Convaincre un employeur au Canada

Bonjour à toutes et à tous,

Chercher un emploi au Canada impose de prendre connaissance et de s'adapter aux spécificités du marché de l'emploi local. Pour que votre recherche soit efficace, nous vous proposons de partager vos conseils pour convaincre un recruteur au Canada.

De l'envoi de sa candidature à l'entretien, comment se démarquer des autres candidats ?

Comment s'adapter aux différents types d'entretiens (formel, au cours d'un déjeuner, par visioconférence, etc.) ?

Quelles sont les spécificités culturelles à prendre en compte ?

Quels sont les faux-pas à éviter ?

Partagez votre expérience, en racontant ce qui a fonctionné (ou pas !) lors de votre recherche d'emploi au Canada.

Merci,

Priscilla

Whaou...

Exellent sujet pour lequel j'ai encore beaucoup à apprendre.
Pour l'instant de mon expérience je pourrait dire :

- Ne pas oublier les références.
Que ce soit une lettre de référence ou un ancien employeur à contacter on nous les demande à chaque fois. C'est encore mieux si l'une d'entre elles est Canadienne.

- Avoir le meilleur niveau d'Anglais possible (Nous sommes en Colombie Britannique).
Note : être bilingue est vu comme un atout

- Savoir qu'un extrait de casier judiciaire peut être demandé, même pour des "petits jobs" et ne pas s'y opposer.

- Pour certains métiers chaque province peut avoir des exigences comme avoir certains certificats. Par exemple en BC pour travailler en restaurations (tous types) il faut passer le "Food Safe Certificate"

Voilà ce à quoi je pense mais je serais intéressée d'en apprendre plus de la part d'autres membres de la communauté...

Comme toute entrevue il faut montrer le meilleur de soi et bien être à l'écoute.
Pour un francophone il faut juste s'habituer au langage particulier de certaines job( termes techniques différents ), mais les employeurs nous font rarement ombrage de cela.
J'ai eu la chance d'être bien préparé par le sanc (aide aux néo canadiens ) de Sherbrooke.

En France ou au Canada, j'ai rarement obtenu du travail via une entrevue ou du moins au moment de passer l'entrevue l'affaire était plus ou moins déjà réglée avant. J'ai fait 1 seule entrevue très formelle qui a duré 2h avec questions dans les 2 langues, présentation à planifier au préalable etc... mais là encore c'était gagné d'avance à 99%. Je connaissais les recruteurs depuis 4 ans, les autres candidats inconnus n'ont même pas été passé en entrevue. Un jour un employeur m'avait même donné rendez-vous à un Tim Hortons, 20 minutes plus tard on visitait le lieu de travail et 2 jours après je devais commencer. 
Je raconte ça car c'est avant tout par réseau que ça fonctionne. L'employeur en question avait eu mon nom par une amie qui avait travaillé pour lui, qui partait et qui savait que je pouvais la remplacer. C'était pourtant un emploi qualifié et hyper régulé pour lequel je n'avais pas encore tous mes papiers d'immigration. Les recruteurs sont toujours plus rassurés par quelqu'un qu'ils connaissent ou qui a une référence de quelqu'un qu'ils connaissent bien. Pour tous les emplois non qualifiés que j'ai eu (salaire minimum yeah), je connaissais directement le patron. Un beau parent, des proprios, les parents d'un ami etc...
Alors allez rencontrer des gens qui travaillent dans votre domaine, des anciens amis de lycée ou de fac, discutez, échangez et soyez juste amis. Ils vous apporteront peut-être une opportunité ou vous présenteront quelqu'un qui le fera. Sérieusement, soyez sociable avec tout le monde. Votre proprio, votre voisin, le gars qui ramasse vos poubelles... Ça ne veut pas dire d'inviter tous ces gens à boire un verre. Ça veut dire de leur rendre des petits services à votre portée quand vous le pouvez et d'être juste agréable. Votre vie sociale c'est votre Pôle Emploi et société d'Interim en mieux. Je ne vous dis pas d'être hypocrite. Si vous n'aimez vraiment pas la personne, n'insistez pas. Mais ayez des relations qui vous mènent quelque part, pas juste en boîte de nuit ou dans les bars. Une seule fois j'ai cherché du travail à proprement parler en envoyant CV et lettres dans le vide et j'ai obtenu une réponse car par hasard un ami (d'université) travaillait là-bas et a appris que je postulais et c'est comme ça que je me suis retrouvé en Alberta. Toutes les autres fois c'est mon téléphone qui a sonné avec une proposition.

Sinon, pour les formats des entrevues que ce soit en vidéoconférence ou en personne, ce sont les mêmes règles. Tester son matériel audio avant sur son ordi c'est l'équivalent de partir un peu plus tôt pour ne pas être coincé dans des bouchons. Arriver à l'heure, parler clairement etc...

Maintenant que je suis de l'autre côté de la table pendant les entrevues, voici un truc que j'aime de la part des candidats: répondre à la question précisément avec des exemples concrets. Surtout pour les candidats qui prétendent avoir de l'expérience. Parce que les réponses théoriques vagues tout le monde sait les donner. C'est même une bonne idée de venir avec des projets que vous avez réalisés (même si vous les avez déjà envoyés en postulant).

Espérant que ça aide.

Et c'est quoi ton poste ? ça fait combien de temps que tu es au Canada ?

Ça va faire 10 ans en septembre, 4 en Ontario et 6 en Alberta. Je suis directeur d'une école francophone. Et toi?

Bonjour,

Je souhaitais faire part de mon expérience personnelle au sujet d'un éventuel départ au Canada et plus précisément au Québec ;)
Je suis Johann, administrateur systèmes et réseaux depuis plus de 20 ans. Et je suis actuellement à "l'école" pour devenir Bac+4 en conception développement d'applications.

Cela reste compliqué pour passer la barrière du CSQ. Même si je suis C2 au TEF Canada, mon âge (46 ans) pèse lourd en ma défaveur pour l'obtention du CSQ.
J'ai eu plusieurs réponses d'employeurs au Québec (la province) mais à chaque fois ils me demandaient si j'avais le CSQ. Et malheureusement, les points qui me manquent pour le CSQ c'est justement une offre d'un employeur. Un peu le serpent qui se mord la queue.
Je ne baisse pas les bras et c'est aussi pour cela que j'ai décidé de partir dans le développement. Pour partir vers une compétence plus rare qui pourra peut-être intéresser un employeur prêt à passer le pas !

Bonjour Johann,

effectivement il faut soit travailler dans un domaine ultra recherché pour être recruter sans le CSQ, ou passer par la sélection d'une province du nord (Yukon ou Territoire du Nord-Ouest).  Recruter un étranger sur permis de travail demande trop de démarches à l'employeur. Il y a des règles à respecter comme un temps minimum d'affichage de l'annonce d'emploi qui doit être sans réponses d'un Canadien ou résident. Il faut que le poste soit évalué par un organisme gouvernementale comme ne pouvant pas être pourvu sur le marché de l'emploi local etc...

Essayez de voir les démarches exactes et de proposer à vos employeurs éventuels de les prendre en charge, puis de les leur expliquer (ils ne savent pas toujours tout ce qu'il faut faire). À la fin, vous faites la majeure partie du travail,  ils n'auront qu'un papier à signer et peut-être que ça les incitera. Je ne sais pas si ça vaut le coup et le coût de faire ça.

Merci beaucoup pour vos précisions ;)

bonsoir Johan,
j'ai exactement le même soucis que toi, sauf que je suis camerounais et vivant à Yaoundé. je suis un peu plus jeune que toi, 36 ans et je voulais profiter de ton expérience sur ces procédures d'immigration au canada.
Merci

Coucou Smaynill  :)

J'aimerais vraiment demander ton avis concernant mes prochaines recherches d'emploi en Alberta, particulièrement à Calgary (ou même Edmonton) :

J'ai 40 ans avec plus de 10 années d’expérience professionnelle en tant qu'ingénieur commercial et Consultant IT Senior au sein de compagnies telles que IBM, Ericsson ou encore Samsung. Mon épouse Emna à 32 ans avec un diplôme en biotechnologies médicales en poche, en plus de son boulot actuel (chargée d'études qualitatives Marketing).

Je compte présenter ma demande Entrée Express en désignant donc l'Alberta comme province de destination.

J'ai lu récemment que le PNP Alberta a invité une personne présente dans le bassin Entrée Express avec une note de 301, sachant qu'en général la note du dernier invité Entrée Express Canada est aux alentours de 450, voire un peu plus ces derniers mois.

Ma question est donc la suivante : j'ai une note de 428, penses-tu qu'une invitation à présenter une demande Express pour l'Alberta est possible en 2019 ?

Autre chose super importante à mes yeux : nous sommes tous 2 parfaitement bilingues avec de gros scores dans les tests de compétences Français et Anglais et voulons clairement faire une demande à travers le programme de Mobilité Francophone, mais je n'arrive pas à trouver le bon outil pour trouver les employeurs qui font partie de ce programme, histoire de prendre contact avec eux et de commencer à trouver un travail à travers ces employeurs inscrits au programme MF.

Et je constate enfin que dans le Document Check List pour le programme "Alberta Opportunity Stream", qu'il existe cette information :

"Labour market impact assessment(s) OR Evidence of Exemption :

Candidate only:
................................. blablabla .........

- If an LMIA does not exist, provide the documents to show the exemption used for the work permit (e.g. North American Free Trade Agreement, etc.). The best types of documents to provide are:

     • copy of letter to visa office requesting the exemption, or
     • approval from visa office stating the exemption
   

     • If you do not have one of these two documents, you can provide another document from IRCC demonstrating the exemption.

Penses-tu que le bureau des visas canadiens en France ou ailleurs est capable de délivrer ce genre de demande ou carrément d'accord concernant l'exemption LMIA ??

Je sais que ça fait beaucoup et je m'en excuse sincèrement, cela fait bien des semaines que je cherche des réponses à ces questions, sans succès malheureusement !! Je te dis mille mercis pour ton aide et tes lumières !!!

Bonjour,

pour les points y-a-t-il une province qui vous donne plus que 428? Votre épouse étant plus jeune, vous pouvez aussi essayer avec son profil puis faîtes la demande là où vous avez le plus de points.

En ce qui concerne la mobilité francophone, il n'y a pas de listes d'employeurs à ma connaissance. N'importe quel employeur peut y faire appel. Quand vous rencontrez un employeur intéressé par vous, il peut faire cette démarche qui facilite l'obtention d'un visa (plus besoin d'EIMT). Il faut que l'employeur explique dans le dossier pourquoi il a besoin d'un francophone.

En ce qui concerne le LMIA (ou EIMT en français), il faut d'abord avoir une offre d'emploi avant de déclencher ce processus. C'est l'employeur qui fait ça. La mobilité francophone permettrait de la contourner et ce serait ça votre exemption.
Les autres exemptions concernent des domaines professionnels précis couverts par des accords internationaux de libre échange genre NAFTA (l'ancienne ALENA renégociée récemment par Trump). L'employeur le sait s'il a le statut d'exemption. C'est lui qui vous fournit cette information. Encore une fois, la mobilité francophone est une bonne solution pour ça.

M

Merci pour tous ces conseils qui nous parlent vraiment! Nous arrivons le 10 juin prochain en Alberta et nous sommes toujours en recherche d'emploi... Nous sommes enseignants (professeure de français en école privée, professeur des écoles Education Nationale) tous les deux et mon mari a demandé le certificat d'enseignement albertain... En attendant, on frappe à toutes les portes mais cela reste compliqué pour le moment... On espère qu'une fois sur place, cela sera plus simple car nous pourrons nous déplacer et aller à la rencontre des personnes qui recrutent...

Bonjour Stephandco,

j'imagine que vous avez obtenu la résidence principale pour pouvoir venir travailler et demander un brevet d'enseignement. Vous devriez aussi demander le même brevet que votre mari. Pour un poste dans des villes comme Edmonton ou Calgary, il faut parfois passer par de la "suppléance". En gros faire des remplacements, se faire connaître ainsi et prendre le 1er contrat qui passe. À moins de tomber tout de suite sur une grosse opportunité. Dans les petites villes la main d'oeuvre est moins nombreuse donc c'est possible d'avoir un poste tout de suite.

Dans le système francophone il y a 4 conseils scolaires qui couvrent la province dans lesquels vous pouvez postuler: conseil du nord-ouest, conseil centre est, le centre nord et le francosud

Je sais que pôle emploi a des accords à l'international.
Mais honnêtement si la langue est pas une barrière privilégiez le côté canadien anglophone plutôt que le Québec qui se prend pour une élite et n'hésitera pas à vous le rappeler à coups de taxes.

Bonjour à tous

Nous arrivons fin juin avec nos 4 filles avec le pvt de ma femme
N’ayant pas PT j’espère qu’à la douane me donneront un PTO
J’ai cap carrosier avec et 10 ans d’expérience et responsable d’atelier

Ensuite j’ai ouvert mon garage en France vente d’automobile d’occasions.

Pensez-vous qu’il y’a de la demande dans ce secteur d’activité et le salaire en tant responsable d’atelier ou vendeur de voiture neuve ou occasion

Merci

Sisko

Sauf si les règlements ont changé, et là quelqu'un peut me corriger, mais avec le PVT de votre femme, vous n'aurez que le statut de touriste à votre arrivée. Pour pouvoir ne serait-ce qu'être éligible à une demande de permis de travail, il faut que votre épouse ait déjà un travail au Canada dans les catégories 0, A ou B. Est-ce le cas? Si oui, alors à la frontière avec toutes les preuves vous pouvez demander le permis ouvert (et payer les 250$ et quelques). Sinon, ne passez même pas la frontière avec un CV ou une clé USB qui contient un CV. Les douaniers rechercheront ça sur vous (épouse avec PVT et vous en touriste vous êtes suspect) et peuvent vous refuser l'entrée.

Thank you. :)

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