L'envers de la carte postale brésilienne

Bonjour à toutes et à tous,

lorsque l'on se rend dans un pays pour du tourisme, on est souvent charmé par tout ce que l'on découvre.

Une expatriation est bien différente. Car si vivre à l'étranger est toujours une expérience très enrichissante, le parcours de tout expatrié comporte son lot de difficultés.

Aussi, quand on me demande des conseils sur la vie à l'étranger, je dis souvent qu'il faut savoir regarder la carte postale des deux côtés.

Vous qui êtes expatrié au Brésil, comment décririez-vous les deux côtés de votre carte postale brésilienne?

Merci d'avance pour votre participation,

Julien

C'est ce qu'on se tue à répéter (sans se faire comprendre le plus souvent): le Brésil du tourisme n'a rien, strictement rien à voir avec le Brésil de la vie quotidienne! Le touriste n'aura une petite idée de la "vraie vie" que s'il perd ses papiers, s'il a affaire à la police, s'il prend les transports en commun aux heures de pointe, s'il se fait agresser, s'il a un accident même juste matériel en voiture. Encore que le manque de polyglottes complique pas mal la vie de qui ne sait pas se faire comprendre...

Il est assez hilarant de constater que des gens prétendent fuir la France "et ses contraintes administratives" en allant au Brésil. Quand vous saurez qu'un citoyen de ce pays, pour avoir un passeport, doit fournir en plus des pièces nécessaires chez nous, entre autres, un certificat "d'antecedantes criminais", un récapitulatif de ses situations militaire, fiscale, électorale (le vote est obligatoire, il faut avoir voté ou payé l'amende) et que pour avoir tout ça il faut faire des "filas" sans fin et souvent... payer, vous avez une petite idée. Aussi quand vous voyez dès neuf heures des "filas" de dizaines de mètres devant les banques, qui ouvriront à 10h (je ne parle pas, au nord, de gens qui attendent des heures des fois dans la nuit ou sous la pluie un possible accès à un centre public de santé, mais pour les friqués, les cliniques sont au top)
Ceux qui "espèrent" leur visa permanent qui leur permettra de vivre au Brésil commencent déjà à comprendre (NB: attendre et espérer se traduisent tous deux par esperar, tout un programme!  :) ). On dira que c'est le bizutage initial...
Chez nous on aime plus ou moins la police. Au Brésil on la déteste et on la craint... très souvent à juste titre. Inefficace, très souvent corrompue et complice des "quadrilhas"
Monde des affaires: le sens de la parole donnée n'est pas identique et des fois même une fois la signature obtenue au bas du contrat, tout est remis en cause (voir l'affaire du Rafale)
Idem, les Brésiliens ont le sens de la fête (quand ils la font) alors on s'imagine que tout est toujours décontracté... et dans le monde du travail, si on arrive trop à l'aise - par exemple sur le plan vestimentaire -  on se plante (on est mal vus même si tout le monde vous passe la main dans le dos)
Pour ma part je ne rêve que de pouvoir vivre dans ce pays, mais pour rien au monde je n'y retravaillerai.

Mais malgré tout ce qui précède, le Brésil suscite une étrange alchimie. On vitupère contre un relatif sous développement, contre la violence, contre la corruption, contre l'administration tentaculaire, j'en passe et des pires mais très souvent on demeure accro.

Ce qui est sûr c'est que ne "survivent" dans ce pays, avec cet état d'esprit ambigu d'amour irrationnel que ceux qui, d'instinct ou parce qu'on les a prévenus et qu'ils ont fait foi aux avertissements, arrivent avec une certaine réserve.

Les plus enthousiastes, ceux qui ont de la m... dans les yeux quand ils regardent le Brésil sont, 99 fois sur 100, les plus vindicatifs et haineux envers lui au moment de le quitter après une mauvaise - voire très mauvaise - déconvenue.

Garder toujours là-bas - et c'est trépidant, ça décharge l'adrénaline - la notion de risque inhérent à la vie quotidienne et professionnelle (violence criminelle et routière, dans les affaires, dans les spéculations: on fait des gros coups, on gagne beaucoup ou on perd énormément, pas de demi mesure)



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Pour moi, c'est surtout la méfiance sur le touriste non-lusophone au sein de la culture brésilienne qui est difficile à s'adapter.

Une chose très pénible à supporter pour nous, étrangers !!!

Cela consiste toujours d'aborder l'étranger avec méfiance tout en l'accusant presque de menteur quand ce dernier maitrise bien la langue portugaise.

Dans la tête du Brésilien moyen, le "gringo" est incapable de parler, écrire et lire la langue portugaise sans avoir des origines brésiliennes et en prétextant qu'elle est la langue la plus difficile au monde alors que bon nombre d'entre-nous le font sans problème. D'ailleurs, pas mal de grandes entreprises au Brésil sont dirigées par des étrangers qui étaient non-lusophones au départ !!!

N'oublions pas aussi que le portugais brésilien est la langue la plus proche du français, encore plus que ne l'est l'italien ! On y retrouve même du "wallon" (vieux français de Belgique), c'est pour vous dire !!!

Loin de notre Europe natale, il est parfois difficile à accepter le fait que l'on nous discrédite en permanence au sein d'un pays qui s’apprête pourtant à nous accueillir en masse en 2014 et 2016 !!!

Un conseil, évitez ce genre de personnes mal instruites et changez votre fusils d'épaule pour fréquenter qui n'est pas comme cela, car il n'y a point de généralité sans avoir d'exceptions même au Brésil !!!

Il faut aussi savoir ceci:


Les différences culturelles et les traditions.


Le Brésil est plus qu’un autre pays par rapport à la Belgique et au reste de l’UE. C’est carrément un autre monde. Imaginez un pays grand comme l’Europe (sans la Russie) divisé en 27 états (dont un qui est département fédéral « Brasília ») avec un mélange de culture catholique du 16e jusqu’au 19e siècle, de la culture musulmane, juive, protestante, africaine et asiatique et tout ça mélangé dans un seul pays avec une seule langue officielle qui est la langue portugaise. Il est clair que l’on doit faire attention à ne pas faire certain dérapage ou d’interpréter certaines choses avec mépris dû à notre différence culturelle.

1) Évitez par exemple d’être trop direct dans vos réponses. Du style : On vous propose un plat que vous n’aimez pas et que vous répondez par habitude « non merci, je n’aime pas ! (não, obrigado(a), eu não gosto !) ». Le Brésilien va très vite se choquer avec ce genre de réaction qui pour nous est une réaction banale en Belgique ou en Europe Occidentale. Répondez plutôt que vous venez de manger et que votre ventre est plein (Não, obrigado(a) mas eu acabei de comer e eu estou de barriga cheia). Malheureusement dans ce cas-ci, le mensonge fait partie de la culture brésilienne pour se faire bien voir.

2) Ne vous étonnez pas si on vous dit que vous faites preuve d’ignorance quand vous parlez avec franchise et liberté d’expression car leur réaction va être celle-ci : « Você é um ignorante, Ignorança tua, ignorança sua, para de ser ignorante assim, etc… » car le Brésilien adore utiliser cette expression pour tout et n’importe quoi jusqu’à en oublier le vrai sens du terme !!! C’est un peuple qui se choque assez vite pour un OUI ou pour un NON surtout dans la région Sud-Est et Nord-Est du pays. Conseil du voyageur : Faites comme si vous vous en foutez royalement et continuez votre chemin sans vous retournez car se prendre la tête avec un Brésilien ou une Brésilienne, croyez-moi, c’est se battre pour une cause perdue d’où vous en verrez jamais la fin!!!

3) Évitez l’humour au 2e et au 3e degré, l’humour brésilien est assez pauvre et si vous commencez à faire des jeux de mots ou autres, ils vont vous regarder de la tête aux pieds comme si vous venez de débarquer de la planète Mars !!!

4) Évitez de parler argent ! Le Brésilien considère ceci comme de la moquerie par rapport à la trop grande différence entre riches et pauvres dans son pays et même si votre discourt est très intéressant, il ouvrira les portes de la jalousie et de l’indifférence.

5) Évitez Messieurs d’être trop direct avec votre liberté sexuelle. Le Brésil a peut-être été l’inventeur du string et du pubis épilé au 20e siècle mais il en demeure pas moins que le sexe reste bien souvent un sujet tabou et qu’il peut être abordé avec quelqu’un qui vous connait depuis quelques temps déjà… Mais rassurez-vous, en règle générale, vous serez plus que satisfait une fois au lit dans les bras de votre dulcinée brésilienne.

6) Ne faites jamais attention aux ragots du style : « J’ai un cousin ou une cousine en Belgique ou en Europe, il ou elle est allé(e) là-bas et est revenu(e) riche à millions ! ». C’est du baratin ! Le Brésil est le pays qui produit le plus de séries tv au monde (Novelas) et malheureusement, ces chaines tv et ces producteurs et réalisateurs donnent une fausse image de l’étranger comme si c’était un espoir de richesse comme si chaque Brésilien deviendrait riche du jour au lendemain si il partirait clandestinement en Europe, aux USA et au Japon ! Nous savons tous que ceci est complètement faux !!! Donc, encore une fois, ignorez le sujet et continuez votre chemin comme si de rien n’était car c’est encore une fois une cause perdue que de discuter là-dessus avec eux.

7) Évitez la jalousie de la classe populaire. Si vous n’êtes pas fan de moqueries et de racisme en tout genre, fréquentez des endroits voir même des états mieux que d’autres socialement et culturellement parlant.

8) Évitez des fréquenter les Protestants Évangélistes car ce sont des gens qui se font tellement lobotomiser le cerveau par les mensonges de leurs pasteurs, qu'ils deviennent hyper puritains et extrêmement racistes et homophobes.

De toute façon le pays est tellement vaste qu'il est difficile de faire des généralités. Un Paulista est souvent culturellement plus proche d'un Européen qu'un Paraense, par exemple.
Je ne me suis jamais senti discriminé au Brésil, même quand j'y avais des relations de travail.

C'est le contraire, je devais me méfier de ceux qui me passaient la main dans le dos...  :cool:



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7) Évitez la jalousie de la classe populaire. Si vous n’êtes pas fan de moqueries et de racisme en tout genre, fréquentez des endroits voir même des états mieux que d’autres socialement et culturellement parlant.

Pour ma part ma famille d'adoption est très pauvre, dans un des états les plus "arriérés" du Brésil et je ne subis aucun racisme dans son entourage, pas plus de moquerie que ce qui est de bon ton entre amis (c'est à dire pas plus que je n'en dispense)
Ce qu'il faut en revanche c'est poser les limites de la solidarité car on est "plus riche" certes mais pas "immensément plus riche" donc si on se laisse déborder, la solution à tous les problèmes matériels, c'est nous.
Mais là encore en posant les limites de façon subtile (je suis d'accord avec l'idée qu'il faut éviter d'être trop carré) on est fort bien compris
Il faut dire que je suis un fils de prolo, que je me souviens d'où je viens, donc même si j'ai bénéficié d'un ascenseur social, ça doit m'aider à ne pas commettre d'impairs...



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Ça dépend des États oui en effet mais si vous n'avez jamais connu ce genre de racisme et préjugés, allez donc faire un tour du côté de Goiás ou Santa Catarina pour comprendre ce que sont devenues les colonies d'ex-nazis. Côté Nord-Est, ce n'est pas mieux non plus car le "nordestino" a pour habitude de qualifier le "gringo" de "pédophile" ou de "proxénète". Il faut rester réaliste et dire ce qui est malheureusement vrai.

Manifestement on ne suscite pas les mêmes réactions... mais bien sûr il y a des cons partout, même au Brésil (je connais très bien l'état de Goias aussi, j'ai toujours été bien reçu, comme dans le Mina Gerais, l'Amazonie, le Nordeste)
Il faut dire que je n'ai pas une dégaine de touriste et que je n'en accompagne pas.

En plus je ne sais pas quel est votre nationalité, mais nous les Français, sommes fort mal placés pour critiquer l'accueil fait aux étrangers.



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Je suis Belge et non Français. Peut-être avez-vous fait qu'une partie de ces États mais nier cela me parait bien étrange car en 10 ans j'ai déjà réuni une centaine de témoignages similaires au mien. Tous venants d'Européens. Je crois qu'il faut remettre les choses dans leur contexte.

1) Le Brésil est le pays d'Amérique du sud avec le Chili qui contient le plus d'ex-nazis dont l'État de Santa Catarina avec Timbó-SC (qui a été la première ville brésilienne a soutenir Hitler en 1939) et la ville de Goiás Velho ainsi que la région de Goiânia en sont remplies !

2) Toute la partie sud est de descendance allemande, italienne et polonaise. Les Allemands et Polonais sont réputés pour ne pas offrir un bon accueil et quant aux Italiens, ils sont sympas uniquement avec qui ils veulent.

A cela il faut rajouter le fait qu'en 1850 la couronne portugaise avait promis aux premiers immigrants du sud qu'ils trouveraient fortune au Brésil en cultivant les terres, de même à Goiás avec l'or dans le Rio Vermelho et que rien ne s'est fait, ces gens-là ont été encore plus pauvres qu'en Europe et n'y sont jamais revenus. D'où le fait d'éprouver une haine et une profonde jalousie envers les touristes européens. J'ai moi-même subis des insultes du genre "e aí seu filho da puta de estrangeiro de merda !!! O que tá fazendo na nossa terra ? Cai fora gringo, volta pra sua terra, não precisamos de você aqui" !!! Bref, ça volait bien bas et hélas pas à l'exception... Chose que je n'ai jamais connu à Minas Gerais, São Paulo ou Rio de Janeiro où ils sont plus accueillants mais aussi plus évolués niveau études et éducation.

3) En ce qui concerne le peuple du nord-est, la plupart n'ont pas fait beaucoup d'études et beaucoup de filles commencent à se prostituer. D'où le fait de généraliser 196 nations en 1 avec le mot "gringo" en le faisant toujours passer pour un proxénète ou un pédophile quelque soit sa nationalité. Ce qui est insultant et fatigant à la fin car il y a plus de clients brésiliens que de clients européens dans les bars et maisons clauses et ce n'est pas l'Européen qui autorise l'abus dans ce genre d'endroits mais bien les autorités brésiliennes elles-mêmes. .

4) Il faut rajouter que tous ces préjugés ont été entretenus aussi par les églises protestantes évangélistes qui sont championnes en la matière quand il s'agit de discriminer un infidèle en particulier si ce dernier est étranger.

En conclusion:

Je compte faire ma vie là-bas et y ouvrir une entreprise mais uniquement à São Paulo, Minas Gerais ou Brasília et limite Rio de Janeiro car le reste des États n'ont pas une bonne mentalité envers les Européens ou sont légèrement sous-cultivés et donc peu accueillants. Pour moi le fait de dire que le Brésil est un pays accueillant quand on parle de 27 États et 5 régions, c'est vraiment de la foutaise et du chauvinisme à l'état pur. Je préfère le décortiquer en 5 ou 27 morceaux si pas plus pour en résumer chaque mentalité avant de dire que chacune celles-ci est accueillante. CQFD !

Je me permets quand même de vous faire remarquer que les quelques milliers de nazis qui ont essaimé dans toute l'Amérique latine (et pas que dans le Brésil) ont aujourd'hui, pour les survivants, au moins 90 ans et pour les éminents qui avaient quand même au moins 35 à 40 ans en 1945, je doute qu'ils soient de nombreux à survivre à environ 110 ans. Alors en faire des "marqueurs" majeurs de la société brésilienne me semble pour le moins excessif. Mengele s'est fait tout petit des années durant à Rio sous une fausse identité, ayant pour seul désir d'y survivre en paix. Allez voir au Paraguay, plutôt, voir cette influence: on causera après.

Pour la pression des diverses églises (je les mets toutes, en bon agnostique, dans le même panier) je suis en partie d'accord avec vous mais je pars du principe que quand on voyage ou qu'on vit dans un pays qu'on a librement choisi (distinguo avec ce qui nous est imposé) on "fait avec" les travers de sa société, ou on s'en va , surtout quand on n'y a pas fait souche (là ça devient plus compliqué)

Mes proches au Brésil (il n'y a plus que là et un peu en Guyane qu'il m'en reste, tout le monde est mort en France) me savent agnostiques, ils sont catholiques, protestants de l'église quadangulhar ou bien pentecôtistes, quelques-uns athées ou agnostiques et comme nous sommes des gens intelligents, nous évitons d'aborder ces sujets ou quand nous le faisons, c'est dans le respect mutuel**.
Pour ma part j'apprécie que dans mon pays d'origine la religion soit cantonnée dans la sphère privée et séparée de l'état et comme je ne goûte pas que de dehors on remette ça en question, je ne prêche pas mon catéchisme laïque à l'étranger.

** (tout comme quand nous évoquons la politique: c'est incroyable cette propension de beaucoup de gringos à asséner des vérités sans diplomatie à propos de la politique brésilienne, qui pour être parfois justifiées ne sont effectivement pas mieux tolérées que nous n'admettons en général des étrangers qu'ils nous agressent à cet égard: "dans le vrai ou dans l'erreur, mon pays c'est mon pays")

Vous avez évoqué le fait que les Brésiliens seraient agressifs vis à vis des étrangers "alors qu'ils se préparent à en accueillir des millions" (WC, JO) en omettant justement que pour eux c'est un point sensible et une belle preuve de maturité, que de penser que dans ce pays, plutôt que de faire des stades pharamineux, on devrait faire des hôpitaux, des écoles, des métros. On m'aurait dit il y a vingt ans que "deus futebol" serait critiqué, que je n'y aurais pas cru et je mets ça sur le compte d'une vraie prise de conscience!

Je ne connais pas (encore) l'extrême sud du Brésil qui a priori ne m'attire pas car je recherche ce qui m'éloigne le plus, culturellement, de l'Europe, quand je voyage. Je connais modérément (la vision du touriste) Rio, Salvador (que j'apprécie peu pour cette dernière si j'ai aimé les environs) bien le Mina Gerais, le centre, excellemment l'Amazonie, le nord du Nordeste et le Pernambuco, toutes régions, états, que je revisite régulièrement en redécouvrant à chaque fois un petit quelque chose qui fait naitre le réenchantement. S. Paulo, je n'y reviendrai pas à cause de la pollution que je ne supporte pas sans traitement (dommage, j'ai beaucoup aimé le côté culturel)

Pourquoi tenez-vous absolument, par la véhémence de vos propos, à ce que je me range à vos arguments? Que vous teniez pour subjectifs les miens, c'est votre droit mais je suis en droit de faire de même des vôtres et bien que non masochiste, je reviens au moins une fois par an (pour un long séjour) au Brésil où j'ai vécu et travaillé plusieurs années, cela depuis 1983.
Permettez moi de m'étonner qu'éprouvant un tel ressentiment pour le Brésil et les Brésiliens, vu votre jeune âge apparent, vous ne tourniez pas votre projet professionnel vers un pays où vous ressentiriez moins de racisme, de mépris, d'hostilité, j'en passe et des meilleures, envers vous et vos semblables. Il y a des coins dans le monde qui m'ont inspiré infiniment moins de critiques négatives que ce que vous délivrez, mais ça a suffit pour me décider à ne plus jamais y remettre les pieds (les USA par exemple: il faudra vraiment que j'y sois contraint)
Parce que lutter contre les tracas administratifs (qui me font lever les yeux au ciel), les enquiquinements professionnels qu'on subit au Brésil, "et toute cette sorte de choses" ça se gère. Mais vivre dans ce qu'on ressent comme un climat de haine et de mépris, pour ma part je ne le pourrais pas (il est vrai qu'au Brésil, à moi ce n'est jamais arrivé)



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Brazil Lover.

Par expérience,je peux te dire
1)Que les brésiliens savent accueillir  si.Dans la situation actuelle mondiale , les pays s´ils ne montrent pas un protectionnisme exarcerbé ont tendance à fermer les frontières à l´immigration . Des courants xénophobes sont de plus en plus ressentis par les expatriés sous toutes les latitudes.Et pour résider au Brésil depuis bien longtemps,je continue de m´y sentir tranquille quant à la considération qu´ils nous montrent.j´aimerais bien connaître un ranking de l´hospitalité au niveau mondial et ne serait pas surpris de voir le Brésil figurer dans les premiers.

PHPerrault :

Brazil Lover.

Par expérience,je peux te dire
1)Que les brésiliens savent accueillir  si.Dans la situation actuelle mondiale , les pays s´ils ne montrent pas un protectionnisme exarcerbé ont tendance à fermer les frontières à l´immigration . Des courants xénophobes sont de plus en plus ressentis par les expatriés sous toutes les latitudes.Et pour résider au Brésil depuis bien longtemps,je continue de m´y sentir tranquille quant à la considération qu´ils nous montrent.j´aimerais bien connaître un ranking de l´hospitalité au niveau mondial et ne serait pas surpris de voir le Brésil figurer dans les premiers.

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Ouf. Je me sens moins seul  :)

http://voyages.orange.fr/reportages/pho … iens.html#

Ça n'a pas de valeur scientifique, mais cet article classe (bien) le Brésil



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Bonsoir à tous!

Je suis franco-brésilien, je suis retourné une seule fois au Brésil. J'ai reçu parfois des préjugés de la part de brésiliens, à l'égard de ma couleur de peau, la couleur de mes yeux.

Bien que né de parents cearenses, je suis ce qu'il y a de plus blanc, avec des yeux très clairs...

Il m'est arrivé d'entendre des réflexions du genre "immigrante", "paraguai", "você nao parece brasileiro, nem um pouco".

Je crois que ces jugements trouvent leur source dans le passé colonial du Brésil, et je ne crois pas qu'il faille en tenir rigueur :).

-Tout le monde voudrait être le plus blanc possible au Brésil...

Fabien1, il est clair que la définition "politique" du Brésilien est très distincte de la définition "culturelle" et ça vaut pour toutes les nations. On peut avoir un passeport brésilien de plein droit, si on n'y a quasiment jamais vécu, on n'est pas culturellement brésilien (ça c'est comportemental, pas génétique) et ça vaut pour toutes les nations!
En plus toutes les sociétés métissées accordent (hélas) une grande importance à la question et le Brésil étant la société la plus métissée du monde... Même en Guyane, société très métissée, les locaux se perdent dans des discussions sans fin pour cataloguer le degré de métissage d'untel ou d'untel sans jamais tomber d'accord.
D'accord avec toi pour signaler que la société multiraciale glorifiée au Brésil relève encore de l'incantation malgré les efforts qui sont faits (et la sévérité des peines encourues en théorie pour des actes de discrimination prouvés): on dit et on redit que la couleur de peau n'a pas d'importance, il n'empêche que même si les exceptions sont de plus en plus nombreuses, en général plus on est "sombre" plus on est pauvre, voire dans l'exclusion. Il y a très peu de blonds aux yeux bleus dans les bidonvilles, s'il commence à y avoir des "morenos" dans les condominios de luxe
A Belém, il vaut réellement mieux prendre un avocat blanc, sauf pour les conflits liés au droit technique ou du travail, si on veut gagner son procès. En revanche les professions techniques (ingénieur, architecte, médecin même) commencent à s'ouvrir.
Dans le Nordeste (et dans une moindre mesure, le nord) il y a un solide préjugé contre les Paulistas, accusés de piller les ressources brutes et de ne pas équiper en retour les états.

Maintenant, quand on voit les fractures en France entre pas mal de binationaux et des "Gaulois", je me dis qu'on n'a guère de leçons à donner sur ce point...



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Bonjour,

j'ai "mis de côté" qq messages hors sujet. Revenons-en à nos cartes postales s'il vous plait ;)

J'ajouterai pour l'envers de la carte postale un facteur qui a été peu développé: l'insécurité au quotidien, que ce soit sur la route ou par le risque de se faire braquer, comme dans les affaires le peu de fiabilité de la police et le très faible soutien qu'on peut attendre d'elle (y compris les "polices touristiques" dont je comprends peu l'utilité vu qu'elles sont très peu souvent polyglottes et qu'à part délivrer un message de consolation avant de vous emmener voir des "vrais" policiers qui prendront - ou non - votre déclaration, elles ne font à peu près rien)
Il faut savoir que dans beaucoup d'endroits au Brésil, on se balade avec un billet de 50 R$ en main, "tarif" pour le toxico qui braque dans un état second, parce que ça a deux avantages:
- souvent, en flashant sur le billet, il ne pense plus qu'au "caillou" qu'il achètera avec, il le prend et il détale;
- quand on n'a rien à lui donner, il entre dans une rage folle et un toxico armé en manque et en colère, c'est dangereux.
Des précautions qui vous font passer pour parano sont quotidiennes au Brésil...

On n'omettra pas l'insécurité juridique tant des procès apparemment "béton" sont souvent perdus avec des attendus... bizarres on va dire et tant les procédures de recours et d'appel, interminables, retardent voire annulent une décision positive, si la partie d'en face a un bon avocat (et un bon avocat au Brésil n'est pas celui qui met les faits en lumière, c'est l'ultra procédurier, c'est celui qui corrompt le témoin, surtout celui qu'on paye cher... etc., dans bien des cas. Fort heureusement, parfois la justice fonctionne "à peu près")

Deux statistiques: 50.000 morts par arme chaque année (environ 1.000 en France, donc taux 17 fois supérieur)
50.000 morts sur la route (environ 3.000 en France, donc taux 11 fois supérieur)



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Julien :

Bonjour,

j'ai "mis de côté" qq messages hors sujet. Revenons-en à nos cartes postales s'il vous plait ;)

Pas trop d´accord sur cette censure qui apportait des informations interessantes.

Sage, Julien, sage... Même s'il a zappé un de mes messages.  :cool:
Je fréquente d'autres forums qui partent en vrille avec des "débats" qui dégénèrent au point de devenir invivables et au final, autant que celui-là garde de la tenue

Benj tu sais bien que par les messages,on a une idée des participants.Le fait de lire un message arrogant ou agressif ou coucou m´as-tu vu ne fera que dresser un portrait qui se cache derrière son auteur.Se faire une idée exacte des personnes à travers tous leurs écrits est indispensable pour cerner le bien et le mal de chacun et sélectionner le part positif des contacts ou des informations.

Bonjour,

Je dois dire avant tout que l attitude de certains touristes et expatries étrangers (surtout les nouveaux) y est pour beaucoup quant aux réactions des locaux a leur encontre. Aussi je ne m etonne pas qu ils se fassent insulter, ou mépriser et c est bien fait pour eux.

Justement Julien, avant d arriver a SAO il y a 15 ans, on avait bien pris soin de me prévenir que j arrivais dans une immense ville moche et épuisante, alors que je n avais trouve lors de mes recherches anticipées, que de magnifiques photos pour représenter uniquement les bons cotes…il a fallut qu on me mette en garde que le Bresil on n en sort jamais indemne, d une façon ou d une autre il marque tant positivement que négativement.

Malgre tout, sur place, j ai été agréablement surprise parfois et d autres moins selon. J ai d ailleurs dit a plusieurs reprises que ce pays est étonnant car le "médiéval" côtoie la super modernité..Que la difficulté justement est de s adapter aux 2 en meme temps…et cela se fait naturellement, au bout d un certain temps, par habitude et on vit finalement comme un brésilien, on n est plus différent.

Jamais je n ai été insultée, ou maltraitée parce que j étais étrangère..Nulle part au Bresil...Au contraire, ils ont montre un peu de fierté que je m installe chez eux, que j apprenne la langue, que je m intéresse a ce qu il se passe autour de moi, d avoir des conversations et meme des débats houleux, en retour ils étaient curieux de savoir comment ça se passait d ou je venais, pour comparer, certaines piques étaient d ailleurs bien placées en retour.

Alors bien évidement il y a des sujets comme la sécurité, la corruption, l argent, l éducation, la santé qui nous interpellent, et dont nous sommes bien d accord avec eux pour critiquer, mais c est leur système et ils ne connaissent que celui la. Oui on peut être incrédule dans certaines situations, mais ni plus ni moins qu ailleurs..

Dans leur façon de travailler, leur vision des choses, de la vie ….ils ont leurs concepts, nous avons les nôtres.

Le verso de la carte postale pour moi,  c est selon la capacité d adaptation de chacun, de savoir ou se trouvent ses limites d acceptation.

J ai quitte le Bresil il y a 2 ans, et oui il me manque terriblement. Recto et Verso ;)

Le fait de lire un message arrogant ou agressif ou coucou m´as-tu vu ne fera que dresser un portrait qui se cache derrière son auteur.

Un, oui. Pas plus..

Plussoiement des propos d'allspice. Moi aussi on m'a dit pis que pendre de Belém, on a tout fait pour me dissuader d'y aller en foi de quoi cette ville est devenue "la chair de ma chair"

Bonsoir Allspice!

J'aimerais en savoir plus sur ce que vous avancez:

"Dans leur façon de travailler, leur vision des choses, de la vie ….ils ont leurs concepts, nous avons les nôtres."

Je serais curieux de savoir comment les brésiliens, selon vous, appréhendent le travaille par rapport aux français. :D

allspice :

Bonjour,

Je dois dire avant tout que l attitude de certains touristes et expatries étrangers (surtout les nouveaux) y est pour beaucoup quant aux réactions des locaux a leur encontre. Aussi je ne m etonne pas qu ils se fassent insulter, ou mépriser et c est bien fait pour eux.

Justement Julien, avant d arriver a SAO il y a 15 ans, on avait bien pris soin de me prévenir que j arrivais dans une immense ville moche et épuisante, alors que je n avais trouve lors de mes recherches anticipées, que de magnifiques photos pour représenter uniquement les bons cotes…il a fallut qu on me mette en garde que le Bresil on n en sort jamais indemne, d une façon ou d une autre il marque tant positivement que négativement.

Malgre tout, sur place, j ai été agréablement surprise parfois et d autres moins selon. J ai d ailleurs dit a plusieurs reprises que ce pays est étonnant car le "médiéval" côtoie la super modernité..Que la difficulté justement est de s adapter aux 2 en meme temps…et cela se fait naturellement, au bout d un certain temps, par habitude et on vit finalement comme un brésilien, on n est plus différent.

Jamais je n ai été insultée, ou maltraitée parce que j étais étrangère..Nulle part au Bresil...Au contraire, ils ont montre un peu de fierté que je m installe chez eux, que j apprenne la langue, que je m intéresse a ce qu il se passe autour de moi, d avoir des conversations et meme des débats houleux, en retour ils étaient curieux de savoir comment ça se passait d ou je venais, pour comparer, certaines piques étaient d ailleurs bien placées en retour.

Alors bien évidement il y a des sujets comme la sécurité, la corruption, l argent, l éducation, la santé qui nous interpellent, et dont nous sommes bien d accord avec eux pour critiquer, mais c est leur système et ils ne connaissent que celui la. Oui on peut être incrédule dans certaines situations, mais ni plus ni moins qu ailleurs..

Dans leur façon de travailler, leur vision des choses, de la vie ….ils ont leurs concepts, nous avons les nôtres.

Le verso de la carte postale pour moi,  c est selon la capacité d adaptation de chacun, de savoir ou se trouvent ses limites d acceptation.

J ai quitte le Bresil il y a 2 ans, et oui il me manque terriblement. Recto et Verso ;)

Bonjour, combien d'États, de régions et de villes avez-vous fait pour généraliser le tourisme et la mentalité au Brésil ?

L'envers du décore c'est aussi ça pour moi et je n'ai jamais cherché à me faire insulter. Que du contraire.

http://miniblog.limao.com.br/bethbezerr … f5cd5e06fb

http://papodehomem.com.br/sinceramente- … o-gringos/

Si vous allez sur Youtube pour pour l'interview de Lula à la BBC, en lisant les commentaires des Brésiliens on se croirait en ex-Allemagne nazie. Pareil pour tout ce qui est vidéo de Brésiliens déportés ou encore de Maïté Proença qui se moque des Portugais avec un humour assez raciste mais pourtant typiquement brésilien. http://www.youtube.com/watch?v=Jb-oM17bTQ4

Après ça on vient remettre la faute sur le dos du gringo ! Pas d'accord !!!

Bonjour, combien d'États, de régions et de villes avez-vous fait pour généraliser le tourisme et la mentalité au Brésil ?

Pour ma part, treize plus deux ou trois de façon marginale. Et en plus de faire du tourisme (que ce soit en accompagnant ou en solo) j'ai vécu et travaillé sur place durant six ans (dans trois endroits distincts)
Je sais, ce n'est pas encore assez pour tout connaître, d'ailleurs personne - pas même un Brésilien - ne peut prétendre tout connaître du Brésil. Mais ça commence à donner une petite idée, quand à 62 ans on se découvre 30 années de connaissance de ce grand pays.
Les relations d'excellent voisinage qui se développent très vite avec les riverains, des invitations spontanées, je n'ai guère découvert cela qu'au Brésil (et sous une forme différente, en Tunisie) où personne ne m'a jamais invectivé sur ma "qualité" d'étranger (si j'excepte deux ou trois personnes bourrées, qui étaient tout aussi agressives vis à vis de compatriotes, en choisissant d'autres prétextes).
Le rituel, c'est l'échange de coordonnées entre voisins qui sympathisent dans des bus (l'idéal: on a le temps de nouer des contacts) ou plus rarement dans des avions, effectivement suivis d'effet dans la foulée ou au cours d'un autre voyage: on se rend réellement visite. J'ai ainsi logé chez des gens - rencontrés par hasard - à Manaus, Goias, Rio, Ouro Preto - dans une Republica d'étudiants pas du tout gênés par la grande différence d'âge -, deux fazendas situées au diable vauvert etc.
J'ai aussi reçu des Brésiliens chez moi, que ce soit au Brésil, en Guyane, ou en France. Sans aucun problème si j'excepte un cas un peu difficile.

Bis repetita, s'il y a encore un gros problème de sécurité dont les Brésiliens sont les premières victimes d'ailleurs, pour l'accueil il n'y a aucune commune mesure entre celui qu'on reçoit là-bas et les tronches de cake que les Européens (qui facturent pourtant l'hôtellerie nettement plus cher à standard égal) opposent le plus souvent aux touristes qu'en plus on cherche fréquemment à plumer consciencieusement. A cet égard, la France a une réputation déplorable, mais elle n'est pas la seule



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Brazilover, C'est une obsession, "le nazisme au Brésil", chez vous!

Est-ce que vous lisez la presse européenne? Est ce qu'en surfant vous ne tombez jamais (moi si!) sans le chercher sur un de ces sites nazis, racistes, haineux, révisionnistes innombrables qui prolifèrent dans nos beaux pays? (qui ont d'ailleurs inventé divers totalitarismes, tout comme ils ont mis en place de fort beaux génocides) C'est bien google qui en Europe, parce qu'il agglomère les résultats de toutes les requêtes propose, presque à chaque fois en premières occurrences la question de savoir si untel ou untel (dont on n'a tapé le patronyme que pour s'informer globalement) est juif ou pas!  (ce qui révèle une obsession "bien de chez nous")
Est-ce que vous analysez les diverses cartes qu'on peut dresser après chaque élection, en Europe, qui montrent la poussée de partis extrémistes?

Est ce qu'on vous a appris à l'école que le nazisme est né en Europe et qu'il y a proliféré, par la voie de très nombreux collaborateurs (dont la France et la Belgique), dans tous les pays adjacents à l'Allemagne, qu'ils aient été occupés ou alliés de cette dernière? (et le Brésil, lui, bien que dans un régime autoritaire comme il y en avait beaucoup à l'époque, a fait la guerre à l'Axe, sa contribution tant dans la lutte contre la guerre sous-marine que par son corps d'armée envoyé en Italie fut sinon essentielle, du moins très significative)

La paille et la poutre, vous connaissez?



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Fabien1 :

Je serais curieux de savoir comment les brésiliens, selon vous, appréhendent le travaille par rapport aux français. :D

Je ne sais pas ce que répondra allspice mais je peux donner mon point de vue, sachant que j'ai surtout côtoyé professionnellement des Brésiliens du Nord et du Nordeste qui ont peu de choses en commun avec les Paulistas (il y a même un certain antagonisme)

D'abord, on aborde plus directement les questions d'argent, que ce soit quand on se vend à un recruteur, ou pour demander une augmentation. Pour un Français imprégné de morale judéo-chrétienne (même s'il est agnostique... "on ne parle pas d'argent à table" etc;) ) ça surprend.

Ensuite souvent il leur est laissé moins de latitude pour prendre des initiatives. Je me souviens de la dame que j'avais embauchée comme employée de maison, qui m'a demandé "ce qu'il fallait faire" et qui a été ahurie quand je lui ai répondu "ou là là, c'est vous qui le savez, je vous prends pour ne pas m'embêter avec tout ça". J'ai perçu une véritable inquiétude chez elle... j'ai précisé: "commencez par faire comme si vous étiez chez vous, et peu à peu je vous dirai quelles sont mes petites manies". Je dois dire que ça n'a pas collé ; à la seconde j'ai donné pour notre bien réciproque un cahier des charges précis.
Idem quand tu vas à la banque: le chargé de clientèle n'a aucune marge de manœuvre, il doit absolument demander au supérieur dès que ça sort un peu des clous, même de très peu. Agaçant quand le supérieur est "sorti" ou "en réunion".

En revanche et là je fais référence à des chantiers d'orpaillage ou forestiers isolés, leur ingéniosité pour dépanner quand un truc a flanché et qu'on est loin de tout est surprenante.
Le lundi matin, gros taux d'absentéisme dû aux cuites du week-end. Inutile de demander des motifs (on aura des excuses foireuses) mais retenir la journée de salaire sans faire de sentiment, faute de quoi on passe pour un couillon et pas pour un gars sympa. Ne pas rentrer dans les propositions de "rattraper en travaillant une heure de plus les autres jours". Ces propositions, c'est toi qui les fais si tu en as besoin: tu dois "garder la main" pour ne pas te faire bouffer.
En revanche quand il y a un objectif à atteindre de manière impérative avant un instant T, faire appel à leur conscience... On est rarement déçu si on reconnaît le geste quand il est fait (par une prime, par exemple, ou un congé surprise)

J'ai connu un contremaître qui faisait bosser un groupe de Brésiliens et un groupe de Haïtiens en Guyane (impossible de les faire bien s'entendre) C'est affreux à dire mais avec les Haïtiens, la seul solution (héritage du macoutisme) était de désigner un cafteur dispensé de manier la pelle, mais rapportant les noms des glandeurs. Il m'a dit que s'il essayait ça avec des Brésiliens, d'une part aucun n'accepterait, d'autre part si d'aventure ça arrivait, ce dernier aurait un "accident grave" très rapidement. Il les prenait "par les sentiments", l'orgueil du boulot bien fait, etc.

Problèmes provoqués par les Brésiliens avec l'inspection du travail, car on a beau leur seriner les règles de sécurité élémentaires, ils s'en tapent: du coup, PV, amendes quand un inspecteur passait (là je parle de chantiers en Guyane menés par des Brésiliens. On leur paye de beaux casques mais ils ne les mettent pas à cause de la chaleur... cela dit au Brésil je  vois ces ouvriers plutôt suréquipés... sans doute qu'il y a d'autres coercitions).

Les indépendants sont prêts à tout pour ne pas perdre un réal à gagner et c'est bien agréable de savoir qu'en payant (ma foi pas trop cher) tout service sollicité sera fait. A l'époque (les standards de niveau de vie se sont trop rapprochés, je n'en aurais plus les moyens), en 1994 à Belém, je prenais un taxi à la journée, pour la valeur de 100F (en cruzeiros ça changeait tous les jours) plus l'essence et jamais au grand jamais il ne m'a fait défaut: si sa bagnole était immobilisée ou s'il avait à faire, il déléguait un frère, un cousin, un voisin, etc.
Se balader à S. Luis le dimanche après midi (vieille ville déserte et de ce fait un peu dangereuse) pour faire des photos? Tu en parles au réceptionniste de ton hôtel, il réfléchit cinq minutes et donne un coup de téléphone (cousin, ami, voisin, etc.) et 10mn après un malabar arrive avec son fils de 16 ans aussi costaud, pour te servir de "force de dissuasion" , cela contre une rétribution conséquente pour eux, très raisonnable pour toi.

Négocier est compliqué. Chez nous en général et sauf avec des gens dont la réputation est vite faite, quand on a "topé", on peut considérer que le marché est conclu, même s'il n'est finalisé que plus tard par un contrat, rédigé en bonne forme. Ça m'est arrivé de me faire avoir: au moment de signer, le gars en remettait une couche pour exiger une clause de plus. Énervant. Quand on entend "fica tranquil" ou "nao tem problema" on sait qu'on va se faire entuber!
En plus il est difficile à un Brésilien de répondre franchement "NON" à une proposition, et c'est même assez incorrect dans les codes locaux de l'acculer à ça: il préférera toujours qu'on lui laisse une porte de sortie honorable.

Gaffe à la fausse décontraction. Nombre de gringos, pris dans l'ambiance du pays commettent de grosses erreurs. Il vaut mieux porter la cravate une fois de trop, que de l'oublier le jour où elle n'était pas nécessaire, et de curieux préjugés sévissent encore (par exemple contre les mochileiros, porteurs de sac à dos.. si en plus ils sont en débardeur et en tongs quand ils parlent à la police fédérale, même bien propres, je sais que l'agent cherchera la petite bête. Ce qui est parfois pris pour de la xénophobie est en réalité du mépris pour des gens qui "ne se respectent pas en ne respectant pas leur allure)
Ce se voit aussi dans les restaurants de relativement bon standing (j'exclus les por kilos et lanchonetes d'un côté qui admettent tout le monde ou peu s'en faut, le grand standing de l'autre où on serait bloqué à l'entrée faute de tenue adéquate): si on ne respecte pas un code vestimentaire minimal, les garçons auront parfois une attitude "intermédiaire": ils ne virent pas, mais ils ne "voient pas" la personne et ne la servent pas, jusqu'à ce qu'elle comprenne et aille manger ailleurs. 

Et il faut bien dire que les sollicitations directes ou contournées de corruption, c'est d'une part pénible, d'autre part difficile à décrypter.



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benj77 :

Brazilover, C'est une obsession, "le nazisme au Brésil", chez vous!

Est-ce que vous lisez la presse européenne? Est ce qu'en surfant vous ne tombez jamais (moi si!) sans le chercher sur un de ces sites nazis, racistes, haineux, révisionnistes innombrables qui prolifèrent dans nos beaux pays? (qui ont d'ailleurs inventé divers totalitarismes, tout comme ils ont mis en place de fort beaux génocides) C'est bien google qui en Europe, parce qu'il agglomère les résultats de toutes les requêtes propose, presque à chaque fois en premières occurrences la question de savoir si untel ou untel (dont on n'a tapé le patronyme que pour s'informer globalement) est juif ou pas!  (ce qui révèle une obsession "bien de chez nous")
Est-ce que vous analysez les diverses cartes qu'on peut dresser après chaque élection, en Europe, qui montrent la poussée de partis extrémistes?

Est ce qu'on vous a appris à l'école que le nazisme est né en Europe et qu'il y a proliféré, par la voie de très nombreux collaborateurs (dont la France et la Belgique), dans tous les pays adjacents à l'Allemagne, qu'ils aient été occupés ou alliés de cette dernière? (et le Brésil, lui, bien que dans un régime autoritaire comme il y en avait beaucoup à l'époque, a fait la guerre à l'Axe, sa contribution tant dans la lutte contre la guerre sous-marine que par son corps d'armée envoyé en Italie fut sinon essentielle, du moins très significative)

La paille et la poutre, vous connaissez?



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Ce n'est pas une obsession mais une réalité ! Il n'y a pas qu'aux Juifs que le nazisme s'attaque d'ailleurs je ne suis même pas Juifs ! Regardez le film Olga, vous comprendrez mieux. Je peux vous présenter un ami brésilien de Brasília qui est prof d'histoire et lui tient le même discours que moi. Une grande partie du peuple brésilien est extrêmement raciste envers les étrangers. Voilà ses mots !!! Allez-vous aussi le contredire même s'il est né et a toujours vécu là-bas ? Un peu de bon sens ne vous ferait pas de tord.

Bonjour,

On pourrait arrêter les combats de joute s'il vous plait ? Vous avez donné vos opinions, c'est bien, maintenant laissez les autres s'exprimer s'il vous plait.

Brazilover > des * racistes, il y en a malheureusement dans tous les pays du monde. Parler d'eux en permanence, c'est leur donner une forme de crédit à ces *ards.

Si je peux me permettre une autre remarque, vous devriez évitez les généralisations et les amalgames s'il vous plait. On n'aime pas cela sur Expat.com. Ca n'est pas parce qu'un ami vous parle de qq chose qu'il a forcément raison, surtout quand il s'agit d'accusations à l'encontre d'une nation de 200 millions d'hommes et de femmes.

Si par contre vous vouliez évoquer la face sympa de votre carte postable du Brésil, elle serait la bienvenue. Pour un amoureux du Brésil, vous êtes "un brin" négatif

Bon dimanche,

Julien

Pour ma part, tout à fait d'accord pour changer de sujet, ça commençait à me gaver
D'accord avec la conclusion de Julien.

Pour recentrer sur le sujet "envers de la carte postale" j'évoquerai les vraies carences (encore) dans les infrastructures qui font qu'avec des coûts salariaux encore très inférieurs à celle de pas mal de pays, la productivité brésilienne est très inférieure malgré l'ingéniosité de ses travailleurs: temps perdu en transports sur des routes interminables, médiocres (usure prématurée des véhicules, retards dans les aéroports dont beaucoup sont véritablement indignes d'un grand pays (ça s'arrange), ports sursaturés, quasi absence de trains etc.
Et si le SUS est un réel progrès par rapport à ce qu'il a remplacé, c'est encore très calamiteux: se faire (bien) soigner au Brésil présuppose souvent de faire appel au privé (cher) si on veut éviter des files d'attente interminables.
Enfin la bureaucratie à affronter pour à peu près tout génère des pertes de temps et de productivité colossales, dont le touriste ne se rend pas du tout compte
Plus tard: l'enseignement public



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Les amalgames ! Ne le prenez pas mal mais le titre du sujet c'est bien "L'envers de la carte postale brésilienne" et non "la carte postale brésilienne" !

C'est quand-même dingue que l'on me critique alors que je réponds bien à la question initiale.

Créez un autre sujet avec pour titre "Les éloges envers le Brésil" ou bien "Quelles sont les qualités du Brésil point du vue touristique". Alors là ok, on parlera "français" !!!

Comme sur Voyage forum, ici il y a beaucoup de chauvins et "moi je sais tout" chez certains membres et comme par hasard ils sont tous Français ! Comme quoi votre réputation "nationale" vous suit même jusqu'à l'étranger !

C'est pathétique !!!

Bonsoir,

loin de moi l'idée de vous critiquer. Relisez mon post initial, derrière un titre certes accrocheur, j'invite à décrire les 2 faces de votre carte postale, votre approche personnelle du bon, comme du moins bon.

Comme quoi votre réputation "nationale" vous suit même jusqu'à l'étranger !

C'est pathétique !!!

plait-il ? Vous vous adressez à moi ?

Après "la grosse majorité des brésiliens sont racistes", c'est "les français sont chauvins" ? Et après, vous me direz que vous ne faites ni amalgame, ni généralisation ? houla ...

Julien :

Bonsoir,

loin de moi l'idée de vous critiquer, hormis sur un point. Relisez mon post initial, j'invite à décrire les 2 faces de votre carte postale, votre approche personnelle du bon, comme du moins bon.

Comme quoi votre réputation "nationale" vous suit même jusqu'à l'étranger !

C'est pathétique !!!

plait-il ? Vous vous adressez à moi ?

Non, je ne m'adresse pas à vous concernant la fin de ma réponse mais bien à qui essaye de me donner des leçons de morale depuis le début alors qu'il n'a ni visa permanent ni mis un pied dans le sud.

Si vous voulez les deux côtés de la carte postal, consultez mon groupe facebook dédié à cela et vachement mieux modéré qu'ici car il n'y a pas de place pour les égocentriques !!!

Bonne soirée.

Amicalement.

Brazilover, je n'ai qu'un fils adopté au Brésil, et deux petits enfants... (sans compter leurs cousins, mes neveux de facto)
Ça crée des liens, non, et ça donne des informations, surtout quand on participe activement (et matériellement) à leur éducation et à leur protection sociale...
Pour le reste, je n'avais rien ajouté dans un but d'apaisement, sinon justement un message dans le sujet: "envers de la carte postale" en signalant des aspects de la vie au Brésil que des "passants" peuvent occulter.
Cordialement, malgré tout



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Merci, ca fait plaisir à lire : vous me dites en gros, que mon équipe fait du mauvais travail et d'aller sur facebook parce que vous ne partagerez que du negatif ici. Pas tres constructif, mais soit.

Nos modérateurs, quand à eux, vont tres certainement "mettre de côté" un bon nombre de messages hors sujet dès demain

Faites ce que vous voulez, moi je dis ce que je pense car je déteste l'hypocrisie. J'ai répondu au sujet initial, si quelques uns d'entre-vous l'ont mal compris et s'en sont écartés, ça ne me concerne pas. Je n'ai transgressé aucune règle.

Le fait d'adopter des enfants au Brésil et d'y faire du tourisme de temps à autre ne me convainquera pas sur le fait que tous ses États sont accueillants.

Mon ex-beau-père est Brésilien, ma demi-soeur est Belgo-Brésilienne, je voyage sur place depuis 2004, ma future épouse est Brésilienne, mon meilleur ami est Brésilien. Moi aussi je peux utiliser ce genre d'excuses pour prétendre donner des leçons aux autres. Mais ce n'est pas dans ma nature. Je préfère répondre aux gens par rapport à ce dont j'ai vécu là-bas. Point barre ! Quant au groupe Facebook, les 2 côtés de la carte postale y sont, c'est juste pour éviter de me répéter et non pour y faire de la pub car Facebook ne me rémunère point à ce que je sache...

Autre "envers" du décor: la situation catastrophique de l'enseignement public au Brésil, si on excepte les universités fédérales et quelques instituts de formation remarquables.

Il n'était pas rare, il y a vingt ans, de voir des centaines de milliers de gamins et de gamines travailler dans les rues des villes brésiliennes (ce qui ne signifiait pas qu'ils étaient en déshérence familiale ni qu'ils étaient déscolarisés mais la journée scolaire se réduisait à quatre ou cinq heures pris le matin ou l'après-midi (chaque salle de classe servant à trois rotations, session du matin, de l'après midi, du soir pour les cours pour plus âgés ou pour adultes): à peine rentrés de l'école qu'ils manquaient souvent en plus les gosses fonçaient pour gagner un peu d'argent en vendant des bricoles, et en étant soumis à tous les dangers de la rue. Il fallait bien distinguer ces enfants qui avaient malgré de dures conditions de vie encore un lien solide avec une famille, des "meninos da rua" qui survivaient seuls dans les jungles urbaines.
La bolsa familial mise en place il y a une douzaine d'année a à peu près éradiqué le phénomène (pas tut à fait: encore pas mal de petits fugueurs). Contre une visite médicale annuelle (gratuite), un carnet de vaccination à jour et une fréquentation scolaire convenable, les familles reçoivent une bourse équivalente à ce que les gosses gagnaient (ou peu s'en faut) en faisant travailler les enfants et de ce fait la scolarisation atteint les 97% (statistiques OCDE) des 5 à 15 ans
Seulement si le quantitatif est à peu près résolu, pour le qualitatif, c'est encore loin d'être le cas: profs du public sous payés, pas formés ou mal formés et de ce fait parfois peu motivés (dans certains états ils accumulent un double service pour vivre à peu près normalement) ce qui amène les classes moyennes à se saigner aux quatre veines pour payer des mensualités assez lourdes, dans des écoles et collèges privés.
On entre dans les universités fédérales non pas par examen, mais par un concours (le vestibular) et peu de postulants issus du public passent ce barrage (alors que ce sont 90% des candidats)
Des cas de déscolarisation significatifs (avec en plus des formes de trabalho infantil voire d'esclavage rural) sont encore à déplorer dans les campagnes reculées.



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Brazilover,

Dans votre profil vous souhaitez partager des expériences et point de vue avec des personnes de terrain……surtout le votre.

Nous donnons donc sur le sujet propose par Julien, notre envers de la carte postale selon NOUS et notre perception des choses sur place. Entre comment est présente le Bresil dans les reportages et les brochures et comment on le vit réellement, il y a une grande différence. Je ne vois pas ce qu il y a d hypocrite la dedans, comme partout des locaux ne voient pas d un bon oeil les étrangers, mais ce n est pas la majorité, et donc j estime pas nécessaire de le relever comme vous le faites a chacun de vos posts.
Je n ai pas eu l impression personnellement d avoir été traitée différemment  parce que j étais étrangère, ni au nord, ni au milieu, ni au sud et je ne vais pas dire le contraire pour vous faire plaisir.

J y ai vécu 12 ans NON STOP, et pas en tant que touriste….Ceux qui viennent avec leurs gros sabots et se font rembarres par les locaux n ont que ce qu ils méritent et mettent ça sur le compte du racisme qui a le dos large….

Je me suis donc exprimée simplement la dessus plus haut, sans entrer dans le détail car il y a d autres discussions la dessus.

Puisque vous avez l air de bien connaitre, dites nous un peu si vous avez déjà été malade sur place, si vous avez scolarise vos enfants, fait face a des déboires administratifs quotidiens, travaille en tenant compte des lois locales, des protocoles, embauche du personnel, avoir souffert de l insécurité, étudie sur place…..toutes ces choses qu on ne voit pas forcement et dont on ne parle pas dans les fameuses brochures ou en dehors des sentiers battus touristiques, bien bordes et prépares…alors non, ce n est effectivement pas rose tout le temps…c est meme parfois "lourdingue" pour un étranger, qui lui veut tout tout de suite maintenant.

Oui les brésiliens sont un peuple chaleureux et accueillant, qui souvent vivent au jour le jour, qui n ont pas la meme notion du temps que nous, ni les memes ordre de priorités, et meme si ils ont beaucoup de points commun avec les européens, n empêche JE les trouve plus accueillants.
Ce n est QUE mon point de vue, d autres ne le partagent pas, c est tout a fait possible…et je le respecte.

Au Bresil, pour y vivre, il faut avoir comme sur la carte postale, des yeux devant et des yeux derrière…...

allspice :

Brazilover,

Dans votre profil vous souhaitez partager des expériences et point de vue avec des personnes de terrain……surtout le votre.

Nous donnons donc sur le sujet propose par Julien, notre envers de la carte postale selon NOUS et notre perception des choses sur place. Entre comment est présente le Bresil dans les reportages et les brochures et comment on le vit réellement, il y a une grande différence. Je ne vois pas ce qu il y a d hypocrite la dedans, comme partout des locaux ne voient pas d un bon oeil les étrangers, mais ce n est pas la majorité, et donc j estime pas nécessaire de le relever comme vous le faites a chacun de vos posts.
Je n ai pas eu l impression personnellement d avoir été traitée différemment  parce que j étais étrangère, ni au nord, ni au milieu, ni au sud et je ne vais pas dire le contraire pour vous faire plaisir.

J y ai vécu 12 ans NON STOP, et pas en tant que touriste….Ceux qui viennent avec leurs gros sabots et se font rembarres par les locaux n ont que ce qu ils méritent et mettent ça sur le compte du racisme qui a le dos large….

Je me suis donc exprimée simplement la dessus plus haut, sans entrer dans le détail car il y a d autres discussions la dessus.

Puisque vous avez l air de bien connaitre, dites nous un peu si vous avez déjà été malade sur place, si vous avez scolarise vos enfants, fait face a des déboires administratifs quotidiens, travaille en tenant compte des lois locales, des protocoles, embauche du personnel, avoir souffert de l insécurité, étudie sur place…..toutes ces choses qu on ne voit pas forcement et dont on ne parle pas dans les fameuses brochures ou en dehors des sentiers battus touristiques, bien bordes et prépares…alors non, ce n est effectivement pas rose tout le temps…c est meme parfois "lourdingue" pour un étranger, qui lui veut tout tout de suite maintenant.

Oui les brésiliens sont un peuple chaleureux et accueillant, qui souvent vivent au jour le jour, qui n ont pas la meme notion du temps que nous, ni les memes ordre de priorités, et meme si ils ont beaucoup de points commun avec les européens, n empêche JE les trouve plus accueillants.
Ce n est QUE mon point de vue, d autres ne le partagent pas, c est tout a fait possible…et je le respecte.

Au Bresil, pour y vivre, il faut avoir comme sur la carte postale, des yeux devant et des yeux derrière…...

Allez dans des villes comme Goiás Velho (Cidade de Goiás) ou Timbó-SC, Blumenau-SC, Indaial-SC, Pomerode-SC et après on en reparlera de la réputation accueillante et chaleureuse. Ils vont vous dire "Aqui nem negão se cria" !!!

Quant au boulot, allez le faire comme moi je l'ai fait bénévolement ! 16 heures par jour en stage agricole à passer sous un soleil de plomb en pleine brousse du Mato Grosso do Sul avec Sucuri, Cascavel e autres beaux petits compagnons de ce genre durant 7 mois et là on en reparlera.

Allez en pleine ville de Jataí-GO et vous ramasser un 38 sur la tempe et un vase en porcelaine sur la tête pour 400R$ en poche et rester en observation à l'hosto et on en reparlera...

Allez à Goiás Velho durant 6 mois rendre service à tout le monde sur le plan culturel et festif pour pas un bal et qu'ensuite le tiers des 28000 habitants vous traite de "filho da puta de estrangeiro de merda, gringo que se acha e vem pra cá pra nos invadir" en guise de remerciement et après on en reparlera...

Allez vous casser la main à Goiás Velho pour qu'ensuite les 2 hôpitaux (public et privé) vous disent qu'aucune radiographie ne sera faite avant le prochain mois car le maire a fait voter une loi pour qu'il y ait un quotta maximum pour celles-ci.

Allez toujours à Goiás Velho pour parler avec l'ancienne professeur de gym du collège qui s'amuse à trainer sur la place du Correto pour vous dire "mais um gringo aqui, vem pra cá pra fuder e prostituir nossas moças". et après on en reparlera...

Allez dans une famille de nordestinos et faites leur comprendre que les responsables des bordels et des passes pédophiles à la plage de Boa Viagem à Recife sont sous contrôle des autorités municipales et non européennes et après on en reparlera...

Allez sur Youtube voir les milliers de commentaires racistes anti-européens dans des vidéos de Maitê Proença ou des interviews de Lula à la BBC ou encore dans les films amateurs des Brésiliens qui se font refouler à la douane en arrivant en Europe et après on en reparlera...

Il est certain que si vous fréquentez des endroits comme les États de SP, MG et RJ, la mentalité y est super accueillante mais hélas tout le monde n'est pas comme eux.

Il est en effet hypocrite de prétendre le contraire !!!

Vous etes hyper agressif envers nous, et vous ne connaissez pas les intervenants ici, ni leur vie privée qu ils n étalent pas...…..vous donnez l impression d être le seul a en avoir chier au Bresil durant vos quelques petits mois d expérience touristique…alors que vous avez cotoye l envers de la carte postale proposée par Julien au meme titre que nous, sinon bien moins dans le temps...mais vous faites une fixation sur votre accueil en particulier en tant qu étranger.
Nous aussi avons fait nos expériences de santé, de bénévolat, l assalto etc…mais au meme titre que les locaux..je n ai pas eu de traitement spécial étranger, parfois ça s est mal passe aussi…défaut de patience peut être...

Si vous ne vous sentez pas le bienvenu au Bresil avec tous ces défauts que nous connaissons par ailleurs mais largement compenses d un autre, alors qu est ce qui vous attire finalement ?

Car il ne s agit pas de ternir l image du Bresil et les locaux dans l ensemble, mais de dire qu en dehors des belles plages, des fetes et cie, on s attendrait a une vie douce et sympa sous les cocotiers, mais qu a y regarder de plus près, on s aperçois que ce n est pas aussi lisse et simple au quotidien, que ce soit pour les démarches ou comment s organiser, s adapter, le choc culturel dans le vif, quand on vient s installer durablement ici.

Perso je suis d abord passée par une phase d observation, avant de me lancer pour m intégrer…je n ai pas plonge tete baisser dans le tas, a vouloir faire comme ci comme ça sans tenir compte de mon entourage local, ni sans savoir si je faisais bien ou pas ou m imposer. j ai d abord appréhende les choses telles qu elles se font localement, je les ai assimilées et j ai mis pas mal de mes pré concepts dans ma poche et j ai intègre la mentalité locale, les habitudes, les rouages….pas toujours facilement, mais dans l ensemble j estime être devenue brésilienne a part entière.

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