en Allemagne, les partis traditionnels sur la sellette?

Le 26 mai prochain les Allemands se rendront aux urnes pour élire leurs députés européens. Une élection importante pour l’Allemagne, où les partis politiques sont en pleine recomposition depuis les dernières élections fédérales.
L’Allemagne représente 96 des 751 députés du Parlement européen. La première puissance économique européenne élira ses représentants le 26 mai prochain lors des élections européennes. Et les enjeux de ces élections sont multiples. D’après le baromètre publié par la Commission européenne en février, 81% des Allemands pensent en effet que l’adhésion à l’UE de leur pays est une bonne chose quand 60% se montrent satisfaits du travail accompli par le Parlement de Strasbourg. «En Allemagne, la question pour ou contre l’UE ne se pose pas car les Allemands se sentent européens», confirme Isabelle Bourgeois, cofondatrice de la plateforme d’échanges et de débats Tandem Europe.Ce n’est pas pour autant que la politique intérieure ne s’invite pas dans la campagne. «Quel sera le score de l’AfD (un parti nationaliste qui a fait son entrée au Bundestag en 2017, NDLR) ? Est-ce que le SPD (le Parti social-démocrate, NDLR) va continuer sa descente aux enfers? Va-t-il quitter la coalition? Où en est la CDU (le parti d’Angela Merkel, NDLR)?». Autant de questions qui peuvent légitimement se poser, selon Hans Stark, chercheur à l’IFRIS et professeur à la Sorbonne. Car les partis politiques traditionnels sont en pleine recomposition depuis leur déroute aux élections de 2017 : à peine 33% pour les conservateurs du parti CDU-CSU et 20% pour les sociaux-démocrates du SPD. Pour la première fois depuis 1949, le pays s’est retrouvé sans majorité pour gouverner après l’échec des négociations entre la CDU-CSU, les libéraux (FDP) et les Verts. C’est finalement le SPD qui accepte, à reculons certes, de rempiler pour une nouvelle «Grande coalition». «Les partis traditionnels ont perdu une part de leur identité. Ils sont toujours là mais doivent se repositionner car il y a un éclatement du paysage politique», analyse Isabelle Bourgeois. CDU et SPD doivent faire face à l’érosion croissante de leur base, à leur baisse de légitimité et à la rude concurrence du parti d’extrême droite AfD et des écologistes. Ce n’est pas pour autant que la politique intérieure ne s’invite pas dans la campagne. «Quel sera le score de l’AfD (un parti nationaliste qui a fait son entrée au Bundestag en 2017, NDLR) ? Est-ce que le SPD (le Parti social-démocrate, NDLR) va continuer sa descente aux enfers? Va-t-il quitter la coalition? Où en est la CDU (le parti d’Angela Merkel, NDLR)?». Autant de questions qui peuvent légitimement se poser, selon Hans Stark, chercheur à l’IFRIS et professeur à la Sorbonne. Car les partis politiques traditionnels sont en pleine recomposition depuis leur déroute aux élections de 2017 : à peine 33% pour les conservateurs du parti CDU-CSU et 20% pour les sociaux-démocrates du SPD. Pour la première fois depuis 1949, le pays s’est retrouvé sans majorité pour gouverner après l’échec des négociations entre la CDU-CSU, les libéraux (FDP) et les Verts. C’est finalement le SPD qui accepte, à reculons certes, de rempiler pour une nouvelle «Grande coalition». «Les partis traditionnels ont perdu une part de leur identité. Ils sont toujours là mais doivent se repositionner car il y a un éclatement du paysage politique», analyse Isabelle Bourgeois. CDU et SPD doivent faire face à l’érosion Croissant de leur base, à leur baisse de légitimité et à la rude concurrence du parti d’extrême droite AfD et des écologistes.    jean luc ;)

Nouvelle discussion