Psychologue - Psychothérapeute dans le Valais

Bonjour,

y'a-t-il des psychologues-psychothérapeutes français qui se sont expatriés dans le Valais en Suisse pour y exercer ?
J'ai reçu une offre d'emploi à 90.000 CHF brut par an et voulais savoir si cela correspond à un salaire "normal" de psy là-bas (4 ans d'expérience + titre de psychothérapeute) ? J'ai déjà parcouru différents sites mais rares sont ceux qui parlent de la santé mentale ! Ce salaire permet-il de bien vivre à deux (le temps que mon conjoint trouve également du travail) ?
Egalement je me questionne s'il fait mieux vivre du côté suisse ou français de la frontière ?
Quelqu'un pourrait-il me renseigner ?

Salut

Si tu réfléchis à la France ou la Suisse, j'en déduis que tu as une offre dans le Chablais (région de Monthey), car c'est la partie la plus accessible depuis la france :-)

Si l'offre émane d'un employeur étatique, c'est à dire du réseau soins Valais (RSV) (p. ex hopital de Malévoz), le salaire est sur la base d'un tableau de salaires et les marges de négociations ne sont pas très élevées. Eventuellement la négociation se fait sur la classe d'entrée, pas vraiment sur le salaire. Tu trouveras le tableau des salaires ici : tableau des salaires

Avec 90'000 CHF en Valais, tu vis bien. T'es dans la classe moyenne supérieure (pour 1 personne).

Quant à un salaire permettant de vivre à 2, ca dépend naturellement de votre train de vie. Il permet de vivre à 2 sans folies

Quant à ta question sur le pays de résidence, je ne peux pas te répondre, car je ne connais pas assez bien les différences.

Salut,

Merci pour ta réponse rapide !

L'offre est dans le privée et j'en déduis qu'elle n'est pas dans le RSV. Le salaire se négocie-t-il d'avantage dans le privé en Suisse ? Connais-tu le salaire auquel un psychologue-psychothérapeute peut prétendre dans le privé, y'a-t-il des tableaux également ?

En y réfléchissant, je me dis qu'habiter sur place, du côté Suisse, peut être plus sympa pour s'intégrer et vraiment trouver sa place dans ce nouvel univers :)

Encore merci !

Dans le privé, les salaires sont plus négociables. Bien que de nombreuses entreprises paient 13 salaires, parle en salaire annuel. Certaines société paient 12 salaires mais au final, le montant annuel est identique.

Tu trouveras un comparateur de salaire issu de l'office fédéral de la statistique. Ca te permet de te donner une idée. Dans ton cas, tu serais une personne avec permis B :
https://www.gate.bfs.admin.ch/salarium/ … tml#/start

Si tu habites en Suisse, il faudra t'habituer à entendre les chiffres suivants :
- septante (70)
- huitante (80)
- nonante (90)

Et le matin on déjeune, à midi on dîne et le soir on soupe :-) C'est une petite différence, mais si tu organises qqch avec des amis, précise tjrs l'heure pour éviter ce genre de malentendus :-)

Sion est très loin de la frontière et la vie est peu chère en valais et les impôts bas, vraiment mieux de vivre sur place.

Vraiment une super qualité de vie en Valais. C'est ma région préféré de Suisse. Peu chère, peu d'impôts, montagne, lac, la région la plus ensoleillé de Suisse....

Regardez cette petite  video de 3mn sur Sion
https://www.youtube.com/watch?v=VNqWai300TI&t=27s

et cet article du valais.

Le Valais devient la région la plus attractive pour habiter et investir

L’économie valaisanne vit une mutation spectaculaire et bouscule les préjugés les plus tenaces à l’heure de la digitalisation. Dans le canton, les biotechnologies et les PME exportatrices montent en puissance.
«Parfois le retard, c’est une chance. Cela peut obliger de sauter pour aller plus loin.» La personne qui s’exprime ainsi? Marc-André Berclaz, le patron de l’EPFL en Valais, lorsqu’on l’interroge sur l’image que véhicule parfois le canton: grégaire, clanique, ultraconservateur, un peu à la traîne sur le plan économique. Les poncifs habituels, quoi. La réalité est différente. L’école polytechnique a ouvert une antenne à Sion en 2015. Et le groupe chimique Lonza va investir 400 millions à Viège pour agrandir son complexe Ibex, qui soutient la fabrication de médicaments biotechnologiques.

Longtemps porté par le tourisme et la construction, le canton se profile désormais dans l’innovation: biotech, énergies renouvelables et sciences de l’environnement. «L’industrie est le véritable moteur de notre croissance, plus que le tourisme et l’agriculture. Les biotechnologies et la chimie ainsi que les PME tournées vers l’exportation sont déterminantes. Ces dernières sont actives aussi bien dans la mécanique, le décolletage, le médical que l’horlogerie», détaille Christophe Darbellay, chef du Département de l’économie et de la formation du canton du Valais.

Les souvenirs douloureux de l’effritement d’Alusuisse à Sierre s’estompent. La digitalisation de l’économie bouleverse les pratiques. «Avec le digital, les distances sont gommées», souligne Marc-André Berclaz. L’absence d’un aéroport international pèse moins que par le passé. Les gérants de hedge funds de Verbier ou le Groupe Mutuel à Martigny ont de beaux jours devant eux. Lui voit le Valais comme un laboratoire du futur à ciel ouvert: «Il y a de nombreux produits à inventer, ici, au cœur des Alpes.» Le réchauffement climatique change la donne. La capacité à développer des solutions sera clé. L’extrême diversité de la région, où l’on passe de 400 à 4000 mètres d’altitude, pousse à la créativité. «La capacité à réagir à la nature sera essentielle au XXIe siècle.»

L’EPFL veut marquer le Valais de son empreinte. Plus de 100 millions de francs y sont investis jusqu’en 2022. «À terme, 200 chercheurs travailleront sur les énergies renouvelables, 180 sur le réchauffement climatique et ses conséquences dans l’environnement alpin, et une trentaine sur le vieillissement et la santé.» L’objectif est de permettre à un maximum de jeunes entreprises d’émerger.

Les premiers fruits commencent à tomber sous forme de spin-off de l’EPFL: Sensàsion, spécialiste en électrochimie et microcapteurs, et ExerGo, présent dans le conseil énergétique, ont vu le jour. Demain, les cellules solaires à cristaux du professeur Nazeeruddin, véritable rupture technologique dans le domaine, permettront de lancer une nouvelle jeune pousse. Bref, les choses bougent à Sion.

Mais l’EPFL n’est pas seule. Elle travaille en étroite collaboration avec l’incubateur de la fondation The Ark, l’outil cantonal de développement économique, et la HES sur le campus sédunois Energypolis. «L’idée est de passer de la recherche fondamentale à la valorisation», précise le patron de L’EPFL. «Notre force est que si une entreprise vient nous voir avec un problème donné, nous pouvons faire le lien avec l’EPFL ou la HES si nécessaire, puis l’accompagner sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur», ajoute Jean-Albert Ferrez, président de The Ark.

Le Valais fourmille de projets dans le high-tech. L’année dernière, The Ark a soutenu septante entrepreneurs, de la start-up à la PME. Les sites de la fondation sont multiples le long de la plaine du Rhône: biotechnologies à Viège et Monthey, axés sur l’intelligence artificielle à Martigny, la phytopharma à Conthey, l’énergie à Sion et en Entremont, ou encore sur l’informatique à Sierre. «Plus de 120 entreprises sont hébergées sur nos sites.» Ces synergies sont importantes pour soutenir la croissance, car le PIB valaisan ne figure pas dans le haut du classement suisse.


Le canton a un autre atout dans sa manche. En matière de revenu disponible, il fait la course en tête en Suisse romande. Cela s’explique: les loyers sont attractifs, le prix de l’immobilier est raisonnable, l’assurance maladie demeure parmi les meilleur marché de Suisse et les allocations familiales sont intéressantes. «Le Valais est un eldorado en termes de pouvoir d’achat», confirme Christophe Darbellay.

Une fiscalité très intéressante pour les petites PME

La suite? Le canton ne veut pas rater le virage de la réforme de la fiscalité (PF17) des entreprises, visant à garantir la compétitivité de la Suisse. «On sera dans le coup. Il faut savoir que les petites PME, qui dégagent moins de 150 000 francs de bénéfice, connaissent déjà un régime très attractif avec un taux d’imposition d’un peu plus de 12%, précise Christophe Darbellay. Pour les multinationales, nous devrions passer de 21% à environ 16% lorsque le PF17 entrera en vigueur.» Pas très loin des 13% de l’arc lémanique pour ces dernières.

Le Valais a aussi mis le paquet sur l’éducation, au sens large du terme. «Nous avons un gros volume de développement de projets en recherche appliquée», confie François Seppey, directeur général de HES-SO Valais-Wallis, qui compte 2500 étudiants. Du tourisme, en passant par la santé, les technologies du vivant, les systèmes industriels, le travail social, l’informatique ou encore le management, la HES a lancé plus de 1000 projets ces dernières années. «Un volume très important par rapport à la taille de notre économie.» Les compétences demandées par l’économie locale augmentent, ce qui va pousser les gens formés à s’établir ou à revenir en Valais.

La typologie des jeunes pousses soutenues par The Ark, soit 157 projets depuis 2004, va dans ce sens. Le canton attire en effet largement au-delà de ses frontières: 37% des projets étaient le fruit de Valaisans, 29% de Confédérés, 22% d’Européens et 12% de non-Européens. «La qualité de vie joue un rôle de plus en plus important pour attirer des talents», ajoute Christophe Darbellay. Avec 300 jours de soleil par an, la petite arvine et le ski, le Valais paraît correctement outillé.

Des loyers très attrayants

Le canton n’a pas de peine à loger les intéressés. Les caisses de pension ont construit massivement de Monthey à Sierre depuis une dizaine d’années. Le taux de logements vacants est même très élevé. Il atteint 2,3%, alors qu’un taux de 1,2% est celui d’un marché à l’équilibre. Résultat: le prix des logements est très attrayant.

Le groupe de chimie Lonza se renforce à Viège? La qualité de la main-d’œuvre locale s’est avérée primordiale pour devancer Singapour et l’Irlande, qui se trouvaient aussi sur les rangs pour accueillir la multinationale. «Bien formés, les gens s’investissent dans leur travail et sont prêts à ne pas compter leurs heures si nécessaire», relève Christophe Darbellay. La disponibilité du terrain a aussi constitué un élément important.

«L’immobilier reste un levier de promotion déterminant dans le canton», confie Patrick Blatter, responsable de la promotion économique de Sierre.

En termes d’image, le Valais reste pourtant considéré comme un canton clanique, jouant parfois avec la loi. À l’image des chalets construits illicitement à Verbier, après l’adoption de la Lex Weber sur les résidences secondaires, sans que la commune ne réagisse. «L’importance de ce phénomène diminue. J’ai parfois subi en politique ce côté grégaire, et l’on peut vivre avec. Je note aussi que des clans existent à Genève, Zurich ou dans le canton de Vaud, mais qu’ils prennent simplement des formes différentes», rétorque Christophe Darbellay. Peut-être la fin d’une époque.

Les Valaisans reviennent de plus en plus, irrépressiblement happés par leur canton d’origine
Leurs profils sont différents, mais ils ont une chose en commun. Après avoir travaillé à Genève, Lausanne ou à l’étranger, ces Valaisans d’origine ont décidé de revenir dans le canton poursuivre leur carrière. Trois parcours qui pourraient donner des idées à l’heure du numérique, où un ordinateur portable, un smartphone et une liaison internet suffisent souvent pour travailler loin des grandes villes.

Catherine Gay Menzel: architecte, bureau GayMenzel, à Monthey

Après des études en architecture à l’EPFZ, à Zurich, elle s’est formée à Bâle, Berlin ou New York. L’architecte a notamment participé au projet de la Philharmonie de l’Elbe, célèbre salle de concert de Hambourg, lorsqu’elle travaillait pour Herzog & De Meuron dans la cité rhénane. Pourquoi revenir? «Avec mon mari Götz Menzel, nous avions la volonté de nous mettre à notre compte, de devenir notre propre patron.»

Ils reprendront alors le bureau familial à Monthey en 2009. «En Suisse, il y a beaucoup de concours qui permettent de percer et donnent de la visibilité. C’est moins le cas en Allemagne.» Son bureau travaille à 90% sur des projets en Valais: Grand Hôtel du Cervin à Saint-Luc, halle de marché et arène de combat de reines de Goler, cycle d’orientation du Haut-Lac à Vouvry ou encore structures parasismiques à Monthey.

«Il y a une très bonne énergie aujourd’hui dans le canton.» Elle vante les mérites du réseautage. «Les rencontres sont faciles, les personnalités accessibles – des politiciens en passant par les gens de la culture – ce qui facilite les échanges entre personnes issues de différents métiers académiques.» Mère de deux enfants, elle voit son avenir quelque part entre Saint-Maurice et Monthey.

Marko Despot: éditeur, les éditions Noir sur Blanc

Après des études de droit à l’Université de Fribourg, il travaille longtemps dans le monde du livre à Lausanne. Avec sa femme interprète et leurs trois enfants, ils décident, il y a trois ans, de poser leurs valises à Saint-Pierre-de-Clages. Pourquoi? Là aussi, la facilité pour se loger et la qualité de vie ont été déterminantes. «Avec 600 000 francs, tu peux avoir une chouette maison retapée.» Un ordi et un téléphone lui suffisent pour travailler. «Et je ne suis qu’à une heure en train de Lausanne, où je retourne ponctuellement pour le boulot.» Son épouse aussi travaille depuis la maison.

L’épanouissement de leurs enfants au calme a pesé dans l’équation. «L’école publique est d’un très bon niveau.» L’éditeur note l’émergence de nouveaux pendulaires: «De plus en plus de Vaudois s’installent ici, tout en travaillant à Lausanne.» Lui non plus n’envisage pas de repartir.

Après un passage à l’Université de Genève dans les années 90, il travaille dans le transport et les banques à Genève: Finansbank, Morgan Stanley Capital International et UBS, notamment. Il passe plusieurs années en Russie pour le compte de la grande banque suisse avant de revenir à Genève. Le retour en Valais l’an dernier avec femme et enfants? «Une des motivations est le logement. Il est possible d’acquérir ici une belle propriété pour le prix d’un 4-pièces à Genève ou Lausanne.»

Mais son choix est aussi lié à la digitalisation de l’économie. «Avec internet et un téléphone, je peux travailler depuis n’importe où.» Sa clientèle internationale ne semble pas dérangée par son implantation valaisanne. «Mes clients adorent et passent à mon bureau de Sion lorsqu’ils se rendent à Zermatt ou dans d’autres stations de ski.» Lui retourne quelques jours par mois à Genève ou Zurich.

Il est particulièrement sensible à la qualité de vie offerte ici: «Le calme, les espaces, les rapports cordiaux entre les gens.» La vie culturelle s’est par ailleurs passablement étoffée dans le canton. «Il y a de nombreuses expositions, concerts, théâtres, c’était beaucoup moins le cas il y a une trentaine d’années.» Bref, il est revenu pour rester. (TDG)

https://www.24heures.ch/lematindimanche … y/17590630

Je vous ai envoyé un message privé

Sion est très loin de la frontière et la vie est peu chère en valais et les impôts bas, vraiment mieux de vivre sur place.

Fiscalement, le valais s'en sort mieux que d'autres cantons en Romandie, mais sur le plan suisse, il est plutôt dans la moyenne. Je ne dirai pas que c'est un endroit où les impôts sont bas, car ca n'a pas le taux d'imposition de Zoug ou Schwyz (ou tu peux payer 60% de moins qu'en Valais).

Après, selon le taux d'imposition qu'il y a en France, les impots suisses peuvent être vus comme "bas" :-)

Toutefois, je confirme que si ton employeur est à Sion, il vaut la peine de s'installer en Suisse. Et le Valais ne manque pas d'atouts pour offrir à ses habitants une belle qualité de vie, comme mentionnés dans le post d'Embedded :-)

Merci Sunny et merci Embedded pour toutes vos réponses très détaillées :)

ça me donne vraiment envie de venir sur place pour constater tout ça et prendre ma décision pour le fameux job :)

Mon père est belge donc j'ai déjà l'avantage de dire septante et nonante :D Le huitante sera un nouveau challenge tout comme le souper qui remplace le dîner français ! ^^

Avec mon homme nous avons regardé plusieurs vidéos de la région et elle est vraiment magnifique ! Nous avons hâte de visiter et de découvrir la région :))

Si tu mets les pieds dans le Valais, tu tomberas amoureuse de la région :-) Pour que tu te fasses une meilleure idée, il faut venir un des 300 jours (sur 365) où il y a du soleil :-)

Ahah on viendra pour un weekend entier, cela augmentera les chances de tomber sur au moins un des 300 jours de soleil :D

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