la gastronomie allemande , ses vins,et ses biéres

les soirs ils sont souvent bourrés   , il y a une sacrés ambiance  ,j'ai jamais rencontrés  d'expats là dedans ,il faut dire que l'on parle plus le dialecte  que l'anglais .  jean luc  ;)

Et il faut avoir l'oreille....pour tout comprendre dans ce bout de Wurtemberg!! ;)

lá ça va  encore  , mais plus au sud  ,vers Kempten  ,lá au secour , le dialecte est roi  :D ,ils doivent faire un effort pour parler haut allemand   :D , et ,c'est la biére , la cullotte de cuir et la robe tratitionelle sont de rigueur le dimanche  .jean luc  ;)

Pour le Dirndl,  avec la mode des Oktoberfest qui  sont organisées un peu partout meme ici ( le WE prochain, c'est ds un village à 3km d,ici), on en voit fleurir  partout  ds les magasins.  L' an dernier ma belle fille avait 2 mariages a l'automne  ( dont le notre) et elle s'est acheté  un Dirndl!

jean luc1 :

cette année j'ai compléter ma cave par des  weiss burgunder untersteinbach troken wein ort 201885 points , Sylvaner,alte rebe Verenberger ortwein 2018 87 points https://verrenberg.de/ ,14€ la bouteille .mullerthurgau birnau ortwein 2018 á 12€   81 points https://www.markgraf-von-baden.de/ , un grauburgunder troken sängerhalde 1lilie á 12,90 https://aufricht.de/about  81 points ,   jean  luc  ;)

sur une échelle de 100points ce qui les classe comme bon , ou trés bon  d'Aprés  Eichelman. j#ai acheté avant la plublication du guide  ;)  jean luc  ;)

jean luc

1)les guide peut t'on leur faire confiance ? , 2)est que leurs choix doivent déterminer nos choix a nous? , 3)les vins non inscrit dans les guide sont t'il moins bon? , 4) est qu'ils sont utiles? jean luc  ;)

jean luc1 :

1)les guide peut t'on leur faire confiance ? , 2)est que leurs choix doivent déterminer nos choix a nous? , 3)les vins non inscrit dans les guide sont t'il moins bon? , 4) est qu'ils sont utiles? jean luc  ;)

1)oui en ce qui conserne les vins , car aucun guide ne vous recommanderas un vin passable ,mais je suis plus reserver sur la cotation des vigneron , pour certains guide  vous pourrez avoir 4 étoiles ,et sur d#autre 2  seulement. la critique du  gault et millau 2019 a refuser de gouter les vin blanc  d'un de mes vigneron sous le prétexte qu'ils avaient trop d'alcoolil s'agissait d'une journaliste du pays de Bade ,elle as manqué d'objectivitée flagrante envers ce vigneron
2) non , car les gôuts peuvent être différents ,vos bessoin aussi . moi par exemple ,quand je peut j'achete les vin avant la sortie des guides et je regarde aprés :D .
3) non pas forcement , lá il s#agit de la politique de marktin décider par le vigneron pour pousser certains vins en avant que d'autre.
4) oui même avec internet  , il vous permettent de trouver un vigneron  perdu dans les vignes ,de savoir ce qu'il fait ,sa collection , et lui de mieux se faire connaitre . la sortie des guides est toujours attendu par les professionelles et des amateurs de bon vin .   jean luc  ;)

aujourd'huit trés bonne journée pour moi jounée dégustation , j'ai fait mes course d'hiver riesling K trocken 2018 ,12,50€ la bouteille 87-90 points celon les guides
sauvignon blanc troken 2018 13,50€la bouteille 86-91points celon les guides.
zweigelt troken 2018 19,00€ la bouteille guide eichemann 86 points , ce vin m'a surpris l#année derniere il étais pas á mon gout ,mais il etais d'une classe inférieure . voir ici l 'adresse  jean luc ;)

PS. j#ai recus en cadeaux un ex flammis orior 2014 92 points falstaff

Vins d'Allemagne

Situé au sud de Bonn, avec une classification à la fois simple et complexe, le vignoble allemand se répartit en 11 régions viticoles ou Anbaugeviet, puis en 35 Bereiche, 152 Grosslagen et 2 600 Einzellagen.

Pour plus de compréhension, il faut retenir surtout deux grands ensembles, l’un à l’est et l’autre à l’ouest du Rhin, et surtout cinq grandes entités à la fois très différentes et complémentaires, la façon de vendanger et d’élever les crus primant sur la notion même d’appellation.

Les vignobles situés à l’ouest du Rhin :
- A l’ouest du pays, la région de la Moselle-Saar-Ruwer, qui longe le cours sinueux de la Moselle, de la frontière luxembourgeoise à Koblenz (Coblence).

- La grande Vallée du Rhin (de Bonn à Wissembourg), du Mittelrhein, dont les vignobles “encadrent” le Rhin, de Bonn à Lorch, auxquels il faut ajouter ceux de l’Ahr, au nord, en passant par le Rheingau, la patrie du Riesling où les vins sont splendides, la région de Nahe, celle de Hesse Rhénane et le Palatinat.

Les vignobles situés à l’est du Rhin :
- Tout à fait au nord-est du vignoble allemand, la Franconie, sur le Main, au sud-est de Frankfurt, dont les vignobles s’étendent en Bavière.

- Au centre, le Wurtemberg, qui entoure Stuttgart, à laquelle s’adjoint, la région de Hessische Bergstrasse, au nord-est de Mannheim.

- Au sud, le pays de Bade, qui forme une longue bande large de 10 kilomètres par endroits, au sud de Karlsruhe et jusqu’à Basel, à la fontière suisse.

La hiérarchie des vins allemands

Ici comme ailleurs, les meilleurs vins proviennent des vignobles siués à flanc de coteau, bénéficiant d’un climat propice et dont l’ensoleillement est déterminant pour la qualité et le degré de maturation des raisins. Les sols sont très variés, de l’ardoise au calcaire, de l’argile au sable. Pourtant, ce qui différencie le vignoble allemand de tous les autres vignobles du monde, est une véritable hiérarchie qualitative, axée uniquement sur la maturation des raisins au moment de la vendange (leur teneur naturelle en sucre, bien que celle-ci puisse être largement augmentée par ce qu’il est convenu d’appeler la chaptalisation, sauf pour les QmP), qui permet de différencier (et d’élaborer) des vins correspondant à une demande précise ou à des conditions climatiques particulières.

Tous les vins allemands sont donc “classés” suivant le taux de sucre du moût, exprimé en degrés Oechslé, qui mesure le nombre de grammes dont un litre de jus de raisin dépasse le poids d’un litre d’eau. Plus le poids du moût est élevé, plus le raisin est mûr et sa teneur en alcool importante (pour exemple, s’il fait 1090 grammes, le degré sera de 90 et le vin un Auslese, voir plus loin).

Avant d’entrer dans le détail, retenez qu’il faut situer la production allemande en trois catégories : Tafelwein, QbA et QmP.

Tafelwein
Le vin de table, pratiquement toujours sur-chaptalisé pour être buvable, qui peut être un mélange (le mot convient bien) de vins provenant de pays de la CEE. Pas grand chose à vous dire sur ce type de produit. S’il provient de raisins allemands, le terme Tafelwein est précédé de la mention Deutscher (cela correspond à notre catégorie de vins de table). Plus précise, la notion de Landwein situe un peu plus l’origine du vin, qui doit provenir alors d’une région délimitée.

Qualitätswein bestimmter Anbaugebiete (QbA)
Cette dénomination “vin de qualité d’une région déterminée” se rapproche en effet d’une véritable appellation d’origine puisque le vin provient obligatoirement (et seulement) de l’une des 11 régions citées plus haut. Le problème, c’est que les vins de cette catégorie sont obtenus par l’addition de sucre ou de Süssreserve, leur degré minimum d’alcool étant seulement de 5,9°,  et celui des degrés Oechslé compris entre 57 et 60. Difficile de trouver de bons vins dans cette catégorie, et ceux qui sont dans ce Guide se comptent sur les doigts de la main.

Qualitätswein mit Prädikat (QmP)
Littéralement, cette mention signifie “avec des qualités spéciales”, et englobe en réalité tous les vrais vins de qualité allemands, qui ne peuvent être issus que de raisins mûris naturellement provenant d’une aire géographique pas plus vaste qu’un Bereich, et ne sont pas chaptalisés (Süssreserve tolérée).

En lisant attentivement une étiquette, on peut y trouver toutes les informations concernant les QmP : son origine avec le nom du Gemeinde, le vignoble (Einzellage), et bien évidemment les cépages; les QmP se différencient ensuite, toujours selon l’immuable règle de maturité allemande, selon les catégories suivantes :

Kabinett (73° Oechslé minimum), dont le nom faisait autrefois référence à des vins conservés par le producteur pour leurs qualité. C’est dans cette catégorie que l’on goûte d’excellents vins semi-secs, demi-doux, tout dépend des termes employés, en tout cas très agréables, dont certains demandent trois à cinq ans de patience pour pouvoir profiter de leur qualité réelle, que vous apprécierez facilement, tant certaines bouteilles sont réussies.

Spätlese (85° Oechslé minimum) correspond à un vin issu de raisin de vendanges tardives, généralement légèrement moelleux, très marqué par la fraîcheur de son cépage, dont l’évolution qualitative s’échelonne facilement entre cinq et dix ans.

Auslese (90° Oechslé minimum), une sélection spéciale avec laquelle on entre à mon avis réellement dans la catégorie des grands vins du pays, où la structure s’associe à la saveur, la richesse à l’alccol, les arômes à la persistance. Les vins sont  issus de raisins restés sur pied après les vendanges des vins de Spätlese, et vendangés plus tardivement. Les Auslese que j’ai retenus dans ce Guide sont exceptionnels, très caractéristiques, sans équivalence réelle. A noter que l’on trouve aussi des Auslese trocken.

Beerenauslese (110° Oechslé minimum) : correspond à des vins issus de raisins surmûris, pratiquement toujours atteints par la pourriture noble, et pouvant atteindre quelque 16 degrés. Bien évidemment, tous les millésimes ne font pas des Beerenauslese puisqu’il faut des conditions climatiques exceptionnelles. Avec un tel vin, dont le titre alcoométrique est compris entre 15,3 et 18,1°, vous entrez dans la catégorie des vins les plus magiques de la planète, très corsés, véritables gouffres d’arômes, rares et savoureux, d’une grande évolution (au moins quinze ans, et parfois beaucoup plus).

Trockenbeerenauslese (150° Oechslé minimum) : avec lui, on atteint incontestablement les sommets. Des rendements dérisoires de raisins extrêmement botrytisés, ramassés grain par grain, des robes extravagantes tirant vers l’or brun, des senteurs inhabituelles, une saveur liquoreuse en bouche, une élégance hors du commun, une complexité aromatique qui atteint son paroxysme… quand on a la chance d’exciter ses papilles sur un TBA, on sait que l’on est en train de partager l’un des plus grands vins du monde, et peut-être même le plus grand. Je garde des souvenirs émus des millésimes 21 (mais si !), 59 et 71 (réellement extraordinaire), que j’ai eu la chance de savourer, presque de “manger”, comme des 76 (splendide, encore très jeune) et 81.

Eiswein (110° Oechslé minimum) : vin glacé, obtenu par un pressurage des raisins gelés par le givre ou la neige sur leur propre pied de vigne, l’eau contenue dans les grains étant alors éliminée, ce qui donne tout naturellement un moût d’une très grande concentration. Les vendanges se font durant l’hiver, généralement entre Novembre et Février. L’Eiswein est un vin à part, très différent d’un TBA, puisque sa vinification lui permet de concerver une acidité importante. Le vin est tout à la fois “sec” et moelleux, d’une très grande garde, non comparable à tout autre type de blancs.

LES VIGNOBLES A L’OUEST DU RHIN

Moselle-Saar-Ruwer

L’homogénéité et le style des vins blancs de cette importante région vinicole est incontestable. Comme il sait aussi l’être, dans une moindre mesure, dans la région du Rheingau (voir plus loin), le Riesling est roi ici, à Trier ou à  Piesport, à Beilstein, à Bernkastel-Kues, s’exprimant parfaitement dans ces terroirs calcaires, et donnant des vins splendides de fraîcheur aromatique, très élégants, à la fois complexes et subtils, certainement sans égal dans le monde dans certains millésimes et sous toutes les formes du Kabinett à l’Auslese ou au Trockenbeerenauslese.

Cinq Bereiche se partagent la région, celui de Moseltor à la frontière française, et celui de la Moselle Supérieure (Obermosel), à la limite de la frontière luxembourgeoise, les deux sans grande prétention (on y produit surtout des vins pour le Sekt), le Bereich de la Basse Moselle (Zell), plus intéressant avec des vins de Riesling classiques, frais et fruités, bien faits,  puis celui commun à la Sarre et la Ruwer, le Bereich Sarre-Ruwer où les vins sont tout à fait différents, et surtout celui de la Moyenne Moselle (Bereich Bernkastel) où l’on atteint les sommets. Qualité oblige, il n’est question que des Bereiche Sarre-Ruwer et Bernkastel.

Sarre-Ruwer
La région fait suite à celle de la Moselle Supérieure, et comprend deux Grosslagen.

Le Grosslage Scharberg, dans la Sarre, est le meilleur, avec ses vins très typés, nerveux, persistants et parfumés en bouche, notamment les vins de Kabinett, réellement excellents, à la fois très secs et savoureux en bouche, des vins de caractère. Les villes et villages les plus exceptionnels, qui valent un détour sont Saarburg (Sarrebourg), à partir d’où l’on peut parler de grands vins, puis, remontant vers le nord, Ayl, Ockfen, Kanzem et Wiltingen, le plus important, où certains producteurs élèvent des vins remarquables de finesse.

L’autre Grosslage Römerlay couvre surtout les vignobles de la Ruwer et de Trèves. On y produit de jolis blancs bien secs, bien équilibrés en acidité, secs et moelleux, tout en charme, très bien faits comme ceux des vignobles de Kasel (goûtez celui qui provient du minuscule territoire de Nies’chen), où le Riesling se plaît parfaitement, de Eitelsbach et de Mertesdorf.

Bernkastel
Incontestablement, c’est le centre du vignoble de la Moselle (à ne pas confondre avec le vin courant sans intérêt qui porte le même nom). Sept Grosslagen méritent que l’on s’y attarde, du nord au sud. Le premier Grosslage est Schwarzlay, où les communes de Erden et Ürzig sur l’autre rive font des vins de Riesling magnifiques, provenant des crus  Wüzgarten à Ürzig, et Prälat qui fait face à Erden, tout en finesse aromatique, très équilibrés, riches, typés, d’excellente évolution. J’ai dégusté de vieux millésimes que l’on peut aisément “rapprocher” des grands vins racés de Badstube, les uns et les autres possédant leur caractère propre, plus ou moins nuancé par leur exposition au soleil et leur terroir, le sol étant plus schisteux ici. Tout à fait à l’opposé, Enkirch produit des vins plus faciles.

Plus au sud, des deux cotés de la Moselle, le Grosslage Münzlay mérite une visite, tant on y fait des vins méconnus et souvent remarquables quand ils  proviennent des sites de Graaz (le plus impressionnant) et Zeltingen (avec les très beaux crus Sonnenuhr et  Schlossberg, comme le Grosslage Berenlay (surtout pour ses vins de Lieser), tous ces vignobles donnant des vins très équilibrés, racés et corsés.

Badstube est de l’autre côté de la Moselle. C’est le pays de l’un des plus grands crus allemands (et le plus réputé), le Bernkasteller Doktor, qui domine le village, entouré d’autres crus tout aussi prestigieux à mon sens comme Graben ou Schlossberg. Des vins très caractéristiques, marqués par leur terroir, au nez complexe où dominent les fleurs, les fruits mûrs et le miel, puissants et très fins à la fois, souvent de grande évolution.

Tout près, les meilleurs vins du Grosslage Kurfüstlay, racés et vigoureux, proviennent de Brauneberg où les vins sont légèrement plus doux (superbe cru Juffer, qui mérite sa réputation), comme ceux de Mülheim, sur l’autre rive (l’Eiswein de Richter vient de là), avec Michelsberg, qui est également un excellent Grosslage où j’ai dégusté à plusieurs reprises plusieurs vins de Riesling remarquables provenant tout particulièrement des vignobles de coteaux ensoleillés des communes de Piesport (les plus séducteurs, tout en rondeur) et Dhron (le Dhroner Hofberger). Enfin, le Grosslage Saint-Michaël où les meilleurs communes sont celles de Mehring,  Leiwein et Klüsserath.

Les vins de l’Ahr

L’Ahr est la région la plus au nord des vignobles allemands, au-dessus du     Mittelrhein, dont les vignes se situent de chaque côté de l’Ahr, un affluent du Rhin. Les vignobles sont plantés de Spätburgunder, de Portugieser pour les rouges, de Riesling et Müller-Thurgau pour les blancs. Aux côtés de quelques vins de Riesling, tendres et fruités, la caractéristique de ce pays est l’importance accordée aux vins rouges, que vous pouvez classer parmi les bons rouges de toute l’Allemagne, dans leur propre style, c’est-à-dire des vins frais et pâles, assez légers, provenant de raisins souvent insuffisamment mûrs, qui se boivent facilement dans la plupart des jolis villages du coin. On ne leur en demande pas plus, et tout le monde s’accorde sur cela. Le seul Bereich est Walporzheim-Ahrtal, avec le Grosslage Klosterberg, qui couvre toutes les communes.

Le Mittelrhein

Une région très touristique où la magie des légendes et les châteaux les plus baroques côtoient les falaises abruptes et les vignobles les plus escarpés, plantés fièrement dans ce cadre enchanteur. Les vignes s’étirent le long du Rhin, de Bonn à Lorch. Sans vouloir abuser des jeux de mots, la région porte surtout bien son nom pour les vins, blancs principalement (Riesling), corrects sans plus, et rares sont ceux qui dépassent la moyenne comme à Niederheimbach (Grosslage Schloss Reichenstein), à Hammertein, près de Bacharach, dans le Bereich Rheinburgengau, près de Boppard ou à Werlau. Dans ce cas, les vins sont très agréables, avec ce goût caractéristique de “pierre à fusil” (c’est le sol), très fruités, bien marqués par leur cépage

Le Rheingau

C’est ici que vous goûterez le plus grand nombre des meilleurs vins allemands, dont quelques-uns font partie des plus grands vins du monde, notamment les Auslese, Beerenauslese, Trockenbeerenauslese, voire certains Kabinett extravagants. A plus de 80%, le Riesling est le cépage principal du Rheingau, mais l’on produit également des rouges (à           Assmanshausen) qui ne m’ont pas vraiment enthousiasmé, douceâtres et pâles, sans réel intérêt.

Le Rheingau est un cas à part du vignoble allemand où la multitude de crus alliée à une impressionnante diversité de sols (quartz, schistes, lœss, marnes, calcaires, ardoises, limons…) s’ajoutent au fait que la région est surtout celle de producteurs indépendants, à l’inverse des autres vignobles allemands où le négoce et surtout la coopération sont omniprésents. Le Rheingau a aussi le mérite d’être une région où le vignoble est la seule culture, très homogène. C’est aussi le seul endroit où le Rhin change de direction, passant de l’ouest vers l’est, au lieu de son habituel tracé nord-sud. Cela influence tout particulièrement le Rheingau, et spécialement les beaux vignobles du versant sud protégés au nord des influences froides par les monts du Taunus, qui reçoivent alors une forte réverbération du rayons du soleil incidents et réfléchis sur le fleuve.

Historiquement, le Rheingau a toujours été une référence. En 1435, le Riesling est cité pour la première fois par écrit dans la région de Hochheim. Déjà, le grand intérêt de la cour des archevêques de Mayenne ces vins, sur le plan fiscal mais aussi pour le plaisir, a forcé l’achèvement de la culture viticole au Moyen Age. Les monastères y ont joué un rôle considérable, comme l’Abbaye des bénédictins de Johannisberg (fondé en 1100) et le monastère cistercien d’Eberbach (établi en 1136). La plupart des classifications vinicoles allemandes ont également leur origine ici. Pour exemples, les vins classés Spätlese ou Auslese sont nés dans la région grâce à la volonté déterminée du vigneron indépendant d’obtenir la qualité optimale pour chaque millésime, adaptant ainsi le style de vins aux caprices de la nature.

Objectivement, on peut penser que le Riesling (Rheinriesling, svp), qui trouve sa quintessence ici, est aussi né dans le Rheingau. Le hasard n’a rien à voir avec le fait que ce cépage s’accorde à merveille avec ces sols si variés, s’adaptant extraordinairement bien à chacun, et donnant chaque fois un vin où s’harmonise le sucre, l’acidité et l’extrait sec, très typé, nuancé, racé, qui montre sa différence dans le temps, au cours de son évolution. Il est indéniable que la période végétative très longue due à la situation septentrionale de la région et les températures relativement élevées en fin de saison, favorisent la maturité tardive de ce cépage exceptionnel.

Un seul Bereich, le Johannisberg, qui n’est pas un gage qualitatif et qu’il ne faut pas confondre avec les crus provenant du village du même nom, 14 Grosslagen et 16 Einzellagen couvrent le secteur du Rheingau. Les meilleurs vignobles, plus marqués par leurs origine communale que par les Grosslagen, partent de Hochheim, sur le Main, passent par Walluf, Rauenthal, Eltville, Erbach, Hattenheim, Hallgarten, Œstrich, Mittelheim, Winkel, Johannisberg, Geisenheim et Rüdesheim pour rejoindre la commune de Lorch.

Une fois n’est pas coutume, c’est donc par les villages qu’une hiérarchie qualitative peut être mise en place. Ils méritent que vous y fassiez un détour, en profitant de leur ambiance chaleureuse et typiquement vinicole. L’atmosphère et la convivialité aidant, prévoyez des haltes, vous serez tentés de “lever le coude” facilement…

Les meilleurs vignobles se situent près de Hochheim, et donnent des vins très fermes, corsés, moelleux, puissants au nez comme en bouche, d’excellente évolution. A Rauenthal, qui fait partie du Grossslage Steinmächer, vous découvrirez des vins plus tendres, mais possédant suffisamment de richesse dans les bons millésimes pour réserver des surprises au bout de quelques années. Eltville, sur les rives du fleuve, bénéficie du même Grosslage, et les vins de Riesling tiennent largement la comparaison. Tout proche, le Grosslage Deutersberg comprend les vignobles de Hattenheim (la commune est belle, et le cru Steinberger Riesling hors du commun, de grande garde) et ceux de la ville d’Erbach, plantés sur des sols principalement marneux, qui donnent des blancs secs et moelleux à la fois, corsés, épicés, tout en bouche.

La commune d’Hallgarten produit des vins durs et fermes, très corsés, de lente évolution, provenant de vignobles perchés sur les coteaux les plus pentus regroupés sous le Grosslage Mehrhölzchen. En continuant, on arrive à Oestrich qui possède des hectares dans les Grosslagen Gottesthal et Mehrhözchen de nouveau, où le Riesling semble se plaire parfaitement. Après Oestrich, on est à Mittelheim qui regroupe deux très bons Grosslagen, Erntebringer et Honigberg, le premier produisant des vins plus fougueux, très riches, le second des vins où le fruit domine, que je préfère savourer dans leur jeunesse. La commune de Winkel suit et comprend deux des plus grands crus du Rhin : Schloss Vollrads bien sûr, dont la réputation est internationale, et Schloss Johannisberg (et le Hasensprung), qui atteint également les plus hautes sphères. Des vins superbes, très élégants, très aromatiques, racés et fins, tout en complexité.

Poursuivant votre périple comme je l’ai fait, vous passerez par Geisenheim en excitant vos papilles sur les crus provenant du  Rothenberg, pour parvenir à Rüdesheim où les vins du Berg sont toujours remarquables, intenses au nez comme en bouche, gras et savoureux, d’excellente garde. Quelques-uns des plus grands vins du Rheingau proviennent de là.

La Nahe

Selon leur cépage et leur territoire, les vins sont très différents les uns des autres dans cette région, qui doit son nom à cet affluent du Rhin, et touche trois régions vinicoles, le Mittelrhein et le Rheingau au nord, et la Hesse Rhénane à l’est. Les meilleurs vignobles sont ceux des coteaux qui longent la Nahe. Encore une fois, c’est le Riesling qui donne les plus grands crus, des vins charnus et intenses, bien typés, aux senteurs complexes, mais où le fruit domine, de lente évolution comme ceux du Rheingau. Deux Bereich : Schlossböckelheim et Kreuznach, et des producteurs de talent comme ceux des Weingut Paul Anhauser, Balbach Erben, Trimborn Richard ou Nahe Winzer (voir index).

Kreuznach
Ce Bereich, regroupe 1000 hectares de vignes autour de la jolie commune de Bad Kreuznach et jusqu’à Bingen, plantées surtout de Riesling, de Sylvaner et de Müller-Thurgau.
Plusieurs Grosslagen : Kronenberg, Pfarrgarten (commune de Wallhausen notamment), Schlosskapelle et Sonnenborn.

J’ai une préférence pour les vins du Grosslage Schlosskapelle provenant surtout des communes de Dorsheim (beau cru Schlossberg) et de Münster Sarmsheim, issus principalement du Riesling, savourés avec plaisir dans les millésimes 89 à 85, très réussis. A ses côtés, le Grosslage Sonnenborn (avec son Einzellage Rothenberg, commune de Langenlonsheim), et surtout celui de Kronenberg qui englobe lers vignobles de Kreuznach (joli Einzellage Brückes) et de Wintzenheim.

Schlossböckelheim
Retenez surtout le Grosslage Burgweg, qui regroupe de très beaux vins comme ceux que l’on trouve vers Norheim, dont les exceptionnels crus Kirschheck, Götzenfeld, Sonnenberg ou Dellchen. Tout près, faites impérativement une halte vers Bad-Münster, pour admirer le site (les falaises sont rouges) et le terroir de Bastei, entièrement planté de Riesling, où toute la finesse et la race de ce raisin semble exacerbée dans ce tout petit périmètre. En remontant le cours de la Nahe, on arrive à  la petite commune de Niederhausen qui exploite aussi d’excellents vignobles plantés de Riesling (décidément) provenant des sites Kupfergrube, Keertz, Hermannshöhle, Steinberg, Klamm et Hermannsberg vers le village de Schlossböckelheim, qui mérite un détour. Appartenant aussi au Grosslage Burwel, le vignoble de Traisen, plus à l’intérieur des terres sait réserver des surprises avec des vins tout en arômes, généralement très réussis.

La Hesse Rhénane

C’est le centre géographique de la Rhénanie viticole, relativement plat, dont le nord est situé dans la continuation de la zone du Rheingau, au-dessous de Mainz. La Hesse Rhénane forme un gros rectangle large d’une trentaine de kilomètres, de Bad Kreuznach à Nierstein, sur une longueur d’une bonne cinquantaine de kilomètres, de Mainz à Worms. A l’exception de rares communes concentrées sur les berges vallonnées du Rhin, le fameux Rheinfront, dans un petit périmètre à l’est de la région, entre Bodenheim, Nackenheim, Rehbach, Nierstein et Oppenheim, y compris Schwasburg vers l’intérieur, ce secteur ne mérite pas que des louanges.

La majeure partie de la Hesse Rhénane en effet est aux mains des négociants et coopératives, surtout spécialisés dans l’élaboration de vins faciles à boire, sans défaut, mais sans valeur intrinsèque non plus. Le tout donne des vins “modernes” ou plutôt commerciaux, blancs comme rouges, en passant par le Liebfraumilch, manquant souvent de charpente et d’acidité. Sur les trois Bereich : Nierstein, Bingen (où seul le Grosslage Sankt-Rochuskapelle fait de bons vins de Riesling) et Wonnegau, seul Nierstein est donc digne d’intérêt pour les vrais amateurs, où les producteurs savent défendre leur image de marque comme il se doit. Le Bereich Nierstein s’étend de Nackenheim à Dienheim, englobant les deux importantes communes viticoles que sont Nierstein et Oppenheim. Du nord au sud,  on peut retenir cinq Grosslagen, qui sont des valeurs sûres, où prédomine le Riesling.

Le premier des Grosslagen où l’on trouve de très beaux vins est celui de  Rehbach, avec son aire de vignes en terrasses qui dominent le Rhin. Le Riesling pousse bien et donne ces vins gras, à la fois nerveux et suaves, très parfumés, de bouche intense et persistante. Rehbach englobe une bonne partie des vignobles de Nierstein, jusqu’à ceux de Nackenheim, au nord, comprenant des Einzellagen de haut niveau comme Brudersberg ou Pettenthal, en burdure du fleuve.

Totalement méconnu, le Grosslage Spigelberg est celui d’une bonne partie des meilleurs vignobles escarpés de Nierstein, et de ceux de Nackenheim, dont le cru Rothenberg est un bon exemple. Des Einzellagen comme Engelsberg, Bruckchen, Hölle, et dans une moindre mesure Klostergarten, font aussi d’excellents vins, la plupart de Riesling. Plus au sud, le grosslage Auflangen, mitoyen, englobe également une partie des vignobles de la commune de Nierstein, ceux de Schwabsburg (remarquable Schloss), et comprend des Einzellagen de premier plan (Kranzberg, Glöck ou Zehmorgen). Les vins sont musqués, riches, tout en nuances aromatiques, d’évolution tardive.

Les vignobles de la commune Oppenheim sont eux dans le Grosslage  Güldenmorgen, dont j’ai d’ailleurs eu du mal à me procurer les vins, même sur place, tant ils semblent recherchés pour leur prestance. Ce sont des vins très équilibrés, charpentés, fermes et puissants, tous possédant ce moelleux très caractéristique de cette aire de production, qui les distinguent aisément. Juste en-dessous se trouve le Grosslage Vogelgärtchen et la commune de Guntersblum où j’ai pris le temps de déboucher de bonnes bouteilles. Enfin, l’autre Grosslage qui regroupe une partie des vignes d’Oppenheim est Krötenbrunnen, englobant aussi les vignobles de plaine de Guntersblum, et jusqu’à la commune d’Alsheim. Ici, il faut goûter les bons vins de Riesling et de Sylvaner (c’est rare), plus légers, fins et fruités, très frais.

Le Palatinat

La région de Rhénanie-Palatinat s’étend du nord au sud, de Monsheim à Wissembourg, sur une largeur d’une vingtaine de kilomètres, dans la continuité de la région de Hesse Rhénane, et doit l’origine de son nom français aux comtes palatins du Saint-Empire. Le climat est chaud, le pays fertile, les vignobles prolifiques et très étendus. La plupart des vins proviennent des puissantes coopératives, qui s’évertuent depuis ces dernières années à élaborer des vins, certes bien faits, mais beaucoup plus marqués par leurs “nouveaux” cépages (Morio-Muskat,  Kerner…) ou leur vinification que par leur terroir, à l’inverse de la mentalité décrite dans le Rheingau. Un Bereich est synonyme de bons vins, celui de Mittelhaardt-Deutsche Weinstrasse, le Bereich Süliche Weinstrasse étant sans intérêt.

Trois Grosslagen sont à mon avis des viviers d’excellents vins : le Grosslage Feuerberg, le Grosslage Mariengarten, avec les communes de Forst (pour le très beau Einzellage Jesuitengarten) et de Wachenheim, où le Riesling sait donner des vins typés, à la fois fins et corsés, chaleureux et parfumés, qui possèdent ici des caractéristiques que l’on ne retrouve pas ailleurs; enfin, le Grosslage Hofstück (Deidesheim) surtout pour ses vignobles de Ruppertsberg, où le sol a toute son importance (Einzellage Reiterpfad).

LES VIGNOBLES A L’EST DU RHIN

Hessische Bergstrasse

C’est la première région vinicole que l’on rencontre en traversant le Rhin, à partir de Darmstadt. Les vignes sont plantées sur des collines abruptes, le meilleur secteur est incontestablement celui de Bensheim, un joli village au climat très doux. La région est divisée en deux Bereich : Umstadt, où l’on produit principalement du Müller-Thurgau et du Rülander dans les six Einzellagen. Starkenburg, un coteau où la plupart des vignobles sont plantés de Riesling englobe 7 Villages, 3 Grosslagen et une vingtaine d’Einzellagen. En partant du nord, les Grosslagen sont Rott, qui comprend notamment Schönberg, Auerbach et surtout une partie de Bensheim, Schlossberg, qui couvre trois villages dont Heppenheim, et Wolfsmagen pour la partie sud de Bensheim.

La Franconie

La Franconie est la “frontière” géographique et psychologique de la zone vin et bière en Allemagne, à la limite de la Bavière justement. Situés juste au-dessus de ceux du Wurtemberg, les quelque 5 000 hectares de vignobles suivent généralement le cours du Main, et la région toute entière se visite avec plaisir, tant les  forêts sont belles. Les meilleurs vins de Franconie proviennent toujours du Sylvaner, suivis du Scheurebe et du Müller-Thurgau.

Trois Bereich, et, à part, le secteur de Würzburg (une belle ville à visiter), où les vignobles s’étendent de part et d’autre du fleuve, sur un sol majoritairement calcaire. Le Bereich Mainviereck, vers Francfort, dans la forêt de Spessart, aux sols argileux. Pour goûter quelques rouges agréables, les vins des deux Grosslagen Reuschberg (Hörsteim) et Heiligenthal (Grossostheim), et ceux d’une quinzaine d’Einzellagen, souvent regroupés entre eux.

Mandreieck, avec neuf Grosslagen, dont il faut surtout retenir celui de Hammelburg au nord, pour les vignobles de Sylvaner de la Saale, Ewig Leben (Randersacker), Kirchberg, où l’on déguste d’excellents blancs de Riesling, et Ravesnburg (Thüngersheim).

Steigerwald. Le climat est plus rigoureux dans ce secteur de l’est du Main, et les vins généralement plus corsés. Les meilleurs Grosslagen sont Burgweg, avec les vignobles en pente de Iphofen, et Herrenberg, surtout pour ses vignobles du nord. En descendant vers la région du Wurtemberg, vous traverserez le Bereich    Badisches Frankenland, où sont produits des vins blancs de Rülander, Müller-Thurgau, Riesling et de Sylvaner, dont certains peuvent réserver d’agréables surprises, comme ceux du Grosslage Stiftsberg.

Le Wurtemberg

Une nouvelle fois, c’est autour d’un fleuve (ici, le Neckar) et de ses affluents que sont concentrés les vignobles de la région du Wurtemberg. Visiter ce pays charmant, très vinicole, est une bonne occasion de découvrir aussi les vins issus principalement des cépages Trollinger et Pinot noir (Schwarzriesling), les deux sans réelle équivalence ailleurs, qui produisent des vins rouges et rosés. Il faut les boire dans les Weinstubs, nombreux ici, dans les villages comme à Stuttgart ou à Heilbronn. Le Wurtemberg regroupe trois principaux Bereich, du nord au sud (Kocher-Jagst-Tauber, Württembergisch Unterland et Remstal-Stuttgart), comprenant seize Grosslagen, et la très grande majorité des vins proviennent une nouvelle fois des coopératives comme Werbegemeinschaft Würtembergischer Weingärtner, de Remstalkellerei à Weinstadft, Badische Weinwerbug, ou de Steinbach.

Kocher-Jagst-Tauber
Situé au nord du Wurtemberg, c’est le plus petit secteur, avec 400 hectares, plantés notamment de Sylvaner, qui fait les meilleurs vins (Grosslage Tauterberg) et de Müller-Thurgau.

Würtembergisch Unterland
Juste au nord de Stuttgart, autour de Heilbronn, c’est le plus grand Bereich du Wurtemberg  avec neuf Grosslagen. On goûte les meilleurs vins de Riesling  dans les Grosslagen Heuchelberg, Lindelberg et Salzberg, et de bons rouges dans ceux de Kirchenweinberg (cépage Schwarzriesling), de Stromberg et de Schalkstein, de Ludwigsburg à Hessigheim, où les vins sont plus corsés.

Remstal-Stuttgart
Au sud du pays, c’est le meilleur secteur avec plus de 1 600 hectares et surtout trois Grosslagen à retenir : celui de Sonnenbühl au sud de Weinstadt et dans la vallée de la Rems, pour les vins rouges justement, celui de Weinsteige,     autour de Stuttgart (et dans ses faubourgs), où les vignobles sont plantés de Trollinger et de Reisling, et celui de Wartbühl, avec ses blancs issus de Riesling  qui ont été mes préférés.

Entre le Wurtemberg et le pays de Bade, on trouve le Bereich Badische Bergstrasse Kraichgau, qui regroupe un large secteur de Heidfelberg à Karlsruhe, à la suite de la région de Badische Bergstrasse (voir plus haut). Trois Grosslagen, surtout producteurs de blancs de Müller-Thurgau (Mannaberg, Stiftsbergt et Hohenberg).

Le pays de Bade

Situé juste en face de l’Alsace, dans les contreforts de la Forêt Noire, le pays de Bade est une région  où les rendements comptent parmi les plus importants d’Allemagne, ce qui n’est pas peu dire. On y trouve des vins blancs et rouges, issus des Müller-Thurgau, Spätburgunder ou Ruländer, surtout produits par les coopératives. En réalité, je n’ai jamais dégusté de grands vins du pays de Bade, ou tout du moins si l’on s’en tient à une régularité qualitative. Bien entendu, certains vins rares de Riesling ou de Gewurztraminer  sont très réussis, quand d’autres provenant du Müller-Thurgau  sont beaucoup plus simples et  faciles à boire, “sans vice ni vertu”. Il semble surtout que l’on tente de produire ici des vins relativement standardisés, et vous savez déjà ce que je pense de cet état d’esprit. Du nord au sud, quatre Bereich à retenir.

Ortenau
Prenez surtout le temps de visiter la région de Baden-Baden et la Forêt Noire, superbe, à laquelle je reste sensible depuis des années, quand j’y partais en vacances scolaires… Pour les vins, de bons blancs de Riesling et de Gewurztraminer dans le Grosslage Fürsteneck (Durbach), et surtout les rouges (Rotwein), dans le Grosslage Schloss Rodeck (Steinbach, Sasbachwalden et Waldulm), avec l’Affenthaler issu du Spätburgunder.

Breisgau
Au centre du pays de Bade, le Bereich Breisgau s’étend d’Offenbourg à Fribourg. Trois Grosslagen produisent des vins assez neutres, blancs (Müller-Thurgau) comme rouges (Spätburgunder).

Kaiserstuhl-Tuniberg
Le Bereich se trouve à l’ouest de la ville de Fribourg, pratiquement à la frontière française. Le secteur le plus intéressant est celui de Kaiserstuhl (trône impérial), où les vignes poussent bien sur ces coteaux d’origine volcanique que l’on a entièrement remodelés. Deux Grosslagen : Vulkanfelsen  et Atillafelsen  (aucun intérêt). Vous goûterez ici des vins plus corsés, plus mûrs que dans le reste de l’Allemagne, tant en blancs (le Müller-Thurgau et le Ruländer, qui lui est supérieur), qu’en rouges (Spätburgunder par exemple).

Mark-Gräflerland
Au sud de Fribourg, précisément entre les villes de Müllheim et Lörrach. Pour connaître ces blancs demi-doux, légèrement perlants, provenant du cépage local Gutedel (les meilleurs sont dans le Grosslage Burg Neuenfels), l’équivalent du Fendant suisse.

Enfin, au sud-est, à la frontière suisse, faites surtout du tourisme et des croisières sur le très beau lac de Constance (Konstanz), une petite région vinicole qui englobe notamment un Bereich, le Bodensee, où l’on débouche des vins simples et plaisants, blancs, rouges et rosés (le Weissherbst), provenant généralement des cépages Müller-Thurgau et Spätburgunder, qui se plaisent tout particulièrement (on le comprend) sous ce micro-climat doux et rare dans le pays.
http://www.guidedesvins.com/encyclopedi … MAGNE.html     jean luc ;)

Waouh.... Que voila de la lecture interessante!
Pas le temps en ce moment mais des que je peux, j'y reviens.....
Bonne soiree

En Allemagne, le réchauffement climatique perturbe les arômes du Riesling  https://www.euractiv.fr/wp-content/uploads/sites/3/2019/10/shutterstock_1484887658-800x450.jpg  Malgré la sécheresse, 2018 était un excellent cru pour le vin allemand. Mais les températures toujours plus chaudes chamboulent la croissance du Riesling, le vin favori des Allemands. Un article d’Euractiv allemagne.

Sec et sucré à la fois, construit autour d’une belle acidité qui souligne sa fraîcheur, le Riesling est le vin préféré des Allemands. Mais l’avenir de ce cépage doré demeure incertain. « Nous subissons désormais les effets du réchauffement climatique. Les températures enregistrées lors de la période de croissance du Riesling, d’avril à octobre, ont augmenté en moyenne d’un degré Celsius. Cette hausse perturbe donc le caractère du vin », explique Ernst Bürscher, œnologue et porte-parole de l’institut du vin allemand (DWI).

Le Riesling apprécie le froid, car il lui faut du temps pour mûrir et former tous ses arômes. Depuis 1988, toutefois, les vignerons allemands de nombreuses régions viticoles, notamment du Rheingau, enregistrent des étés de plus en plus chauds. À ce phénomène s’ajoutent des précipitations atmosphériques toujours plus violentes qui peuvent entièrement détruire une récolte.

L’année 2018 a tout de même été formidable pour le secteur viticole allemand, même si les précipitations n’ont atteint que 54 % de leur moyenne annuelle et qu’une vague de chaleur a traversé le pays pendant l’été. Les vignobles ne sont généralement pas arrosés artificiellement, car les quantités d’eau nécessaires seraient trop importantes. « Toutefois, jusqu’à présent, le Riesling ne ressent pas réellement les effets de la sécheresse, étant donné que ses vignes sont profondément enracinées dans la terre. L’année dernière encore, les vignerons étaient quelque peu ébahis, de voir jusqu’où les racines des vignes s’étendaient pour puiser l’eau », a indiqué Enrst Bürscher.

Des vignes qui souffrent de coups de soleil

« La chaleur a des effets positifs sur la production de vins liquoreux, comme le vin Riesling Auslese », affirme l’œnologue. Toutefois, ce n’est  pas vraiment le cas pour le Riesling. Certes, la chaleur accélère sa croissance, mais le cépage est très sensible aux rayons UV et dans les cas extrêmes, il attrape, comme l’homme, des coups de soleil ».

De plus, les raisins mûrissent trop tôt, avant de pouvoir développer ce goût frais et si particulier au Riesling. Le fruit devient plus sucré, « la teneur en sucre est aujourd’hui bien plus élevée qu’auparavant. À certains endroits, nos analyses montrent qu’elle a doublé par rapport aux années 1960 et 1970 », soutient Otmar Löhnertz, professeur de géologie à la Hochschule Geisenheim Unversity, spécialisée en viticulture.

Plus de sucre dans le raisin signifie également un vin plus alcoolisé, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle : « L’alcool est un vecteur de goût. Lorsque le vin n’est plus à 11 %, mais à 13 ou 14 %, le goût n’est plus le même, le processus de vinification non plus — nous parlons ici d’un style de vin tout à fait différent », indique le professeur. Le réchauffement climatique changera-t-il donc le goût du Riesling ? Le chercheur en est sûr et certain.
Les terres agricoles du sud dévalorisées par le changement climatique

Le changement climatique pourrait bouleverser tout le secteur agricole européen, selon l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). La productivité des régions du sud pourrait chuter et celle du nord augmenter.

Le Riesling ne sera donc plus

Jusqu’à présent, les vignerons travaillent d’arrache-pied grâce à des mesures viticoles ciblées pour que la croissance du célèbre cépage soit la plus longue possible. Par exemple, éloigner les feuilles les unes des autres réduit la production de sucre et planter les vignes dans une direction différente peut prévenir des coups de soleil. En théorie, la plante pourrait aussi être génétiquement modifiée, mais elle ne porterait plus l’appellation Riesling.

Pour les vignerons, il ne reste plus qu’à attendre les mutations naturelles de la vigne, qui amélioreraient sa résistante aux intempéries ou la feraient mûrir plus tard. Mais, ces changements ne se font pas un jour. Il faudra attendre au moins 20 ans avant que la plante mutée soit commercialisable.

« Comment adapter la croissance de la vigne afin de produire des vins sous des températures plus chaudes qui auraient le goût et la fraîcheur du Riesling ? Telle est la question qui nous taraude à l’Institut », a déclaré Otmar Löhnert. Une plante de vigne possède une durée de vie de 30 ans, adapter une telle culture est donc un défi de taille. « Ou alors, on oublie le Riesling et cultive d’autres appellations. Toutefois, le consommateur voudra toujours que son Riesling provienne des terres du Rheingau, car la consommation de vins reste ancrée dans les traditions ».

Le Riesling est cultivé depuis 500 ans et est le vin préféré des Allemands. Environ un quart du territoire viticole allemand lui est destiné, ce qui représente environ la moitié de la production mondiale. Le cépage doré n’est pas donc pas seulement un pan de la culture européenne de la boisson, c’est un véritable facteur économique.
Vignes du Beaujolais
Le changement climatique risque de pénaliser le vin européen

L’UE est le premier producteur mondial du breuvage alcoolisé, dont la production est menacée par l’évolution du climat, selon un nouvel ouvrage.

Des vignes dans le Schleswig-Holstein

Ce qui se révèle problématique pour les vignerons du sud est un nouveau marché pour ceux du nord. En effet, depuis 2016, de nouvelles régions viticoles apparaissent dans le Schleswig-Holstein, la Basse-Saxe et le land de Mecklembourg–Poméranie-Occidentale, quoique lentement, car l’Allemagne n’autorise que 0,3 % de nouvelles superficies viticoles chaque année en raison des restrictions imposées par l’UE, des restrictions qui empêchent ainsi une surabondance de vin.

Aux yeux d’Ernst Bürscher, il n’est pas exclu des régions viticoles apparaissent dans le nord de l’Allemagne, mais entrer sur le marché du vin n’est pas une sinécure, car la concurrence y est rude. « La viticulture est un domaine spécial, qui demande énormément de connaissances, de technologies, mais qui engendre aussi d’immenses coûts d’acquisitions ».

Cependant, les régions traditionnellement productrices demeurent certaines qu’elles continueront à produire du Riesling dans un avenir proche.

Ernst Löhnertz voit aussi des opportunités pour le marché allemand du vin : « la viticulture allemande est en quelque sorte gagnante sur le plan climatique. Nous ne savons cependant pas comment le temps va changer au cours des prochaines décennies. La question est de savoir combien de temps ça va durer ».

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne. La présente publication reflète uniquement l’avis de l’auteur et la Commission ne peut être tenue responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qu’elle contient.
https://www.euractiv.fr/section/agricul … -riesling/
jean luc ;)

http://www.ecole-muscadelle.fr/programm … llemagne/l articles sur les vins de Moselle http://www.ecole-muscadelle.fr/programm … agne/.jean luc  ;)

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