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Gérer le mal du pays en Belgique

Bonjour à toutes et à tous,

Etre expatrié en Belgique est une belle aventure… qui peut aussi s’accompagner de moments de nostalgie.

Quels sont vos conseils pour éviter d’avoir le mal du pays ?

Comment gérez-vous ce sentiment ?

Existe-t-il des endroits en Belgique où retrouver des produits ou l’ambiance de votre pays d’origine ?

Partagez avec nous votre expérience.

Merci,

Christine

Salut!

J'ai eu un peu le mal du pays en Espagne avec en plus, j'ai dû mal à supporter ce pays en dehors des vacances.

Après 3 mois à Valencia, j'ai commencé en avoir marre, revenir juste une journée en France m'aurait fait plaisir.
Ne pouvant pas, je me suis mis à faire tout en Français (séries, bouffe (une bonne frite ^^), boisson (un bonne bière belge *.* ), jeux online avec des Francophones, musique, skype avec les amis) pendant 2 semaines puis ça a été mieux.

C'est le premier pays avec lequel j'ai eu le mal du pays. Je ne pense pas que la Belgique ça me le fera car je suis du Nord donc la famille, les amis ne sont pas loin et la Belgique a toujours été un pays de cœur avec la France et la Russie.  :)  :heart:

On se sent bien partout quand on est bien dans sa tête et le mal du pays est un faux problème

Cette discussion me semble étrange.L'expatriation n'est-elle pas un acte volontaire,fait en connaissance de cause après s'être informé sur les habitudes,la culture du pays où l'on espère s'installer.Celui qui ne se sent pas capable de s'adapter à un mode de vie quelque peu différent de ses petites habitudes,je comprends ce point de vue,ne doit pas envisager l'expatriation.Un défaut courant chez certains expats c'est de se replier sur "leur communauté" et de ne pas s'adapter,jene pense même pas à l'intégration voire l'assimilation (thème à la mode ......)
je le dit ,sans animosité aucune,ce thème me parait la porte ouverte vers le"MUR des LAMENTATIONS"........JE REPETE L'EXPATRIATION  CE N'EST PAS CAYENNE.

ENTIEREMENT D'ACCORD AVEC TOI.Ce n'est pas une façon de résoudre ses problèmes.

jE te comprends mais pose-toi la question:ai je vraiment envie de changer d'univers(linguistique,relationnel,culturel,alimentaire,.......)
Cordialement

Bonjour,

On peut être bien dans sa tête et surestimer sa capacité à "vivre ailleurs" selon l'endroit, la culture, la langue.
J'ai souvent rencontré des "ensablés"...incapables pour des tas de raisons de faire marche arrière...
Ont-ils ce qu'on appelle le mal du pays...que leur manque-t-il ? Ils ne savent pas toujours répondre mais savent qu'ils sont malheureux...

Qui ne fait pas des erreurs de destination simplement pour 2 semaines des vacances...

Une amie française a eu un grand "ras-le-bol" après 6/7 ans de Belgique, pas pour une raison majeure mais une somme de petits détails qui lui rappelaient à quel point sa vie etait différente "chez elle"  :)

Il y a quelques années, à vrai dire, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, j'ai eu l'impression que la France s'enlisait, avec la création du ministère de l’identité nationale, et le pseudo débat du même nom. J'ai donc eu envie de quitter ce pays parce que je constatais beaucoup de xénophobie et me sentais personnellement visé. Je n'étais plus à l'aise dans cette France que pourtant j'aime et qui m'avait adopté. Je trouve insupportable le slogan remis à l’ordre du jour par l’ancien président : « Nos ancêtres les gaulois… ».  J'ai voulu m'exiler à Bruxelles. J'aurais choisi cette ville qui, francophone, est plus adaptée à mes compétences. Mais, finalement, j'y ai ressenti un autre nationalisme, non moins pénible. Le nationalisme néerlando-wallon, bien que très assumé par les deux camps par leur souci identitaire, décline en une impasse provinciale.

Néanmoins, je vis à Bruxelles pour le moment, mais en ancrant ma réflexion davantage dans le réel. Il me fallait aborder plus frontalement mes angoisses et celles des autres.
Pour avoir vécu dans plusieurs pays, je dirai que nulle part on n’est plus étranger qu’en France, nulle part on n’est mieux étranger qu’en France. Je rends donc hommage à la culture française qui m’a adopté, et qui n’est jamais plus française que quand elle se met en question, jusqu’à rire d’elle-même – et quelle vitalité dans ce rire ! – et à se lier aux autres.

Je ne vais pas me plaindre s’il i m’arrivait de nouveau d’aller ailleurs. Croyez-moi, si demain je devais quitter tout ce que j'adore et aller à Jakarta trouver un job, d'abord j'apprendrais l'indonésien, ce qui me ferait un bien énorme. Jamais je ne hurlerais : Dieu, comment as-tu pu me faire cette vacherie-là ? Le malheur aussi est passionnant.

Nous sommes les invités des hommes et de la vie, parfois les hôtes sont très moches, parfois ils sont plus généreux. J'habite en Belgique depuis deux ans, mais je ne suis pas l'un des leurs. Les gens comme moi ne seront jamais totalement acceptés, ou ils le sont tant qu’ils sont productifs, c’est-à-dire quand ils ont un job rémunéré, mais si on protège notre droit de ne pas être acceptés, alors je suis très reconnaissant.

En venant à Bruxelles, la question est de savoir ce que j’ai pu emporter. Je sais que j’ai emporté de moins en moins lourd. J’ai emporté du plus léger, du plus subtil. Vivre, c’est être parti et être tellement allégé qu’on en devient tout nu. Plus on acquiert la maturité, plus on se dénude. C’est beaucoup plus facile pour voyager. On n’a pas besoin de valise. Ma vie à Bruxelles me livre à l'inconnu, à l'imprévu, à l'infinité des possibles, voire même à l'impossible. J’ai certes perdu mes repères, la maîtrise, l'illusion de savoir mais j’essaie de creuser en moi une disposition hospitalière qui permet à l'exceptionnel de surgir.

Du coup, la liberté prend un sens aérien, prend un sens assez gai, assez joyeux. Au fond, le maître mot serait la joie. Moins le plaisir que la joie. La joie de penser, la joie de vivre, la joie d’avoir un corps, la joie de rencontrer les autres. La joie. Au fond, ma philosophie, c’est ça : la découverte de la splendeur de la joie.

Le sujet est difficile, je constate que plus on est jeune, plus on est dans un inconnu mal maitrisé et que c'est l'expérience, le temps, qui fait qu'on pense moins à la nostalgie de son ancienne patrie, j'ai eu la chance de faire parti des baby boomer (ANNEES 1970), à ce moment il y avait le plein emploi, et un poste à Bruxelles, c'était une promotion de choix, évidemment maintenant l'âge d'or est un peu dépassé, et je comprends les désillusions de certains......

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