A propos du Niger


Classé comme l'un des pays les moins développés au monde (187e sur 188 pays) par l'indice de développement humain des Nations Unies en 2015, le Niger, pays enclavé, compte plus de 20 millions d’habitants et affiche l'un des taux de croissance démographique les plus rapides au monde. Victime de l'instabilité politique et de pénuries alimentaires chroniques provoquées par des crises naturelles telles que sécheresses, invasions de criquets et inondations, ce grand pays d'Afrique de l'Ouest reçoit un important soutien international sous la forme d'allègement de dette et d'aides étrangères.

Le Niger est l'un des pays les plus chauds au monde (la chaleur intense du nord amène souvent la pluie à s’évaporer avant même de toucher le sol) et la faible pluviométrie moyenne a un effet négatif sur la production économique et la sécurité alimentaire. En 2005, des millions de personnes faisaient face à de graves problèmes de malnutrition, et on estime que les pénuries alimentaires de 2010 ont touché environ sept millions de personnes. Il y a, cependant, des précipitations plus importantes dans le sud du pays, qui connait une saison pluvieuse de mai à octobre, l’essentiel des pluies tombant en juillet et en août.

La langue officielle du Niger est le français, mais la plupart des Nigérians parlent le français en tant que seconde langue plutôt qu’en tant que langue maternelle. Le haoussa est, dans les faits, la langue la plus parlée dans le pays et la principale langue commerciale. Elle est suivie par le zarma, puis par plusieurs langues indigènes, telles que le peul (fulfuldé), le touareg (tamajeq), le djerma, le manga et des variantes d'arabe.

Plus de 90% de la population est musulmane, mais il existe une minorité chrétienne concentrée à Niamey et dans les zones urbaines comprenant des populations expatriées. Les religions traditionnelles indigènes sont également pratiquées par une faible proportion de la population. Les villes de Madarounfa, Kiota, Say et Agadez sont considérées comme saintes par les communautés islamiques locales, et la pratique des autres religions dans ces villes n'est pas aussi bien tolérée qu’ailleurs.

Les montagnes du Niger offrent une splendeur remarquable, de même que les anciennes villes caravanières au bord du désert du Sahara, et que les saisissantes villes oasis. La ville historique d'Agadez sur la route commerciale transsaharienne a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2013. Cependant, malgré ses paysages admirables, cette république désertique est encore largement interdite d’accès aux voyageurs, la menace d'enlèvement restant élevée et des attaques contre des étrangers ayant eu lieu dans la région du Sahel. Le Niger a connu des temps difficiles depuis son indépendance à la France en 1960. Il se débat toujours avec de graves problèmes, tels que la maladie, l'esclavage (qui n’a été interdit qu’en 2003), et un taux élevé d'analphabétisme (la radio est une source d’informations cruciale dans la mesure où le taux d'alphabétisation dans le pays est extrêmement bas).

En 2017, le Niger fut l'un des cinq pays d'Afrique de l'Ouest à lancer une force régionale pour affronter les militants islamistes au Sahel. En conséquence, le pays a été attaqué à plusieurs reprises par Boko Haram.

Bien que le Niger doive faire face à ces insurrections, à de fréquentes sécheresses et à une pauvreté généralisée, du pétrole y a été découvert et une raffinerie de pétrole et un oléoduc ont été construits grâce aux fonds fournis par des investisseurs chinois. La production de pétrole génère davantage de perspectives pour les expatriés, et le Niger espère qu’une intensification de l’exploration pétrolière et de l'extraction de l'or (la première mine d'or fut ouverte en 2004) contribuera à renforcer l'économie.

La croissance dans le pays est principalement mue par les secteurs minier et agricole. De l'uranium est extrait dans une zone à l'ouest des montagnes de l'Aïr, et le pays est particulièrement riche en cette ressource. En 2003, le Niger était sous les projecteurs internationaux après des déclarations de l'ancien président américain George Bush selon lesquelles l'Irak essaierait d'obtenir de l'uranium pour son programme nucléaire auprès du Niger. En 2014, le pays a convenu d'un nouvel accord sur l'extraction de l’uranium avec le groupe d'énergie nucléaire Areva, stipulant une augmentation des redevances, et plaçant le Niger sur la liste des premiers producteurs d'uranium au monde.