Muteen 73, la première chose à faire est de se calmer, de respirer un bon coup et de réfléchir.
Pourquoi vouloir à tout prix détruire un des animaux les plus utiles pour l'homme ?
Même s'il est concevable que sont aspect puisse engendrer une quelconque phobie, l'araignée est notre meilleure amie.
Elle se nourrit et tue les mouches qui après avoir fôlatré dans des matières fécales viennent se poser sur notre nouriture.
Elles tuent les moustiques, comme les lézards et on ne supprime pas les lézards que je sache. Et les moustiques eux sont vraiment potentiellement dangeureux à Maurice (dengue et chick)
L'araignée débarasse les plantes des insctes qui les parasitent, elle a le même rôle que les coccinelles et pourtant, elle ne jouit pas du même statut.
L'araignée sert de nourriture aux oiseaux, tu ne veux pas affamer les oiseaux :-)
Il n'y a aucune espèce à Maurice qui représente un quelconque danger pour l'homme.....à part provoquer une crise cardiaque :-) Si tu veux empêcher l'araignée de rentrer chez toi, la craie chinoise suffit.
S'il est vrai que l'araignée a deux crochets pour injecter son venin, ceux-ci servent surtout pour tuer les insectes. A de très rares exceptions, ces crochets ne sont pas assez puissants pour pénétrer dans l'épiderme humain. Et dans ceux qui peuvent pénétrer dans l'épiderme, très rares sont ceux qui provoquent plus qu'une légère irritation. Une piqure de guêpe ou de mouche jaune est beaucoup plus à redouter. Heureusement l'araignée nous défend en les mangeant.
Une toile d'araignée est une merveille de technologie. Elle est réalisée au micron près. Son fil est des plus résistant qui soit, plus que l'acier à diamètre comparable. Si on pouvait le tisser, il serait plus efficace que le plus efficace des gilets pare-balles actuellement sur le marché. Si on en faisait un cable, il serait capable d'empêcher un avion de décoller. Certains scientifiques ont calculé qu'un filet constitué de fils d'araignées de l'épaisseur d'un crayon serait assez résistant pour arrêter un Boeing 747 en plein vol
Une toile d'araignée le matin avec la rosée est un pur moment de beauté et de poésie, d'ailleurs à propos de poésie, je te mets en copie le poème de Victor Hugo :
J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
Parce qu'on les hait ;
Et que rien n'exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;
Parce qu'elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu'elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;
Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
Ô sort ! fatals noeuds !
Parce que l'ortie est une couleuvre,
L'araignée un gueux;
Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
Parce qu'on les fuit,
Parce qu'elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit...
Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !
Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
De les écraser,
Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !
ou ce texte-là : L'Araignée du Prophète :
Mohammed, qui venait dépouser Kadidja,
Nétait quun chamelier de lHedjas ; mais déjà
Las de voir adorer des idoles ingrates,
Son esprit méditait les sublimes sourates
Du Koran et rêvait la grandeur dun seul Dieu,
En plein désert, devant linfini du ciel bleu.
Or, à lheure torride où le soleil accable
Les chameaux et les fait se coucher dans le sable,
Accroupis et brisés sur leurs rugueux genoux,
Mohammed, en sueur sous le poids du burnous,
Vit, près de lui, souvrir une caverne sombre ;
Et, tenté par le calme et la fraîcheur de lombre,
Celui qui fut plus tard le Prophète et lÉmir
Dans ce trou de lion se coucha pour dormir ;
Et, lorsquayant posé sous sa tête une pierre,
Il allait sommeiller et fermait la paupière,
Une énorme araignée, au ventre froid et gras,
Glissa de son long fil et courut sur son bras.
Brusquement mis sur pieds d un bond involontaire,
Mohammed rejeta linsecte immonde à terre,
Et, frissonnant, sans lui laisser le temps de fuir,
Leva pour lécraser sa sandale de cuir.
Mais soudain il songea que, puisque Dieu la crée,
La bête la plus laide est utile et sacrée,
Et que lhomme, déjà trop plein de cruauté,
Ne doit la mettre à mort que par nécessité ;
Et, clément, il laissa partir lhorrible bête.
Depuis lors bien du temps a passé.
Le Prophète
Aux ordres de la loi musulmane a soumis
Sa femme, ses enfants, ses parents, ses amis.
Chaque jour, à sa voix, lIslam saccroît du triple.
Aux plus lointains pays du désert maint disciple
Sen est allé, portant, cachés sous ses habits,
Les saints versets écrits sur des os de brebis ;
Et vingt tribus au seul Allah rendent hommages.
Pourtant les vieux Mekkains, adorateurs dimages,
Dont la grande mosquée accueillait à la fois
Trois cent soixante dieux dor, dargile et de bois,
Et ceux à qui les djinns font peur, et les sectaires
DHobal, et le bas peuple, avide de mystères,
Qui prit pour une idole et qui divinisa
La vierge byzantine avec lenfant Issa,
Et tous ceux qui tuaient leurs filles en bas âge,
Ont pris en sainte horreur lhomme pieux et sage
Qui leur parle dun Dieu quils ne comprennent pas ;
Ils souillent de crachats la trace de ses pas ;
Et la calme douceur quil garde sous loutrage
Augmente leur colère et redouble leur rage.
On brandit le candjiar, en lui montrant le poing,
Et le Prophète va périr, sil ne fuit point.
Une nuit donc, il part, seul avec Abou-Beckre.
Or, songeant que parfois le proscrit quon exècre
Revient en conquérant terrible et meurtrier
Et courbe tous les fronts jusquà son étrier,
Les vieux cheicks, qui joignaient la prudence à la haine,
Envoyèrent après Mohammed, par la plaine,
Des cavaliers ayant lordre de légorger.
Mais le Prophète alors se souvint du berger.
Par des sentiers gravis jadis avec ses chèvres
Entraînant Abou-Beckre, et le doigt sur les lèvres,
Il put gagner sa grotte ancienne, il sy cacha,
Et, pendant tout un jour, en vain on le chercha.
Ils étaient là, muets, dans lombre qui consterne,
Lorsque les assassins, à lhuis de la caverne,
Parurent, lil au guet et larc déjà tendu.
Le Prophète frémit, en se croyant perdu ;
Mais, par protection du Très-Haut, laraignée,
Du sage Mohammed autrefois épargnée,
Avait filé sa toile au seuil de ces rochers
Où les deux fugitifs étaient alors cachés ;
Et cette aérienne et fragile barrière
Suffit pour arrêter la bande meurtrière,
Qui revint sur ses pas, pensant quun corps humain
Naurait pu se glisser dans cet étroit chemin
Sans détruire en passant laraignée et ses toiles.
La nuit vint, et, marchant sous le ciel plein détoiles,
Le Prophète, sans crainte et libre, sen alla.
Allah ! Allah ! il nest pas dautre Dieu quAllah !
Quelques liens :
ethologie.info/revue/spip.php?article9
techno-science.net/forum/viewtopic.php?t=13815
scribd.com/doc/14038877/Le-miracle-de-laraignee-de-harun-yahia