Européennes 2019

les Allemands ne veulent pas payer pour les autres

C  Les citoyens de l’Union européenne éliront fin mai leurs représentants. Comment nos voisins perçoivent-ils cette campagne ? Les Allemands, pour la plupart, s’en désintéressent complètement.

Pas l’ombre d’une affiche dans les rues. « Des élections européennes ? Quand ça ? » s’interroge Regina, une institutrice berlinoise sur la Friedrichstrasse, la grande allée commerçante de Berlin. Bien que les partis politiques aient déjà présenté leur programme, la plupart des Allemands se désintéressent complètement de cette campagne. « L’Allemagne va trop bien. Elle est dans l’autosatisfaction permanente. Les Allemands répètent aux autres pays : faites comme nous et tout ira bien », résume Frank Baasner, directeur de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg.

Pour leur campagne, les sociaux-démocrates (SPD) ont repris l’idée de Macron sur un salaire minimum européen. Le camp conservateur d’Angela Merkel espère surtout placer un des siens, Manfred Weber, au poste de président de la Commission européenne. Et la présidente du Parti chrétien-démocrate (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer, reste rigide face aux propositions françaises. Surtout pas de mutualisation des dettes ! « Dès qu’on parle aux Allemands de l’Europe, ils se crispent, ils ne veulent pas payer les déficits des autres », rappelle Frank Baasner.

N’ont-ils pourtant pas payé pour les autres en accueillant près d’un million de réfugiés sur leur territoire entre 2015 et 2016 ? « Je ne pense pas que ce soit une contribution à l’Europe. La démarche était purement humanitaire », estime le politologue.
Les conséquences du Brexit inquiètent

Néanmoins, l’UE remporte toujours l’adhésion d’une grande majorité d’Allemands comme le confirme le baromètre politique mensuel de la télévision publique (ARD). Près d’un sondé sur deux estime qu’elle profite à l’Allemagne (12 % seulement jugent que leur pays est perdant).

L’Allemagne craint surtout les conséquences du Brexit sur une économie dépendante des exportations et qui manifeste les premiers signes d’un essoufflement. La perspective d’une récession s’approche. « La sortie de la Grande-Bretagne est un sujet qui est sur toutes les lèvres », confirme Frank Baasner qui estime que l’enjeu du scrutin sera la mobilisation des électeurs.

En effet, les Allemands doivent voter en masse, s’ils veulent éviter une poussée du parti d’extrême droite AfD. Alternative pour l’Allemagne ne devrait pourtant pas dépasser, selon les sondages, le score qu’il avait obtenu aux élections fédérales de 2017 (12,6 %).
https://www.boursorama.com/actualite-ec … 9051c82c04
   .  jean luc  ;)


PS: non les allemands ne s'intérréssent pas á cette election , l'europe est trop loin des citoyens ,les députés  une fois elue on les voit plus

CDU-CSU, SPD, Verts... La plupart des partis allemands jouent la carte de l'Europe. Les populistes de l'AfD se démarquent en réclamant le « Dexit ».

https://www.lepoint.fr/images/2019/04/12/18389461lpw-18390435-article-jpg_6130525_660x281.jpg
Les panneaux électoraux pour les élections européennes fleurissent depuis quelques jours dans les rues de Berlin. Tous, à l'exception de ceux des populistes de l'AfD, affichent très clairement les couleurs de l'Europe. L'Union européenne reste une bonne carte à jouer dans un pays qui y est traditionnellement très attaché. Ni le cauchemar du Brexit, ni les querelles franco-allemandes, ni les crises diverses ne semblent éroder l'enthousiasme des Allemands. Pour preuve, le sondage publié il y a quelques jours par la Commission européenne : 54 % des Allemands font confiance à l'Union européenne. Mieux encore, les députés européens ont davantage la cote que les députés nationaux qui siègent au Bundestag.

Nul doute que les états-majors des partis allemands espèrent, le 26 mai, profiter d'un tel enthousiasme pour faire le plein de voix. En très mauvais état, les sociaux-démocrates misent sur une Europe sociale défendant la protection du travail et un salaire minimum à 12 euros de l'heure (au lieu de 9,19 aujourd'hui). « Ensemble pour rendre l'Europe plus forte », promet leur slogan. C'est la ministre de la Justice de la grande coalition, Katarina Barley, qui mène la bataille des européennes. Les derniers sondages créditent le SPD de 17 % des voix. À un mois et demi du scrutin, le parti serait donc en chute libre par rapport aux élections de 2014 où il engrangeait encore 27 % des suffrages.
Les Verts bien placés

La CDU d'Angela Merkel et d'Annegret Kramp-Karrenbauer, présidente du parti, met elle aussi le paquet sur l'Europe. Elle mise sur la stabilité et la bonne santé économique et rappelle aux jeunes générations que « la paix n'est pas une évidence ». La photo qui illustre ce slogan montre à gauche le Reichstag en ruine en 1945, à droite le Bundestag aujourd'hui, reconstruit avec sa coupole et un jeune couple paisible enlacé sur la pelouse. Sous-titre : « Pour l'avenir de l'Allemagne. Notre Europe, c'est la paix, de bonnes relations avec nos voisins et la défense de nos valeurs. » Les derniers sondages accordent 33 % des voix à la CDU, un léger mieux par rapport à 2014.

Les grands gagnants de ce scrutin risquent bien d'être les Verts qui, si l'on en croit les sondages, vont doubler leur mise, passant de 10,7 % des voix en 2014 (et 8,9 % aux législatives de septembre 2017) à 16 à 20 % le 26 mai. Les manifestations « Fridays for Future » qui ont propulsé le climat en tête des thèmes du débat public, l'interminable scandale du diesel, mais aussi l'occupation par les activistes de la forêt de Hambach située entre Aix-La-Chapelle et Cologne que le géant de l'électricité REW voulait raser pour exploiter le lignite du sol… tout cela a contribué au succès croissant des Verts et à la grande popularité de leurs dirigeants.
L'AfD à la traîne

Avec son slogan « L'Europe a besoin de l'alternative », l'AfD est le seul parti qui dénote. Les populistes risquent aussi de profiter de ce scrutin, mais moins que prévu il y a quelques mois encore. Les derniers sondages ont des allures de douche tiède pour ce parti qui exige le Dexit, la sortie de l'UE, si aucune réforme radicale n'intervient d'ici 2024. Les populistes, qui espéraient faire un raz-de-marée, ne sont crédités que de 11 % des suffrages. C'est moins que le résultat aux législatives. Mais c'est un bond en avant par rapport aux 7 % en 2014. Leurs dirigeants salis par de vilaines affaires de financement occulte et déchirés par d'incessantes querelles internes ne sont pas assez convaincants. L'AfD espère une grande alliance avec les extrêmes droites européennes.

Ce qui est sûr, c'est que la CDU-CSU et le SPD, ces deux gros tankers qui depuis la guerre se passaient la balle d'une élection à l'autre, continuent d'être très affaiblis. Le 26 mai, les Verts et l'AfD risquent de perturber une fois de plus le jeu bien huilé des deux grandes formations traditionnelles.  jean luc ;)

commentaire: la premiére chose que je voit c'est que le paris de gauche (die linke)  ni le FDP ne sont cités dans l'article ce qui est une faute grave , ces deux partis sont présent au parlement européen , quand le journaliste cite le foyssonnement des affiches , ils n'en est rien dans les länders ,chez moi aucun panneaux electoraux  , aucune réunion ,rien . les verts ont le vent en poupe notablement depuis mai 2016 oú ils ont remporter le bade -wurttemberg régions qui etais contrôler depuis 1949 par la CDU, tout au long   de l'année 2018 ils sont monter en puissance d'election en election , "friday  for future" a certe amplifier la progression des verts ,mais ils n' est pas á l'origine de la montée des verts  , ils ont su taire les divisions ,et montrer qu'ils pouvaient  gouverner ,comme il le font dans le  lande du bade- wurttemberg . jean luc  ;)

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