le trottoir que beaucoup d'humanoïdes étaient en pleine gesticulation et désireux de m'informer auprès de ces indigènes j'ouvris ma fenètre : mal m'en pris, une odeur pestilentielle, acre épouvantable, iodée poisson pourri, m'envahit immédiatement, et réveillée soudainement ma farouche chienne de garde baptisée par ma copine " revèche du fion "( ma copine était d'un village proche de Forcalquier nommé Revest du Bion ) sauta par la fenètre et se mit à tourner frénétiquement à toute vitesse autour des badeaux, vraissemblablement pour les rassembler plus habituée aux ovins qu'aux personnes ; normal pour un border-colley.
Je sortis immédiatement de ma pigeot pour rattraper la bète et bizzarement j'eu le concours de 2 membres du GIGN qui ne se trouvaient pas là par hasard puisque de l'autre côté de la corniche se trouvait la villa Gaby occupée par le général Aoun ( le malheureux exilé a du se morfondre en regardant la mer durant 15 ans à nos frais avant de devenir l'actuel président du Liban ).
Meanwile, pendant que je tenais enfin ma chienne parmi le surcroît de concert de klaxon ocasionné par l'incident supplémentaire dont j'étais le responsable avéré et soutenant malgré tout l'opprobre qui se lisait sans peine dans les regards de tout ces civilisés, je jettais un oeuil en contrebas sur ce qu'ils appellent " la plage du prophète " à Marseille.
je n'en cru pas mon oeuil, une véritable scène d'apocalypse était devant moi :
D'abord ce fut la vision d'une énorme masse grise sanguinolante en état de décomposition très très avancée longue d'une vingtaine de mètres, puis 2 énormes camions grue avec aussi 2 camions de pompiers qui arrosaient en continu, mais aussi des bulldozers plus un semi-remorque parvenu jusque là sur le sable grâce à des tôles anti-ensablement de l'armée. Debout sur la carcasse et autour des formes humaines s'affairaient tous revêtus de combinaisons genre cosmonautes - non plutôt astronautes ( je n'ai toujours pas digéré l'URSS ni ce qui lui a succédé ).
Ma " Revèche " calmée sur sa banquette nous repartimes dans le flux lent de l'embouteillage tout en écoutant les commentaires sur le trottoir : " Oui c'est à cause de toutes les installations électroniques présentes dans la villa du général, cette pauvre bête a dû avoir son radar biologique complètement dérèglé à cause de toutes ces ondes qui nous emmerdent à nous aussi nous peuple de Marseille qui en avons déjà vraiment marre d'accueillir tous les bou ....ls du monde " !
Donc même si j'ai alzeimer un jour, si on me met une telle odeur sous le nez peut-être dirai-je alors : " AOUNNN, AOUNNN " ...
Questions :
En pareil cas sur la plage de Mahanoro, que va faire le gouvernement Mg, voire l'armée Mg, pour éviter cette puanteur et les dangers sanitaires qui peuvent en découler ?
Y a-t-il des ondes à Mahanoro qui perturbent le sens de l'orientation des baleines ?
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