Le SPD présente un programme "social" avant les régionales

Le Parti social-démocrate
allemand (SPD) a présenté dimanche son programme à connotation
sociale, favorable aux chômeurs et aux retraités, dans la
perspective des quatre élections régionales prévues cette année.
    Le SPD, au pouvoir avec les conservateurs CDU-CSU qui
soutiennent la chancelière Angela Merkel dans le cadre de la
"grande coalition" droite-gauche, travaille à reconquérir son
électorat après sa déroute aux dernières élections législatives
de 2017.
    Les propositions du SPD ont peu de chances d'être approuvées
par les conservateurs d'Angela Merkel et de devenir réalité,
mais ce n'est pas le but. Elles visent d'abord à unifier le SPD
avant les élections régionales de mai prochain dans la
ville-Etat de Brême, dans le Brandebourg, en Thuringe et en
Saxe.
    Dans ces trois derniers Etats, des sondages donnent
l'extrême droite d'Alternative pour l'Allemagne (AfD) en
deuxième position derrière les conservateurs.
    Dans la ville-Etat de Brême, dirigée par le SPD depuis 1946,
une défaite du parti au profit des conservateurs compromettrait
sérieusement ses chances de renaissance au niveau national.
    Dans son programme qui vise en quelque sorte à annuler une
grande partie des réformes "libérales" mises en place par le
chancelier social-démocrate Gerhard Schröder il y a plus de dix
ans, le SPD propose une prolongation de la période
d'indemnisation du chômage, notamment pour ceux qui perdent leur
emploi après 50 ans.
    Il promet aussi une hausse des indemnités pour les chômeurs
chargés de familles et de porter le salaire horaire minimum à 12
euros, contre un peu plus de 9 euros actuellement.
    "Nous allons faire campagne sur ce concept dans le but de
convaincre les gens", a déclaré la présidente du SPD, Andrea
Nahles. "Mais je suis curieuse de savoir comment les
conservateurs réagiront à cela."
    Le SPD et les conservateurs ont été sanctionnés lors de
l'élection de 2017 par des électeurs mécontents de la décision
prise en 2015 par Angela Merkel au plus fort de la crise
migratoire, d'accueillir près d'un million de demandeurs
d'asile, principalement des musulmans originaires de Syrie,
d'Afghanistan et d'Irak.
    Les deux partis tentent de se réinventer pour regagner leurs
électeurs qui ont fait entrer le parti d'extrême droite
Alternative pour l'Allemagne (AfD) au Parlement national.
    L'Union chrétienne-démocrate (CDU) d'Angela Merkel tient une
réunion dimanche et lundi à Berlin.
    Les sondages d'opinion créditent le SPD de 17% des
intentions de vote, loin derrière les conservateurs, à 30%.
https://www.boursorama.com/bourse/actua … 8cea964e77    jean luc  ;)

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