Anecdotes

Bonjour à tous.
Un moyen sympa de mieux connaitre la vie en République Dominicaine, c'est au travers d'anecdotes vécues . Il y a des choses qui se passent ici, que si on les a pas vécues soit même on aurait du mal à imaginer qu'elles soient vrais. Et pourtant !!!
Par exemple, la voiture que ma femme avait acheté au Vice Président de la République d'il y a quelques années.
Un neveu de ma femme travaillait comme jardinier dans la somptueuse maison de ce personnage de l'Etat. Il lui était venu à l'oreille que le patron voulait vendre sa voiture, une magnifique Mercedes 500 SEL. Il en a touché 2 mots à sa tante, et l'affaire a été conclue. Nous étions propriétaire d'une voiture de luxe, et qui ,de plus, avait le macaron officiel de la Présidence collé sur le pare brise.
Un jour que j'arrivais à l'aéroport Las Americas, ma femme était venu me chercher avec sa voiture, et tous les policiers et militaires présents étaient au garde à vous. Et je ne parle même pas des policiers dans les rues.
C'est comme ça  que cela se passe ici. Il y a du laisser aller, même si cela devient un peu plus tous les jours plus civilisé et ordonné.
Cordialement

Une anecdote qui nous est arrivée il y quelques années, je faisais le rallye de la Frontière   à moto , organisé par un club 4x4 et moto enduro local ,  comme c’est aussi une grande fête  sur plusieurs jours,  il y avait des étapes ou les familles pouvaient retrouver les pilotes , dans mon cas c’était mon père , qui passe environ 4 -5 mois par an ici avec nous.
Sur la première journée du rallye , il y avait une pause à la mi-journée près d’une rivière, et mon père qui était avec un accompagnant nous retrouve pour passer un moment avec nous, un des motards de la bande (un de mes amis, tous Dominicains) s approche de mon père  (75 ans à l’époque) et lui dit ceci…Don , vous pouvez me garder ca…. Ca me gêne quand je roule a moto…et il sort un pistolet 9 mm qu’ il avait dans son sac a dos… mon père qui n’avait pas touché une arme depuis son service militaire , c’est trouvé tout étonné de cette confiance et accepte l’arme, qu’ il met dans la voiture dans son sac.
Les autre motards  armés de mon groupe qui voient cela, s’approchent eux aussi de mon père et lui remettent leurs armes , en 5 minutes le papi se retrouve avec 4 pistolets et chargeurs  appartenant a des personnes qu’ il connaissait a peine , mais qui pour son âge lui ont fait confiance au point de lui remettre une arme chargée, pour la petite histoire le rallye a duré 3 jours et le papi c'est coltiné les 4 pistolets durant 3 jours  , les rendant aux propriétaires le soir, et les récupérant le matin avant le départ….

Bonjour Yann.
A propos d'armes à feu, c'est vrai que certaines situations peuvent paraître surprenantes surtout quand on n'y est pas habitué.
C'est ainsi que lors d'un voyage en bus entre Puerto Plata et Santo Domingo, un voyageur irascible, avec une arme à la ceinture, et bien visible, est monté dans le bus semble t'il sans ticket.
On attend que ça parte en cacahuète, mais le controleur n'a pas trop insisté, et le voyage s'est passé sans encombre.
Nous sommes dans un pays où le port d'arme est autorisé, et il faut s'y habituer.
Cordialement

Bonjour à tous.
Si vous êtes comme moi et que vous balbutiez, même un peu plus, la langue dominicaine, vous arrivez la plupart du temps à vous faire comprendre de vos interlocuteurs, mais parfois non.
L'autre jour, j'ai commandé au colmado du coin une livre de riz, et le livreur est venu avec une livre d'ail.
Comprenne qui pourra.
Cordialement

Ethylotest

1 heure du matin. Malgré l'heure tardive, je n'avais pas envie de dormir. l'accident que j'avais eu vers les 22:30 m'avait mis sous tension. En face de moi, la fonctionnaire de police ne semblait pas surchargée de travail. Les locaux de la casa del conducteur étaient quasi vide, j"étais visiblement l'unique gardé à vue.

- Avez vous bu de l'alcool hier soir?
- Non répondis-je.

Elle prit une feuille de papier blanc A4 et le roula en forme de cornet, un peu comme un porte-voix.

-Soufflez! me dit-elle en me tendant le cornet.

Je pris le cornet mais je me demandais pourquoi devais-je souffler la dedans?

-Soufflez me dit-elle de nouveau.

J'orientai le cornet en direction de son visage et me préparais à souffler.

- Non, pas comme ça! Elle dévia de la main le cornet, l'éloignant de son visage.

- Soufflez!

Après que je me sois exécuté, elle reprit le cornet, le défit soigneusement et le huma sur toute la surface interne.

- Négatif!

La situation me parut cocasse mais je n'eus aucun mal à dissimuler mon sourire.

pierre , ajo et arroz dans la bouche d'un europeen ..... :)

Les prostituées ne sont pas toutes des p***s !

Une gamine dominicaine de quatorze-quinze ans pleurait sur un banc de la place de l'église de Boca Chica. Elle était claire de peau, plutôt boulotte, pas vraiment jolie. A coté d'elle une Haïtienne, nommée Sandra,  qui avait ses habitudes sur cette place, essayait de la consoler. La gamine était arrivée la veille, invitée par des "amis", aurait connu visiblement quelque mésaventure sordide, se serait enfuie et maintenant désirait rentrer chez elle mais n'avait pas d'argent pour prendre le bus. La messe battait son plein dans l'église juste en face.

-  Pourquoi ne vas-tu pas voir le curé pour lui demander de l'aide? lui proposa Sandra

Elle lui tendit un billet de 50 pesos.

-  C'est tout ce que je peux te donner.

Sandra avait 2 enfants en bas âge à nourrir et se prostituait pour vivre. La voir s'investir pour aider cette gamine forçat mon admiration. Les prostituées ne sont pas toutes des putes et certaines valent mieux que bien des nantis...

Bonjour à tous.
En écrivant un message sur l'éclatement de la famille dominicaine, il m'est revenu un souvenir.
C'était à Genève dans les années 1981 / 1982.
Une amie travaillait chez la fille du dictateur Somoza.
C'était le jour de l'anniversaire de la patronne. Il faut dire que si le père pouvait être considéré comme une ordure, la fille était d'une gentillesse rare.
Alors que son mari lui remettait les clefs de son cadeau, une magnifique Porsche décapotable, nous profitions, nous, amis de son employée, du buffet ainsi que de la piscine à l'intérieur de la maison.
Il y a des gens dans la vie qui, même vivant dans le luxe et l'opulence, n'en reste pas moins humain. Mais qu'ils sont rares !!!!
Cordialement

Salut !
Alors moi, je suis allée acheter de la lessive pour laver le linge et je suis revenue avec de l'assouplissant, bon, le linge n'était pas très bien lavé mais qu'est ce qu'il sentait bon !!!
J'ai aussi tenté d'acheter des petits gâteaux ronds pour le petit déjeuner et étaient forts bons mais à l'ail !!!
Je pense que je n'ai pas fini d'en faire car je suis là depuis qu'une semaine.

Cette "lodyans"  de Maurice Sixto peut être assimilée à une anecdote (fort développée certes). Il y est question  d'extermination des amérindiens, de révolte des esclaves...d'un ambassadeur noir et d'une "authentique fille des Gaulois". La chute, même si on la devine au cours du récit, est excellemment formulée!

Maurice Sixto - J'ai vengé la Race


Maurice Sixto est un grand auteur, un éminent lodyanseur. Il nous raconte la vie et les péripéties des hommes et des femmes que nous côtoyons au quotidien. Aussi ils décrivent les faits et les choses qui nous dégoutent et qui nous interpellent. Ce lodyanseur remarquable décrit des situations de tous les jours comme un film ou un documentaire qu’il déroule sous nos yeux. On écoute les lodyans de Maurice Sixto et on ne peut pas rester indifférent ; il nous parle directement. Les textes de Sixto (si je peux m’exprimer ainsi) ne sont point démodés. Malgré le temps qui nous sépare de leur diffusion, ces lodyans gardent une actualité étonnante. Qu’il s’agisse de Ti Saintannise, de Lea kokoyé, de Zabelbòt Bèrachat, de Gwo Moso, de Le jeune agronome, de Machann fritay ri doktè Obri et de J’ai vengé la race, qui sont ses pièces les plus connues, la pensée de Sixto arpente notre vécu quotidien.
Extrait de La lodyans haïtienne et le lodyanseur Maurice Sixto

Bonjour à tous.
Une histoire vraie.
Cela se passe sur les bords du lac Léman en Suisse dans les années 80
Une cousine de mon épouse travaille dans une maison bourgeoise. Elle est aide ménagère, et parle encore mal le français.
Un jour, sa patronne s'absente de la maison et dit à Lourdes : Lourdes, vous n'oublierez pas de mettre le gâteau au frigidaire quand les enfants auront finis de goûter.
Lourdes ne la pas oublié. Elle a mis le ""  gato "" au frigidaire.
Et quand la patronne est rentrée le soir, et qu'elle ouvrit le frigidaire, le chat est sorti en miaulant comme un damné...
Cordialement

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