chômage : en Allemagne, la grande réforme de 2005 censurée

Chômage : en Allemagne, la grande réforme de 2005 censurée par la Cour constitutionnelle
Environ 5,6 millions de personnes touchent l'allocation chômage de longue durée en Allemagne.
Les sanctions prévues par la grande réforme de 2005 pour sanctionner les chômeurs de longue durée sont contraires au respect de leur dignité, a tranché, mardi 5 novembre, la Cour constitutionnelle allemande.

La loi permet pour l'heure de supprimer l'intégralité de l'allocation de 424 euros pendant 3 mois à un chômeur qui refuse par exemple une offre d'emploi. La Cour a décidé que ces coupes ne pourraient désormais plus excéder 30% de l'allocation , dite "Hartz IV". Cet arrêt a une forte portée juridique comme politique en Allemagne, tant les réformes menées en 2005 par Gerhard Schröder, alors chancelier social-démocrate, restent emblématiques de la volonté de combiner incitations et sanctions pour lutter contre le chômage.

5,6 MILLIONS DE CHÔMEURS DE LONGUE DURÉE

Le faible taux de chômage et la solidité du marché de l'emploi dans la première économie européenne masquent le fait que 5,6 millions de personnes percevaient l'an dernier l'allocation "Hartz IV", système dans lequel tout chômeur bascule après un an sans trouver d'emploi.

L'Agence fédérale pour l'emploi a dénombré l'an dernier 904.000 sanctions infligées pour non-respect des obligations imposées aux demandeurs d'emploi, touchant 441.000 personnes. Dans les trois quarts des cas, il s'agissait de la pénalité minimale portant sur 10% de l'allocation.

Mais la Cour constitutionnelle s'est trouvée saisie du cas d'un chômeur d'Erfurt, dans l'est de l'Allemagne, qui s'est vu amputer son allocation de 234,60 euros en 2014 après avoir refusé un poste de manutentionnaire et manqué son rendez-vous pour un essai dans la vente.

L'HÉRITAGE SCHRÖDER REMIS EN QUESTION

Cette décision survient au moment où les sociaux-démocrates, alliés minoritaires des conservateurs d'Angela Merkel au sein du gouvernement fédéral et en plein déclin politique, remettent en cause l'héritage des mesures Schröder, un sujet qui promet d'être âprement disputé lorsqu'ils éliront début décembre leur nouvelle direction.

Elle intervient aussi alors que les deux formations se disputent depuis des mois au sujet des retraites . Les sociaux-démocrates veulent supprimer en Allemagne les restrictions prévues au versement du minimum vieillesse, alors que les conservateurs entendent le conditionner à la situation financière des retraités.  https://www.boursorama.com/actualite-ec … 03bcb8c7ed
jean luc  ;)

PS:pour ma part ,je suis pour les sanctions lorsque les allocataires ne respect pas leurs obligation ,on voit le résultat en France , dans les chiffres donner par boursorama , il y a les refugiers qui ont obtenue un permit de sejours  et leur famille , des travailleurs pauvres et leur familles , c'est léquivalent du RSA français 

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