COVID-19 : situation au Maroc

Bonjour,

Aucun cas de coronavirus COVID-19 n'a été observé au Maroc à ce jour. Pour suivre l'évolution, le Ministère de la santé à mis en place un tableau actualisé en temps réel :

COVID-19-Veille sanitaire au Maroc

Par ailleurs, un numéro de téléphone a été mis en place, destiné essentiellement aux personnes de retour d'un pays dans lequel des cas ont été détectés :

08 01 00 47 47



Thierry
Animateur Maroc

Bonjour,

Le ministère de la Santé a annoncé avoir enregistré, lundi soir, un premier cas du nouveau COVID-19 confirmé au laboratoire de l’Institut Pasteur-Maroc, d’un ressortissant marocain résidant en Italie.
"L’état du patient, pris en charge et placé en quarantaine à l’hôpital Moulay Youssef de Casablanca, est stable” annonce le ministère.

Thierry
Animateur Maroc

Bonjour , l'Afrique du Nord est touché et le nombre de porteurs augmentent en France donc logiquement il augmentera en Afrique du nord aussi . Cordialement

Bonjour,

Le ministère marocain de la Santé a annoncé avoir enregistré, le 4 mars au soir, un deuxième cas du nouveau coronavirus confirmé au laboratoire de l’Institut Pasteur-Maroc. Il s’agit d’une Marocaine en provenance d’Italie.

Thierry
Animateur Maroc

Bonjour,

Le Ministère de la santé vient de supprimer les rallyes, raids et grands rassemblements dont les participants viennent de l’étranger.
L’organisateur vient d’en informer mon mari qui était inscrit à un rallye.

Cette décision fait peut-être suite à la panique d’hier à Agadir
https://www.bladi.net/touristes-europee … 65601.html

Bonjour,

Le ministère de la Santé vient d’annoncer un troisième cas de Coronavirus confirmé. Il s’agit d’un touriste Français arrivé à Marrakech le samedi 7 mars.

Thierry
Animateur Maroc

"Humour belge": cette blague d'un magasin bruxellois à propos du coronavirus

"2 Corona  (bières) achetées, 1 Mort Subite offerte", voilà la promotion d'un magasin bruxellois

merci pour l'infos

Bonjour,

Le ministère de la Santé a annoncé un premier décès lié au nouveau coronavirus au Maroc, une femme âgée de 89 ans décédée mardi à Casablanca.

La patiente qui a rendu l’âme vers 12H45 souffrait de maladies chroniques au niveau notamment de l’appareil respiratoire et du système cardiovasculaire, a précisé le ministère dans un communiqué.

A ce jour, le nombre total de cas suspectés est de 71 dont 68 testés négatifs et 3 positifs.

Thierry
Animateur Maroc

Bonjour,

Les contrôles sont stricts à l’arrivée au Maroc.

Hier soir, à l’aéroport d’Agadir, tous les passagers d’un vol venant de France ont été testés au niveau température corporelle.
En cas de fièvre, la personne serait dirigée directement à l’hôpital militaire pour un examen médical.

Bonjour,

Merci pour cette info, c'est bien qu'ils contrôlent ainsi (Et c'est mieux qu'en France !).

Si 1 ou 2 personnes sont fiévreuses, elles sont dirigées vers l'hôpital, mais tous les autres, qui du coup ont largement eu le temps d'être contaminées en 3 heures dans un espace confiné, on en fait quoi?

Thierry

« Si 1 ou 2 personnes sont fiévreuses, elles sont dirigées vers l'hôpital, mais tous les autres, qui du coup ont largement eu le temps d'être contaminées en 3 heures dans un espace confiné, on en fait quoi? »

Je l’ignore mais nous allons certainement le savoir bientôt car les 3 personnes françaises positives, arrivées à Marrakech, étaient depuis lundi dans un hôtel de 300 personnes.
Que vont faire les autorités ? La quarantaine pour tous ?

Dans un avion, les touristes sont dispatchés dans plusieurs hôtels...
C’est une gestion de crise bien complexe.

Bonsoir,

En effet, il s’agit de l’épouse et de la fille du touriste français testé positif à ce virus.

Le bilan ce soir pour le Maroc est donc de 6 cas confirmés dont 1 décès.

Thierry

Bonjour,

Un septième cas confirmé de contamination au nouveau coronavirus (Covid-19) a été enregistré au Maroc, annonce vendredi le ministère de la Santé. Il s'agit d'un citoyen marocain âgé de 39 ans arrivé à Casablanca le 4 mars en provenance d'Espagne.

Thierry
Animateur Maroc

Bonjour,
Voyager dans ce contexte pour son plaisir ou pour ne pas perdre l'argent de sa résa est
un comportement des plus irresponsable et ces personnes devraient être tenus pour responsable
et condamnées pour mise en danger de la vie d'autrui.
Cdt

"tenues"

Guérison au Maroc

Une bonne nouvelle tout de même pour cette personne !!

Bonjour,

Ce matin, le Maroc compte 8 cas confirmés, dont 1 personne décédée et 1 personne guérie.

Le huitième cas confirmé de contamination au nouveau coronavirus (Covid-19) a été enregistré au Maroc, annonce vendredi soir le ministère de la Santé.

Il s’agit d’une ressortissante française âgée de 64 ans arrivée à Taroudant le 2 mars en provenance de la France, ajoute le communiqué, précisant qu’après avoir présenté des symptômes respiratoires le 10 mars, elle a contacté « Allo Yakada ».

L’ équipe médicale, qui s’est déplacée au lieu de résidence de la ressortissante, a soupçonné la contamination de cette dernière par le coronavirus, note le communiqué, faisant savoir que les procédures sanitaires en vigueur ont été suivies pour effectuer les analyses au laboratoire de l’institut Pasteur-Maroc qui a confirmé la contamination.

La patiente est actuellement sous assistance médicale dans un hôpital d’Agadir où elle est prise en charge conformément aux mesures sanitaires en vigueur, souligne le communiqué.

(sources : Ministèrede la Santé et https://www.challenge.ma/covid-19-un-8e … oc-132209/)

Thierry
Animateur Maroc

Le nombre de cas confirmés augmente : cet après-midi, le Maroc compte 17 cas confirmés, dont 1 personne décédée et 1 personne guérie.

Ces personnes sont huit immigrés marocains établis en Espagne (4 cas), en Italie (3 cas) et en France (1 cas), qui sont entrés au Maroc entre le 24 février et le 12 mars 2020 dans les villes suivantes: Tétouan, Rabat, Casablanca, Fès et Khouribga.
L'autre cas a été enregistré à travers ses contacts avec une autre personne contaminée en provenance de l’étranger, dont l’infection avait été confirmée précédemment et qui se trouve toujours sous traitement.

Ce soir, 18 cas confirmés.

Le ministre de l’Equipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara, a été contrôlé positif au coronavirus, indique ce samedi un communiqué de son département, après son retour d’une mission officielle dans des pays européens.

Bonjour
Je suis français et j'ai la carte de résident (je suis à Tiznit depuis peu de temps).
Je n'ai pas de couverture médicale au Maroc mais seulement une en France ou je me rends régulièrement.
Je me pose la question de savoir s'il n'est pas plus prudent de rentrer en France plutôt que de rester à Tiznit.
Tout conseil / avis sera le bienvenu
Merci par avance

Bonjour,

En fait, vous n'avez maintenant pas d'autre choix que de rester au Maroc : plus aucun vol vers presque tous les pays d'europe, plus de bateaux dans les ports. Par voie de terre, la frontière avec l'Algérie est fermée. Reste éventuellement la route jusqu'à la Mauritanie, puis un vol Nouakchot-France, mais ce serait bien imprudent, car vous risquez pour le coup d'être bloqués en Mauritanie !

La seule possibilité pour quitter le Maroc est de trouver un vol vers une destination européenne encore desservie ou un autre pays, et de rejoindre la France depuis ce pays. En dehors du coût, ce n'est vraiment pas une bonne idée, car la situation évolue très vite, et en quelques heures vous risquez d'être bloquée bien loin de la France !

Thierry

Bonjour, d'après un groupe de motards qui viennent de passer, ,je cite :
"la seule option pour sortir du Maroc c’est Ceuta au nord, muni de votre passeport communauté européenne et d’un billet bateau !
Je viens de passer la frontière ce jour à midi"

Speedy31470 :

Bonjour, d'après un groupe de motards qui viennent de passer, ,je cite :
"la seule option pour sortir du Maroc c’est Ceuta au nord, muni de votre passeport communauté européenne et d’un billet bateau !
Je viens de passer la frontière ce jour à midi"

Bonjour,

C'est surprenant.

Le Maroc a fermé ses frontières avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, tôt dans la matinée de ce vendredi, pour prévenir la propagation du coronavirus.

Cette décision a été annoncée, jeudi, par les préfectures espagnoles de Ceuta et Melilla, deux enclaves situées dans le Nord du Maroc, et qui représentent les seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne.

Quant au billet de bateau, il ne sert pas à grand-chose, car tous les ports Marocains sont fermés aux bateaux de passagers depuis jeudi.

Thierry

Le Maroc maintenant 28 cas, dont un guéri et un décès.

Le chiffre a été publié directement sur le site du ministère de la Santé ainsi que sur sa page Facebook sans être précédé d'un communiqué comme cela se fait d'habitude.

Thierry

Mithié :
Speedy31470 :

Bonjour, d'après un groupe de motards qui viennent de passer, ,je cite :
"la seule option pour sortir du Maroc c’est Ceuta au nord, muni de votre passeport communauté européenne et d’un billet bateau !
Je viens de passer la frontière ce jour à midi"

Bonjour,
C'est surprenant.
Le Maroc a fermé ses frontières avec les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, tôt dans la matinée de ce vendredi, pour prévenir la propagation du coronavirus.
Cette décision a été annoncée, jeudi, par les préfectures espagnoles de Ceuta et Melilla, deux enclaves situées dans le Nord du Maroc, et qui représentent les seules frontières terrestres entre l’Afrique et l’Union européenne.
Quant au billet de bateau, il ne sert pas à grand-chose, car tous les ports Marocains sont fermés aux bateaux de passagers depuis jeudi.
Thierry

D'accord Thierry , tu es mieux placé que moi. Je ne faisais que citer une info vu sur Facebook sur un groupe auquel j'appartiens. Je crois que l'idée était de passer en Espagne sur Ceuta, puis de rejoindre le continent. Mais donc walou ! ;-)

Pas de problème.  :cheers:

Mais ça illustre bien l'importance de ne diffuser que des informations vérifiées auprès de sources fiables, surtout dans une période telle que nous la vivons actuellement.

Au Maroc, le coronavirus ne peut plus être stoppé, mais on peut encore sauver des vies,
Par Youssef Oulhote, docteur en épidémiologie et biostatistique, enseignant-chercheur à l’Université du Massachusetts et à l’École de Santé Publique de l’Université de Harvard (USA)
Pourquoi le Covid-19 est beaucoup plus dangereux que la grippe saisonnière ?
Le Coronavirus ou SARS-CoV-2 est un danger imminent pour le Maroc et son système de santé déjà fragile. Beaucoup de gens comparent ce virus à la grippe. Cependant, il faut retenir que le nombre de cas de grippe est réparti sur une période de huit mois ou plus, alors que les cas de Covid-19 augmentent de façon exponentielle au cours de quelques semaines, comme on l’observe actuellement.
On doit donc s’attendre à des dizaines de milliers de cas au Maroc dans les semaines à venir. Les projections les plus pessimistes indiquent que la maladie pourrait se transmettre à plus de la moitié de la population si des mesures préventives sérieuses ne sont pas prises immédiatement. Ces chiffres ne sont pas exagérés, et sont basés sur un taux de reproduction de base « R_0 » de 2 à 3. Autrement dit, l’hypothèse est que chaque personne infectée transmettrait le virus à 2 ou 3 autres personnes en moyenne, contre 1.3 pour la grippe. Dans une telle configuration, le nombre de cas devrait doubler tous les 2 à 3 jours. Autre fait inquiétant, la période d’incubation du virus est d’à peu près 5 jours en moyenne, mais peut varier largement de 2 à 14 jours, avec une période de latence (durant laquelle le malade ne présente aucun symptôme) d’environ 2 à 4 jours. Cela signifie que durant deux à trois jours, le malade peut être asymptomatique mais transmet quand même le virus. C’est une différence importante avec la grippe saisonnière, qui explique en partie le défi supplémentaire posé aux pouvoirs publics.
Enfin, le Covid-19 pose un défi sérieux dans la mesure où près de 10 à 20% des personnes infectées devront être hospitalisées, selon les derniers chiffres venus de Chine et Italie. Une partie non négligeable aura besoin de soins intensifs. Il est important de souligner qu’entre 60% et 80% des personnes infectées auront des symptômes comparables à ceux de la grippe et ne nécessiteront pas d’hospitalisation.
Le COVID-19, un vrai défi pour le système de santé, surtout dans les pays du Sud.
Le Maroc fera face à une situation sanitaire critique dans la gestion du Covid-19 parce que sa capacité hospitalière est très limitée. Le Maroc possède 1.1 lit pour 1000 habitants, et cette capacite n’a cessé de diminuer depuis les années 1960.
C’est beaucoup moins qu’en Italie (3,2), en Chine (4,2) en Algérie (1.9), et en Corée du Sud (12,3), qui ont tous connu des difficultés. L’information sur la capacité de pointe en termes de lits dans les soins intensifs et les appareils de ventilation disponibles est absente.
En se basant sur la limite inférieure des estimations actuelles proposées par l’ensemble des épidémiologistes en l’absence de mesures préventives adéquates, posons l’hypothèse que seulement 20% de la population adulte sera infectée (les estimations vont de 20 à 60%). Il est impératif de souligner que la majorité des cas ne sera probablement pas diagnostiquée, et que ces chiffres s’étaleront sur plusieurs mois.
Dans cette hypothèse, le Maroc aura environ 4 millions de cas (encore et pour ne pas être alarmiste, en absence de mesures préventives adéquates), dont à peu près 10% nécessiteront une hospitalisation. Nous aurons donc besoin de 400 000 lits d’hôpital, dont une partie significative aura besoin de soins intensifs et de ventilation. Or, le Maroc ne dispose actuellement que de 30 000 à 40 000 lits d’hôpitaux, soit 10 fois moins que nécessaire, en plus de la pénurie de médecins et de personnels hospitaliers. Dans ce cas, que faire ?
Les mesures préventives existent pour disperser la distribution des cas et ralentir (mais non pas stopper) la transmission
Il est maintenant trop tard pour contenir le virus, mais il existe cependant de nombreuses mesures préventives qui se sont avérées efficaces pour ralentir l’épidémie.
Les expériences historiques de pandémie, et dans le cas récent de la Corée du Sud, nous enseignent que ralentir l’épidémie est la meilleure stratégie à ce stade. Selon les experts de l’OMS, il faut tester le maximum de personnes, retracer l’origine de la transmission pour mettre en quarantaine toutes les personnes infectées. Le testing intensif, l’enquête et la quarantaine permettent de ralentir l’épidémie, ce qui est efficace pour trois raisons :
Une épidémie lente infectera au total moins de personnes ;
Le nombre total de cas sera distribué sur une durée plus longue, ce qui permet d’alléger le fardeau sur le système de santé ;
La distribution des cas dans le temps permet aussi au personnel hospitalier d’apprendre à soigner la maladie, voire de développer un vaccin.
Un exemple historique est celui de la grippe de 1918. La pandémie de grippe de 1918-1919 a été la plus meurtrière de l’histoire récente. Environ 40 millions de personnes sont décédées dans le monde. Aux Etats-Unis, 550 000 personnes y ont succombé, mais avec des disparités importantes selon les villes. La différence a tenu aux mesures préventives appliquées, et à quel moment. Dans l’exemple ci-dessous, la ville de Saint Louis a pris des mesures de confinement 6 jours avant Pittsburgh. La différence en termes de mortalité est de 358 pour 100 000 habitants à Saint Louis, contre 807 morts pour 100 000 habitants à Pittsburgh. Dans l’ensemble, les villes qui ont mis en œuvre des interventions plus tôt ont connu des retards associés dans le délai de pic de mortalité, des réductions de l’ampleur du pic de mortalité et une diminution de la charge de mortalité totale.

L'efficacité des mesures préventives à l’échelle de la population pendant l’épidémie de 1918 aux Etats-Unis, comparaison entre Saint Louis qui a instauré des mesures rapidement et Pittsburgh qui a attendu deux semaines. Source: Markel H et al. Nonpharmaceutical Interventions Implemented by US Cities During the 1918-1919 Influenza Pandemic. JAMA. 2007;298(6):644–654. doi:10.1001/jama.298.6.644
Aujourd’hui, les efforts doivent être dirigés vers le ralentissement de la propagation du virus, afin d’aplatir « la courbe épidémique  Chaque action pour la ralentir nous fait gagner du temps et réduit probablement la taille totale de l’épidémie. Parmi les mesures les plus efficaces figure la distanciation sociale :
Instaurer une procédure de testing intensif concentrée sur les poches de contamination, identifier les malades, tester leurs proches et instaurer des mesures de quarantaine ;
Toutes les entreprises pouvant travailler à distance doivent le faire immédiatement ;
Limiter la transmission en interdisant tous les rassemblements de population. Cela inclut les matchs de foot, les mariages et autres célébrations, les moussems, et les prières du vendredi. Les autres jours, il faut instaurer une distance de 2 mètres entre les fidèles dans les mosquées ;
Mettre en place un système de triage dans les hôpitaux, entrainer le plus de personnel sur les procédures à suivre, et mobiliser la population d’étudiants médecins ;
Stocker le matériel médical : masques, ventilateurs, produits d’hygiène ;
Essayer d’élargir la capacité hospitalière à travers la location d’hôtels, ou mise en place d’hôpitaux mobiles,
Instaurer des hotlines pour informer la population. Il faut s’attendre à un important volume d’appels de personnes suspectant une infection. Cela implique la formation rapide de téléconseillers aux mesures d’hygiène et de prévention nécessaires.
A l’échelle individuelle, les mesures à prendre sont :
En cas de suspicion, s’isoler du reste de la famille, appeler la hotline sans se déplacer à l’hôpital, sauf aggravation du cas ;
Éviter les cafés, les marchés, et les lieux à haute densité de population ;
Appliquer les mesures habituelles d’hygiène :
Laver régulièrement les mains au savon,
Couvrir les éternuements et la toux,
Ouvrir les fenêtres pour aérer,
Laver les poignées des portes quotidiennement,
Isoler les personnes susceptibles, incluant personnes âgées, les diabétiques, les malades cardiovasculaires, pulmonaires, cancer, et personnes immunodéficientes,
Volontariat : Si vous pouvez aider, faites-le. Faites un plan entre voisins pour vous entraider, faire les courses à tour de rôle, etc….
En ces jours incertains, la meilleure chose qui puisse nous arriver à la fin, c’est de nous dire que nous avons surréagi.
Cordialement

Le ministère de la Santé annonce ce lundi 16 mars que le bilan des cas confirmés de coronavirus passe à 29 au Maroc, sur 135 cas suspects analysés. Pas de communiqué pour l'instant.

Aucune précision n'a été donnée pour l'instant sur la nationalité ou la provenance du nouveau cas.

L'info a été diffusée par le service communication du ministère de la Santé auprès de la presse. Aucun communiqué n'a été publié.

(Source : https://medias24.com/cronavirus-nouveau … -8383.html)

Thierry

Bonjour, sauf que vols internationaux suspendus au Maroc, avions spéciaux pour les touristeshttps://information.tv5monde.com/info/coronavirus-vols-internationaux-suspendus-au-maroc-avions-speciaux-pour-les-touristes-351529

et annoncés par les journaux également.

Et pour SEBTA   le Maroc a prévu, de manière exceptionnelle, d’ouvrir dans la soirée du vendredi, deux passages frontaliers.https://www.bladi.net/maroc-frontiere-sebta-melilla,65991.html

Bonjour
Je vis entre La Balme de Sillingy ( Haute Savoie) et Essaouira. Je suis Psychologue à la retraite et par solidarité et bénévolat  je peux faire du soutien psychologique par vidéo conférence. Je le fais déjà au niveau de ma commune en France qui est un Cluster. Toujours par vidéo conférence car je suis un sujet à risque ( âge et maladie chronique)
Á savoir pour les marocains (es) qui souhaiteraient une aide, que je ne parle pas du tout arabe.
Je demande à l'administrateur de me dire si je peux communiquer mon numéro de téléphone.

Courage à vous tous et prenez bien soins de vous...

Jean Lou

Dardaine :

Bonjour
Je vis entre La Balme de Sillingy ( Haute Savoie) et Essaouira. Je suis Psychologue à la retraite et par solidarité et bénévolat  je peux faire du soutien psychologique par vidéo conférence. Je le fais déjà au niveau de ma commune en France qui est un Cluster. Toujours par vidéo conférence car je suis un sujet à risque ( âge et maladie chronique)
Á savoir pour les marocains (es) qui souhaiteraient une aide, que je ne parle pas du tout arabe.
Je demande à l'administrateur de me dire si je peux communiquer mon numéro de téléphone.

Courage à vous tous et prenez bien soins de vous...

Jean Lou

Bonjour,

Votre initiative est louable et fort sympathique.

Concernant votre N° de téléphone, si vous souhaitez le communiquer, ne le faites pas en public mais en MP. Ainsi ceux qui le souhaitent pourrons vous contacter facilement, sans risque pour vous.

Thierry
Animateur Maroc

Suite à ma proposition d’aide psychologique je pourrais vous donner mon numéro de téléphone par Message privé

amine1960 :

Au Maroc, le coronavirus ne peut plus être stoppé, mais on peut encore sauver des vies,
Par Youssef Oulhote, docteur en épidémiologie et biostatistique, enseignant-chercheur à l’Université du Massachusetts et à l’École de Santé Publique de l’Université de Harvard (USA)
Pourquoi le Covid-19 est beaucoup plus dangereux que la grippe saisonnière ?
Le Coronavirus ou SARS-CoV-2 est un danger imminent pour le Maroc et son système de santé déjà fragile. Beaucoup de gens comparent ce virus à la grippe. Cependant, il faut retenir que le nombre de cas de grippe est réparti sur une période de huit mois ou plus, alors que les cas de Covid-19 augmentent de façon exponentielle au cours de quelques semaines, comme on l’observe actuellement.
On doit donc s’attendre à des dizaines de milliers de cas au Maroc dans les semaines à venir. Les projections les plus pessimistes indiquent que la maladie pourrait se transmettre à plus de la moitié de la population si des mesures préventives sérieuses ne sont pas prises immédiatement. Ces chiffres ne sont pas exagérés, et sont basés sur un taux de reproduction de base « R_0 » de 2 à 3. Autrement dit, l’hypothèse est que chaque personne infectée transmettrait le virus à 2 ou 3 autres personnes en moyenne, contre 1.3 pour la grippe. Dans une telle configuration, le nombre de cas devrait doubler tous les 2 à 3 jours. Autre fait inquiétant, la période d’incubation du virus est d’à peu près 5 jours en moyenne, mais peut varier largement de 2 à 14 jours, avec une période de latence (durant laquelle le malade ne présente aucun symptôme) d’environ 2 à 4 jours. Cela signifie que durant deux à trois jours, le malade peut être asymptomatique mais transmet quand même le virus. C’est une différence importante avec la grippe saisonnière, qui explique en partie le défi supplémentaire posé aux pouvoirs publics.
Enfin, le Covid-19 pose un défi sérieux dans la mesure où près de 10 à 20% des personnes infectées devront être hospitalisées, selon les derniers chiffres venus de Chine et Italie. Une partie non négligeable aura besoin de soins intensifs. Il est important de souligner qu’entre 60% et 80% des personnes infectées auront des symptômes comparables à ceux de la grippe et ne nécessiteront pas d’hospitalisation.
Le COVID-19, un vrai défi pour le système de santé, surtout dans les pays du Sud.
Le Maroc fera face à une situation sanitaire critique dans la gestion du Covid-19 parce que sa capacité hospitalière est très limitée. Le Maroc possède 1.1 lit pour 1000 habitants, et cette capacite n’a cessé de diminuer depuis les années 1960.
C’est beaucoup moins qu’en Italie (3,2), en Chine (4,2) en Algérie (1.9), et en Corée du Sud (12,3), qui ont tous connu des difficultés. L’information sur la capacité de pointe en termes de lits dans les soins intensifs et les appareils de ventilation disponibles est absente.
En se basant sur la limite inférieure des estimations actuelles proposées par l’ensemble des épidémiologistes en l’absence de mesures préventives adéquates, posons l’hypothèse que seulement 20% de la population adulte sera infectée (les estimations vont de 20 à 60%). Il est impératif de souligner que la majorité des cas ne sera probablement pas diagnostiquée, et que ces chiffres s’étaleront sur plusieurs mois.
Dans cette hypothèse, le Maroc aura environ 4 millions de cas (encore et pour ne pas être alarmiste, en absence de mesures préventives adéquates), dont à peu près 10% nécessiteront une hospitalisation. Nous aurons donc besoin de 400 000 lits d’hôpital, dont une partie significative aura besoin de soins intensifs et de ventilation. Or, le Maroc ne dispose actuellement que de 30 000 à 40 000 lits d’hôpitaux, soit 10 fois moins que nécessaire, en plus de la pénurie de médecins et de personnels hospitaliers. Dans ce cas, que faire ?
Les mesures préventives existent pour disperser la distribution des cas et ralentir (mais non pas stopper) la transmission
Il est maintenant trop tard pour contenir le virus, mais il existe cependant de nombreuses mesures préventives qui se sont avérées efficaces pour ralentir l’épidémie.
Les expériences historiques de pandémie, et dans le cas récent de la Corée du Sud, nous enseignent que ralentir l’épidémie est la meilleure stratégie à ce stade. Selon les experts de l’OMS, il faut tester le maximum de personnes, retracer l’origine de la transmission pour mettre en quarantaine toutes les personnes infectées. Le testing intensif, l’enquête et la quarantaine permettent de ralentir l’épidémie, ce qui est efficace pour trois raisons :
Une épidémie lente infectera au total moins de personnes ;
Le nombre total de cas sera distribué sur une durée plus longue, ce qui permet d’alléger le fardeau sur le système de santé ;
La distribution des cas dans le temps permet aussi au personnel hospitalier d’apprendre à soigner la maladie, voire de développer un vaccin.
Un exemple historique est celui de la grippe de 1918. La pandémie de grippe de 1918-1919 a été la plus meurtrière de l’histoire récente. Environ 40 millions de personnes sont décédées dans le monde. Aux Etats-Unis, 550 000 personnes y ont succombé, mais avec des disparités importantes selon les villes. La différence a tenu aux mesures préventives appliquées, et à quel moment. Dans l’exemple ci-dessous, la ville de Saint Louis a pris des mesures de confinement 6 jours avant Pittsburgh. La différence en termes de mortalité est de 358 pour 100 000 habitants à Saint Louis, contre 807 morts pour 100 000 habitants à Pittsburgh. Dans l’ensemble, les villes qui ont mis en œuvre des interventions plus tôt ont connu des retards associés dans le délai de pic de mortalité, des réductions de l’ampleur du pic de mortalité et une diminution de la charge de mortalité totale.

L'efficacité des mesures préventives à l’échelle de la population pendant l’épidémie de 1918 aux Etats-Unis, comparaison entre Saint Louis qui a instauré des mesures rapidement et Pittsburgh qui a attendu deux semaines. Source: Markel H et al. Nonpharmaceutical Interventions Implemented by US Cities During the 1918-1919 Influenza Pandemic. JAMA. 2007;298(6):644–654. doi:10.1001/jama.298.6.644
Aujourd’hui, les efforts doivent être dirigés vers le ralentissement de la propagation du virus, afin d’aplatir « la courbe épidémique  Chaque action pour la ralentir nous fait gagner du temps et réduit probablement la taille totale de l’épidémie. Parmi les mesures les plus efficaces figure la distanciation sociale :
Instaurer une procédure de testing intensif concentrée sur les poches de contamination, identifier les malades, tester leurs proches et instaurer des mesures de quarantaine ;
Toutes les entreprises pouvant travailler à distance doivent le faire immédiatement ;
Limiter la transmission en interdisant tous les rassemblements de population. Cela inclut les matchs de foot, les mariages et autres célébrations, les moussems, et les prières du vendredi. Les autres jours, il faut instaurer une distance de 2 mètres entre les fidèles dans les mosquées ;
Mettre en place un système de triage dans les hôpitaux, entrainer le plus de personnel sur les procédures à suivre, et mobiliser la population d’étudiants médecins ;
Stocker le matériel médical : masques, ventilateurs, produits d’hygiène ;
Essayer d’élargir la capacité hospitalière à travers la location d’hôtels, ou mise en place d’hôpitaux mobiles,
Instaurer des hotlines pour informer la population. Il faut s’attendre à un important volume d’appels de personnes suspectant une infection. Cela implique la formation rapide de téléconseillers aux mesures d’hygiène et de prévention nécessaires.
A l’échelle individuelle, les mesures à prendre sont :
En cas de suspicion, s’isoler du reste de la famille, appeler la hotline sans se déplacer à l’hôpital, sauf aggravation du cas ;
Éviter les cafés, les marchés, et les lieux à haute densité de population ;
Appliquer les mesures habituelles d’hygiène :
Laver régulièrement les mains au savon,
Couvrir les éternuements et la toux,
Ouvrir les fenêtres pour aérer,
Laver les poignées des portes quotidiennement,
Isoler les personnes susceptibles, incluant personnes âgées, les diabétiques, les malades cardiovasculaires, pulmonaires, cancer, et personnes immunodéficientes,
Volontariat : Si vous pouvez aider, faites-le. Faites un plan entre voisins pour vous entraider, faire les courses à tour de rôle, etc….
En ces jours incertains, la meilleure chose qui puisse nous arriver à la fin, c’est de nous dire que nous avons surréagi.
Cordialement

Ya3tek Saha ya Amine,
Suis époustouflé par ce commentaire, le meilleur que j'ai lu sur ce sujet, car je suis  plusieurs forums sur Expat Blog.
Merci mille fois

Depuis l’apparition du Covid-19, les ventes de gels désinfectants pour les mains ont explosé, forçant plusieurs gouvernements, dont le gouvernement marocain, à prendre des mesures pour encadrer les prix et autoriser les pharmaciens d’officines à en produire eux-mêmes.
Facteurs d’infection
Bien qu’une étude récente a suggéré que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 peut se transmettre par les matières fécales, sa principale voie de propagation est similaire à celle d’autres infections respiratoires virales telles que le rhume ou la grippe : des gouttelettes chargées de virus projetées depuis la bouche ou le nez de personnes infectées contaminent les personnes saines situées à proximité.
Outre l’inhalation de gouttelettes, il est aussi possible de s’infecter en touchant une surface ou un objet contaminé par le virus, puis en portant ses mains à son visage, en particulier au niveau de la bouche ou du nez. Or nous nous touchons souvent le visage sans même nous en rendre compte : une étude réalisée en Nouvelle-Galles du Sud a montré que les gens y portent les mains environ 23 fois par heure.
Prévenir les risques
En matière d’hygiène des mains, la solution par excellence pour prévenir la propagation des maladies infectieuses demeure le lavage à l’eau et au savon (à l’eau chaude, et non à l’eau froide). Celui-ci permet en effet d’éliminer les films huileux qui recouvrent nos mains et qui hébergent parfois des microbes pathogènes.
Les désinfectants pour les mains peuvent eux aussi protéger contre ces microbes, en particulier dans les situations où l’eau et le savon ne sont pas disponibles. Des travaux ont en effet montré qu’ils s’avèrent efficaces pour diminuer non seulement le nombre, mais aussi les sortes de microbes présents sur les mains.
Il existe deux principaux types de désinfectants pour les mains : à base d’alcool et sans alcool. Les premiers contiennent des quantités et des types d’alcool (généralement de 60 à 95 % d’alcool isopropylique, d’éthanol ou de n-propanol). Dans les seconds, l’alcool est remplacé par des composés chimiques appelés ammoniums quaternaires (généralement du chlorure de benzalkonium). Ceux-ci peuvent réduire la quantité de microbes, mais sont moins efficaces que l’alcool, dont on sait qu’il est capable de tuer la plupart des germes.

Les désinfectants pour les mains à base d’alcool se sont avérés efficaces pour tuer non seulement de nombreux types de bactéries, y compris des staphylocoques multirésistants aux antibiotiques et des souches pathogènes d’Escherichia coli, mais aussi de nombreux virus, y compris le virus de la grippe A, rhinovirus, le virus de l’hépatite A, le VIH, et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).
Détruire les virus
L’alcool attaque et détruit la protéine d’enveloppe présente à la surface de certains virus, dont les coronavirus. Cette protéine est vitale pour la survie et la multiplication desdits virus.
Pour être capable de tuer la plupart des virus, un désinfectant pour les mains doit contenir au moins 60 % d’alcool. Les désinfectants pour les mains qui contiennent moins de 60 % d’alcool sont moins non seulement moins efficaces contre les virus, mais aussi contre les bactéries et les champignons ; ils ne font que réduire la croissance des germes au lieu de les tuer complètement.
En outre, même les désinfectants pour les mains contenant 60 % d’alcool ne sont pas capables d’éliminer tous les types de germes. Des études ont ainsi montré que pour éliminer les norovirus, responsables de gastro-entérites, ces désinfectants sont moins efficaces que le lavage des mains. Il en va de même dans le cas de Cryptosporidium (un parasite à l’origine de diarrhées), et de Clostridium difficile (une bactérie qui provoque problèmes intestinaux et diarrhée).
La pénurie de gels hydroalcooliques ayant conduit certaines personnes à essayer de fabriquer leurs propres désinfectants pour les mains, il est également important de savoir que ces produits pourraient ne pas être aussi efficaces que ceux disponibles sur le marché.
Par ailleurs, si vos mains sont couvertes de crasse, les laver avec de l’eau et du savon est plus efficace que d’utiliser des désinfectants pour les mains à base d’alcool. Des recherches ont en effet montré que l’effet détergent du savon et la friction durant le lavage se combinent pour réduire le nombre de microbes sur les mains, et enlever la saleté et les matières organiques.
Autre point important : avoir éternué ou toussé dans vos mains, une giclée de gel hydroalcoolique pourrait s’avérer insuffisante pour vous désinfecter les mains. En effet, ces dernières peuvent alors être souillées par du mucus, or celui-ci protège les microbes et pourrait limiter l’effet du désinfectant.

Cordialement

Coronavirus : combien de temps les surfaces restent-elles contaminées ?

Depuis le début de l'épidémie, les autorités sanitaires répètent et diffusent en masse les bons gestes à adopter : se laver les mains régulièrement, ne pas se faire la bise ou se serrer les mains pour dire bonjour etc. Mais outre le contact avec une personne atteinte, notamment par les gouttelettes de salive, le Coronavirus peut aussi se transmettre en touchant une surface contaminée. Selon une étude pré-publiée sur le site scientifique MedRxiv et menée par des chercheurs des National Institutes of Health, un Institut du gouvernement américain en charge de la recherche médicale, le virus a une durée de vie différente en fonction de la surface sur laquelle il se trouve.
Par exemple, sur le carton, il peut survivre 24 heures alors qu'il tient entre deux et trois jours sur une surface en acier ou en plastique. Le virus vit par ailleurs jusqu'à 4 heures sur le cuivre et jusqu'à trois heures dans l'air. Angela Rasmussen, virologue à l'université de Columbia tient à rassurer sur Twitter : la durée de vie sur le plastique est particulièrement longue mais les particules virales infectieuses se réduisent considérablement, jusqu'à 1000 fois à mesure que le temps passe. La spécialiste conseille de désinfecter régulièrement les poignées de portes et les comptoirs.
Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l'étude américaine ont pulvérisé des échantillons du Sars-CoV-2 sur plusieurs surfaces et ont comparé avec les résultats qui avaient été obtenus avec ceux du Sars-Cov-1, le virus à l'origine de l'épidémie du Sras en 2003. Et les résultats sont quasiment similaires. Mais à prendre avec des précautions tout de même : l'étude n'a pas encore été approuvée par un comité scientifique.

Coronavirus : à quelle température laver son linge pour éradiquer le virus ?

Précautions de base à adopter, à commencer par bien laver son linge pour se prémunir du Covid-19.
Les chercheurs ne savent pas encore combien de temps précisément le virus reste sur les surfaces et les tissus, rappelle Libération. Les études réalisées pour le SRAS avaient démontré que "les coronavirus peuvent persister sur les surfaces quelques heures à plusieurs jours", d’après les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
De quoi provoquer des contaminations rapides : il suffit de toucher une surface ou un vêtement infecté puis porter sa main à la bouche pour contracter le virus. Alors, comment s’en protéger ?

La chaleur, oui, le congélateur, non
La résistance à la chaleur des différents types de coronavirus a fait l'objet de plusieurs études depuis 2003. Cette famille de virus résisterait, jusqu’à un certain niveau, à des températures élevées. Le coronavirus perdrait son potentiel infectieux "à partir d’une exposition à 56 degrés pendant vingt à trente minutes ou à 65 degrés pendant cinq à dix minutes".

Cordialement

Ce soir, le bilan des cas confirmés de coronavirus passe à 37 au Maroc.

[at] Amine 1960,
Vous dites
"La résistance à la chaleur des différents types de coronavirus a fait l'objet de plusieurs études depuis 2003. Cette famille de virus résisterait, jusqu’à un certain niveau, à des températures élevées. Le coronavirus perdrait son potentiel infectieux "à partir d’une exposition à 56 degrés pendant vingt à trente minutes ou à 65 degrés pendant cinq à dix minutes".
Or, des médecins en France disent que la chaleur (ex Arabie Saoudite, épidémie de MERS ou SRAS) n'a pas réussi à éradiquer le virus......
A moins que  Les 65 °n'aient pas été atteints . Dans ce cas, le potentiel infectieux reste actif?

Bonjour,

Le SARS-CoV-2 diffère des autres coronavirus

Peut-on comparer l'épidémie du CoVid-19 à celles du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2002-2003 et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2012, causées elles aussi par des coronavirus ? "La fin de ces épidémies n’a rien à voir avec l’arrivée des beaux jours".
Le SRAS ne s’est pas propagé dans l’espèce parce que la barrière était trop forte, rappelle quant à lui Frédéric Tangy. L’épidémie s’est arrêtée rapidement quand on a réussi à stopper la transmission de l’animal vers l’homme, il y a eu beaucoup moins de cas qu’avec le coronavirus actuel. Quant au MERS, il continue de passer de l’espèce animale à l’homme, il y a encore aujourd’hui des cas régulièrement dans les pays chauds comme l’Arabie Saoudite ; néanmoins la transmission interhumaine reste rare. Là, on a quelque chose de nouveau : la transmission interhumaine est grande et il est possible que le nouveau coronavirus ne subisse pas la saisonnalité".
D’autant que des tests menés sur le coronavirus lié au SRAS ont montré qu’il était relativement résistant à la chaleur : il ne se dégrade totalement que lorsqu’il est exposé à une température de 56°C pendant 20 à 30 minutes, ou 65°C pendant 5 à 10 minutes. "Il est possible que le nouveau coronavirus soit moins sensible à la chaleur car il se transmet entre humains dans des pays actuellement chauds comme Singapour, l'Australie ou la Malaisie. Mais de toute façon, quand les deux hémisphères sont atteints, la saisonnalité ne veut rien dire !"
Le Covid-19 perd donc son potentiel infectieux à partir d’une exposition à 56 degrés pendant vingt à trente minutes ou à 65 degrés pendant cinq à dix minutes. C’est d’ailleurs de cette manière qu’est stérilisé le matériel, indique une virologue du CHU de Lille, Anne Goffard.

Cordialement

Ce matin, le bilan des cas confirmés de coronavirus passe à 38 au Maroc, dont 2 décès et 1 guérison.

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