Temps d'essais au Québec avant immigration

Bonjour,
Nous sommes un couple avec un enfant de 5 ans. Nous avons comme projet d'immigrer au Québec dans un avenir proche.
Nous sommes très au fait des conditions d'immigration donc ce n'est pas le sujet.
Nous allons peut être organiser une année sabbatique et passer du temps au Québec histoire de tester la vie sur place avant de faire le grand saut.
J'ai vu que la durée maximum était de 6mois.
J'ai donc deux questions:
- est il possible de prolonger cette durée? Et comment?
- pourrons nous inscrire notre enfant à l'école pendant notre séjour?

Merci de vos reponses avisées.
sylvain

Prolonger la duree : oui , du moment que vous sortez deux trois jours du pays tous les six mois  , ainsi vous allez passer une fin de semaine aux états unis et vous revenez , vous avez alors un nouveau visa de six mois .
nous avons le meme cas que vous et avons inscrit notre enfant a l'ecole ( nous sommes au quebec depuis deux ans ) , il faut comme en France une multitude de renseignements a remplir mais on y arrive et l'enfant a une autorisation de 1an a renouveler ou il faut d'ailleurs tout recommencer .
Par contre pour nous les adultes , c'est vraiment de plus en plus dur et long , autour de nous cela frise les quatre cinq ans sans etre jamais sur !!!!! nous passons par des moments de decouragement !
encore des multitudes de papiers et pas mal d'argent !!!
Amoins que vous ayez un travail en arrivant , c'est l'ideal
Pour nous apres deux ans RIEN n' a avancé ! mais on y croit !
Prevoir pas mal de sous pour le debut , heureusement le dollar est favorable !
Le probleme est que sans carte de resident on ne peut travailler ! et donc pas non plus de couverture sociale surtout pour la maladie :
moyenne de temps quand on va chez un medecin pour une bagatelle : 3/4 heures d'attente , et obligation d'aller aux urgences  de l'hôpital !!!! en France , nous avons vraiment le meilleur systeme qui soit !!!!
sinon magnifique pays avec des gens tolerant et super acceuillant
bon courage
jean michel

Merci Jean Michel.
Quand vous dites un bon budget, à combien faites vous allusion?
Nous aurions 50000 € pour une année.
Nous avons dépassés l'âge pour le PVT et ne chercherons pas à travailler. Par contre, nous pourrions faire du bénévolat, ce qui comptera pour de possibles recherches d'emploi par la suite. Une année au QC vaut également d'être prioritaire pour la demande de résident permanent.
Dans quel cadre êtes vous aller au QC?

Encore merci
Sylvain

je suis parti au quebec le premier mois de ma retraite , et j'ai acheté une maison aussitôt pour concretiser mon projet , cela faisait plus de vingt ans que je passais mes vacances ici !
oui , 50000 me parait tres correct , car le dollar nous est super favorable , mais ce qui est important c'est apres que veut on faire !! encore une fois sans carte on ne peut travailler et le benevolat c'est bien mais cela ne nourrit pas !!
En ce moment le canada est tres preoccupé par l'immigration car des dizaines de milliers de gens venant de pays en guerre affluent , et je pense que c'est actuellement leur priorité !!! on me dit que actuellement 60000 Français attendent
leur carte ou postulent pour venir , c quand meme enorme !!! et du boulot , il n'y en a pas des masses !!
Ou alors , il faut monter sa propre boite ? mais la encore il faut des sous et bien comprendre la culture d'ici car malgré la parenté que nous avons avec ces quebecquois , la culture est quand meme bien bien differente , on s'en rend compte en habitant ici !! c'est beaucoup plus l'amerique !!
Pour immigrer ici on demande un examen d'anglais , pour le quebec !!!!! et juste a coté ds ce meme pays , en Ontario , il n'y en a pas un seul qui parle Français !!! allez comprendre la logique !
Dans tous les cas prevoir quand meme un plan B , mais honnêtement compter plutôt 3 a 4 ans pour vraiment y croire !
Moi meme suis benevole , mais ça n'ammene rien pour l'administratif
Peut etre qu'avoir achete une maison peut me donner un tout petit soupcon d'aide mais ils m'ont deja dit que j'etais touriste ( quand la douane a dedouaner mes containers de demenagement a montreal ) ; ils m'ont dit que c'etait simplement une residence secondaire comme j'aurai achete une maison en Espagne !!!
on verra bien maintenant que j'y suis , je suis fataliste
il y a des situations tellement pire
jean michel

Gemmeur :

Bonjour,
Nous sommes un couple avec un enfant de 5 ans. Nous avons comme projet d'immigrer au Québec dans un avenir proche.
Nous sommes très au fait des conditions d'immigration donc ce n'est pas le sujet.
Nous allons peut être organiser une année sabbatique et passer du temps au Québec histoire de tester la vie sur place avant de faire le grand saut.
J'ai vu que la durée maximum était de 6mois.
J'ai donc deux questions:
- est il possible de prolonger cette durée? Et comment?
- pourrons nous inscrire notre enfant à l'école pendant notre séjour?

Merci de vos reponses avisées.
sylvain

Je vous met un lien vous expliquant comment prolonger votre séjour.

http://www.cic.gc.ca/francais/centre-ai … 6&t=16

Il faut savoir qu'en tant que touriste vous n'avez absolument aucun droit quand au fait de rester sur le territoire canadien plus de six mois, c'est au bon vouloir du douanier idem pour vos premiers six mois qui sont un maximum et non un droit acquis.

Vous pouvez inscrire vos enfants dans l'école de votre secteur d'habitation mais généralement l'école les acceptent car vous avez fait la demande de votre résidence permanente et que votre statut de touriste passera rapidement au statut de RP.
Il vous demanderons très souvent ou vous en êtes de vos démarches.

Je ne sais pas si cela sera facile pour vous de rester dans l'illégalité, je parle que vous n'aurez pas le droit de rester vivre au Canada légalement avec un statut accordé, mais vous devrez débourser les frais scolaires pour vos enfants et vous n'aurez aucune couverture sociale même pour vos enfants, si ils se font mal en cours d'école.

Je vous met en lien un article du Devoir qui parle justement de cette situation.

[b][b]Ces enfants privés d’école
6 septembre 2014 |Lisa-Marie Gervais    | Éducation

L’an dernier, Abir Haouam a commencé à s’inquiéter lorsque le mois d’août est arrivé. Les deux petites portugaises, âgées de 5 et 8 ans, qu’elle croisait de temps en temps au parc ne se préparaient pas à la rentrée scolaire. Loin de là. Les deux fillettes n’étaient pas même inscrites à l’école. « C’était un vrai gâchis. Surtout pour la plus vieille, qui avait besoin d’être stimulée et d’apprendre le français. Elle avait beaucoup de potentiel », raconte cette enseignante d’anglais langue seconde.


De fil en aiguille, Mme Haouam a fini par comprendre que la famille, en sérieuses difficultés financières, était arrivée à Montréal pendant l’été avec un visa de touriste, dans l’espoir d’une vie meilleure. N’ayant pas de statut migratoire reconnu, les parents ne pouvaient pas travailler légalement, avoir des assurances, et encore moins envoyer leurs fillettes à l’école.


« Au début, le papa disait qu’il ne voulait pas les inscrire par peur d’être poursuivi ou d’être renvoyé. Il disait qu’il n’avait pas l’argent pour payer [jusqu’à 6000 $ pour certains immigrants sans-papiers]. Et quand on lui a dit que la commission scolaire pourrait accepter de scolariser ses filles gratuitement, il ne voulait pas, par crainte qu’elles se blessent dans la cour d’école et que ça lui occasionne des problèmes », raconte l’enseignante, qui les a finalement prises sous son aile pour leur donner des cours de français à la maison.


Le cas de cette famille portugaise est loin d’être isolé. Le Québec, comme d’autres provinces canadiennes, est une terre d’accueil très prisée où nombre de familles vulnérables, parfois sans-papiers, viennent s’installer. Le cas classique : la famille qui entre au pays avec un visa de touriste et qui reste une fois que celui-ci est échu. Elle devient une famille « fantôme ». « Ce sont souvent des visiteurs restés trop longtemps ou des demandeurs d’asile déboutés qui ont décidé de rester », explique Zina Laadj, intervenante sociale à La Maisonnée, un service d’aide aux immigrants dans Rosemont–La Petite-Patrie.


Ils viennent du Mexique, d’Haïti et du Maghreb, surtout. Et ces dernières années, du Portugal et de l’Espagne, en raison de la crise économique. « Il y a énormément de jeunes qui viennent comme touristes et qui restent ici, au-delà du six mois permis », explique Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI). « Certains ne renouvellent pas leurs documents tout simplement par méconnaissance. »


Viennent ensuite les soucis : ne sachant pas comment régulariser leur statut, et par crainte de représailles ou que leurs démarches échouent, ces familles préfèrent demeurer dans l’ombre, sans pouvoir travailler (autrement qu’au noir), sans assurances et sans inscrire leurs enfants à l’école.


De nouvelles directives


Ces dernières années, des pressions, notamment faites par le Collectif éducation sans frontières, ont forcé le ministère de l’Éducation (MELS) à agir pour que ces enfants ne soient pas laissés à leur sort. Le problème ? D’une part, pour inscrire leur enfant et lui donner un code permanent (qui le fait « exister » dans le système), les parents doivent fournir plusieurs documents et informations qu’ils n’ont pas toujours ou sont réticents à donner, comme, par exemple, son adresse, une carte de résident permanent ou un document d’immigration non périmé.


D’autre part, même si l’enfant est inscrit, il n’obtient pas automatiquement la gratuité, ce que permet la Loi sur l’instruction publique pour tout « résident du Québec », et doit parfois payer des frais allant jusqu’à 6000 $. De quoi rebuter ces familles en situation précaire. « Ils ne peuvent évidemment pas payer ça », dit M. Reichhold.


Enfin, le problème de la confidentialité demeure. Même si les commissions scolaires sont appelées à user de discrétion, rien n’empêche qu’on puisse exiger d’elles qu’elles fournissent des informations aux autorités migratoires, contrairement à l’Ontario, qui applique la politique « don’t ask, don’t tell ». Pire, les familles qui se risquent à inscrire leur enfant à la commission scolaire de Montréal (CSDM) doivent signer une fiche d’inscription indiquant qu’elles autorisent les deux ministères de l’Immigration, fédéral et provincial, à fournir des informations les concernant au ministère de l’Éducation et à la commission scolaire, et à ce que celles-ci puissent se les échanger entre elles. « Ce n’est pas assurer la confidentialité aux familles, ça », constate Linda Guerry, postdocrante à l’Institut national de recherche scientifique et membre du Collectif.


En juin 2013, Marie Malavoy, alors ministre de l’Éducation, a publié une série de nouvelles directives adressées aux commissions scolaires pour faciliter l’inscription et donner accès à la gratuité à certains élèves sans-papiers. Par exemple, il est désormais possible de demander un code permanent pour des élèves dont les parents détiennent un permis de travail ou d’études, et ce, même s’il n’est plus valide. Ces élèves peuvent aussi être exemptés des droits de scolarité, tout comme le peuvent désormais les enfants des demandeurs d’asile, ceux dont la demande est refusée, mais à qui on permet de demeurer sur le territoire, et ceux des réfugiés reconnus qui possèdent un Certificat de sélection du Québec.


Tout n’est pas réglé


Mais pour les élèves dont les familles vivent dans la clandestinité… le problème reste entier. Certaines d’entre elles, à qui on avait permis d’inscrire leurs enfants gratuitement, ont reçu une facture. La CSDM, où nombre de ces enfants échouent, ne s’en cache pas. « Oui, une facture est envoyée par la poste », confirme son porte-parole, Alain Perron. « On ne peut pas s’inscrire en faux contre la Loi sur l’instruction publique. » Il refuse de donner davantage d’information sur la prise en charge de ces familles, affirmant que sa commission scolaire suit les directives du MELS. Selon lui, le problème est marginal — deux ou trois cas d’enfants tout au plus.


Pour Stephan Reichhold, le principal problème est « l’opacité et l’arbitraire des procédures parfois à l’avantage, parfois au désavantage des familles ». « Je pense qu’un certain nombre de parents sans statut n’osent pas prendre le risque de se pointer à la commission scolaire tout seuls, car ils ne connaissent pas leurs droits et les procédures », a-t-il dit. Il joint sa voix à celle du Collectif pour réclamer que la Loi sur l’instruction publique soit modifiée.


Ce à quoi le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, ne ferme pas la porte. « Une modification à la loi est une possibilité envisageable. Ça fait partie des éventuelles solutions sur la table et la porte n’est pas fermée à ça », a dit au Devoir Yasmine Abdelfadel, attachée de presse de M. Bolduc. Du reste, le ministre n’ira pas plus loin dans les directives données aux commissions scolaires et se contente de leur demander de les appliquer pour l’année en cours.


En attendant, le Collectif s’apprête à demander un avis consultatif à la Commission des droits de la personne pour savoir si la loi est discriminatoire ou pas.


Abir Haouam évite de se prononcer sur la question, mais dans son esprit, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Car au final, la famille portugaise a fini par plier bagage et est retournée dans son pays d’origine après six mois, sans jamais avoir envoyé les deux fillettes sur les bancs d’école. « C’est comme si le système n’avait pas été capable d’absorber. Il n’a pas réussi à les intégrer. C’est très dommage », a-t-elle conclu.
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Pour le budget de 50000 euros cela va vous donner environ 74200 dollars canadien au taux d'aujourd'hui c'est un montant très correct si vous gérez bien votre budget.
Nous sommes quatre et il nous faut un budget de 50000 $ par an, mais bien entendu nous avons accès à des choses comme l'école, la santé et bien d'autres choses gratuitement alors que vous devrez tout débourser de votre poche en tant que touriste.

Philou.

Merci pour ce partage d'expérience.
Sylvain

Gemmeur :

Merci pour ce partage d'expérience.
Sylvain

Nous sommes là pour nous entraider....

Bonjour,

merci pour l'article. Notre situation est un peu différente.
Notre projet de partir au Québec est murement réfléchi et nous comptons passer par la RP en respectant la procédure. Notre souhait de partir plusieurs mois repose sur une envie de prendre la température (à tous les sens du terme) avant de nous engager.
La scolarisation de notre fils est importante. Un possibilité est de lui assurer les cours nous même mais le couper du scolaire pendant un an est une chose importante que nous ne devons pas négliger.
J'ai compris qu'il était possible, en s'absentant quelques temps du Canada (exemple, deux ou trois semaines aux USA) de prolonger son séjour touristique de plusieurs mois.
Nous souhaitons profiter de ce séjour pour nous constituer un réseau, prendre nos marques, commencer à regarder le milieu pro pour bien se préparer et bien sur, profiter de ce moment de vacances pour découvrir le pays et nous ressourcer.
Sylvain

Gemmeur :

Bonjour,

merci pour l'article. Notre situation est un peu différente.
Notre projet de partir au Québec est murement réfléchi et nous comptons passer par la RP en respectant la procédure. Notre souhait de partir plusieurs mois repose sur une envie de prendre la température (à tous les sens du terme) avant de nous engager.
La scolarisation de notre fils est importante. Un possibilité est de lui assurer les cours nous même mais le couper du scolaire pendant un an est une chose importante que nous ne devons pas négliger.
J'ai compris qu'il était possible, en s'absentant quelques temps du Canada (exemple, deux ou trois semaines aux USA) de prolonger son séjour touristique de plusieurs mois.
Nous souhaitons profiter de ce séjour pour nous constituer un réseau, prendre nos marques, commencer à regarder le milieu pro pour bien se préparer et bien sur, profiter de ce moment de vacances pour découvrir le pays et nous ressourcer.
Sylvain

Bonjour,

Vous avez tout a fait raison de vouloir explorer vos possibilités avant de vous engager définitivement.
Nous aurions fait de même si le temps avait ne nous avait pas manqué.
Une immigration bien préparée est synonyme de réussite  ;)
A plus de vous lire.
Je sais qu'à Montréal il y a le collège français ou vont pas mal de petits français dont les parents sont mutés etc......
Peut être une piste a explorer... ;)

A plus de vous lire.

vous n'êtes pas fataliste mais tres réaliste et dépeignez très bien la situation.

Merci.
Avez-vous une idée de la somme minimum a détenir pour un an (au maximum) passé au QC sans travailler?
Merci
Sylvain

Pour la scolarisation de votre fils, en tant que visiteur vous n'avez pas le droit de bénéficier de la scolarité gratuite au Québec, et pour les écoles françaises (marie de France et Stanislas) elles sont privées et payantes ( 5 à 6 000$ par an environ). Si vous prévoyez venir pour la prochaine rentrée scolaire il faut faire une demande de bourses en janvier 2016.

Bonjour   Et moi ? Je vois que je n'aurais guère de chance de vivre au Québec ? Vers Chicoutimi je souhaitais aller.   Je suis une retraitée de 61 ans avec 2 filles (si elles me suivent) adultes toutes les 2.    J'aurais voulu louer là-bas et acheter plus tard (un héritage prévu "plus tard" !)    Mes filles ont toutes les 2 eu le bac S plus des années de masters.   Moi c'était pour quitter la France ou je ne me sens plus à ma place. La  mentalité française arrive à me faire peur. Il n'y a plus de valeur comme dans les années 60/70    Pour moi le Canada s'est donc avéré le pays idéal surtout que je suis écrivain (déjà 3 romans parus) et le prochain se déroule au Québec !        J'avais dans l'idée (mais là je suis pauvre naïve) de vendre ici en France, voiture, meubles etc ..... d'arriver avec quelques vêtements, 2 terre-neuves, 1 gris du Gabon, nos collections et voilà !   Trouver une location puis plus tard, ayant hérité d'une maison familiale dont je suis actuellement propriétaire en indivision avec ma soeur - mon père en a l'usufruit) acheter au Québec !
Mais j'ai la nette impression que je rêve ! ! !

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