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nostalgie d'expatrié en Angola

Bonjour a tous,  je suis un ancien expatrié ,ayant vécu a Luanda 4 ans de 1969 a 1973, sur une période de 10 ans en Afrique, pour moi l'Angola a été l'une des périodes la plus heureuse de ma vie. J'étais responsable d'une usine d'allumettes,IFA , installée 5° avenida zona industrial , quelqu'un pourrait il me dire si ce batiment existe toujours, usine ultra moderne a l'époque dessinée par un grand architecte Portugais.
Je possède des photos d'époque, que je peux communiquer a la personne qui me lira.
C'est un peu une bouteille a la mer, merci de votre interet et de votre réponse.
Amitiés a tous les expats , grande famille dont j'ai fait parti pendant 45 ans, en Afrique, au moyen orient,en Amérique latine, une vie bien remplie quoi!

Bonjour,

Je ne sais absolument pas comment c etait a votre epoque, je peux juste vous dire que aujourd hui c est difficile et complique! Un seul mot : crise!

Je peux juste constater depuis 8 mois que je suis ici, que deja chaque mois ca empire, mais qu i. Y a des stigmates de periodes plus heureuses dues au Petrole, mais la aujourd hui, moi, je ne voit que de la misere, de la salete, des malheureux, de l i securite et je ne suis surement pas arrivee ici au bon moment!!!

Et je peux vous dire que les expatries actuellement ont plutot envie de partir que de rester.....voyez la presse angolaise, vous aurez une idee du schéma actuel!   Angola noticias..

Les noms de rues ont change, meme les locaux ont besoin de reperes pour trouver les adresses....il faut leur dire toujours pres de....ou vers machin...

Je vais me renseigner pour vous, mais je n ai pas entendu parler de cette entreprise depuis que je suis la...comme je ne sais pas tout non plus.....mais vraiment ca ne me dit rien. Peut etre que ca a change de nom, ou que c est tout autre chose?

Luanda s est etendue, si la societe existe encore, peut etre ailleurs et que les anciens batiments n existent plus ou servent a autre chose....ou que ca existe encore, sous un autre nom, au meme endroit, mais bon......

J ai trouve ca :

http://www.coisas.com/CAIXA-DE-FOSFOROS … on_details

https://olx.pt/anuncio/caixa-fsforos-if … y4m4T.html

https://www.tripadvisor.com/Attraction_ … tugal.html

Mais je trouve que ce serait super de nous raconter et de nous envoyer des photos d epoque sur ce forum! Votre experience historique peut interesser des personnes...vous avez aussi cette meme page en portugais en cliquant sur le drapeau en haut de page, peut etre que des lusophones pourraient vous repondre :)

Excellente journee a vous  :)

Allspice

Bo jour fosforos,

J ai trouve cet article qui mentionne cette entreprise, mais helas, je pense qu elle n existe plus....

http://www.portalangop.co.ao/angola/pt_ … 3db30.html

A bientot.

/Users/imac/Desktop/1.jpg    photo de l'usine IFA a Luanda en 1970

Bonjour, il semble que beaucoup d'expats en Angola aujourd'hui pourraient dire c'était mieux avant. Comme dans beaucoup d'autres pays en Afrique d'ailleurs. Coté sécurité pour commencer, a mon époque la sécurité était absolue,on pouvait se promener a pied partout,très tard le soir,sans aucun problème, on sortait beaucoup,car Luanda c'était Lisbonne ou Porto sous les tropiques. Les restaurants ou l'on dégustait des sardines sur le brasero au milieu de la table,avec un bon "vino verde " bien frais,et une chanteuse de Fado pour l'ambiance. Lorsque l'on allait passer le week end loin de Luanda ,les villageois se rangeaient sur le coté des pistes forestières et vous saluaient en retirant leur chapeau.On allait par exemple aux chutes du Duc de Braganca, le lieu était extraordinaire avec une Posada juste en face des chutes,verres en cristal, nappes blanches,chambres 4 étoiles au fin fond de la brousse ,c'était cela l'Angola des Portugais.
Pour nous français,il n'y avait aucun problème de langue,tous les Portugais avec une formation secondaire parlaient français,ma secrétaire, le chef de fabrication,ma chimiste,
et nous avions une cote terrible, les discothèques (les boates) et les modes venaient de France.
Un prochain message pour aborder d'autres sujets.
Amitiés

Bonjour, je reprends un autre sujet, que sont devenus les "petits blancs" ,ces Portugais blancs qui vivaient en Angola depuis plusieurs générations, ils vivaient dans les quartiers noirs a la périphérie de Luanda, en osmose complète avec les Africains,mais continuaient a se marier entre blancs.Parmis tout le personnel, J'avais une dizaine de femmes dans mon usine, je les raccompagnais chez elles quand il y avait un problème de transport, elles vivaient dans des cases en bois, a l'époque en tant qu'expat en Afrique cela était choquant.
Mais il n'y avait aucun racisme en Angola, je payais les ouvriers et ouvrières blancs ou noirs
au meme salaire.
Comment ont il pu se sortir du guêpier de l'indépendance? car ils ne pouvaient pas rentrer au Portugal (pas d'argent pour le voyage et plus de point de chute en métropole) et ils ont du choisir un clan politique (avec tous les risques pour un blanc). J'aimerais bien connaitre le sort qui leur a été réservé.

Bom dia,

Bientot on n aura meme plus de nouvelles locales :

http://www.angonoticias.com/Artigos/ite … a-angolana

http://www.club-k.net/index.php?option= … temid=1069

http://pt.blastingnews.com/internaciona … 03599.html

Je pense que vous devriez lire la presse locale pour avoir u e idee de la situation actuelle.. Alors si vous parlez portugais, n hesitez pas avant qu il n y ai plus rien a lire....

Et donc oui le racisme est de plus en plus present, la faute etant forcement celle des blancs tous confondus...et forcement riches! Meme si c est faux....mais bon .

Je ne sais pas ce que sont devenus ces personnes ni de quelle annee vous parlez,  mais j ai la bonne impression qu elles sont  retombees dans la classe pauvre du pays..ou quelles ne sont plus toutes jeunes, et avec le temps et les changements economiques du pays...pas tres glorieux tout ca....j ai plutot l impression quand je sors de ne voir que de la misere et des ordures menageres dans les rues, et des gens qui se depettrent la dedans juste pour manger...
Beaucoup de portugais ont delaisses le pays sont rentres faute d argent.....ce n est plus un eldorado et pour beaucoup c est rentrer ou la misere....

Bref, c est pas jojo.

Les gens de ce pays ne meritent pas ca!!  Il y a des bonnes volontes, mais sans moyens...

Ce pays a un potentiel enorme, touristique, agricole, etc...dans beaucoup de secteurs, mais  il a choisi de vivre uniquement du petrole et maintenant il faudra des annees pour mettre en place des activites qui rapportent et sustantent le pays...quel dommage et quel gachis!!

De plus les difficultes pour obtenir des visas ici, empechent beaucoup le developpement..et les investissements etrangers...

Je suis sure que le tourisme serait une mane extraordinaire, mais avant rout il faudrait regler d autres problemes comme les logements, la sante, l i securite, l education la scolarite, la proprete pour attirer du monde...et stopper la corruption. Le reste viendra naturellement..

Un point noir aussi, les prix de tout sont exorbitants par rapport au reste de la planete...il n en faudrait pas beaucoup, une tres grande volonte pour faire de ce pays un joyau formidable...mais bon, c est aux angolais de savoir ce qu ils veulent faire de leur pays........ils so t chez eux avant tout.

Bonjour, si vous n'avez pas eu l'occasion de rencontrer ces blancs qui vivaient dans les quartiers noirs de Luanda,j'ai bien peur qu'ils aient été exécutés après l'indépendance.Pauvre gens.
A l'époque j'habitais dans le quartier d'Alvalade ,rue Ramalho Ortigao, en face il y avait un foyer pour jeunes filles qui faisaient des études secondaires (leur parents étant loin de Luanda) qui semble devenu l'Ambassade de Roumanie (sur Google Earth) ,derrière la maison il y avait un parc public magnifique avec
des installations pour les enfants ,petit château fort en réduction,toilettes a leur taille ,un endroit superbe,d'après les infos d'un ami qui travaille pour Total,il m'a dit y être passé et qu'aujourd'hui c'est un terrain vague et un dépôt d'ordures.Connaissez vous cet endroit.
Avant l'indépendance ce quartier était très résidentiel et il n'y avait que des blancs, surtout des Portugais et quelques expats, il y avait environ 250 français en Angola, une majorité de bonnes soeurs qui enseignaient le français, les pétroliers Total/Elf et Shlumberger, le vin Castelvinho, mes allumettes IFA (de France SIFA)
et quelques cas isolés (import/export de matières premières, et mercenaires au repos de leur guérilla au
Zaire devenu RDC)

Aucune idee....

Moi j habite devant le cinema Karl Marx (avis Cine)  ( inaugure en 1960) et a l abandon total aujourd hui......

http://www.angonoticias.com/Artigos/ite … ta-a-venda
Cette photo prise en 2010  :o  je vous dis pas l etat du machin sous mon nez aujourd hui !!!. 

Non maintenant le quartier a la mode, hyper moderne ou tout le monde investi, c est Talatona !  Un endroit ou je n aimerai pas vivre piur rien au monde! On dirait une banlieue parisienne, un quartier champignon....mais ils concentrent tout la bas au detriment du centre ville, en delabrement total.....

Le ciné Avis , si je me souviens c'est le cinéma qui était au dessus de la ville, on avait une belle vue,dans le coin il y avait le consulat de France (l'Ambassade était a Lisbonne).
Coté loisir ,nous allions souvent le soir après le travail boire une bière avec des amuses gueule chez l'un des nombreux cafés de l'Ilha avec vue sur la ville . Bien sur pour diner il y avait le choix, toutes sortes de restos, y compris français dont le clube naval, la bacalahau , le churrasco,le poulet cuit a l'étouffé dans un pot de terre cuite (devenu très rare meme au Portugal) et les poissons,le tout accompagné de vins Portugais et meme Français. Le dimanche c'était la plage sur l'ile de Mossulo,ou une ballade a la barra de Cuenza,avec un déjeuné dans un petit resto de poisson. Les fois ou l'on pouvait partir pour 3 ou 4 jours ,on allait aux chutes du Duc de Braganca (le nom a changé) ou on descendait a Benguela ou a Sa da Bendeira,
certains coins ressemblaient a la Suisse. L'ambiance était formidable, j'ai failli m'y installer définitivement en
montant ma propre affaire. Le destin a choisit pour moi,heureusement car avec l'indépendance j'aurais tout perdu.

Je n'arrive pas a faire passer des photos , avez vous une adresse mail,cela me sera plus facile pour en envoyer.
Sincères salutations

Bonsoir, je confond le cinéma Avis avec le Miramar, existe t'il toujours?
Si vous voulez voir a quoi ressemblait Luanda avant l'indépendance ,sur "youtube" il y a des documents d'époque :   angola portuguesa II -luanda  ou angola de outros tiempos luanda 3  (on y voit le marché couvert un moment).
Mon Portugais est rouillé après tout ce temps,mais pour lire pas de problème.

Bonjour,

http://www.redeangola.info/roteiros/cinema-miramar/

Maintenant les cinemas modernes sont a TALATONA!

Sur la Ilha, toujours beaucoup de restos et cafe, boites, pieds dans l eau....etc...c est tres anime, et tres bruyant  :D  surtout les WE des les vendredis soir, et la circulation est parfois compliquee. J y ai vecu 3 mois et j ai prefere en partir pour le centre ville, toujours avec vue sur la mer....plages  impraticables, mer tres sale, insecurite..

oui, comme dans beaucoup de pays, les "anciens" nous font part de leur bien etre de l epoque, et beaucoup regrettent que les independances aient le plus souvent "denature" un art de vivre qui ne s est pas perpetue, car ils ont du se battrent pour s imposer.

un pays aurait pu etre i dependant tout en preservant cet art de vivre, et le maintien des infrastructures...mais helas, ce n est pas souvent le  cas et c est regrettable je trouve. Ensuite pour vivre avec "son temps" il faut moderniser, mais parfois la population ne suit pas, elle subit sans comprendre, car ca va trop vite, et beaucoup de choses ne suivent pas.

On a du mal parfois a s imaginer que le pays dans lequel on vie aujourd hui, meme pour les nouveaux, a eu une douceur de vivre fantastique...

"Arrivée à Luanda
" extrait de: En Terres d'Espagne, Portugal et Angola"
par Virgile ROBALLO
Là-haut, dans le ciel bleu de Luanda, le soleil du mois août déchirait les chiffons de nuages blancs. A droite s’étendait le tapis vert des pelouses piétinées par quelques maisons coloniales hautaines et méprisantes. A gauche s’étendait sans fin « le Musseque », la favela angolaise. Des cases carrées misérables au toit de zinc se dressaient dans le rouge de la terre à l’odeur de sang. Dans la baie de Luanda ,un vent capricieux sortait les cocotiers de la plage de leur somnolence et hérissait la crêtes des vagues de moutons blancs. Une vaste esplanade, que le Gouverneur colonial avait fait construire très rapidement, (certains disait à la va vite), suivait la mer pendant quelques kilomètres . Sa forme en fer à cheval  élargi ,la faisait ressembler à un boa prenant le soleil. Grâce à ce genre de démonstration, personne ne  pouvait plus douter qu'en Angola la modernité et le progrès étaient en marche, par rapport à d’autres contrées d ’Afrique, où la misère et le désordre ne pouvait être qu'affligeants. Grâce à dieu et à Satanlazar, dans ce pays, cette terre lusitanienne, depuis cinq siècles, il y avait la paix mais aussi l’ordre, l’autorité et la sécurité. Ailleurs, ils pouvaient continuer à crier des mensonges, mais l’Angola, dieu soit loué, dans le respect, suivait le bon chemin. Il ne pouvait en avoir qu’un, le Leur. Exactement au centre de l’esplanade construite en granit   provenant de la carrière des Lajes de Roustina,  se dressait dans une posture héroïque et froide la statue de Diogo Cão. Dans la main gauche, il tenait une épée et de sa main droite, il soutenait une sphère armillaire couronnée par la croix du christ*. Son regard semblait figé pour l'éternité dans le lointain. A ses pieds, un petit jardinet fleuri de becs de perroquet  tentait d’apporter un peu de gaieté et un grillage en fer forgé peint récemment en noir  brillait dans un  éclat soleil et complétait cet ensemble vraiment très austère . Dans la partie inférieure du monument l’on pouvait lire, écrites en lettres dorées : En l’année de grâce de 1482 Diogo Cão découvrit le fleuve Zaïre et le Royaume du Congo.
Cela faisait donc plus de cinq siècles que la culture et la civilisation Lusitanienne en Afrique imposait sa glorieuse présence !
Mais ce qui attirait l’attention du passant, c’était un haut mât blanc, planté énergiquement au sol. Il perçait le ciel comme une lance où flottait fièrement dans le ciel azuré déchiré de nuages, un drapeau portugais hautain et démesuré. Son pouvoir d'attraction était-tel qu'il dominait tout l’ensemble.
Ainsi, légitimé par la volonté de Dieu, par le courage d'hommes illustres au passé glorieux, le Portugal commande et ordonne.
Comment imaginer, l’inimaginable. Il ne manquerait plus que d’autres envisagent de  gouverner ce qui est nôtre. Où a-t-on vu un pays africain prospère dirigé par des africains ? Couper la canne, cueillir les grains de café, ramasser le coton, couper le sisal, ça oui. Chacun à sa place et dieu à la sienne. Mais Dieu sait ce qu’il fait…
Comment lecteur , tu semble interloqué, même révolté par de tels propos. Tu te dis : quel dieu d’amour et créateur de tous les hommes pourrait-il différencier et sous-estimer ainsi une partie de ses enfants !
Et bien, figure toi que ta question ne nous intéresse pas… Nous les portugais avons été chargés par le Très-Haut, le Tout Puissant de l’univers, du ciel et de la terre d’une magnanime mission, celle de faire découvrir le monde au monde avec nos caravelles.Mais ce n'était pas un but unique,sa volonté suprême était que nous y propagions Sa foi, le gouvernions en Son nom et selon Ses propres lois.
Alors, pas question que des mouvements indépendantistes ne viennent troubler l’ordre établi. Que nous devions composer avec ces bandits de terroristes, de pitoyables assassins,  à la solde de ces matérialistes  communistes. Si nous les laissons faire, ces mécréants vont jeter ce pays et le monde tout entier dans  des eaux croupies. Dans des  terres du diable que polluent des grands diables cornus et poilus à la queue fourchue. Des rats d’égouts de Moscou, ces satanés bolcheviks.
Après tout, Moscou ….Moscou, pourquoi toujours parler de Moscou, vous savez bien que leur saloperie de révolution, ne vaut pas un clou de la sainte croix de mon seigneur Jésus Christ. Un être humain, une vie, un pays  sans dieu  finira dans le feu. Le feu éternel, m’entendez-vous  athées du diable et faiseurs du mal en cette terre d’Angola.
L’Angola est nôtre ! « Angola é nossa ! Angola é nossa ! *»

Beau texte ,l'Angola restera le plus bel exemple de ce qu'il était possible de faire en Afrique,
et ce pays prodigieux n'est pas près de retrouver une harmonie telle qu'elle existait. Le continent Africain a été une zone de colonisation et le restera encore longtemps, les gouverneurs Européens ont été remplacés par des chefs tribaux corrompus ou des illuminés
sauvages, les nouveaux colonisateurs économiques sont Chinois,bien moins paternalistes que les Portugais ou Francais. Quel progrès! les anciens autochtones qui vivent encore en
Angola ou dans d'autres anciennes colonies ont la nostalgie d'une époque que nous avons connu ensemble.Il suffit de les écouter quand on a la chance d'en rencontrer.

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