EMPLOI - Pénurie d'orthophonistes: la Belgique appelée à la rescousse

Pénurie d'orthophonistes: la Belgique appelée à la rescousse.

Victimes d'une importante pénurie d'orthophonistes depuis plusieurs années, les écoles du Québec se tournent vers la Belgique dans l'espoir de trouver du personnel. Les commissions scolaires participeront à une mission de recrutement outre-mer dès le mois prochain, a appris La Presse.

«Compte tenu des besoins et des difficultés qu'on rencontre en ce moment, on a décidé de tenter l'expérience», explique l'attachée de presse de la Fédération des commissions scolaires, Caroline Lemieux. L'organisme espère ainsi pourvoir une quinzaine de postes vacants, surtout dans la région de Montréal.


Déjà, une dizaine de diplômés belges, dont la formation est très semblable à celle offerte au Québec, exercent leur métier dans quelques commissions scolaires où le manque de personnel se faisait particulièrement sentir, notamment celles de Montréal (CSDM) et de Marguerite-Bourgeoys (CSMB) dans la métropole.

Le dernier choix

«Les écoles sont un peu le dernier choix des orthophonistes. On passe après le privé et la santé, dit le porte-parole de la CSDM, Alain Perron pour expliquer le recours à l'étranger.

«Il y a des demandes [de consultations] auxquelles on ne peut pas répondre», ajoute la coordonnatrice du Centre d'expertises professionnelles de la CSMB, l'orthophoniste Marie Plourde, qui s'occupe de l'intégration des recrues. Jusqu'à l'an dernier, sa commission scolaire comptait six postes vacants. La chance, dit-elle, et l'arrivée de trois diplômées belges ont permis de contenir l'hémorragie.

Au sein de son équipe: Mélanie Tiberghian, 23 ans, qui est arrivée à Montréal en novembre après avoir terminé ses études en Europe. Après un stage d'intégration de trois mois, elle partage son temps entre une école secondaire, une école primaire et le Centre d'expertises, qui a été mis sur pied cette année par la CSMB comme solution de rechange pour les enfants qui ne pouvaient tout simplement pas être évalués dans leur établissement scolaire. Une cinquantaine d'élèves ont été vus jusqu'à présent, 30 de plus le seront d'ici la fin de l'année.

«Le contexte est très différent, note la jeune femme. L'école primaire belge où j'ai fait mon stage comptait cinq orthophonistes, dont quatre à temps plein. Ici, je ne passe qu'une journée dans mon école primaire et je suis la seule à y aller.»

Bien que difficile à évaluer, le manque de professionnelles des troubles de la communication est bien réel dans les établissements scolaires de la province. Plusieurs écoles n'ont accès à des orthophonistes qu'une journée par semaine. D'autres n'en ont aucune et doivent se contenter des services d'agents de correction du langage.

Selon des intervenants du milieu, les enfants dont la situation est moins grave attendent parfois jusqu'à deux ans avant d'être évalués. Ils doivent généralement se tourner vers le privé pour être suivis à long terme. «Dans un monde idéal, on serait deux fois plus», dit Marie Plourde.

Établissements de santé

Les établissements de santé, eux aussi aux prises avec une pénurie, ont recours à des orthophonistes belges depuis maintenant 10 ans. L'expérience est concluante. Plus de 50 exercent leur profession actuellement au Québec. «La première année, on avait recruté seulement deux ou trois personnes qui étaient reparties après six mois. L'an dernier, on a réussi à en recruter 30 pour des contrats de deux ans», se réjouit la présidente de l'Ordre, Marie-Pierre Caouette.

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Une profession féminine

97% des orthophonistes québécois sont des femmes, dont la plupart sont en âge de fonder une famille. Les nombreux congés de maternité expliquent en partie la pénurie récurrente dans le secteur public, selon leur ordre professionnel.

tarbais a écrit:

Pénurie d'orthophonistes: la Belgique appelée à la rescousse.

Victimes d'une importante pénurie d'orthophonistes depuis plusieurs années, les écoles du Québec se tournent vers la Belgique dans l'espoir de trouver du personnel. Les commissions scolaires participeront à une mission de recrutement outre-mer dès le mois prochain, a appris La Presse.

«Compte tenu des besoins et des difficultés qu'on rencontre en ce moment, on a décidé de tenter l'expérience», explique l'attachée de presse de la Fédération des commissions scolaires, Caroline Lemieux. L'organisme espère ainsi pourvoir une quinzaine de postes vacants, surtout dans la région de Montréal.


Déjà, une dizaine de diplômés belges, dont la formation est très semblable à celle offerte au Québec, exercent leur métier dans quelques commissions scolaires où le manque de personnel se faisait particulièrement sentir, notamment celles de Montréal (CSDM) et de Marguerite-Bourgeoys (CSMB) dans la métropole.

Le dernier choix

«Les écoles sont un peu le dernier choix des orthophonistes. On passe après le privé et la santé, dit le porte-parole de la CSDM, Alain Perron pour expliquer le recours à l'étranger.

«Il y a des demandes [de consultations] auxquelles on ne peut pas répondre», ajoute la coordonnatrice du Centre d'expertises professionnelles de la CSMB, l'orthophoniste Marie Plourde, qui s'occupe de l'intégration des recrues. Jusqu'à l'an dernier, sa commission scolaire comptait six postes vacants. La chance, dit-elle, et l'arrivée de trois diplômées belges ont permis de contenir l'hémorragie.

Au sein de son équipe: Mélanie Tiberghian, 23 ans, qui est arrivée à Montréal en novembre après avoir terminé ses études en Europe. Après un stage d'intégration de trois mois, elle partage son temps entre une école secondaire, une école primaire et le Centre d'expertises, qui a été mis sur pied cette année par la CSMB comme solution de rechange pour les enfants qui ne pouvaient tout simplement pas être évalués dans leur établissement scolaire. Une cinquantaine d'élèves ont été vus jusqu'à présent, 30 de plus le seront d'ici la fin de l'année.

«Le contexte est très différent, note la jeune femme. L'école primaire belge où j'ai fait mon stage comptait cinq orthophonistes, dont quatre à temps plein. Ici, je ne passe qu'une journée dans mon école primaire et je suis la seule à y aller.»

Bien que difficile à évaluer, le manque de professionnelles des troubles de la communication est bien réel dans les établissements scolaires de la province. Plusieurs écoles n'ont accès à des orthophonistes qu'une journée par semaine. D'autres n'en ont aucune et doivent se contenter des services d'agents de correction du langage.

Selon des intervenants du milieu, les enfants dont la situation est moins grave attendent parfois jusqu'à deux ans avant d'être évalués. Ils doivent généralement se tourner vers le privé pour être suivis à long terme. «Dans un monde idéal, on serait deux fois plus», dit Marie Plourde.

Établissements de santé

Les établissements de santé, eux aussi aux prises avec une pénurie, ont recours à des orthophonistes belges depuis maintenant 10 ans. L'expérience est concluante. Plus de 50 exercent leur profession actuellement au Québec. «La première année, on avait recruté seulement deux ou trois personnes qui étaient reparties après six mois. L'an dernier, on a réussi à en recruter 30 pour des contrats de deux ans», se réjouit la présidente de l'Ordre, Marie-Pierre Caouette.

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Une profession féminine

97% des orthophonistes québécois sont des femmes, dont la plupart sont en âge de fonder une famille. Les nombreux congés de maternité expliquent en partie la pénurie récurrente dans le secteur public, selon leur ordre professionnel.

Source : La Presse.ca

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