la polémique monte sur les liens entre police et extrême droite

En Allemagne, la polémique monte sur les liens entre police et extrême droite
Ces accusations font suite à des menaces de mort envoyées à plusieurs responsables politiques. Un "enquêteur spécial" a été nommé dans cette affaire.

Les autorités allemandes doivent faire face à des accusations croissantes de proximité entre la police et la mouvance d'extrême droite, à la suite de menaces de mort envoyées à plusieurs responsables politiques. La polémique a enflé après des révélations selon lesquelles un ordinateur de la police de Francfort avait été utilisé pour rechercher les données personnelles d'une responsable politique de gauche de cette région.

Celle-ci, Janine Wissler, a reçu plusieurs lettres ou emails de menaces de mort signés "NSU 2.0", une référence à un groupuscule néonazi allemand, dont les membres ont commis une dizaine d'assassinats racistes pendant la décennie 2000. Une avocate allemande connue pour défendre des migrants ou des Allemands d'origine étrangère, Seda Basay-Yildiz, a elle aussi reçu dans le passé des menaces de la part de ce mouvement extrémiste. Et plusieurs responsables politiques du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel ont été visés.
Nomination d'un "enquêteur spécial"

Le ministre de l'Intérieur de la région de Francfort, la Hesse, Peter Beuth, a annoncé dans ce contexte jeudi la nomination d'un "enquêteur spécial" pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. Il a affirmé ne pas avoir de "preuves" de l'existence d'un réseau d'extrémistes de droite au sein de la police.



Mais l'utilisation d'un ordinateur de service de la police locale pour collecter des données sur l'une des cibles des lettres de menaces "nourrit le soupçon", a-t-il reconnu. "Le soupçon est lourd, j'attends de la police de Hesse qu'elle fasse tout le nécessaire pour le dissiper", a dit le ministre. Si l'utilisation de l'ordinateur de la police est avérée, les enquêteurs n'ont pu établir à ce jour qui avait envoyé les lettres de menaces. Un policier a été entendu en tant que témoin dans ce dossier mais pas inculpé.

Cette affaire survient au moment où la police allemande de manière générale, après l'armée, se voit accusée d'abriter en son sein des éléments d'extrême droite et racistes. Un débat qui a pris de l'ampleur à la suite de la mobilisation autour du slogan "Black Lives Matter" ("Les vies noires comptent") né aux Etats-Unis.
Dissolution partielle de l'unité d'élite de l'armée allemande

Le ministre fédéral de l'Intérieur, le conservateur Horst Seehofer, refuse de diligenter une étude concernant ses services de police, que voudrait pourtant le ministère de la Justice. Mais le Renseignement intérieur a annoncé jeudi qu'il rendrait d'ici à fin septembre un rapport faisant le point sur les tendances extrémistes au sein de toutes les forces de sécurité du pays.


La ministre de la Défense vient tout juste d'annoncer la dissolution partielle de l'unité d'élite de l'armée allemande, les KSK, en raison de liens entre plusieurs de ses membres et la mouvance néonazie. Annegret Kramp-Karrenbauer a aussi prévenu qu'elle supprimerait l'intégralité de ces forces spéciales, créées en 1996 sur le modèle des Special Air Service (SAS) britanniques, si elles ne faisaient pas le ménage en interne.



     

Le nombre des sympathisants de la mouvance la plus radicale de l'extrême droite a augmenté l'an dernier d'un tiers environ, passant à quelque 33 000 personnes, selon un rapport rendu public jeudi par le Renseignement intérieur allemand. Cette hausse s'explique par la décision des autorités d'y faire figurer l'aile la plus dure du parti d'extrême droite allemand, Alternative pour l'Allemagne (AfD), la principale force d'opposition au sein de la chambre des députés, ainsi que son organisation de la jeunesse.

https://www.lexpress.fr/actualite/monde … 30560.html
jean luc ;)
Commentaires: je crois qu'il ne faut pas faire d'amalgame entre la police en général, et des policiers individuels qui peuvent être racistes. par contre le ministre de la police devrait faire une enquête sur le sujet, afin t'écartait les brebis galeuses . moi je pense pas que la police allemande soit raciste, mais cela n'exclut pas qu'il y ait pas des racistes dans la police, ou dans les autres forces de sécurité, dans certaines unités de l'armée allemande, des groupes d'ultras droites ont été identifier, comme dans les forces spéciales, ou dans certaines casernes du sud de l'Allemagne, ou à Strasbourg . mais il faut aussi savoir qu'en Bavière on peut vous poser la question, si vous êtes catholiques quand vous postulez pour un poste, la discrimination commence à ce moment-là 

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