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Le rêve russe d'une Française

  • Vivre en Russie
    © Diane
Interview
Publié le mois dernier

Diane a toujours été passionnée par la découverte de nouvelles cultures et c'est d'ailleurs ce qui l’amène à voguer vers de nouveaux horizons. Originaire de Paris, elle vit quelque temps en Angleterre avant de s'installer, il y a quatre ans, en Russie, un pays qui représente, pour elle, une mine d’opportunités. 

Dianochka

Dianochka

Bonjour! Je suis une jeune française expatriée depuis maintenant six ans, dont deux au Royaume-Uni et quatre à Moscou. Je m'intéresse beaucoup à l'actualité (économique, politique, culturelle) aussi ai-je ...

Bonjour Diane, peux-tu te présenter brièvement et nous parler de ton parcours ?

Je viens de Paris. J’ai fait une licence en langues étrangères appliquées à La Sorbonne puis un double master anglo-russe en relations internationales et énergies fossiles. Fascinée par la possibilité de découvrir de nouvelles cultures tout en perfectionnant mes connaissances linguistiques, j’ai décidé de m’expatrier, d’abord en Angleterre puis en Russie.

Depuis combien de temps vis-tu en Russie ?

Cela fait 4 ans que je vis en Russie.

Quelles étaient les formalités à remplir pour que tu puisses t'installer en Russie ?

La première année, je suis venue dans le cadre d’un « package » où tout était pris en charge par mon employeur, une école de langues. Cela comprenait l’invitation nécessaire pour l’obtention du visa, l’accueil à l’aéroport, l’accompagnement dans les diverses formalités sur place, le logement meublé et un poste d’emploi.

Après avoir reçu la lettre d’invitation de mon employeur, j’ai procédé à la demande de visa au consulat russe de Paris. Au bout d’une dizaine de jours, j’ai obtenu le visa et j’ai pu partir m’installer en Russie. Une fois arrivée en Russie, il a fallu m’enregistrer auprès des autorités locales : une formalité que mon employeur, comme beaucoup d’autres, a pris à sa charge.

Parles-nous de ce que tu aimes le plus et le moins en Russie.

La liberté. Contrairement à ce que présentent les stéréotypes européens sur la Russie, les Russes sont un peuple très libre. Ici, tout est possible ! Tout est faisable. Il n’y a de limites que celles de votre motivation et de votre imagination. Il y a des dizaines d’années, on a bâti tout un concept autour du « rêve américain ». Aujourd’hui, on devrait vraiment parler du « rêve russe ».

Ce que j’aime le moins, au fil des années, c’est certainement la période où les températures tombent en dessous de -20 °C pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Au dessus de -20 °C, on garde encore le plaisir de sortir faire du patin à glace, se promener dans les parcs, etc. mais en dessous de ça, dès que l’on sort c’est inévitablement pour se ruer vers la station de métro la plus proche, un taxi ou un café où se réchauffer.

Vivre en Russie
© Diane

Peux-tu nous décrire la Russie en une phrase ?

La Russie est fascinante par ses multiples facettes, ses changements géo-climatiques extrêmes, architecturaux, politiques et économiques, son héritage culturel richissime, sa diversité ethnique exceptionnelle, son éternel tiraillement entre l’Europe et l’Asie, ses merveilles géologiques... La Russie est une énigme.

Qu'est-ce qui t'a le plus surpris à ton arrivée en Russie ?

L’accueil infiniment chaleureux et sans arrière pensée de ses habitants. C’était tout le contraire de ce à quoi les stéréotypes et les clichés européens m’avaient préparée. Les Russes sont des gens accueillants, bienveillants, respectueux et intéressés par l’échange humain. Ils adorent discuter, raconter des anecdotes, des histoires drôles, échanger des idées et des opinions sur pratiquement tous les sujets imaginables. Bien sûr, il y a aussi des gens méfiants au premier abord, mais il suffit de peu pour dépasser cette première impression, engager la conversation et tisser des liens amicaux.

Est-il difficile de trouver un logement en Russie ? Quels sont les types de logements disponibles pour les expatriés ?

Il est beaucoup plus facile de trouver un logement en Russie qu’en France. Ici, pas besoin de garants, d’assurance logement, de bulletins de salaire, de justificatifs, etc. Si un logement vous plaît, il suffit de votre passeport et de l'apport financier nécessaire pour la signature du contrat : bien souvent, le premier mois de loyer et un dépôt de garantie équivalent à un loyer ou la moitié. Si vous pouvez payer la somme exigée en espèces et montrer votre passeport original le jour de la visite, vous pouvez signer et emménager le jour même. C’est aussi simple et rapide que cela.

Pour les étrangers, on demande systématiquement le pays d’origine et dans certains cas le groupe ethnique auquel vous appartenez. Il existe deux marchés de l’immobilier en Russie : celui des Russes et des étrangers européens et celui des étrangers venus des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Les étrangers européens peuvent prétendre à des logements de meilleure qualité et avec une plus grande superficie.

Pour les petits budgets, des appartements soviétiques mal ou pas rénovés sont disponibles aux abords du centre-ville, dans les quartiers dits « dortoirs » et souvent assez éloignés des transports en commun. Ils comprennent tous les meubles et l’électroménager de base mais la plupart sont vieux de plusieurs décennies et la qualité de l’isolation et des finitions (parquet, joints, électricité, peinture ou papier peint, serrures, poignées etc.) laisse vraiment à désirer.

Pour les budgets moyens, des appartements bâtis dans les années 1960 et 1970 et récemment entièrement rénovés et remeublés par des propriétaires soucieux de l’état et de l’entretien de leurs biens sont disponibles dans le centre-ville, à proximité des transports en commun, des parcs, des rues commerçantes, etc. Pour les plus gros budgets, des appartements de standing sont disponible dans les quartiers d'affaires et les quartiers huppés. Ils sont souvent meublés avec un mobilier design, dotés des dernières technologies (écran plasma dans chaque pièce à vivre, vidéo surveillance, etc.), un électroménager neuf (cuisine américaine avec frigo à double portes et distributeur d’eau et de glaçons, plaques électriques en céramique, lave-vaisselle silencieux, etc.), concierge et place de parking sous vidéo-surveillance.

Qu'est-ce qui caractérise le marché du travail russe ? Est-il facile pour un expatrié d'y être embauché ?

Le marché du travail russe est très flexible et ouvert. Les expatriés ont une valeur particulière sur le marché russe et de nombreuses opportunités dans divers secteurs (restauration, enseignement privé et public, bâtiments, import-export, journalisme, tourisme, services, etc.) s’offrent à eux. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien entre expatriés d’une même communauté (anglophone, francophone, hispanophone, arabophone etc.), mais aussi et surtout la témérité. La motivation et l’envie de se dépasser peuvent ouvrir de nombreuses portes.

Il n’y a pas vraiment de souci à se faire quand on est un expatrié en Russie. Il y a toujours du travail et donc toujours de quoi payer ses factures et les extras. Je n’ai jamais vraiment eu de problème à trouver un emploi en Russie. En tant qu’expatriée originaire d’Europe, j’ai pu facilement trouver des postes dans l’enseignement, le journalisme, le tourisme, la traduction, la télévision, des sphères intéressantes !

Les expatriés ont bien souvent des salaires supérieurs à ceux des Russes et, donc, il n’est pas rare qu’ils choisissent de travailler toute la semaine pendant un certain temps, puis de prendre de longues vacances ou de travailler à mi-temps tout en gagnant bien leur vie. Certains postes de baby-sitting dans de riches familles russes ne durent qu’une semaine par mois et sont rémunérés à 2 500€, par exemple. Cela ne ressemble en rien au marché de l’emploi en France qui est plus prévisible, plus stricte, plus cadré.

Russie
© Diane

Quels sont les festivals les plus populaires et les principaux codes culturels en Russie ?

Il y a de nombreuses dates importantes dans le calendrier russe, mais si l'on se limite aux festivals, il y a Maslenitsa à la fin de l’hiver. Les Russes fêtent l’arrivée du printemps en mangeant des crêpes pendant une semaine. De nombreux concerts folkloriques, des ateliers pour les enfants, des jeux-défis réunissant tous les âges et beaucoup de danses et de dégustations sont organisés dans chaque ville de Russie.

Il y a également le festival des groupes de musiciens et danseurs folkloriques russes qui a lieu chaque année dans le parc Tsaritsino à Moscou. Des dizaines de groupes folkloriques venant de toute la Russie s’y réunissent pour se produire sur scène et remporter un prix. Encore une fois, de nombreux ateliers, stands de dégustation et d’achat de souvenirs sont montés sur place à l'occasion et une chapelle en bois est construite lors de cette journée rappelant les origines orthodoxes encore très importantes de la Russie.

Chaque année la Place Rouge accueille un festival rassemblant plusieurs groupes de musiciens militaires de différents pays qui viennent jouer leurs musiques traditionnelles au public russe. Le spectacle de plusieurs heures se termine par un feu d’artifice majestueux sur la Place principale du pays. Un festival annuel de sons et de lumières a également lieu à Moscou. Plusieurs pays y sont représentés par des équipes qui concourent pour les meilleurs effets. Plusieurs festivals de feux d’artifices ont lieu à travers la Russie chaque année. Les Russes sont de grands amateurs de spectacles, en particulier de feux d’artifice.

Que penses-tu du mode de vie en Russie ?

Il est complètement différent du mode de vie français, surtout pour les femmes qui sont si apprêtées, toujours sur leur 31, perchées sur des talons aiguilles, coiffées et maquillées. Cela fait du bien de « devoir » se mettre en valeur et de recevoir des compliments. J’avais oublié que des escarpins et un rouge à lèvres peuvent changer la façon dont les gens nous voient, mais aussi la façon dont on se voit. C’est positif dans les deux sens.

Pour l’alimentation, les Russes accordent, à raison, une grande importance à une alimentation saine, aux vitamines naturelles, aux fruits, aux noix. Ils n’ont pas encore vraiment développé le concept d’écologie et de recyclage, mais je pense que quand ils l’auront instauré ils seront très ingénieux et trouveront beaucoup de façons de réutiliser et recycler les objets du quotidien. C’est dans l’esprit soviétique.

Quels sont les moyens de transport disponibles en Russie ? Comment te déplaces-tu ?

En ce qui concerne les plus grandes villes, elles sont dotées de métro, bus, trolleybus, tramways, taxis (plusieurs dizaines de compagnies différentes), minibus et vélib. J’ai tout essayé ! Pour les grandes villes qui sont très étalées, comme Moscou, le métro reste le plus rapide et le plus sûr, il n'y a pas d'embouteillage et il y a des métros toutes les minutes aux heures de pointe et jusqu’à 1h du matin. Entre les villes de banlieue, il y a l’équivalent des RER et les trains, sans oublier les TGV pour les villes plus éloignées. L’expérience des trains russes, ou plutôt soviétiques, vaut la peine d’être vécue. En ce qui concerne les TGV, entre Moscou et Saint-Pétersbourg notamment, ils sont aux standards européens, modernes, confortables et propres.

As-tu eu des difficultés à t'adapter à ton nouvel environnement et à la société russe ?

Pas vraiment car je vis dans la capitale et toutes les capitales se ressemblent plus ou moins, surtout lorsqu’on prend le rythme métro-boulot-dodo. En revanche, j’ai été assez choquée par le système de santé russe : la mentalité et le mode opératoire sont complètement à l’opposé de la France. Mais l'on s’y fait. Pour ce qui est des problèmes de santé plus sérieux, ou le dentiste, je préfère toujours aller à l’hôpital européen de Moscou.

La société russe est différente de la société française, mais elle est fascinante et plus on apprend à la connaître (encore faut-il s’en donner la peine car tous les expatriés ici ne le font pas), plus on la comprend et plus il est facile de s’y intégrer. Tout est logique dans la mentalité russe, pas au premier abord pour les étrangers, mais si on s’intéresse et qu’on cherche à comprendre le point de vue des Russes, en prenant en compte leur histoire, leur géographie, leur climat, alors tout devient logique.

L’hiver a été un peu surprenant la première année, de part le nombre de mètres de neige qui peut tomber en une nuit et voir que les Russes ne sont pas du tout paniqués au petit matin. Finalement, tout le monde est très bien équipé et c’est en revenant en France et en voyant que les gens paniquent à l’idée de sortir de chez eux quand cinq centimètres de neige recouvrent les rues que je me rend compte que la Russie est un autre monde. Et puis, l’hiver c’est aussi une saison active pour les Russes. Il n'est pas question de rester chez soi enfoui sous les couvertures et d’hiberner ! Les gens sortent dans les parcs qui se transforment en patinoires géantes, font du ski de fond en ville et du ski de piste aux abords des grandes villes. Il y a plusieurs grandes fêtes nationales qui ont lieu en hiver et beaucoup de monde y participe, même s’il fait -20 °C dehors. C’est très festif et très convivial. Il n’y a qu’à partir de -30,-35 °C que les autorités commencent à encourager les gens à rester chez eux. À ces températures-là, vos cils gèlent au bout d’une minute et il devient déjà difficile de respirer.

Hiver en Russie
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Que fais-tu de ton temps libre ?

Je le passe avec mes amis russes. Je me suis bien installée ici maintenant et je me suis fait un réseau d’amis très proches. Nous partons souvent en week-end explorer de nouvelles régions (les Russes connaissent très peu leur pays au final). Je vais aussi à des festivals, des expositions, des événements locaux comme les marchés ou les concerts qui sont régulièrement organisés à Moscou. Je suis aussi bénévole dans un refuge d’État pour chiens abandonnés. J’en ai d’ailleurs adopté un !

Y a-t-il en Russie des activités nocturnes pour les fêtards ?

Oui, les Russes sont de véritables fêtards ! Ils font la fête, lancent des feux d’artifices et rassemblent tous leurs proches à la moindre occasion ! Il y a d’ailleurs beaucoup d’occasions de faire la fête dans leur calendrier. Moscou compte énormément de bars et de discothèques : il y en a pour tous les goûts. L’été, il y a des discothèques qui s’ouvrent sur les toits avec des vues surplombant la ville absolument magnifiques.

Quelles nouvelles habitudes as-tu adoptées en Russie ? Quelles vieilles habitudes as-tu laissé tomber ?

Parler à mes voisins, échanger des provisions, se rendre des services. Ne jamais sortir sans mes gants en hiver. Ne pas répondre au portable quand je marche dans la rue en hiver : c’est un coup à y laisser ses doigts.

J’ai laissé tomber ma peur de prendre les transports en commun seule ou tard le soir. Je ne cherche plus automatiquement à m’asseoir juste derrière le chauffeur juste au cas où je me ferais embêter. Je peux sortir dans la rue me balader le soir et prendre le métro pour rentrer tard sans me faire embêter par des hommes.

Quel est ton avis sur le coût de la vie en Russie ? Combien coûtent un trajet en bus, une bière, ou encore, un bon pain ?

Pour les expatriés, le coût de la vie en Russie n’est pas très élevé. Les étrangers originaires de pays développés peuvent prétendre à des salaires plus élevés. S’ils veulent loger dans un appartement moderne, alors ils doivent être prêts à consacrer une plus grande partie de leur salaire à leur loyer. Sinon, il y a vraiment moyen de loger dans un bel appartement dans un bon quartier et de manger au restaurant plusieurs fois par mois, sortir au cinéma, partir en week-end, faire les magasins et mettre de l’argent de côté tous les mois. Un trajet en bus, métro, trolleybus ou tramway coûte 55 roubles, soit moins d’un euro, une bonne baguette un peu moins de deux euros, un beau deux-pièces de 55 mètres carrés entièrement meublé et équipé avec vue, concierge, parking privé, à proximité de plusieurs stations de métro et en plein centre-ville 720€ par mois.

Expatriee en Russie
© Diane

Y a-t-il quelque chose que tu voudrais faire en Russie mais dont tu n'as pas encore eu l'occasion ?

Il y a tant de choses à faire ici ! Peut-être un jour oserais-je me jeter dans le bain glacé qu’organisent les Russes début janvier pour l’Épiphanie.

Quel est ton meilleur souvenir de la Russie ?

J’en ai beaucoup, mais le plus mémorable et le plus beau reste mon voyage en transsibérien, un mois de Moscou à Oulan Bator en Mongolie.

Si tu pouvais repartir à zéro en Russie, que ferais-tu différemment ?

Rien ! Tout a été une expérience profitable. Mes erreurs et mes réussites m’ont montré toutes les facettes de la Russie et m’ont décidé à rester y vivre.

Que penses-tu de la cuisine locale ? Quelles sont tes spécialités préférées ?

Honnêtement, contrairement à la France, la Russie n’est pas très réputée pour sa cuisine. Pour cause : la cuisine russe n’a pas grand-chose d’extraordinaire ! En Russie, on trouve d’ailleurs bien plus de restaurants d’Asie centrale (des anciennes républiques soviétiques), japonais et italiens que de restaurants russes. Pour citer quelques spécialités (mes préférées) : le borsch, les sirniki et la salade vinaigrette (qui n’est d’ailleurs pas à la sauce vinaigrette). Vous voyez, il n’y en a pas tant que ça !

Qu'est-ce qui te manque le plus par rapport à ton pays d'origine ?

La cuisine évidemment ! En tant que Française, vivre avec les sanctions qui interdisent l’importation de produits français depuis la France est un véritable crève-cœur ! Plus de fromage ou de gâteau français, plus de pâté, plus de rillettes, plus de chocolat français. Et puis, il y a beaucoup moins de choix pour les aliments sans gluten et sans lactose. Bien sûr, je fais des provisions chaque année quand je repasse en France mais ça ne dure jamais longtemps.

Moscou, Russie
© Diane

Es-tu déjà arrivée à un point de vouloir quitter la Russie ?

Je n’ai jamais voulu quitter la Russie pour de bon, mais j’ai bien eu envie d’aller en vacances, comme tout le monde qui travaille. En revanche, même quand je reviens en France, à peine arrivée, je parle de la Russie et elle me manque. C’est un monde à part, fascinant, en constante évolution. Il y a tant d’opportunités humaines et professionnelles...

Qu'est-ce qui t'a motivé à écrire ton blog « Globetrotterka » ?

Les informations sur la vie quotidienne à Moscou en russe et en anglais ne manquent pas mais il y a un manque cruel d'infos en français. Si vous venez d'arriver en Russie et ne parlez pas russe, les choses deviennent vite compliquées. Ici, tout est en russe, l'anglais apparaît petit à petit dans les menus des restaurants et dans le métro, mais c'est encore la langue russe qui domine partout. J'avais donc envie de faire profiter les francophones de mon expérience personnelle, qu'elle soit bonne ou mauvaise, pour leur éviter d'être victime d'arnaques et leur donner des astuces pour faciliter leur intégration au sein de la société russe. Je n'écris pas sur le Kremlin et d'autres endroits ultra touristiques mais uniquement sur des endroits hors circuit touristique pour une expérience plus authentique, plus russe. Évidemment qu'il faut aller visiter le Kremlin, mais il n'est pas difficile de trouver des informations en français sur le Kremlin. Il est plus difficile et tout aussi intéressant de visiter un appartement communautaire soviétique… Cela aussi fait partie de l'histoire de la Russie !

Quels conseils donnerais-tu aux futurs expatriés en Russie ?

Venez sans idées préconçues et figées. Parlez aux gens autour de vous, montrez-leur votre intérêt pour leur culture, leur pays, leur histoire, et vous connaîtrez alors la vraie Russie, sa vraie histoire et sa vraie culture.

Quelles seraient, selon toi, les 5 choses à emmener dans sa valise en Russie ?

Tout d’abord, des petites choses bien précises du quotidien qu’ils ne retrouveront pas ici ou pas exactement la même qualité. Pour les amateurs de thé, par exemple, votre thé préféré car même si les Russes en sont de gros consommateurs, leurs thés ne sont pas terribles ! Du chocolat pour les amateurs de chocolat, pour les mêmes raisons que pour le thé. Des ingrédients très précis pour ceux qui aiment cuisiner et pour les allergiques en tout genre (gluten, lactose, etc.). Avec les sanctions, le choix s’est drastiquement réduit. Des cosmétiques, car ils coûtent plus cher ici, des médicaments car ils ne sont pas de bonne qualité ici, coûtent plus cher et ne sont pas remboursés même si vous avez souscrit une assurance santé. L’électronique (portable, ordinateur portable, appareil photos, chargeur, iPad, iPod, etc.) car ils coûtent plus cher ici et il y a beaucoup moins de choix.

Tes projets d'avenir ?

M’épanouir professionnellement, « monter en grade » dans la voie que j’ai choisi. Ici, les opportunités ne manquent pas.

Y a-t-il une chose que tu souhaiterais ramener avec toi en quittant la Russie ?

Mon chien ! J’ai d’ailleurs un article sur mon site internet dédié à son refuge et aux différentes manières d’aider les animaux de refuge en Russie. Le mien a déjà voyagé en France avec moi. Je connais bien les procédures de sortie et d’entrée sur le territoire russe pour les animaux de compagnie. N’hésitez pas à me poser vos questions si vous prévoyez de faire voyager vos compagnons canins et félins.

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