Venir au Sénégal en voiture par Maroc et Mauritanie

Bonjour,

J'envisage de venir au Sénégal en voiture.
En temps normal n'y a t-il  pas de problème de sécurité à traverser la Mauritanie ?
Combien de Km par jour doit on compter depuis Agadir ?
Quelle sont les bonnes étapes ?

Comme je veux me balader dans le pays je n'ai pas de lieu de résidence fixe donc pas de certificat d'hébergement pour le visa. Y aurait il une personne ici qui pourrait me fournir ce certificat d'hébergement et me l'envoyer ?

Merci d'avance

Tu trouveras beaucoup d'information de la part de Tetimo qui vient de faire ce voyage.
Sur cette discussion :

https://www.expat.com/forum/viewtopic.php?id=387902

POLO75 :

Bonjour,

J'envisage de venir au Sénégal en voiture.
En temps normal n'y a t-il  pas de problème de sécurité à traverser la Mauritanie ?
Combien de Km par jour doit on compter depuis Agadir ?
Quelle sont les bonnes étapes ?

Comme je veux me balader dans le pays je n'ai pas de lieu de résidence fixe donc pas de certificat d'hébergement pour le visa. Y aurait il une personne ici qui pourrait me fournir ce certificat d'hébergement et me l'envoyer ?

Merci d'avance

Bonjour Polo
En effet tu peux lire des infos là où Usinamiss t'as redirigé. Jonhatan aussi a fait la descente et peut avoir des infos complémentaires. J'ai écrit beaucoup à Léo ces dernier temps qui va entamer sa descente le 5 octobre.
Je pense qu'on pourrait garder ce fil de discussion pour remettre toutes ces infos groupées ici, plus simples à trouver que sur mon post. Je vous ferai des copier coller un peu plus tard.
Sache que non, on n'est pas en insécurité en Mauritanie et franchement si vous prépayez votre visa sénégalais en ligne il n'y a pas de souci avec cette histoire d'hébergement, ils ne m'ont rein demandé aux frontières à part pourquoi je venais. Si besoin je ferai ce certificat d'hébergement sans problème (avis! Je n'en ferai pas 50, je ne voudrais pas attirer l'attention sur moi).
A bientôt

Salut a tous, je ne suis pas très présent sur le forum en ce moment, car beaucoup de travail. La descente en voiture est une aventure exceptionnelle, je viens de lire tout le post de Tétimo (sur le lien un peu plus haut), et j'avoue que les choses ont l'air bien différentes de celles que j'ai vécu!
Je serai au Sénégal du 4 au 18 octobre, et sincèrement, j'aimerais bien tous vous rencontrer, en particulier les aventuriers qui ont récemment fait le voyage par la route, et par la même occasion, accueillir chaleureusement Léo qui va arriver.
Donc je lance mon petit appel, si vous souhaitez qu'on se rencontre, que l'on partage nos expériences, ca serai génial, car ces instants de ma vie sont de loin les plus beaux que j'ai vécu!
A bientôt les Zexpats!

Merci à tous, je n'imaginais pas recevoir des réponses si rapidement.
Merci à Tétimo pour sa proposition et pour ses futurs copier coller.

J'en profite pour étendre le sujet.
Comme je souhaite venir pour faire un tour du pays ou me conseillez vous de me rendre ?
Je pense en faite longer la cote du nord au sud jusqu'au cap Skirring.
Est il intéressant de se rendre à Dakar ?
Y a t-il des choses à voir à l'intérieur du pays ?

A bientôt et merci encore

Salut Polo; tout dépend de ce que tu recherche. Il y a tellement de choses à voir, tellement de choses à vivre... Mais surtout, n'oublie pas que les plus beaux voyages ne sont pas les lieux qu'on visite, mais les gens qu'on rencontre... C'est un peu comme ca, la Teranga.

Bonjour Jonathan

La Teranga ?
Mais de quoi est-il question ?

La Teranga c'est la bienvenue ! Une philosophie au Sénégal, c'est le pays de la Teranga !
Et je rejoint ce qui est dit, l'important ce sont les gens que l'on rencontre  :D

POLO75 :

Merci à tous, je n'imaginais pas recevoir des réponses si rapidement.
Merci à Tétimo pour sa proposition et pour ses futurs copier coller.

J'en profite pour étendre le sujet.
Comme je souhaite venir pour faire un tour du pays ou me conseillez vous de me rendre ?
Je pense en faite longer la cote du nord au sud jusqu'au cap Skirring.
Est il intéressant de se rendre à Dakar ?
Y a t-il des choses à voir à l'intérieur du pays ?

A bientôt et merci encore

Pour le tour du pays, si tu ne te limites à la côte, tu ne verras pas grand chose. Bon d'abord tu ne peux suivre la côte jusqu'à Cap Skirring, car tu dois d'abord traverser le Sine Saloum un grand Delta plein de mangroves, donc la route t'éloignera de la mer, ensuite il faut soit faire un grand détour pour contourner la Gambie qui traverse la pays avant de rejoindre la Casamance, soit tu dois traverser la Gambie mais c'est un peu pénible.
La Casamance est magnifique bien sûr. Maintenant que l'agitation s'est un peu calmée c'est sûrement sympa à faire (je n'y suis pas allée depuis très longtemps).
Ensuite à l'Est de la Casamance il y a le pays Basari avec des mœurs et des habits traditionnels différents. Et des montagnes qui culminent à 500m tout de même!
Sinon, en arrivant par la route tu peux aussi prendre par le nord et suivre le fleuve jusqu'à Matam à l'Est.
En arrivant aussi (tout dépend de ce que tu aimes voir et visiter, il y a le grand parc du Djouj, une magnifique réserve d'oiseaux. Et ne pas rater surtout la ville de St Louis (même si la route qui la contourne t'impressionneras par le contraste incroyable entre paysage somptueux de la lagune que tu longes et les monceaux d'ordures et la misère tout le long de cette route de contournement). St Louis a un charme très particulier, et beaucoup d'artistes s'y produisent.
Ensuite plus bas il y a le dune de Lompoul où on peut se faire un mini goût de désert (en venant pas la route tu seras blasée forcément), le lac rose évidemment et les magnifiques plages juste à côté.

Dakar franchement sur un séjour assez court n'est pas forcément indispensable (hormis le passage obligatoire par les îles de Gorée et Ngor tout de même), enfin si tu aimes la vie grouillante, pas mal de pollution, les contrastes terribles où le plus riche croise au pied de son immeuble le plus pauvre, les marchés bondés, certes colorés, mais où tu ne peux faire un pas sans être abordée par dix gars qui veulent te vendre ou être l'intermédiaire d'un vendeur... Il y a aussi de jolies expos à voir, ouais mais franchement à moins d'être obligée d'y vivre pour le boulot, perso j'aime pas beaucoup...
Après en descendant, il y a la petite côte touristique, Saly, la lagune de la Somone, Ngaparou. Surtout des maisons de Toubabs par là... même si la lagune est belle.
Plus au Sud avant de visiter les bolongs du Sine Saloum il y a l'île de Fadiouth bâtie sur des amas coquillés depuis des siècles. Sympa aussi mais gaffe au pièges à touristes là aussi.

Je ne connais pas le centre du Sénégal mais je crois que c'est assez désert et assez peu desservi par les routes.
Si un jour j'ai les moyens j'irai bien voir aussi ces coins là.
Voilà, à toi de faire ton itinéraire en fonction de tes goûts.

Slt comme tu as décidé de venir tu seras la bienvenue et nous espérons que une expérience inoubliable. Si tu as besoin d aide je serai la merci d avance

Slt j ai pas beaucoup d informations sur la route Dakar_Maroc. Mais je connais des amis qui ont voyagé par cette sans problème.Alors il faudra etre attentif et très prudent. Si tu as besoin d aide ,fais moi signe bon voyage

Merci Tétimo,

Décidément tu es intarissable.
A+

pas de probléme pour traverser la Mauritanie ( sauf la frontiére avec le Maroc ) on se sent en sécurité car tous les 30 ou 40 kms il y a contrôle policier ( prévoir de nombreuses fiches de renseignement sur l' état civil et voiture )

si tu pousses,  Agadir - Nouartchok = 1 nuit d' hotel  ( 50 km sur le bord de la route avant la frontiére Mauritanienne )

si tu prends le temps = 2 nuits d' hotel ( la premiére va la passer à dakhla ( presqu' ile magnifique ) et la 2 éme à Nouatchok .

Merci Souleymann,

Tu dis : pas de probléme pour traverser la Mauritanie ( sauf la frontiére avec le Maroc )
Qu'y a t-il de spécial à cette frontière ?

Je n'imaginais pas qu'il soit possible d'aller d'Agadir à Dakla en une journée.

Tu parles aussi de fiches de renseignement sur l'état civil et la voiture.
De quoi s'agit il ? Ou se procurer ces formulaires ?

A+
Bien cordialement
Polo

Et oui Usinamiss, nous sommes bien d'accord sur le fait que le plus important ce sont les gens que l'on rencontre.

Seulement j'ai un petit problème. Je ne trouve pas ces gens sur ma carte.

Merci de m'adresser la tienne  ;)

le formulaire tu le fais toi méme, nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, n° passeport ( idem pour passagers s' il y a lieu ), immat voiture,....faire 15 à 20 fiches.

entre la frontiére Marocaine et Mauritanienne il y a un no man sland de 4 ou 5 km par la piste ( mauvaise ) allure 10 ou 15 km/h

avec1 nuit d' hotel entre Agadir et nouatchok , cela suppose de faire 1 800 kms le premier jour en partant d' Agadir à 6 heures et arriver à  50 kms environ de la frontiére vers 23 h ( l' hotel est ouvert )

le lendemain départ à 7 heures environ de l' hotel, frontiére à passer + 650 kms = arrivée vers 18 heures pour coucher à Nouatchok .

départ à 7 h le lendemain, arrivée à Dakar après passage frontiére vers 17 heures ou + suivant dispositions...

Merci Souleymann

SOULEYMANN :

le formulaire tu le fais toi méme, nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, n° passeport ( idem pour passagers s' il y a lieu ), immat voiture,....faire 15 à 20 fiches.

entre la frontiére Marocaine et Mauritanienne il y a un no man sland de 4 ou 5 km par la piste ( mauvaise ) allure 10 ou 15 km/h

avec1 nuit d' hotel entre Agadir et nouatchok , cela suppose de faire 1 800 kms le premier jour en partant d' Agadir à 6 heures et arriver à  50 kms environ de la frontiére vers 23 h ( l' hotel est ouvert )

le lendemain départ à 7 heures environ de l' hotel, frontiére à passer + 650 kms = arrivée vers 18 heures pour coucher à Nouatchok .

départ à 7 h le lendemain, arrivée à Dakar après passage frontiére vers 17 heures ou + suivant dispositions...

Franchement Souleyman s'enfiler 1800 km dans la journée et une pure folie. Perso nous avons fait tranquilles 500km par jour et ça suffisait bien. A la limite sans enfant on peut se faire 800, mais 1800 c'est du délire! Je ne vois pas l'intérêt d'envisager ce voyage si on ne prend pas le temps d'admirer le paysage...
Nous, on a fait  Laâyoune Dakhla et en partant à 7h de Dakhla on est arrivé à la frontière vers midi et on a mis au moins trois heures à passer la frontière des deux côtés. Après on n'a pas tenté d'arriver à Nouakchott avant la nuit (on a mis 6 h le lendemain et ce avec un ami guide qui connaît parfaitement la route). On a dormi à Nouadhibou qui fait faire un détour certes, mais on peut aussi dormir dans une auberge sur la route de Nouakchott. Comme je ne l'ai pas fait, je ne peux parler de leur qualité.
Je ne sais pas si ce sera réparé, mais quand je suis passée il y a un mois la route était coupée à cause des pluies à environ 200km après Nouadhibou ce qui implique quelques kilomètres de piste sablonneuse, mais gérable si jamais vous avez déjà conduit au Sénégal.
La difficulté pour la frontière marocaine, Polo, vient du fait qu'il y a un noman's land entre les deux pays. Deux trois kilomètres de piste caillouteuse mais qui se passe sans trop de difficulté. Surtout ne vous embêtez pas à prendre un guide pour ça!
Les fiches peuvent être simplement  des photocopies de vos passeport et carte grise (il vaut mieux en prévoir 50 à peu près, les contrôles sont très nombreux). L'idée est de nous suivre à la trace en cas de souci. C'est une mesure prise depuis la fois où il y a eu des enlèvements une année.
J'avais pas prévu assez de feuilles et j'ai été retardée car cela les oblige à travailler en enregistrant eux-mêmes nos coordonnées... 10mn à chaque fois c'est chiant.

Merci Tétimo,

500 à 800 Km par jour est en effet plus dans mes plaques.
Je ne vais pas au Sénégal pour m'endormir au volant en cours de route et terminer dans le fossé.

Merci pour ces conseils bien pratiques.
Et pour l'essence ne faut-il pas prévoir un bidon de secours faute de trouver suffisamment de stations ?

Rouler de nuit pose t-il des problèmes ?

A+
Polo

Tu peux toujours avoir un bidon si tu ne connais pas du tout la consommation de ton véhicule mais il a des stations partout et assez rapprochées pour ne pas avoir de souci (les kilomètres avant la prochaine sont indiqués quand tu passe devant une station).
Alors rouler de nuit est très imprudent, c'est bien pour cela qu'on ne faisait que peu de kilomètres pour être sur d'arriver avant la nuit dans les hôtels. Depuis le Maroc les gens roulent en plein phares plus feux de brouillard t'es ébloui systématiquement. Et franchement tu ne vois donc pas, ni les gens qui traversent n'importent où, ni les rebords des routes bouffés par les pluies, ou le sable qui dépasse sur la chaussée etc. Franchement c'est pas sympa comme conduite.
Mais bon chacun fait comme il sent.

Tu peux toujours avoir un bidon si tu ne connais pas du tout la consommation de ton véhicule mais il a des stations partout et assez rapprochées pour ne pas avoir de souci (les kilomètres avant la prochaine sont indiqués quand tu passes devant une station).
Alors rouler de nuit est très imprudent, c'est bien pour cela qu'on ne faisait que peu de kilomètres pour être sûr d'arriver avant la nuit dans les hôtels. Depuis le Maroc les gens roulent en pleins phares, plus feux de brouillard; t'es ébloui systématiquement. Et tu ne vois donc pas, ni les gens qui traversent n'importent où, ni les rebords des routes bouffés par les pluies, ou le sable qui dépasse sur la chaussée etc. Franchement c'est pas sympa comme conduite.
Mais bon chacun fait comme il sent.

Ce qu'il y a de bien avec toi, Tetimo c'est que tu es toujours fidèle au poste.

Merci encore

Aux frontières du racket

Au mois de Juillet dernier, j’ai voulu refaire la route Paris-Dakar (5200 km au compteur, d’Epinay-sur-Seine en France à Thiès au Sénégal) alors que je m’étais juré de ne plus refaire la route après une première expérience désastreuse. Mais le goût de l’aventure a encore pris le dessus et j’aimerais cette fois-ci vous faire partager cette aventure riche d’enseignements sur le comportement exécrable de certains agents supposés maintenir l’ordre dans nos différents pays.
Si l’on vient d’acheter une voiture en France, il n’est plus nécessaire de refaire une carte grise à son nom si l’on compte l’envoyer au Sénégal. Par contre, il faut aller à la préfecture avec l’acte de vente et la carte grise barrée et leur dire que le véhicule est destiné à l’export et que vous voudriez juste enregistrer l’acte de vente à votre nom. Après vérification, ils vont vous délivrer un document avec le tampon de la préfecture qui va vous aider à traverser les frontières jusqu’au Sénégal. Par contre si vous arrivez au port de Tanger rien qu’avec une carte grise barrée et un acte de vente, la douane marocaine se fera un malin plaisir de vous mettre des bâtons dans les roues et il y a de fortes chances que vous repreniez le bateau pour refaire 2000 km en chemin inverse et aller chercher ce fameux document. J’ai été témoin d’un cas pareil concernant un compatriote qui était obligé de reprendre le bateau pour Algésiras. Malgré toutes ses explications, la douane marocaine n’a voulu rien savoir, prétextant qu’il y a trop de voitures volées en Europe transitant par le Maroc.
Concernant la route, de Paris à Algésiras, la pointe sud de l’Espagne où l’on prend le bateau pour entrer en Afrique, on a 2000 km d’autoroute en passant par l’ouest, c’est-à-dire Paris, Bordeaux, Bayonne, Burgos, Salamanque, Cáceres, Séville, Algésiras. Cet itinéraire, bien qu’un peu plus long que celui de Madrid, a l’avantage d’être moins encombré et certaines autoroutes y sont entièrement gratuites. C’est ainsi qu’après une révision de ma voiture chez le mécanicien, je prends la route un dimanche matin très tôt.
Après 1500 km, j’arrive à Cáceres vers 22h. Je prends un hôtel au centre ville, 30 euros (environ 20 mille francs cfa) la nuit et après un bon diner, je me mets au lit pour me réveiller à 05h du matin et reprendre les 500 km de route qui me restent pour atteindre Algésiras.
A midi, j’arrive au port et là on se fait littéralement harcelé par des démarcheurs de toute sorte, qui cherchent tous à vous prendre des sous. Après s’être débarrassé d’eux non sans efforts, je me dirige vers les agences officielles pour y acheter mon ticket et j’ai dû débourser 140 euros pour un billet aller simple pour une seule personne avec voiture. Le passage aux formalités policières se fait sans encombre et 1h plus tard le bateau met le cap au sud. On quitte le continent européen pour l’Afrique et à cet instant je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour tous ces migrants morts noyés dans cette mer pour avoir voulu faire le chemin inverse.
La traversée de la méditerranée se fait en douceur et la police marocaine a eu l’ingénieuse idée de mettre à profit le temps de la traversée pour s’occuper des formalités. Et 01h30 plus tard, on débarque sur le continent africain par le port marocain de Tanger Med. On enregistre la voiture auprès de la gendarmerie royale qui nous donne un papier vert qui sert de passavant pour traverser le Maroc et qu’il ne faut en aucun cas perdre, on fait scanner la voiture et juste à la sortie du port, j’en profite pour changer 300 euros en dirhams dans l’une des bureaux de change du port. Tous mes papiers en règle, des dirhams pleins les poches, je mets le cap plein sud direction Agadir qui se trouve à 800 km de Tanger. Je prends l’autoroute et je traverse les villes comme Rabat, Casa, Marrakech. Je profite des aires de repos le long de l’autoroute pour faire le plein, manger et me reposer et à 02h du matin, j’arrive enfin à Agadir. N’ayant pas le temps de prendre un hôtel, je me gare dans une aire de repos pour essayer de dormir un peu et de me remettre de la fatigue. Je tombe sur des maliens, des ivoiriens, des burkinabés et des compatriotes qui font tous la même route.
Après Agadir, fini l’autoroute, on prend une route nationale très étroite qui nous conduit jusqu’à la frontière à Guerguerat qui se trouve à 1500 km plein sud. La route n’étant pas confortable sans compter les cols escarpés et très dangereux que l’on doit franchir entre Tiznit et Guelmim, j’essaie d’atteindre Laayoune situé à 670 km d’Agadir avant la tombée de la nuit et y passer la nuit. A 6h du matin, je quitte Agadir en direction de Tiznit et Guelmim. Et là, commencent les contrôles de gendarmerie et de police, des contrôles qui vont nous suivre jusqu’à la frontière. Cette partie du Maroc est très contrôlée et les forces de l’ordre en profitent pour  bien rançonner les véhicules aux plaques étrangères. Le mode opératoire est bien rôdé. A chaque panneau halte, il faut s’arrêter et attendre que l’agent vous fasse signe d’avancer même si le poste est libre et si par mégarde, vous avancez sans qu’on vous fasse signe, vous êtes bon pour une amende qui peut aller jusqu’à 700 dirhams (environ 50 mille cfa). Et à chaque check-point on vous réclame tous vos papiers et ceux de la voiture. Ils vérifient si vous avez le gilet fluo, le triangle de sécurité et si les contrôles techniques ont été apposés sur le dos de la carte grise. Il y en a même certains agents qui poussent le racket jusqu’à vous demander d’appuyer sur le frein pour vérifier si tous vos feux de stop et de plaques fonctionnent. Sachant que la route est mauvaise et que les secousses peuvent faire griller les feux de stop et de plaques, ils en profitent pour soutirer des sous à tous les véhicules minus de plaques étrangères et ayant le moindre défaut. S’ils n’ont rien à vous reprocher, alors ils vous demandent le petit cadeau de bienvenue en vous disant que sénégalais et marocains sont des frères, qu’il y a des marocains mourides et tidianes et qu’ils connaissent tous nos marabouts et tout le tralala qui va avec. Et moi je leur réponds que les peuples marocains et sénégalais sont bels et bien frères mais cette fraternité ne concerne pas les agents des forces de l’ordre des deux pays. Et à chaque ville et jusqu’à la frontière, je prends le soin de vérifier mes feux de stop et de plaques pour échapper à ces vautours assoiffés de dirhams. A 17h j’arrive à Laayoune, je me perds dans la ville et je demande mon chemin à un soldat marocain. Ce dernier m’indique mon chemin et puis sans que je ne sache pourquoi, il m’invite chez lui en me disant que je devais être très fatigué et que je pouvais venir prendre une douche chez lui, manger un morceau et me reposer un peu avant de reprendre la route. J’accepte son invitation et lui demande pourquoi il fait tout ça pour moi, il me répond qu’il l’a fait sans arrière pensée et qu’il connait bien l’Afrique et qu’il a été en poste en Côte d’Ivoire et qu’il avait juste envie de me rendre service. Je vais chez lui et comme promis, je prends une bonne douche, il me commande à manger et je m’allonge sur son canapé devant la télé pour m’assoupir un peu et pour cogiter un peu sur ce beau témoignage de l’hospitalité marocaine. Il me fait le thé et nous discutons un peu sur la vie en générale et sur la religion.
J’ai été vraiment touché par cette hospitalité si rarissime de nos jours. Ouvrir sa porte à un parfait inconnu est devenu rare en ces temps si troubles et pourtant ce soldat l’a fait sans hésiter et il a fait de tout cœur sans attendre rien en retour. A 19h, je prends congé de mon hôte et je tiens à lui offrir un cadeau en retour mais il n’a pas voulu le prendre malgré mes insistances. Sachant que j’ai encore un peu de temps avant la tombée de la nuit, je décide de continuer jusqu’à Boujdour, la prochaine ville située à 200 km de Laayoune et pour mieux me reprocher de la frontière.
J’arrive à l’entrée de Boujdour vers 21h30 et au premier check-point, je me retrouve avec un feu de plaque grillé. Le gendarme me dresse un PV de 300 dirhams, environ 30 euros (20 mille francs cfa). Mais il est prêt à me faire une faveur en annulant le PV si je lui donne 200 dirhams. Sachant que je n’aurai pas le temps de le réparer et que je serai obligé de payer encore l’amende aux prochains contrôles, je lui dis que je préfère payer l’amende et avoir le PV sur moi. Déçu, il me fait la contravention et c’est avec ça que j’ai pu passer les autres check-points sans débourser un dirham. En ville, je cherche le premier hôtel et pour 20 euros, (200 dirhams) on me propose une chambre correcte avec clim et eau chaude. Je dîne dans un petit restaurant qui faisait de bonnes grillades et je monte me coucher. Je me réveille à 06h du matin et prochain objectif, la frontière à Guerguerat située à environ 640 km de là. Je reprends la route en subissant les mêmes contrôles et tout juste avant Dakhla, la dernière grande ville du Maroc, je me fais flasher à 84 km à l’heure sur un virage limité à 60 km à l’heure. Les gendarmes étaient planqués tout juste à la fin du virage avec leur radar. Bilan des courses, je dois payer 500 dirhams, environ 50 euros (32.500 francs cfa). C’était la première fois que j’en croisais avec des radars. Ils m’expliquèrent que les automobilistes, arrivés à la dernière portion qui mène à la frontière, sont tous pressés d’arriver à la frontière avant la fermeture prévue à 18h et c’est pour cette raison qu’ils ont choisi ces endroits stratégiques pour mieux réprimer les excès de vitesse. Et moi j’en ai conclus que tous les moyens étaient bons pour détrousser les pauvres automobilistes munis de plaques étrangères avant notre sortie du royaume. Un des gendarmes a eu le culot de me proposer un arrangement quand il a su que j’avais déjà payé plus tôt un PV pour défaut de feu de plaques. Il voulait que je lui donne 300 dirhams pour qu’il annule le PV. Dégoûté, je lui dis niet et que je préfère payer les 500 dirhams. Déçu comme son prédécesseur, il me dresse le PV et je paie les 500 Dirhams que je préfère dans les caisses du royaume que les 300 dirhams dans leurs poches.
A partir de cet instant, je réduis mon allure et je fis tout pour respecter les limitations de vitesse tout en espérant être à la frontière avant la fermeture.
A 17h, j’arrive à la frontière et j’y trouve une queue qui attendait pour traverser. J’en profite pour faire le plein de gazole car c’est moins cher au Maroc qu’en Mauritanie et au Sénégal. Je fis mes formalités policières sans encombre mais arrivé à la douane, ces derniers me réclament un cadeau pour me faire passer au plus vite, sinon ils allaient vérifier tous mes bagages et cela allait prendre beaucoup de temps et que je risquais de passer la nuit à la frontière. Je leur répondis que je n’avais pratiquement pas grand chose dans la voiture et que cela n’allait pas prendre 10 mn pour tout vérifier. Voyant que j’étais décidé à ne rien céder, ils daignèrent inspecter la voiture et en moins de 5 mn, tout était fait. Il ne me restait que les formalités avec la gendarmerie royale. Cette fois-ci ils ne m’ont rien demandé, ils ont juste enregistré mon nom dans leur fichier. Je sortis de la frontière marocaine à 18h et encore une fois, je me fais harceler par une horde de démarcheurs mauritaniens qui me promettent tous de me faciliter les démarches au niveau du poste frontière mauritanien situé à 3 km de celui du Maroc. Je réussis à m’en débarrasser non sans efforts et je fis le change des 500 dirhams qui me restaient en ouguiyas, la monnaie mauritanienne.
Je suis les camions marocains qui allaient au poste frontière mauritanien sur une piste infernale dans un no man’s land indescriptible jonché de carcasses de voitures à n’en plus finir.
A 18h30, j’arrive  tant bien que mal au poste frontière. D’abord on se fait enregistrer au poste de gendarmerie moyennant 2000 ou 3000 ouguiyas (environ 3000 cfa), je ne sais plus. Ils viennent inspecter la voiture tout en vous disant qu’en leur filant 2000 ouguiyas, ils ne le feront pas. Je dis niet et ils envoient l’équipe canine pour fouiller la voiture. Après la gendarmerie, on va à la douane pour s’occuper du passavant et là encore il faut payer des sous. Ensuite on va à la police pour se faire viser le passeport et là encore, il faut payer des sous et enfin, on va au bureau d’assurance pour assurer la voiture. Sur les 500 dirhams (environ 50 euros) que j’avais changés, il ne me restait que 2000 ouguiyas. Je décide de changer 150 euros (100 mille francs cfa) en ouguiyas pour la traversée du pays. Je sors de la frontière vers 18h30 tout en ayant pris le soin de bien me restaurer car il n y avait aucune ville entre le poste frontière et la capitale Nouakchott qui se trouvait à environ 450 km un peu plus bas. Je reprends la route avec des compatriotes et direction Nouakchott où l’on comptait passer la nuit. La route est bonne  mais il faut faire attention aux bancs de sable qui envahissent l’asphalte mais surtout aux fameux agents de l’ordre qui ne cherchent que la petite bête pour vous réclamer des sous.  Au premier contrôle, je tombe sur la douane qui vérifie tous les papiers, 100 m plus loin, c’est la police et 100 m encore plus loin c’est la gendarmerie. Après on traverse la voie ferrée et on se met sur la route de Nouakchott. La route est longue et la fatigue commence à peser sur nos nerfs. Au contrôle suivant, je tombe sur la gendarmerie qui me réclame tous mes papiers. Après l’agent me demande le gilet, le triangle de sécurité et en plus de ça, la boite « pharmacine », faut comprendre boite pharmacie que je n’avais pas et écoutez-bien, une bouteille de …….gaz !!! Alors là, je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire. Je lui ai demandé à quoi servait la bouteille de gaz, et calmement, il me répond qu’en Mauritanie, c’est comme ça et pas autrement. Je lui demande de me mener à son chef qui était lui à l’intérieur d’un pick-up garé le long de la voie. Je vais le voir et je lui parle de la bouteille de gaz et il me répond que son agent voulait dire par là extincteur. On se mit tous les 2 à rire comme deux vieux copains. Je lui dis que je n’ai pas de boite de pharmacie ni d’extincteur et qu’arrivée à Nouakchott, je vais les acheter. Il me laissa partir sans encombre.
On continua ainsi notre route et à 23h, on arriva à Nouakchott. Je décide d’appeler un très bon ami qui est à Nouakchott. Il m’invita chez lui avec les compatriotes que j’avais croisés à la frontière. On alla tous chez lui, sa femme nous accueillit avec la plus grande hospitalité, nous fit à manger comme si jamais on me l’a fait. Les autres voulaient continuer la route mais mon ami insista pour qu’on dorme tous dans sa maison. J’ai été vraiment touché par cette hospitalité mauritanienne. Je n’ai jamais connu un si bon accueil. Mon ami s’est privé pour moi, il s’est réveillé tôt le matin pour nous préparer le petit déjeuner et nous mettre sur la bonne route qui va à Rosso. Merci encore cher ami et à toute ta famille de nous avoir ouvert ta porte. Merci encore à ta femme pour toutes ces bonnes choses qu’elle a préparées pour nous. Après avoir bien dormi, on se leva à 06h du matin pour reprendre la route direction Rosso. Encore les mêmes contrôles qui cherchent tous à te prendre des sous. S’ils n’ont rien à nous reprocher, ils nous demandent le fameux cadeau de bienvenue. J’ai l’impression que les agents des forces de l’ordre se sont tous mis dans la tête que les automobilistes munis de plaques étrangères sont des poules aux œufs d’or et il faut en profiter avant qu’ils ne sortent du territoire.
Arrivés à Rosso Mauritanie, encore une horde de démarcheurs de toute sorte nous envahit. Fatigué et à bout de nerf, je décide d’en prendre un et de lui confier toutes mes démarches. Je voulais au plus vite sortir de cet enfer étouffant. J’ai du encore laisser quelques milliers de ouguiyas sur place avant d’entrer au Sénégal. Là encore, une horde de démarcheurs nous harcellent. Et pourtant je suis soulagé, je me suis dit que je suis dans mon pays et que les méchants sont de l’autre côté de la frontière. Il ne m’a fallu que quelques minutes pour déchanter. Rosso Sénégal est un vrai nid de racketteurs. La douane sénégalaise taxe tous les produits qui rentrent dans le pays, même les médicaments, même les effets personnels sont taxés. Qui l’aurait cru ? Je traverse toutes les misères du monde et je me fais racketter dans mon propre pays au vu et au su de tout le monde. Je viens de faire 5000 km en 5 jours, je suis fatigué, à bout de nerf et la douane sénégalaise me réclame 65 mille francs pour mes bagages, (100 euros) 10 mille francs ( 15 euros) pour un passavant de 5 jours, la police me réclame 1000 francs (1.50 euros) ou 2000 francs je ne sais plus pour viser mon passeport et la commune de Rosso me réclame 2000 francs pour y avoir mis les pieds. J’ai failli m’étrangler d’indignation mais rien n’y fait. Il fallait payer si on voulait rentrer chez soi. En sortant de la ville, j’ai encore laissé 2000 francs pour une autre taxe que je n’ai jamais comprise. Ils ont quand même pris la peine de me faire des reçus.
Je sors enfin de ce nid de parasites et direction St-Louis situé à 100 km de Rosso. A St Louis, je me repose un peu, je prends de quoi manger et je reprends la route direction Thiès situé à 200 km de St-Louis. La route est bonne et large mais attention aux dos d’âne à l’entrée et à la sortie des villes. Et jusqu’à Thiès je n’ai été arrêté ni par la police, ni par la douane ni par la gendarmerie. J’ai quitté Paris un dimanche et je suis arrivé chez moi à Thiès le jeudi suivant et je venais de parcourir 5200 km en 5 jours.
Ce périple routier a été très riche en enseignements sur la nature humaine. Les gens que j’ai croisés au Maroc et en Mauritanie ont été d’une extrême gentillesse et que l’intégration africaine y gagnerait beaucoup si on supprimait tous ces parasites censés sécuriser la route.

Ardo Jeeri

Quel périple !! Quel récit !
Chapeau bas ! Les détails sur les "parasites" rejoignent d'autres récits qu'on m'avait fait sur le même voyage. En tout cas bravo d'avoir su surmonté tout ca et de ne pas t'etre laissé faire !

Franchement, la traversée du désert est magnifique et n'eût été les tracasseries policières, je le ferais tous les 6 mois. Les gens sont formidables et les paysages vous coupent le souffle. Entre Dakhla et Guerguerat, après la traversée du tropique du cancer, les paysages sont lunaires et si tu as du temps, fais un tour à Dakhla, la ville est sublime, c'est une bande de terre qui s'enfonce dans l'Atlantique.
Le seul hic, ce sont les forces de l'ordre qui déparent tout ce beau tableau. Mais il faut tenir bon et rien lâcher si possible. A Rosso, le racket est institutionnalisé, donc si tu peux l'éviter, il faut le faire et passer par Diama.

A quoi ressemble la piste qui rejoint Diama? La dernière fois c'était en Juin 2013, c'était un peu limite. (en 407)

J'y suis passé en Avril 2014 mais j'avoue que c'était pas du gâteau. J'étais en scenic et j'étais obligé de laisser la digue et de me rabattre sur une piste parallèle.  Les 407 sont trop basses et tu risques de crever ton carter quand tu passes  dans les ornières mais avec une voiture un peu haute c'est largement faisable. Au mois de Novembre dernier j'ai voulu repasser las bas mais c'était fermé pour cause d'ebola. Si tu as une voiture basse vaut mieux rester sur la digue et rouler doucement en supportant les secousses mais si tu as une voiture haute tu peux prendre la piste qui longe la digue mais uniquement en saison sèche. Elle est bonne et il y a moins de secousses.

Ok donc toujours dans le même état. Oui en juin 2013 j'y suis passé en 407 c'était folklorique! Prochain périple prévu vers juin juillet, en 307, ca devrait le faire! Merci pour la réponse et peut être a bientôt!

mon dieu ..Incoyable !!je ne suis pas préte à prendre cette route .c'est un vrai calvaire .et combien de sous dépensés depuis le départ de paris ??
Marilyne .

maryleen56 :

mon dieu ..Incoyable !!je ne suis pas préte à prendre cette route .c'est un vrai calvaire .et combien de sous dépensés depuis le départ de paris ??
Marilyne .

tu as tors ca vaut vraiment la peine de le faire au moins une fois! Rien que pour l' aventure extraordinaire mais aussi pour le contact avec les gens et les paysages époustouflant!

Franchement comme l'a dit Johnathan ça vaut vraiment la peine de faire cette route. Les paysages sont d'une beauté extraordinaire et les gens sont vraiment sympas.  Cependant les forces de l'ordre ne sont pas sérieux et la plupart cherchent à prendre des sous aux automobilistes. Il faut tenir bon, éviter l'excès de vitesse et vérifier ses feux de stop. Pour le trajet prevois environ 800 euros hébergement nourriture taxes carburants compris.
Bon courage

Bonjour
J'ai appris cette semaine que la Mauritanie avait augmenté son visa de 50 à 120 euros!!! A savoir donc, pour ceux qui descendent prochainement, car il faut avoir cet argent en euros (donc gardez-en bien depuis l'Espagne!)
http://www.cridem.org/C_Info.php?article=667842
Cela augmente sérieusement le prix de la descente!
C'est malin, au moment où Macky Salla parle de purement et simplement annuler les visa sénégalais.
http://www.quotidiendutourisme.com/site … nws-150318
Apparemment les tracasseries et enquiquineries sont pires que tout depuis quelques temps. Un voisin français n'a pas arrêté de banquer des backchichs en décembre dernier. On leur a imposé (à nouveau) un convoi de plusieurs véhicules... Bref galère pour lui.
Mais je crois qu'il faut vraiment partir avec cette ferme intention de ne rien céder. Il faut leur dire que d'accord, ils peuvent vider le véhicule (eux-mêmes, car je leur disais que j'avais mis trois jours à la charger, et qu'il était hors de question que je le fasse et ils lâchaient l'affaire), d'accord on peut dormir ici, ça ne nous gène pas. Quand il voit qu'on est en règle et qu'on ne cèdera pas on passe. J'ai choisi même si c'était éprouvant physiquement (surtout pour le chat) de passer les frontières à l'heure du plein cagnard de midi. Là ils sont écrasés de chaleur et ne bougent pas pour faire trop de vérifs...
Apparemment aussi, c'est moins pire pour les détenteurs de véhicules ayant un carnet ATA comme j'avais. Les douaniers ne peuvent rien faire contre ça à la frontière de Rosso et ce dernier n'intéresse ni les marocains ni les mauritaniens. J'ai l'impression aussi que personnellement j'ai bénéficié du facteur sympathie : une maman seule avec son enfant et son chat, ça déride les agents de sécurité...
Donc je confirme bien que d'un point de vue paysages, et rencontres sympas en route, c'est à faire au moins une fois! Bon, bien de renseigner avant de partir sur l'actualité et les dispositions que prennent les ambassades, pour ebola, le terrorisme etc... Ils sont très alarmistes, mais personnellement je ne me suis sentie en danger nulle part. J'ai seulement passé deux jours en Mauritanie, sans faire de tourisme, mais sans aucun souci.
A noter que c'était en septembre 2014, cela a sans doute évolué depuis.

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