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Diversité et inclusion au Brésil 

17 min de lecture
Diversité au Brésil© SabrinaBracher / Envato Elements

La diversité fait partie de la vie au Brésil, mais les conditions d'inclusion varient selon les lieux, les services et les parcours. Pour préparer votre installation, voici les droits et les réalités à connaître en matière de genre, de handicap, d'âge, d'origine, de religion et de vie LGBTQ+, ainsi que les services d'aide et les recours disponibles.

Comprendre la diversité et l'inclusion au Brésil

Le Brésil réunit des populations autochtones, afro-descendantes et issues de plusieurs vagues migratoires. Cette diversité se retrouve dans les appartenances religieuses, les langues, les histoires familiales et la vie associative. Pour préparer une installation, deux dimensions comptent particulièrement : les droits dont vous disposez et les conditions concrètes dans lesquelles vous pourrez travailler, vous déplacer, faire reconnaître votre famille ou trouver du soutien.

La loi sur les migrations garantit aux personnes migrantes l'égalité de traitement et l'accès à plusieurs droits fondamentaux, notamment à la santé, à l'éducation et à la justice. Elle interdit la discrimination fondée sur la nationalité et la situation migratoire dans les domaines qu'elle encadre. Les allocations, les retraites et les procédures de résidence conservent toutefois leurs propres critères d'accès. Le statut de résident, l'âge, les ressources et les cotisations peuvent donc être pris en compte dans une demande précise.

Les différences régionales se manifestent par la présence des communautés et l'organisation des services. Une grande ville peut proposer un centre spécialisé pour les migrants ou les personnes LGBTQ+, alors qu'ailleurs l'accompagnement passe par les services sociaux généralistes et les associations locales. Le quartier, le lieu de travail et le service utilisé méritent une attention distincte.

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L'égalité entre les femmes et les hommes au Brésil

Les inégalités professionnelles concernent l'accès à l'emploi, la rémunération et les responsabilités. Le taux de participation au marché du travail atteignait 52,8 % chez les femmes et 72,3 % chez les hommes. Ce taux comprend les personnes en emploi et celles qui en recherchent un. La participation féminine était aussi plus faible dans le Nord et le Nord-Est que dans le Sud, le Sud-Est et le Centre-Ouest.

Dans les établissements privés d'au moins 100 salariés soumis à l'obligation de transparence salariale, les femmes percevaient en moyenne une rémunération inférieure de 21,3 % à celle des hommes. Il s'agit d'un écart global entre les rémunérations observées, et non d'une mesure d'écart pour un poste identique. Les femmes occupaient 38 % des postes de haute direction au sein de l'exécutif fédéral. Dans le Global Gender Gap Index, indice mondial qui compare les écarts entre femmes et hommes dans l'économie, l'éducation, la santé et la représentation politique, le Brésil se classe au 72e rang.

Pour une salariée au Brésil, les protections comprennent notamment l'interdiction des pratiques discriminatoires à l'embauche et dans le maintien dans l'emploi. Le congé de maternité ordinaire est de 120 jours pour les salariées concernées ; le programme Empresa Cidadã permet une prolongation de 60 jours dans les entreprises participantes, sous conditions. Une protection contre le licenciement arbitraire ou sans motif valable s'applique pendant la grossesse et jusqu'à cinq mois après l'accouchement. Les droits des indépendantes dépendent de leur affiliation à la sécurité sociale et se distinguent de ceux du congé accordé par un employeur.

Le congé de paternité reste plus court. Pour les salariés du régime privé, la règle ordinaire est de cinq jours jusqu'à la fin de 2026, avec une prolongation possible dans le cadre d'Empresa Cidadã. La loi adoptée en mars 2026 prévoit dix jours à partir du 1er janvier 2027, puis quinze à partir du 1er janvier 2028. Le passage à vingt jours, prévu à partir du 1er janvier 2029, dépend d'une condition budgétaire inscrite dans la loi. Pour organiser l'arrivée d'un enfant, le régime d'emploi et la date de naissance ou d'adoption déterminent donc les droits applicables.

La sécurité quotidienne comprend également les violences au sein du couple et de la famille. Près de huit féminicides sur dix étaient commis par un compagnon ou un ancien compagnon. L'accès à la protection concerne donc autant les relations privées que l'espace public. Le service Ligue 180 renseigne sur les droits, les services locaux et les démarches de signalement ; pour une intervention policière immédiate, composez le 190.

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Vivre avec un handicap au Brésil

La loi brésilienne sur l'inclusion protège les personnes handicapées contre la discrimination et garantit l'accessibilité des espaces et des services ouverts au public. Dans l'emploi, elle encadre l'accessibilité, les aides techniques et les aménagements raisonnables. Pour un étudiant ou un salarié nouvellement arrivé, le besoin concret peut concerner l'accès à un bâtiment, à un équipement adapté ou à la communication. L'aménagement recherché doit être défini avec l'établissement ou l'employeur selon la situation.

Les entreprises d'au moins 100 salariés doivent réserver entre 2 % et 5 % de leurs postes aux personnes handicapées ou aux bénéficiaires d'une réadaptation professionnelle, selon leur effectif. Cette obligation facilite l'identification d'une voie de recrutement, mais l'accès à un poste dépend aussi des compétences et de la reconnaissance de la situation au regard des critères en vigueur au Brésil. Un employeur doit pouvoir expliquer les pièces demandées et les adaptations disponibles, tant pour le recrutement que pour le travail.

Au travail, les obstacles comprennent aussi le capacitisme, c'est-à-dire les préjugés et les discriminations liés au handicap. Parmi les personnes handicapées ou neurodivergentes présentes sur le marché du travail et interrogées dans le cadre du Radar da Inclusão, 76 % déclaraient avoir subi au moins une des situations de capacitisme étudiées. L'inclusion concerne donc aussi les relations avec la hiérarchie, la reconnaissance des compétences et les possibilités d'évolution après l'embauche.

L'accessibilité du trajet dans son intégralité est déterminante. Dans les secteurs urbains étudiés, 68,8 % des habitants vivaient dans une voie dépourvue de rampe pour fauteuil roulant. Ce constat porte sur l'environnement de la voie et ne remplace pas une évaluation d'un bâtiment. Pour choisir un logement, un campus ou un bureau, il faut examiner l'ensemble de l'itinéraire, de l'entrée jusqu'au trottoir, en passant par les traversées et les transports.  

Pour les soins, le SUS (Sistema Único de Saúde), le système public de santé brésilien, comprend des services de réadaptation et des centres spécialisés, les CER (Centros Especializados em Reabilitação). Ils interviennent notamment dans le diagnostic, le traitement et les aides techniques, selon leurs habilitations. L'orientation s'organise au sein du réseau de santé local, à partir des soins de proximité et des services spécialisés. La disponibilité du professionnel, de l'équipement et du transport adapté doit être précisée pour le lieu d'installation, surtout si votre autonomie dépend d'une prise en charge régulière.

Pour les personnes à très faibles ressources, le BPC (Benefício de Prestação Continuada) est une allocation d'assistance sociale mensuelle d'un montant équivalent à un salaire minimum. Il s'adresse notamment aux personnes dont le handicap est durable, quel que soit leur âge. Son attribution passe par une évaluation médicale et sociale, ainsi que par un examen des ressources ; aucune cotisation préalable n'est exigée. Le critère ordinaire de revenu familial par personne est d'au plus un quart du salaire minimum, selon les règles de calcul et les exclusions prévues par le dispositif. L'inscription au Cadastro Único, registre des programmes sociaux, fait partie du dossier.

Les étrangers résidant régulièrement au Brésil peuvent bénéficier du BPC s'ils remplissent les conditions requises. Ce droit a été reconnu par la Cour suprême. Les données du registre migratoire peuvent être utilisées pour satisfaire l'exigence biométrique prévue pour cette prestation. Le CRAS, centre de référence de l'assistance sociale, aide à préparer l'accès aux dispositifs sociaux ; l'INSS, organisme de sécurité sociale, attribue la prestation. Une difficulté documentaire peut nécessiter un accompagnement juridique.

La place des jeunes adultes et des seniors au Brésil

Les préjugés liés à l'âge peuvent toucher les personnes qui commencent leur carrière comme celles qui souhaitent continuer à travailler ou reprendre une activité. Ces discriminations peuvent intervenir dans le recrutement, le maintien dans l'emploi et les relations intergénérationnelles. La loi n° 9.029 interdit les pratiques discriminatoires fondées notamment sur l'âge. Ces protections concernent l'accès à l'emploi et son maintien, y compris lorsque l'âge intervient dans une décision professionnelle.

Pour les personnes âgées ou handicapées en situation de vulnérabilité, les CRAS et les centres de vie collective proposent une orientation sociale et des activités visant à maintenir les liens avec la communauté. Les Centros-Dia, centres d'accueil de jour, peuvent également offrir un accompagnement au cours de la journée et un soutien aux aidants. Leur accès passe par l'évaluation et l'organisation locales. Pour une personne étrangère âgée, ces services sociaux et les possibilités d'échanges réguliers méritent d'être identifiés aussi tôt que les soins.

Les rencontres intergénérationnelles existent également dans les programmes culturels. Dans l'État de São Paulo, le Sesc, organisme proposant des activités culturelles, sociales et de loisirs, organise des activités sur le vieillissement, le sentiment d'appartenance et les échanges entre personnes d'âges différents. Les cours de langue et les activités associatives offrent d'autres modalités de participation. Le public admis et les conditions d'inscription varient selon le programme ; les activités destinées aux seniors ne sont pas toutes liées au versement d'une pension.

La retraite contributive et l'aide sociale répondent à des critères distincts. Dans le régime général, l'âge légal de départ à la retraite est de 62 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes, avec une durée de cotisation qui dépend de la carrière et des règles applicables. S'installer au Brésil à cet âge ne crée pas, à lui seul, un droit à une pension brésilienne. Pour une personne âgée de 65 ans ou plus disposant de très faibles ressources, le BPC peut constituer une autre voie, y compris pour un résident étranger remplissant les conditions.

Diversité raciale, peuples autochtones et racisme au Brésil

Les autorités administratives brésiliennes demandent parfois des explications lorsqu'on arrive d'un autre pays. Dans la population, 45,3 % des personnes se déclaraient parda, 43,5 % branca et 10,2 % preta. Ces termes correspondent aux catégories de couleur ou de race de l'IBGE, l'institut national de la statistique. Branca signifie blanche et preta noire ; parda est souvent traduit par « métisse ». Ces catégories reposent sur l'auto-identification et se comprennent dans le contexte brésilien. Dans de nombreuses politiques publiques, la population negra regroupe les catégories preta et parda.

Les peuples autochtones constituent des communautés actuelles, présentes dans plusieurs régions et aussi en ville. Le pays compte 391 peuples, ethnies ou groupes et 295 langues autochtones. L'histoire de la population comprend également la colonisation, l'esclavage et les migrations ultérieures. Les trajectoires migratoires conservées au Museu da Imigração de São Paulo, dont celle des migrants japonais arrivés au début du XXe siècle, illustrent une partie de cette histoire. Elles n'effacent pas les différences de droits et de traitement qui l'ont traversée.

La diversité démographique coexiste avec des inégalités raciales et des violences documentées. Les personnes noires sont particulièrement exposées aux violences policières. Pour les migrants, l'expérience peut aussi être associée au racisme, à l'origine nationale et à la barrière de la langue.

La loi n° 7.716 réprime plusieurs formes de discrimination fondées sur la race, la couleur, l'origine ethnique, la religion ou l'origine nationale, notamment dans l'emploi et l'accès à certains services. L'injure fondée sur la race, la couleur, l'origine ethnique ou l'origine nationale figure également dans cette loi. Pour un incident, la nature des faits détermine les recours : une agression, un refus de service discriminatoire ou une discrimination professionnelle peuvent nécessiter des démarches différentes, avec l'aide d'un service juridique ou d'un organisme spécialisé.

Pratiquer sa religion au Brésil

Le Brésil reste majoritairement chrétien, avec une grande diversité de communautés. Parmi les personnes âgées d'au moins 10 ans, 56,7 % se déclarent catholiques, 26,9 % évangéliques et 9,3 % sans religion. Les traditions afro-brésiliennes, le spiritisme, les religions autochtones, le judaïsme, l'islam et le bouddhisme font également partie du paysage religieux. La proportion de catholiques a diminué tandis que celles des évangéliques et des personnes sans religion ont augmenté.

La Constitution protège la liberté de conscience et de croyance, l'exercice des cultes et les lieux de culte. Les agressions et discriminations religieuses demeurent néanmoins une réalité, particulièrement documentées à l'égard des traditions d'origine africaine et des terreiros, lieux de pratique communautaire. La politique nationale consacrée à ces communautés, accompagnée d'un plan d'action, vise notamment à lutter contre le racisme religieux.

Les conditions de participation à un office dépendent de la communauté. À São Paulo, la Congregação Israelita Paulista demande une inscription préalable aux visiteurs de ses offices et exige notamment, pour les étrangers, un passeport et une lettre de recommandation de leur communauté d'origine.  

Le dialogue interreligieux offre également des espaces de participation. À Rio, la Caminhada em Defesa da Liberdade Religiosa rassemble à Copacabana des représentants de diverses traditions et des personnes sans religion autour de la liberté de conscience et de la lutte contre les discriminations. Elle est organisée par la Commission de lutte contre l'intolérance religieuse et le CEAP, association de défense des populations marginalisées.

Les droits et la vie LGBTQ+ au Brésil

Couple, famille et identité

Les relations entre personnes de même sexe sont légales au Brésil. Le mariage civil et la conversion d'une union stable en mariage sont ouverts aux couples de même sexe ; les bureaux d'état civil ne peuvent pas refuser ces démarches en raison du sexe des partenaires. L'union stable, ou união estável, est une forme de reconnaissance de la vie de couple distincte du mariage. Les couples de même sexe peuvent également adopter, dans le cadre des conditions générales de la procédure. Une résolution du Conseil national de justice interdit les décisions discriminatoires fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de la famille dans les procédures qu'elle encadre.

Les adultes trans peuvent demander la modification du prénom et de la mention du sexe dans l'état civil brésilien selon la procédure prévue, sans obligation de chirurgie ni d'autorisation judiciaire. Pour une personne dont les documents ont été délivrés à l'étranger, les démarches brésiliennes doivent être distinguées de celles relatives au document d'origine. Une possibilité directement utile à l'installation est l'inscription du nome social, nom d'usage correspondant à l'identité de genre : la Receita Federal dispose d'un service pour le CPF, numéro fiscal, et le formulaire migratoire de la Police fédérale prévoit cette demande pour les documents officiels du migrant.

Les actes homophobes et transphobes sont traités, dans le cadre de la législation contre le racisme, par la jurisprudence de la Cour suprême. Cette protection s'applique également aux injures dans les conditions définies par la justice. Au travail, l'interdiction de la discrimination s'accompagne de dispositifs de contrôle et de recours professionnels. Une politique interne de diversité peut fournir un interlocuteur et une procédure de signalement ; son existence doit être examinée au regard du fonctionnement concret de l'employeur.

Acceptation, rencontres et vie communautaire

Les attitudes ne se résument pas au droit. Parmi les personnes de 16 à 74 ans interrogées en ligne au Brésil par Ipsos, 75 % soutenaient la protection des personnes trans contre la discrimination dans l'emploi, le logement et l'accès aux commerces. Les programmes d'employeurs explicitement favorables aux salariés LGBTQ+ recueillaient 47 % d'avis favorables et 18 % d'avis défavorables dans ce même échantillon, plus connecté que l'ensemble de la population brésilienne.

La visibilité publique comprend des marches des fiertés, des espaces culturels et des lieux de rencontre. La Parada SP organise la marche des fiertés de São Paulo ainsi que d'autres activités associatives. À Rio, le secteur du Posto 8 à Ipanema et la rue Farme de Amoedo sont des lieux de sociabilité LGBTQ+. Pour les rencontres amoureuses comme pour les amitiés, ces espaces et activités communautaires offrent plusieurs façons de rencontrer des personnes, selon vos préférences.

Les violences demeurent un enjeu majeur, notamment pour les personnes trans. L'ANTRA a documenté 80 assassinats de personnes trans et de travestis au Brésil en 2025, ce dernier terme désignant une identité de genre dans le contexte brésilien. L'association compile notamment des cas rendus publics ; ce décompte n'est ni un taux de risque individuel ni une mesure exhaustive. Les centres de référence locaux et le Disque 100 peuvent orienter les signalements de discrimination et de violence.

Comment le parcours personnel peut influer sur l'expérience au Brésil

Les difficultés liées à l'origine, au genre, au handicap et à la situation économique peuvent se cumuler. Au sein de la population haïtienne, des barrières linguistiques, du racisme et de la xénophobie s'ajoutent aux difficultés liées à la rémunération et aux conditions de travail. Sa présence est particulièrement importante dans les États du Sud et à São Paulo.

Des personnes réfugiées consultées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans douze villes ont fait état de difficultés d'accès aux soins liées à la langue, ainsi que de harcèlement et de xénophobie à l'école. Ces expériences donnent des points précis à préparer avec une famille : l'interlocuteur de l'établissement scolaire, la compréhension des consignes et l'accompagnement disponible pour les démarches.

À São Paulo, le CRAI Oriana Jara accueille les migrants en transit ou résidents, indépendamment de leur nationalité et de leur situation administrative, et leur offre un accompagnement multilingue. Son équipe aide à comprendre les démarches sociales, propose des conseils juridiques et reçoit les signalements de violations de droits. Les horaires des permanences et les rendez-vous dépendent du service.  

Pour créer des liens réguliers, Casa 1 propose à São Paulo des cours gratuits de portugais destinés aux migrants et aux réfugiés, en portant une attention particulière aux personnes LGBTQ+, tout en accueillant d'autres participants. Les cours en présentiel abordent notamment le travail, les démarches et la vie culturelle.  

Trouver de l'aide et signaler une discrimination au Brésil

Une urgence, un signalement administratif et une demande de défense juridique ont des fonctions différentes. Le choix du premier interlocuteur dépend du besoin immédiat. Les services nationaux peuvent orienter vers des structures locales ; les centres municipaux et les associations accompagnent ensuite selon leurs missions et leur capacité d'accueil.

BesoinService à contacterRôle
Intervention policière urgente190Intervention lorsqu'une violence est en cours ou qu'un danger immédiat exige la police.
Violences faites aux femmesLigue 180 ; WhatsApp +55 61 9610-0180Service gratuit, 24 heures sur 24, pour l'orientation, les signalements et la localisation des services spécialisés.
Violation des droits humainsDisque 100Réception et transmission de signalements, notamment pour les discriminations raciales, religieuses ou LGBTQ+, et les violences contre les personnes âgées ou handicapées.
Accès aux prestations et à l'accompagnement socialCRAS de la commune ; INSS pour le BPCOrientation, inscription aux dispositifs sociaux et instruction des demandes de prestation selon les critères applicables.
Discrimination au travailInspection du travailContrôle de l'application des protections contre les pratiques discriminatoires dans la relation de travail.

Pour une défense juridique lorsque vos ressources sont insuffisantes, les Defensorias Públicas assurent une assistance dans la limite de leurs compétences. La DPU (Defensoria Pública da União), service fédéral, intervient notamment dans les questions migratoires et les litiges concernant l'INSS ; les services des États prennent en charge d'autres matières, dont de nombreux dossiers familiaux ou de violences. Le dossier comprend généralement une identification, des justificatifs de ressources et des documents relatifs au problème. Un passeport ou un document migratoire peut servir à vous identifier auprès de la DPU.

Des dispositifs spécialisés complètent ces voies. À São Paulo, SOS Racismo, service de l'Assemblée législative de l'État, reçoit les signalements, oriente et accompagne les victimes de discrimination, notamment raciale, xénophobe ou homophobe. Son adresse de contact est sosracismo@al.sp.gov.br. À Recife, le centre municipal de référence en matière de citoyenneté LGBTI+ accueille les victimes de discrimination et de violences. La plateforme Recife Sem Preconceito permet également de signaler ces faits. Le centre se trouve dans le quartier de Boa Vista, rue dos Médicis.

Pour les personnes migrantes et réfugiées LGBTQ+, les cartes des réseaux communautaires et de services du HCR et de LGBT+Movimento couvrent les 26 États et le District fédéral. Elles permettent de repérer, par État, des organisations, des services spécialisés et des espaces communautaires d'accueil et de soutien.

Votre ambassade ou votre consulat constitue un autre point de contact pour les questions relatives à votre nationalité et pour l'assistance consulaire. 

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Préparer une installation inclusive au Brésil

La préparation dépend de vos besoins concrets : continuité des soins ou de la réadaptation, accessibilité du trajet, reconnaissance des liens familiaux, identité utilisée dans les documents et langue d'accompagnement. Pour une demande de résidence fondée sur la famille, la Police fédérale requiert notamment des actes ou des documents établissant le lien familial et l'identité de la personne rejointe. Les exigences de légalisation et de traduction dépendent du document et du cadre applicable. Pour le handicap ou pour une prestation, le dossier médical et les évaluations demandées au Brésil doivent être identifiés séparément.

En cas de discrimination, les éléments conservés permettent au service saisi de comprendre les faits : date, lieu, messages, documents, témoins éventuels et le numéro du dossier ou du signalement. La protection de la vie privée de la victime est également prise en compte dans les démarches de signalement. Le service juridique aide à choisir la démarche adaptée et à suivre le traitement du dossier, tandis qu'un réseau associatif peut offrir une écoute ou un accompagnement.

La participation à la vie locale peut s'organiser autour d'un cours régulier, d'un lieu de culte, d'un centre culturel ou d'une association dont l'activité vous intéresse. Les programmes de Casa 1, les actions des centres de référence et les rencontres interreligieuses montrent plusieurs formes de participation, allant de l'apprentissage à l'engagement collectif.

Les contacts d'urgence, du service local utile et de votre représentation consulaire peuvent être conservés avec vos documents essentiels, pour vous et les membres de votre famille.

Foire aux questions

Le Brésil possède une population très diverse et des protections contre plusieurs formes de discrimination. Les écarts professionnels, les obstacles d’accessibilité et les violences documentées montrent toutefois que l’inclusion dépend aussi des conditions locales. Le lieu de travail, les services et les réseaux accessibles comptent dans l’expérience quotidienne.
Les protections incluent l’interdiction de la discrimination professionnelle et des droits liés à la maternité. Les écarts de participation au travail et de rémunération demeurent importants. Le congé de paternité ordinaire passe à dix jours à partir de janvier 2027, puis à quinze jours en janvier 2028, selon la loi adoptée en 2026.
La loi impose des protections et des obligations d’accessibilité, mais les obstacles matériels restent nombreux. L’évaluation doit porter sur l’ensemble du trajet, du logement au transport, jusqu’à la destination. Le réseau public de santé comprend des services de réadaptation ; leur accès et les prestations disponibles sont organisés au niveau local.
La diversité raciale de la population est importante et la discrimination est interdite dans plusieurs domaines. Le racisme et la xénophobie sont néanmoins documentés, notamment dans certaines expériences migrantes et dans les violences policières. L’origine et la couleur de peau ne permettent pas de prédire à elles seules l’expérience d’une personne dans chaque ville.
La Constitution protège la liberté de conscience, de croyance et de culte. Plusieurs communautés religieuses sont présentes, ainsi qu’une population sans religion. Les discriminations religieuses restent documentées, en particulier contre les traditions afro-brésiliennes ; les faits peuvent être signalés à la police et au Disque 100.
Les difficultés documentées comprennent les barrières linguistiques, la discrimination professionnelle et, pour certaines familles réfugiées consultées par le HCR, la xénophobie à l’école. Leur fréquence et leur forme varient selon les parcours. Un centre d’accueil des migrants peut aider à identifier les services et les recours adaptés.
La loi sur les migrations prévoit l’égalité de traitement dans l’exercice des droits qu’elle garantit. La législation réprime plusieurs formes de discrimination raciale, religieuse ou liée à l’origine nationale ; d’autres textes protègent les personnes handicapées et interdisent les pratiques discriminatoires au travail. La jurisprudence applique également la législation anti-raciste à l’homophobie et à la transphobie.
Les CRAS orientent vers les services sociaux. Les Defensorias Públicas peuvent apporter une assistance juridique selon les ressources et la compétence du service. À São Paulo, le CRAI Oriana Jara accueille les migrants et propose un service d’orientation multilingue. Le 180 concerne les violences faites aux femmes, et le Disque 100, les violations des droits humains.
Le mariage et l’adoption sont ouverts aux couples de même sexe, et des protections contre les discriminations existent. La visibilité des communautés coexiste avec des violences documentées, notamment à l'égard des personnes trans. Les centres de référence locaux et le Disque 100 peuvent orienter les signalements de discrimination et de violence.
Oui. La marche des fiertés de São Paulo, les activités de Casa 1 et les lieux de sociabilité autour du Posto 8 et de Farme de Amoedo à Rio offrent plusieurs points d’entrée. Des centres municipaux spécialisés existent aussi, notamment à Recife. Chaque structure possède ses propres activités et conditions d’accueil.
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Veedushi Bissessur
À propos de l'auteur

Journaliste de formation, titulaire des DALF C1 et C2 et diplômée de l'Université de Maurice, je cumule près d'une vingtaine d'années d'expérience en rédaction. Après six ans dans la presse mauricienne, j'ai rejoint Expat.com, où j'évolue depuis une douzaine d'années, dont cinq en tant qu'assistante éditoriale, et à présent responsable éditoriale.

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