Je vous parle d'un temps que les jeunes de moins de vingt ans...

Parfois les expats ont des souvenirs d'antan qui resurgissent dans leur mémoire telles de vieilles photos jaunies.
Il en va ainsi de mon grand oncle qui travaillait dans les champs avec  ses deux chevaux de trait. Il avait des mains usées et déformées par le travail de toute une vie. C'était ce qu'on appelait un paysan.
Il tuait le cochon en hiver et fumait le jambon et les saucisses au bois de hêtre et sa femme était toute courbée sous le faix des années passées à travailler la terre, biner, piocher, ramasser la récolte de pommes de terre arracher les mauvaises herbes etc.
Il avait fait la guerre 14-18 à la bataille de la Marne et avait sauvé un copain blessé en le secourant et lui-même avait encore des éclats d'obus dans le corps bien après la guerre.
Il travaillait dur et leur seule ressource était la vente du lait de leurs deux vaches ou des oeufs de leur poules.
Mon grand oncle était le frère de ma grand-mère et il n'avait pas d'enfants. Sa seule distraction était d'aller à la messe le dimanche matin, jour qui lui permettait de mettre son costume, sa cravate et son chapeau. Il marchait fièrement avec les mains cachées derrière son dos.
Généralement il était en avance et s'arrêtait toujours chez ma mère qui habitait entre sa ferme et l'église du village.
C'était le parrain de ma mère et un jour alors qu'elle avait accouché d'un de ses six enfants, il lui avait fait cadeau d'un tableau qu'il avait peint lui-même et qui se trouve actuellement accroché à un mur de la mairie de la commune. Ce tableau que ma jeune soeur avait hérité de notre mère, elle l'a offert à la commune.
Et en voici la copie. C'est le seul tableau qu'à peint mon grand oncle.

https://i.ibb.co/hC9YScK/bouquet-de-roses.jpg

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