La langue de bois rond

Je viens à l'instant de regarder la télé... (oui, ça m'aide à digérer après le repas de midi ou à m'emporter dans une sieste réparatrice).
Donc je regardais un débat entre députés et politologues sur la chaîne Public Sénat.
Non pas que la politique m'intéresse car elle ne m'a jamais intéressé et je me félicite de pouvoir me vanter de n'avoir jamais été voter car j'ai toujours considéré qu'on est gouverné par des mamamouchis qui considèrent le vulgum pecus que je traduirai pour ceux qui n'ont jamais baillé comme moi pendant les cours de latin par la multitude ignorante ou les sans dents...  mais on peu également le traduire par les vulgaires pouilleux...  et vous aurez constaté que je reste poli par respect personnel car j'en fais partie).
Donc j'ai essayé mais sans succès de traduire la langue des mamamouchis politiques qui voulaient en démontrer avec force de masturbation intellectuelle qu'ils en avaient dans le ciboulot et que c'était à eux de dire leur vérité à ceux qui ne sont pas des leurs.
Donc  voici ce que j'ai réussi à entendre,
On parlait par exemple de la défiance de la rationalité... vous savez ce que cela veut dire en français? Pas moi.
Donc j'ai été consulter mon ami Googol et il m'a appris que la défiance c'est de la méfiance et que la rationalité c'est simplement un mot servant à définir et mesurer la capacité de raisonner. Donc la défiance de la rationalité veut simplement dire que les hommes politiques se méfient du raisonnement du vulgum pecus car ce dernier est incapable de raisonner comme eux car nous savons bien que les élus sont imbus de clairvoyance. Vous en voulez la preuve? Eh bien ils ont été élu par une majorité de citoyens... si un président de la république est élu avec 66 % des voix cela ne veut pas dire que 66% de la population a voté pour lui mais que ce n'est que 66% sur la moitié des français qui ont été voter sans compter ceux qui ont réellement voté juste pour faire barrage à l'autre candidat car ils n'avaient plus le choix c'était mourir de soif dans un désir ou boire de l'eau empoisonnée.
J'ai entendu également que la république est pragmatique... vous avez certainement compris car tout le monde n'est pas aussi peu instruit que moi... donc j'ai consulté de nouveau mon ami Googol et il m'a appris que la république (qui est un mode de gouvernement par des mamamouchis élus) est pragmatique c'est à dire qui est réservé à ceux qui comprennent de quoi ils parlent: donc mon ami Googol s'est coupé en quatre pour m'expliquer que la pragmatique est une branche de la linguistique qui s'intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu'en connaissant le contexte de leur emploi. Donc j'en conclue que le vulgus pecum ne sait pas de quoi il parle (circulez, il n'y a rien à voir !)

A suivre... au prochain numéro
http://www.leplacide.com/document/17-03-15-fillon-macron-marine-lepen.jpg

Jules Bourque Philosophe.

Xyloglossie, ou la langue de bois dans l'espace public.

La prévalence de ce type de discours creux, dans l'arène politique ou ailleurs, témoigne d'une vacuité culturelle et idéologique certaine et handicapante.

De même pour la censure qu'elle incarne.

Autrement dit, la langue de bois est celle par excellence de l'inaction, du déni et de l'indifférence.

C'est la langue aussi de la non-pensée et du non-débat.

Si nos débats publics manquent trop souvent de vitalité, de profondeur et d'attrait intellectuel, ce qui est dommageable pour l'espèce humaine, c'est en raison notamment d'une forme langagière facilement identifiable, nommée langue de bois.
Une langue dont la raison d'être est d'être insignifiante.
Or le langage insignifiant ne mène à rien, n'invente rien, ne résout rien.
L'expression parler pour ne rien dire résume d'ailleurs parfaitement la substance et la valeur de cette langue.
C'est une langue nulle.

Exemple: «Idéalement nous devrions nous concerter afin d'étudier l'ensemble des possibilités se trouvant devant nous dans l'espoir de trouver une solution satisfaisante et légitime, susceptible par ailleurs et autant que possible d'être bien reçue par les principaux intervenants». :par:

Évidemment. Cela va sans dire.
Mais sinon? On tourne en rond. Bref, celui qui parle ainsi tergiverse ou débute comme sous-ministre adjoint.
Il aurait au moins pu raccourcir sa phrase.
D'où l'ineptie d'un pareil énoncé, et cette définition: la langue de bois, c'est l'art de ne rien dire en disant pourtant quelque chose.
Il y faut donc, oui, un certain talent, mais ô combien sophistique et décevant.
Un langage simple et grossier, mais parlant, vaut toujours mieux.

La prévalence de ce type de discours creux, dans l'arène politique ou ailleurs, témoigne d'une vacuité culturelle et idéologique certaine et handicapante.
De même pour la censure qu'elle incarne.
Autrement dit, la langue de bois est celle par excellence de l'inaction, du déni et de l'indifférence. C'est la langue aussi de la non-pensée et du non-débat.
Ainsi la langue de bois, française, allemande, russe ou grecque, est stérilisante et appauvrissante car, non contente de n'enrichir rien, elle appauvrit même ce qu'elle touche.
Minimiser, édulcorer, affadir, c'est son travail, alors qu'une langue, sauf exception protocolaire, c'est fait pour éveiller, colorer, instruire et progresser.

Inquiétante aussi est cette tendance voulant qu'on doive proscrire tout propos radical, ou le reformuler en novlangue politiquement correcte.
Encore ici, merci à l'influence décolorante de la langue de bois et à ses adeptes qui tiennent le franc-parler pour un acte vulgaire, alors qu'il est libérateur.
Même les points d'exclamation en deviennent suspects.
Un point d'exclamation! Vraiment, c'est trop fort, trop subjectif, trop direct...non, ça pourrait blesser le lecteur...

Qu'on soit pour ou contre une doctrine, une idée ou une nouvelle loi, l'idéal reste toujours d'étayer clairement et solidement ses positions afin d'alimenter la réflexion indépendante du lecteur ou de l'auditeur.
Ainsi rend-on un service public nonobstant ses propres opinions.
L'essentiel étant de nourrir son prochain en arguments, en idées, en nuances, en connaissances. Tâche philanthropique que peut seul performer un langage clair et chargé de sens.

Évidemment, le laconisme et les platitudes propres à la xyloglossie ont leur place en société.
Les fonctionnaires et notaires n'ont pas à communiquer en style burlesque, et personne ne demande au ministre de la Culture d'annoncer des coupures (en langue de bois: des restrictions budgétaires, beaucoup moins douloureux...) en plaisantant.
Les protocoles et la bureaucratie exigent ordinairement des discours monotones et figés. N'empêche que plus de signifiance et d'ardeur stylistique seraient parfois bienvenues, même dans l'écriture des contrats commerciaux...

Il faut donc souhaiter que cette sous-langue soporifique reste sagement à sa place et n'envahisse pas comme une mauvaise herbe l'espace du débat public, de l'enseignement ou du journalisme.

Qu'elle n'aille pas contaminer les terres de la philosophie, de l'art et des nécessaires polémiques.

Pour le reste, essayons d'enseigner plus clairement aux jeunes la critique de cette langue amorphe, mais surtout les bienfaits, privés et publics, de tout langage clair, précis, signifiant et vivant.

La robustesse et la durabilité de toute culture en dépendent.
Une culture naît, grandit, stagne, périclite et meurt avec sa langue.

Souvenons-nous enfin que la démocratie est essentiellement, avant même d'être une forme de gouvernement, une dispute idéologique permanente et une discorde populaire civilisée, donc écrite et parlée.
Une dispute s'alimentant de joutes verbales, de tolérances réciproques et de confrontations intellectuelles, tandis que la langue de bois peut très bien, avec et comme le silence, faire le lit des régimes anti-démocratiques.

Son pouvoir, désireux d'endormir l'esprit et d'outrepasser l'intelligence, est immense et historiquement avéré.

D'où vient qu'Étiemble a eu raison d'écrire, quoique par hyperbole, cette phrase d'une splendeur philosophique incontestable: «une médiocre prose cléricale, c'est tout; c'est tout le totalitarisme». :cool:

Bon, comme j'étais un peu fatigué pour expliquer la langue de bois des hommes politiques et que Joël m'a coupé l'herbe sous le clavier, je me suis donné un peu de temps car si le temps ne se compte pas en argent comptant pour moi, il me donne plus de satisfaction que me donnerait beaucoup d'argent.
Donc à un certain moment le discours a dérapé sur le corps intermédiaire et sur l'espace temps...
Donc commençant par  le corps intermédiaire qui n'est pas comme on pourrait le penser en bon français la partie du corps qui se trouve entre la tête et les jambes... quoique.
Donc si on considère que la tête fait partie de l'oligarchie qui gouverne le vulgum pecus (non ! si vous ne savez pas ce que cela veut dire voir dans mon texte précédent). Donc la tête pense et le vulgum pecus marche tant qu'il peut...  et entre les deux, vous avez ceux qui savent nager en eaux troubles et qui pensent à votre place car ce sont eux qui vous ont offert les congés payés, le beurre, l'argent du beurre, les faveurs de la crémière qui ressemble à une déesse callypige et les félicitation de son mari. De quoi nous plaignons-nous? nous avons même obtenu grâce au corps intermédiaire d'être payé à rien foutre le cul dans le canapé à nous gaver de bière en regardant des types courir après un ballon ou mieux encore en balançant la tête de gauche à droite pour suivre les rebonds d'un balle jaune qui rebondit sur deux raquettes de tennis. En s'écriant à chaque victoire "On a gagnééééé !"
Bon passons pour ne pas vexer ceux qui étaient syndiqués et qui ne savent peut-être pas que les syndicats disposent d'une colossale cagnotte de 4 milliards d'euros par an. Pour quoi faire? Pour payer les chômeurs? (https://www.valeursactuelles.com/politi … cats-30498 )
Oh ! que je suis vilain de dénoncer ceux qui se décarcassent pour le bien du pecus vulgum...
Passons donc à l'espace temps. Mon ami Googol qui ne me laisse jamais en plan m'a donc appris que l'espace-temps en physique représentait mathématiquement deux notions inséparables et qui s'influent l'un et l'autre en réalité ce serait deux versions vues sous un angle différent d'une même entité. Soit un hyperespace, une distorsions spatio-temporelles.
Je m'imagine que si l'espace est une feuille de papier et que si on la plie les deux bouts qui étaient séparés de 27 cm sont collés finalement  l'un contre l'autre. Détrompez-moi ! ne nous diraient-on pas tout? Y aurait-il des mystères cachés en politique?
A suivre car j'en ai encore une page entière que j'ai réussi à capter.

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