Statistiques Canada (pour tout savoir !)

Je me permets de mettre ici l'adresse d'un site Web du gouvernement canadien qui vous fournira énormément d'informations sur l'emploi, le chômage, les différences entre les provinces, le coût de la vie, les emplois en demande, etc. C'est toute une mine d'informations. :)

http://www.statcan.gc.ca/start-debut-fra.html

Merci c'est hyper cool!

BONJOUR EINSAIMADA

merci pour le site
j'ai qques questions et je vois que tu réponds pas mal aux questions posées et on te remercie
Voilà, on a obtenu le visa permanent avec mon mari et lui il veut partir à Montréal avant nous mon fils et moi au mois d'avril et nous partirons au mois de juin
On a déjà et continue les démarches évidemment mais c'est toujours mieux de savoir les avis des autres
je voudrais savoir quels sont les bons quartiers de Montréal pour toi: il nous faudrait les transports en communs  à proximité, les commerces ainsi que les garderies pour notre fils qui a 2ans. Par rapport à la qualité prix pour les apparts?
je ne sais pas si tu peux me renseigner aussi sur les garderies est ce que c'est facile d'avoir une place ou si c'est pas le cas est ce que c'est possible de trouver une nourrice rapidement ?? Aussi j'ai vu une discussion sur la santé au CANADA et apparemment c'est pas très évident d'avoir un médecin de famille chose très banale en France, j'ai cru entendre qu'il faut des années pour en avoir un en plus ils ne donnent pas de RDV facilement en cas de maladie donc il faut souvent aller aux urgences ?? Comment font les gens qui ont des enfants en bas âge car les enfants sont malheureusement souvent malade surtout l'hiver?? ça m'inquiète un peu cette histoire

bon je te laisse et c'est gentil de me répondre ou si qqun d'autres ont des conseils seraient les bienvenues

Bonjour et bienvenue Lulu !

Tout d'abord, afin d'éviter toute confusion, sachez que je suis québécoise, donc je n'ai jamais vécu le processus d'immigration. Je peux seulement aider dans la mesure où j'ai toujours vécu au Québec et, à bientôt 54 ans, j'en connais un bout.

Tout d'abord, et ça, d'autres candidats à l'immigration vous le diront sans doute, le fait que votre mari vienne avant vous pour prospecter le terrain est une excellente idée. Je ne saurais trop vous le conseiller.  Ça vaut vraiment la peine.

Si vous songez à vivre à Montréal, voulez-vous que ce soit directement à Montréal ou en banlieue ? Si vous voulez être à Montréal, je vous conseillerais quelques bons quartiers, mais il faut savoir que tout n'est pas blanc ou noir partout, sauf dans certains secteurs très riches.  Comme bien des gens, je vous suggérerais d'éviter Montréal-Nord, où depuis un peu plus d'un an, il y a eu beaucoup de problèmes avec des gangs de rue, chose quand même beaucoup plus rare ici qu'en France. Idéalement n'allez pas au centre-ville, d'une part parce qu'on y trouve tout et n'importe quoi, d'autre part parce que ce sera forcément cher et pas nécessairement agréable pour élever des enfants.

Des quartiers agréables, sécuritaires, près de tous les services et des transports en commun, il y en a plusieurs :

- Ahuntsic
- Rosemont
- Petite Patrie
- Quartier près de Jean-Talon et du Parc Jarry
- Il y a des secteur d'Hochelaga-Maisonneuve qui se sont nettement améliorés depuis quelques années et qui valent la peine qu'on y jette un coup d'oeil
- Plateau Mont-Royal : un incontournable; dynamique, vivant, multiculturel, des magasins, des boutiques, des cafés partout, une vie de village au coeur de la ville; cependant, les loyers peuvent y être assez cher; il faut dire que c'est un quartier « in » où vivent plusieurs vedettes et artistes
- Certains quartiers du sud-ouest de Montréal, autour du Marché Atwater, qui eux aussi sont en train de revivre
- De même Verdun, les endroits près du Canal Lachine également

Peut-être d'autres membres pourraient en rajouter, selon leur propre vécu.

Pour le transport en commun, nous sommes bien servis.  Si vous voulez un appartement près d'un arrêt de bus ou près d'une station de métro, vous trouverez; ce sera peut-être un peu plus cher, surtout près d'un métro, mais vous économiserez tellement en temps ! Et cela vous évitera peut-être d'avoir à acheter une auto juste en arrivant.

Pour les appartements, comment vous dire ... avant d'avoir notre petite maison en banlieue, nous avons toujours vécu en appartement à Montréal.  Les prix ont beaucoup augmenté, mais vous trouverez très certainement que c'est moins cher qu'en France.  Les prix varient aussi, bien sûr, selon les quartiers, les services qui sont à proximité, etc. Il faut aussi vérifier si l'électricité et le chauffage sont inclus dans le prix du loyer. Puis il faut toujours ajouter le coût du téléphone, et aussi, si vous voulez, Internet et le câble pour la télé (mais pour le câble, ça dépend de vos besoins). Pour avoir une idée sur les logements, consultez le site kijiji.com 

Nous avons un système de garderies efficace, entre autres (et surtout) en raison des garderies (centre de la petite enfance ou CPE) subventionnées par le gouvernement et qui coûtent 7 $ par jour (incluant le diner et deux collations).  Le problème, c'est que le gouvernement doit créer 7000 places pour répondre à la demande ... Il y travaille, mais pour l'instant, les listes d'attente sont longues.  Idéalement, si votre mari vient et trouve un appartement, il pourrait immédiatement prendre contact avec plusieurs CPE pour réserver une place. 

Nous avons aussi des garderies non subventionnées (garderies familiales) qui peuvent demander entre 25 $ et 30 $ par enfant, mais c'est déductible d'impôt. Vous pourrez en trouver assez facilement en attendant d'avoir une place en CPE le cas échéant. Et je pourrais également vous fournir le site Web des garderies subventionnées et privées. Cela vous facilitera la tâche.

Le système de santé ... euh ... comment vous dire ... oui, c'est un fait que notre système de santé est très chaotique, ou du moins pas digne d'un pays comme le Canada.  Je serai franche : je trouve la situation honteuse et la plupart des gens le disent aussi.  Oui, il est difficile (sauf un hasard incroyable) de trouver un médecin de famille. Il nous en manque 800 au Québec ... Et le Collège des médecins fait la fine bouche devant tous ces médecins qui viennent de l'étranger et sont près à travailler ici.  C'est inconcevable ! Quand on est malade, on va soit à la clinique d'urgence (mais parfois, surtout l'hiver, ils affichent complet dès 9 heures le matin) et on peut attendre 4-5 heures, soit on va directement à l'urgence d'un hôpital, et là on peut attendre parfois jusqu'à 10 heures ... et je n'exagère même pas.

Cette situation a ouvert la porte à la médecine privée, par où j'ai moi-même dû passer. Environ 300 $ pour un bilan de santé, mais un service évidemment impeccable.  Le grand luxe !  Mais bon, ne vous découragez pas pour cela en partant.  j'ai réussi à trouver une femme médecin au public depuis, donc il y a de l'espoir !!! Il y a les GMF (Groupe de médecine familiale) qui se multiplient, alors sait-on jamais ... et le gouvernement va forcément devoir faire quelque chose de concret pour améliorer la situation. En gros, 1 Québécois sur 4 n'a pas de médecin et à cause des départs à la retraite et des médecins qui décident d'aller travailler aux États-Uni$$$ ou dans les autres province$$$$, l'avenir n'augure rien de bon. Mais ne focussez pas là-dessus. Si vous êtes malade, vous allez faire comme la grande majorité des Québécois et aller attendre dans une clinique.  Donc, on finit malgré tout par voir un médecin :) Et lorsqu'on a un problème, même si la porte d'entrée est lourde à ouvrir *LOL* ... une fois qu'on est pris en charge, cela se passe bien et nous avons de bons soins. 

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas ! Cela me fera plaisir d'y répondre selon mes connaissances.

je rajoute la carte de Montréal pour situer les quartiers et les métros et google street (le petit bonhomme orange) pour vous promener dans les rues.

Merci Tipiack !  Je ne savais pas que « Google View » était rendu à Montréal. :) Je vais aller voir ce qu'ils nous montrent.

Bonsoir Ensaimada,

je me permets de vous demander une petite précision concernant le taux d'imposition de 43% dont vous parlez assez souvent dans les différents posts :

Pouvez vous me donner le détail de ces 43% ?

Car depuis que je me promène sur le net, le seul exemple de retenu sur salaire que j'ai trouvé, faisait apparaître un taux de 23%, impôts et cotisations cumulés : un salaire brut de 1175$, donnait un net de 905$ environ.

ensuite viennent se greffer comme partout les différentes taxes et autres, moins les impôts puisqu'au Québec, ils sont prélevés à la source.

Merci d'avance,
Nathalie et Franck

Bonjour Nathalie et Franck !

Je vous soumets cet article de La Presse Canadienne, qui vous donnera un aperçu.  Mais il faudrait que je trouve un autre site plus précis, car les taux d'imposition varient selon le salaire.  Par exemple, entre 30 000 $ et 60 000 $, vous payez X% d'impôt, entre 60 001 $ et 80 000 $, vous payez plus, et ainsi de suite.

Je vais donc essayer de vous revenir avec quelque chose de plus précis, si possible des sites Internet.

L'Institut Fraser est un institut reconnu, affilié la British Columbia University.  Il faut dire que le Québec est la seule province à payer des impôts à la fois au Québec et au Canada. Mais il faudrait que je voie l'impôt payé par les Ontariens et déterminer si c'est plus ou moins que nous.  Et on dirait qu'ils comptent également dans le taux d'imposition les taxes municipales, ce qui est un peu étonnant ... C'est pourquoi je veux vous revenir avec quelque chose de plus concret.

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La famille moyenne dépense plus en impôts que pour ses besoins essentiels

28 avril 2009 | 08h50

ARGENT
 
LA PRESSE CANADIENNE

La famille canadienne moyenne dépense plus en impôts que pour combler ses besoins essentiels.

D'après une étude à ce sujet de l'Institut Fraser, la famille moyenne gagnait 71 764$ en 2008 et a dû débourser 31 535$ en impôts, ce qui représentait 43,9% de son revenu. Elle dépensait par ailleurs 35,7% de son avoir pour se loger, se nourrir et se vêtir.

Selon Niels Veldhuis, coauteur de l'étude sur l'indice d'imposition du consommateur canadien et directeur des études fiscales à l'Institut Fraser, la facture d'impôts des Canadiens a crû de 1783% au cours des 47 dernières années.

Il ajoute que, pour la même période, la facture pour se loger a augmenté de 1218%, celle pour se nourrir de 532% et celle pour s'habiller de 536%.

Selon l'Institut Fraser, en 1961, la famille moyenne consacrait 33,5% de son revenu aux impôts et 56,5% de son revenu pour se loger, se nourrir et s'habiller.

Cette proportion s'est inversée dès 1981. Les gouvernements percevaient alors 40,8% des revenus de la famille moyenne en impôts, ne lui laissant que 40,5% du revenu pour combler ses besoins essentiels.

L'indice d'imposition du consommateur canadien comprend tous les impôts payés par les Canadiens, que ce soit à l'échelle fédérale, provinciale ou municipale.

Ne sursautez pas trop en voyant les augmentations. C'est certain qu'en 40 ans, tout a augmenté ;)

Voici un lien très pertinent vers Revenu Québec :

http://www.revenu.gouv.qc.ca/fr/particu … s/taux.asp

Et je me suis permis de reproduire leur petit tableau pour un coup d'oeil plus rapide.  Vous retrouverez d'autres informations très pertinentes sur ce site.

Revenu entre 0 $ et 38 385 $          16 % d'impôt

Revenu entre 38 835 $ et 76 770 $     20 % d'impôt

Revenue de plus de 76 770 $           24 % d'impôt

Il s'agit là de l'impôt québécois ... Je pars donc à la recherche des taux d'imposition canadiens. :)

Et l'autre lien vers Revenu Canada :

http://www.canadianeconomy.gc.ca/franca … definition

Je me rends compte que c'est semblable.

Je reproduis cependant un tableau provenant du site suivant, car il est plus complet; c'est l'Agence de revenu du Canada.

http://www.cra-arc.gc.ca/tx/ndvdls/fq/txrts-fra.html

Les taux progressifs suivants s'appliquent au fédéral pour 2009 (mais cela exclut le Québec, en ce sens que ces taux ne s'appliquent que pour toutes les autres provinces, sauf le Québec, mais vous allez voir la logique dans tout ça ... ;)

15 % sur la première tranche de revenu imposable de 40 726 $, +
22 % sur la tranche suivante de 40 726 $ de revenu imposable (sur la partie de revenu imposable entre 40 726 $ et 81 452 $), +
26 % sur la tranche suivante de 44 812 $ de revenu imposable (sur la partie de revenu imposable entre 81 452 $ et 126 264 $), +
29 % sur la portion de revenu imposable qui excède 126 264 $.

Voici le tableau tiré du premier site Web que je proposais dans mon message précédent :


Revenu imposable en 2004
  Taux d’imposition
Jusqu’à 35 000 $
16 %

35 001 $ à 70  000 $
22 %

70 001 $ à 113 804 $
26 %

Plus de 113 804 $
29 %

Donc, si vous gagnez un salaire brut situé entre 35 000 $ et 70 000 $, vous allez payer 20 % d'impôt au Québec et 22 % au Canada, ce qui totalise 42 %.

Évidemment, s'il y a un décalage entre les échelles de salaires fixées au provinciale et celles au fédéral, il y a un petit ajustement.

Nous payons aussi 5% de taxes sur les biens et services au fédéral (Canada), plus 7,5% de taxes provinciale (québécoise) sur les biens et services aussi.  La taxe fédérale de 5% va passer à 6% en janvier, ce qui fera donc 13,5 %.  Lorsque vous faites votre rapport d'impôt, vous pouvez avoir droit à un retour de taxes (TPS - Taxes sur les produits et services) si on considère que vous être « pauvre ». 

Dans notre cas, nous avons un revenu familial brut de 85 000 $, mais nous n'en recevons pas ... :(

Voilà, c'est ça, en gros :)

j'ai de mon coté un exemple à 1 269 brut > 954 net -315 de retenues pour deux semaines (car les payes sont aux deux semaines c'est top ça !)
ça nous fait du 25% dans ce cas si

détail des 315
IMP. fed. 96,07
IMP. Que. 117,85
CAC 17.52
RQAP 6.14
RRQ 56.63
ASS GRP 21.16

je ne connais pas les abréviations par contre :rolleyes:

J'aurai mon talon de paie demain, alors je vous dirai à mon tour :D

Pour le CAC, là je ne sais pas ce que c'est ...

RQAP = Régime québécois d'assurance parentale (ce qui permet aux parents de prendre des congés parentaux)

RRQ = Régime des rentes du Québec; vous y cotisez obligatoirement, car c'est votre petit bas de laine pour la reetraite; mais il ne faut pas se fier uniquement à cela, car quelqu'un qui ne prendrait sa retraite qu'avec les sommes qu'il retire du RRQ (à moins d'avoir déjà une fortune) ne vivra pas très gras ...

ASS GRP : C'est sûrement votre assurance groupe (pour les médicaments, etc.

Dans mon cas, je dois ajouter le syndicat, incontournable chez moi. Par contre, je ne paie pas d'assurance (mutuelle); c'est mon mari qui la paie, car elle est nettement plus avantageuse chez lui et nettement moins onéreuse que là où je travaille.

Merci Tipiack de m'avoir accompagnée dans tous ces calculs ... ouf !

Wow ! J'ai trouvé ceci, assez intéressant, même si ça date de 2005 : http://www.pause.pquebec.com/cout_de_la_vie.php

Coût de la vie au Québec


Taux de change

Le 11 avril 2005 :
1,00$ can = 0,62 euro
1 euro = 1,60$ can

Les montants entre parenthèses sont en euro.
Et les commentaires en « gras » sont de  moi :)



Classe moyenne

Au Québec, le salaire d’un couple de la classe moyenne se situe entre 40 000$ (24400) et 150 000$ (91500). Il serait plus précis de dire : une classe moyenne basse (bien oui, il est de préciser classe moyenne basse), 40 000$ (24400) ; moyenne moyenne, 75 000$ (45750) et moyenne haute,150 000$ (91500). Puis il y a ceux qui ne paient pas d’impôts, les pauvres et les riches. Les pauvres, parce qu'ils sont ... pauvres, alors on ne  peut pas leur demander ce qu'ils n'ont pas ... et les riches, parce qu'ils se trouvent des évasions fiscales de toutes sortes - je vais d'ailleurs vous trouver les chiffres approximatifs des riches qui ne paient pas d'impôts au Québec, et aussi les compagnies à qui ont fait des faveurs, car si on leur dit qu'elles vont payer des impôts, elles menacent de déménager en Ontario !)
Les montants suggérés sont approximatifs. Ce scénario est basé sur la vie de quelques couples de classe moyenne basse et de classe moyenne moyenne.



Couple typique

Salaire net moyen d’un couple : 3 000$ (1830) / mois

Coût pour un couple (logement et nourriture) : 1 000$ (630) / mois, 33% du revenu net.

Certains dépenseront près de 50% du revenu net (mensualité élevée pour le remboursement d'une hypothèque).


REVENUS

La semaine régulière est de 35 à 40 heures. Depuis le 1er octobre 2000, la loi exige un taux horaire majoré de 50% après 40 heures de travail. Plusieurs conventions collectives offrent mieux.


Exemples de salaires au Québec

Analyste informatique : 75 000$ (45750)
Infirmière : 55 000$ (33350)
Technicien informatique : 45 000$ (27450)
Caissière au super marché : 17 000$ (10370)
Ça me semble pas mal juste.


Retenues sur le salaire

Approximation rapide : moins de 1% par 1 000$ (610) jusqu’à concurrence de 50%. Par exemple, un salaire brut de 40 000$ (24400) sera amputé d’environ 40%. Les retenues sont : impôts (provincial et fédéral), RRQ (régime des rentes du Québec), Assurance chômage, régime privé de retraite (si disponible), cotisation syndicale.
Cela répond peut-être à mon mari qui s'interroge sur le 42 à 43% d'impôt. Cela inclurait la RRQ, l'assurance-emploi (autrefois appelée assurance-chômage), etc.


DÉPENSES

Locataire

4 pièces (salon, cuisine, deux chambres à coucher), chauffage inclus : 500$ (305) à $800 (488) / mois
Depuis 2005, les prix ont augmenté tout de même. Et tout dépend BEAUCOUP des quartiers.

Propriétaire

CONDOMINIUM : 4 pièces, construction en béton.
    Banlieue, 125 000$ (76250); Montréal, 170 000$ (103700)
    Électricité (chauffage inclus) : 900$ (549) annuellement
    Taxes (municipales et scolaires) : 1 800$ (1098) annuellement 
Ça aussi, pour les condos, en bas de 250 000 $, à Montréal, difficile de trouver. Ma belle-mère a un condo sur la rive-sud de Montréal, avec vue sur Montréal, une chambre à coucher, c'est petit, mais mignon, et elle a payé 200 000 $ il y a 5 ans.

BUNGALOW : 5 pièces à l’étage plus sous-sol.
    Banlieue, 150 000$ (91500) ; Montréal, 200 000$ (122000)
    Électricité (chauffage inclus) : 2 500$ (1525) annuellement
    Taxes (municipales et scolaires) : 3 000$ (1830) annuellement
Oh la ... nette augmentation. Il faudrait jeter un coup d'oeil sur des sites de ventes de maisons pour avoir une idée des prix. Il faut aussi savoir s'il s'agit d'une maison neuve ou âgée, la grandeur, etc.

Nourriture

Il faut compter environ $50 (30) par personne par semaine pour se nourrir à la maison.

Taxes

Taxes sur les produits et services : 15% (fédéral et provincial combinés)
C'était ça effectivement en 2005 (7,5 % au Québec et 7% Canada ... ou l'inverse ?), mais il y a eu une baisse au fédéral ... à 5%, mais le provincial va augmenter la sienne à 8.5 % en janvier 2010 et prévoit augmenter à 9,5% en janvier 2010


Utilitaires

Téléphone, à partir de 25$ (15) / mois C'est ça pour moi, mais je n'ai que la base, pas de bidules superflus.

Télévision par câble, à partir de 225$ (137) annuellement ... Hum je pense que c'est plus cher que ça, et il y a différents bouquets de chaînes ...  mais bon, je ne suis pas abonnée.

Internet Haute Vitesse avec Videotron : 58 $ par mois

Meubles (prix moyen)

Téléviseur 25 pouces (62 cm), 500$ (305)
Téléviseur 50 pouces (124 cm), 1 500$ (915)
Réfrigérateur : 1 000$ (610)
Laveuse + sécheuse : 1 000$ (610)
Lave-vaisselles : 500$ (305)
Cuisinière : 600$ (366)

Peut-être un peu d'augmentation pour tous ces articles, mais parfois la fourchette peut être large, cela dépend de ce qu'on cherche.

Un article intéressant de Gérald Filion, chroniqueur financier à Radio-Canada, toujours agréable à lire. 

15 mai 2009

Les riches devront payer plus d'impôts

Ah, les impôts... Quel beau sujet, n'est-ce pas? Plus on fait d'argent dans la vie, plus on paie des impôts, et plus le pourcentage des gens qui réclament des baisses d'impôts augmente. 

Le mois de mai, c'est le mois des tulipes, c'est l'arrivée du beau temps, des vents chauds d'été. Ce sont les vacances qui approchent à grands pas (pour ceux qui en ont!) et c'est aussi le mois où plusieurs reçoivent leur avis de cotisation à l'impôt ou leur remboursement.

Combien avez-vous reçu? Combien devez-vous? 

Si vous faites partie des plus riches de la société et que vous vivez au Québec, si vous gagnez plus de 120 000 $ par année, votre taux d'imposition total, y compris le fédéral et le provincial, est de 48,2 %. C'est presque la moitié de votre revenu. 

Il semble se dessiner une nouvelle modulation dans le monde des impôts et des taxes sur la planète. Certains plans de relance prévoient des baisses d'impôts ou de taxes, mais il est clair que les gouvernements, qui s'endettent grandement depuis plusieurs mois pour stimuler l'économie, devront penser à augmenter les charges fiscales des contribuables pour se renflouer.

Le « retour » des gouvernements dans l'économie devra nécessairement être compensé par une contribution plus élevée des citoyens, en particulier des citoyens qui font le plus d'argent. 

Aux États-Unis, le président Barack Obama propose d'ailleurs d'augmenter le niveau d'imposition le plus élevé de 35 à 39,6 %. Actuellement, le plus haut taux d'impôts s'applique aux ménages américains gagnant plus de 373 000 $ par année. À partir de 2011, il n'est pas encore précisé à partir de quel revenu le nouveau taux va s'appliquer. D'autres ajustements à la hausse sont aussi prévus pour les couples gagnant plus de 235 000 $ par année.

En retour, la classe moyenne américaine et les PME vont bénéficier de réductions d'impôts substantielles. Baisses d'impôts d'une valeur de 736 milliards de dollars sur 10 ans pour les particuliers, et de 100 milliards pour les PME. 

Est-ce beaucoup?

Dans son livre L'Amérique que nous voulons, Paul Krugman explique que le niveau d'inégalité le plus faible de l'histoire récente des États-Unis a été constaté entre le début des années 30 et les années 70. L'explication première est simple: après la crise de 29, les impôts des plus riches ont grimpé.

Hoover a fait passer le taux d'impôt des plus fortunés de 25 à 65 %. Roosevelt l'a fait grimper jusqu'à 90 %. C'est Jonhson, dans les années 60, qui a amorcé le mouvement à la baisse, et c'est Reagan qui l'a ramené au niveau du début du 20e siècle, à moins de 30 %. À son arrivée au pouvoir, George W. Bush a réduit le taux d'impôt des plus riches de 39 à 35 %. 

Au Royaume-Uni, le taux marginal des plus riches a atteint 90 % également, avant de descendre considérablement sous Margaret Thatcher. Le premier ministre Gordon Brown prévoit relever le niveau d'imposition des gens gagnant plus de 150 000 livres (266 000 $) par année à 50 %, ce qui a soulevé un concert de protestations.

Paradis fiscaux

Si le président américain augmente les impôts des riches, il entend aussi détruire les avantages fiscaux prévus pour les grandes entreprises, comme les crédits d'impôt alloués aux sociétés pétrolières pour l'exploration et le forage. 

Il entend aussi s'attaquer aux revenus que les entreprises américaines déclarent dans les paradis fiscaux. Sur les 100 plus grandes entreprises américaines, 83 ont des filiales dans des paradis fiscaux.

Ces entreprises ne pourront plus déduire aux États-Unis des dépenses effectuées sur des investissements à l'étranger, une mesure qui devrait faire épargner 60,1 milliards de dollars au fisc américain. Les sociétés américaines auront plus de difficultés également à déplacer des profits à l'étranger vers des filiales situées dans des paradis fiscaux. Ce sont 8,6 milliards épargnés ici. 

Et puis le gouvernement va réduire les crédits remis aux entreprises qui maximisent le montant de taxes et d'impôts payés à l'étranger. Washington prévoit épargner 43 milliards de dollars.

Le problème aux yeux de l'administration Obama, c'est que les entreprises américaines ne paient pas les 35 % d'impôts prévus à la loi. En fait, sur 700 milliards de dollars de profits déclarés en 2004, les multinationales américaines ont payé seulement 16 milliards d'impôts au fisc américain. C'est un taux d'impôt de 2,3 %. On est loin du 35 % officiel... 

La question à 120 000 $ 

Les faits nous prouvent que des impôts élevés pour les plus riches viennent réduire les inégalités. Les faits nous prouvent aussi que des charges fiscales élevées encouragent l'évitement fiscal. Où tracer la ligne? Qu'est-ce qui est acceptable? Comment bâtir une société juste et solidaire tout en maintenant un vif encouragement au travail?

Sources: Luc Godbout, Les Échos, Business Week, Wall Street Journal, The Economist

Merci pour toutes ces recherches, et toutes ces réponses qui ont dû vous prendre un temps considérable.
IL est vraiment très précieux d'avoir autant de comparaisons ainsi que des commentaires de différents blogueurs.
Ce post va intéresser beaucoup de monde.

Encore merci Ensaimada et Tipiack.

MERCI infiniment Eisaimada  pour ces précieuses explications et précisions

Merci également à Tipiack

Einsaimada, pour notre part, on aimerai bien habiter en banlieue mais accessible au transports en commun car je pense que ça reste raisonnable au niveau prix et qu'est ce que vous en pensez de Longueil??

Ça me fait plaisir ... :)

Pour ce qui est de la banlieue, je ne peux vous parler que de la banlieue sud de Montréal, car je ne connais pas la banlieue nord du tout.

Longueuil est donc au sud et est composée de petites villes qui ont fusionnées, dont la mienne, Greenfield-Park.  À Longueuil, il y en a pour tous les goûts : des maisons neuves, moins neuves, des condos, des appartements. Idem dans ma petite ville, où les prix ont sont très intéressants pour une première maison, à moins que vous ne vouliez quelque chose de luxueux. ;)

Si vous restez dans Longueuil, plein de circuits de bus vous mènent au métro. Mais il faut juste savoir que le transport en commun de la Rive-Sud et celui de Montréal sont différents, alors il faut payer deux fois.  Si vous prenez une passe (titre) d'un mois, c'est 79 $ pour voyager juste sur la Rive-Sud, mais si vous la prenez pour la Rive-Sud et Montréal, c'est plus cher (je n'en achète que pour la Rive-Sud, alors je ne sais pas combien il en coûte pour Montréal, mais je trouverais.  Je pourrai également vous donner le site Web des transports en commun pour Montréal et celui pour la Rive-Sud; ça peut aider beaucoup dans le choix d'un logement.

Il y a aussi, selon où vous vivez, des circuits d'autobus qui partent de la rive-sud et se rendent directement au centre-ville de Montréal. Très pratique !

En plus, à Longueuil, on trouve de tout, mais vraiment de tout. Il y a des coins un peu plus « chauds », mais en général c'est très bien. 

Je suis un peu pressée ce soir (je sors d'une réunion), mais je vous reviendrai cette fin de semaine avec des sites Web d'intérêt.

Bonne journée !

Voici un article comparatif sur les impôts des particuliers, selon les provinces du Canada, émis en juin par le fameux Institut Fraser. 

Au Québec, comme partout ailleurs au Canada, on sait qu'il y a une date précise à partir de laquelle l'argent que l'on gagne va directement dans nos poches.  Les premiers mois de l'année, on travaille pour le gouvernement. 

Mais bon, il faut faire attention : un couple ayant un salaire familial très moyen, ou même bas, ne paiera pas beaucoup d'impôts. S'ils ont des enfants, ils vont aussi recevoir des allocations familiales.  Il est vrai cependant que le Québécois reste le plus impôsé des Canadiens. Mais bon, tout est assez bien expliqué dans cet article. Bonne lecture !
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Communiqués


Le Québec est l’une des dernières provinces canadiennes à atteindre la journée d’affranchissement de l’impôt

Release Date: June 5, 2009

MONTRÉAL, QC—Le Québec est l'une des trois dernières provinces canadiennes à atteindre la journée d'affranchissement de l'impôt, qui tombera le 12 juin cette année, avant celle de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador, selon les calculs annuels de l’Institut Fraser.

La journée d’affranchissement de l’impôt est le moment de l’année où la famille québécoise moyenne a gagné suffisamment d’argent pour payer les impôts prélevés par tous les ordres de gouvernement. Si les Québécois devaient payer tous leurs impôts d’avance, il faudrait qu’ils remettent aux gouvernements chaque dollar gagné avant la journée d’affranchissement de l’impôt.

« La journée d’affranchissement de l’impôt donne aux Québécois une estimation claire, facile à comprendre et précise du montant total d’impôts qu’ils paient à tous les ordres de gouvernement », a déclaré Niels Veldhuis, directeur des études fiscales à l’Institut Fraser.

« Le fardeau fiscal des Québécois est parmi les plus lourds au Canada. En Ontario, par exemple, les contribuables célèbrent la journée d’affranchissement de l’impôt 11 jours avant ceux du Québec. »

Lorsqu’on calcule une moyenne des taux d’imposition partout au pays, la journée d’affranchissement de l’impôt tombe le 6 juin à l’échelle canadienne.

Parmi toutes les provinces canadiennes, l’Alberta est la première à atteindre la journée d’affranchissement de l’impôt (16 mai), suivie par le Nouveau-Brunswick (31 mai) et l’Ontario (1er juin). Viennent ensuite l’Île-du-Prince-Édouard (3 juin), le Manitoba (7 juin), la Colombie-Britannique (8 juin), la Nouvelle-Écosse (11 juin), le Québec (12 juin) et Terre-Neuve-et-Labrador (16 juin). La Saskatchewan est la dernière à atteindre la journée d’affranchissement de l’impôt (20 juin).

Cependant, si on exclut des calculs les redevances sur les ressources naturelles, c’est au Québec que la journée d’affranchissement de l’impôt est la plus tardive, soit le 12 juin. Il existe actuellement un débat à savoir si les redevances sur les ressources naturelles sont en réalité un impôt ou simplement la conversion d’un élément d’actif (ressources naturelles comme le pétrole et le gaz) en source de revenus pour la province. Si les recettes provenant des ressources naturelles sont exclues, la journée d’affranchissement de l’impôt tombe 18 jours plus tôt à Terre-Neuve-et-Labrador (29 mai), 16 jours plus tôt en Saskatchewan (4 juin), six jours plus tôt en Alberta (10 mai), et quatre jours plus tôt en Colombie-Britannique (4 juin).

Raisons pour lesquelles la journée d’affranchissement de l’impôt survient plus tôt

La journée d’affranchissement de l’impôt du Québec tombe le 12 juin, quatre jours plus tôt qu’en 2008 où elle avait eu lieu le 16 juin.

Bien que le gouvernement fédéral ait accordé un léger allégement fiscal en 2009, M. Veldhuis souligne que ce geste n’est pas la cause principale expliquant pourquoi la journée d’affranchissement de l’impôt arrive plus tôt. De plus, le budget du Québec de 2009 ne comprenait aucun allégement fiscal substantiel.

Lorsque l’économie ralentit et que les revenus stagnent ou déclinent, le fardeau fiscal d’une famille moyenne tend à être réduit dans une plus grande mesure que son revenu. Cette situation s’explique par le caractère progressif du régime fiscal québécois.

« En vertu de notre régime fiscal progressif, les familles paient proportionnellement plus d’impôts à mesure que leur revenu augmente. L’inverse est aussi vrai. C’est ce phénomène inverse qui est à la base de la plus grande partie du recul de la journée d’affranchissement de l’impôt », selon M. Veldhuis. 

Les déficits budgétaires

Les récents budgets tant du gouvernement fédéral que du gouvernement du Québec ont marqué un retour aux déficits en 2009. Les déficits d’aujourd’hui devront un jour être compensés par des impôts. Ces déficits devraient donc être considérés comme une forme d’imposition différée. Pour cette raison, l’Institut Fraser calcule une journée d’affranchissement de l’impôt en équilibre budgétaire, c’est-à-dire le moment où tomberait la journée d’affranchissement de l’impôt si les gouvernements devaient assumer leurs dépenses courantes avec les impôts actuels et ne pouvaient pas reporter à plus tard une partie du fardeau fiscal en encourant un déficit.

D’après ce scénario, la journée d’affranchissement de l’impôt en équilibre budgétaire du Québec arrive le 27 juin, 15 jours plus tard que sa journée d’affranchissement de l’impôt.

« En encourant des déficits budgétaires substantiels, le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral accumulent des dettes. Un jour ou l’autre, ces dettes devront être payées et nous pourrions voir la journée d’affranchissement de l’impôt être retardée en conséquence », a affirmé M. Veldhuis.

Facture totale d’impôts

En 2009, la famille québécoise moyenne (composée de deux personnes ou plus) gagnera 74 767 $ et paiera un total de 33 165 $ en impôts, soit 44,4 % de son revenu.

Le revenu de la famille québécoise moyenne diminuera de 1,1 % (ou 804 $) de 2008 à 2009 alors que la facture totale d’impôts diminue de 3,6 % (ou 1236 $).  La plupart des impôts ont diminué lors de la dernière année à l’exception des impôts fonciers, qui ont augmenté de 57 $.

Les impôts servant au calcul de la journée d’affranchissement de l’impôt comprennent les impôts sur le revenu, les impôts fonciers, les taxes à la consommation, les impôts sur les bénéfices, les cotisations destinées au financement des soins de santé et des régimes sociaux, les droits de douane, les frais pour les permis, les taxes sur l’alcool et le tabac, les droits d’exploitation des ressources naturelles, les taxes sur l’essence, les taxes destinées aux hôpitaux ainsi que nombre d’autres prélèvements.

Les Québécois peuvent calculer leur propre journée d’affranchissement d’impôt à l’aide de la Calculatrice de la journée d’affranchissement de l’impôt personnelle offerte par l'Institut Fraser.

Einsamada

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