Découvrir la Nouvelle Calédonie


Terre de parole et terre de partage, la Nouvelle-Calédonie (ou île de l'éternel printemps) est réputée pour l'hospitalité de ses habitants et ses plages à couper le souffle. Collectivité d'outre-mer rattachée à la France, elle ne fait pas partie de l'espace Schengen, un passeport est donc indispensable pour s'y rendre, quelle que soit votre nationalité. Mais comme disent les Calédoniens : « casse pas la tête » (ne te préoccupes pas).

Histoire de la Nouvelle-Calédonie

« Découverte » en 1774 par le navigateur anglais James Cook, la Nouvelle-Calédonie est un fragment de l'Australie parti à la dérive il y a 80 millions d'années. Peuplée depuis approximativement 3 000 ans, les premiers arrivants étaient des Mélanésiens provenant du Sud-Est asiatique, entre autres de territoires faisant aujourd'hui partie de la Malaisie. D'autres arrivèrent plus tard d’îles du Pacifique (Vanuatu, îles Salomon) puis des Polynésiens provenant des Samoa, de Tonga et des îles Fidji débarquèrent aux îles Loyauté. Le commerçant anglais James Paddon fut le premier à s'installer (sur l’île Nou), puis arrivèrent des missionnaires catholiques en 1843. Ce n'est que le 24 septembre 1853 que la France, représentée par l'amiral Fébvrier-Despointes, prend possession du territoire. Le chef-lieu, Nouméa, est fondé en 1854 (jusqu'en 1866, son nom était Port-de-France) sur l’île principale, appelée aujourd'hui « le caillou » par les Calédoniens.

Gouvernée militairement jusqu'en 1884, l’île hébergea un bagne implanté par Napoléon III en 1864 qui « accueillit » 40 000 prisonniers, dont la célèbre révolutionnaire anarchiste Louise Michel ! Il fut fermé en 1897. Découvert par Jules Garnier en 1863, le nickel entraîna une « ruée du nickel » qui commença en 1870, mais ce n'est qu'en 1892 que démarra vraiment la colonisation civile. Devenue territoire d'outre-mer en 1946, l’île fut administrée par une Assemblée territoriale avec la mise en vigueur de la loi Defferre en 1957.

Les mouvements indépendantistes kanaks des années 80 culminèrent avec les événements d'avril 1988, et les tensions politiques s'apaisèrent à la signature, le 26 juin 1988, des Accords de Matignon qui suivirent les négociations menées par Michel Rocard. Après avoir connu un passé turbulent, l’île jouit aujourd'hui d'une paix civile bien méritée.

Géographie et climat de la Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un archipel d'une superficie terrestre de 18 500 km², divisé en trois provinces. Au Sud, on trouve la partie sud de la Grande Terre (l’île principale), et l’île des Pins, qui est l'un des plus beaux endroits de la planète ! Au Nord, nous avons la partie nord de la Grande Terre puis les îles Bélep. La 3e province est composée des îles Loyauté (Lifou, Ouvéa, Tiga, et Maré) qui sont des atolls coralliens.

Situé à 1 500 km de l'Australie, dans la partie sud-ouest de l'océan Pacifique, l'archipel est à plus de 20 heures d'avion de l'Europe (18 000 km de la France métropolitaine) et à 11 000 km des É.-U. D'une longueur de 400 km sur 50 à 70 km de largeur, « le caillou » est traversé par une chaîne montagneuse sur toute sa longueur, le point culminant est le mont Panié (1 630 m). La Grande Terre est entourée d'une barrière corallienne de 1 600 km de longueur (à une distance variant entre 2 et 50 km), ce qui crée un lagon dont la surface est plus grande que l’île !

La Nouvelle-Calédonie a un climat tropical qui est chaud et humide et les saisons sont définies en fonction des pluies. De mi-novembre jusqu'à mi-avril, c'est l'été austral, la température oscille entre 28 et 32 °C, février est généralement le mois le plus chaud. De mi-mai à mi-septembre, c'est l'hiver austral, il fait plus frais et la température varie entre 15 et 25 °C. Enfin, de mi-septembre à mi-novembre, c'est la saison sèche créée par l'anticyclone des îles de Pâques, la température va de 18 à 28 °C, c'est la période où les pluies sont les moins fréquentes.

Économie et politique en Nouvelle-Calédonie

Collectivité d'outre-mer (COM), la Nouvelle-Calédonie à un statut particulier. L'État est en charge de la monnaie, du Trésor, de l'immigration et des étrangers, de la Défense nationale, de la justice, des changes, de l'enseignement supérieur, du maintien de l'ordre et de la recherche. Un gouvernement de Nouvelle-Calédonie dont les membres sont choisis par un Congrès formé de 54 personnes appartenant aux trois assemblées de provinces est élu pour cinq ans. Le président du gouvernement est monsieur Philippe Germain.

Les autres institutions de l'archipel de l'éternel printemps sont le CESE (Conseil économique, social et environnemental), le Sénat coutumier, et les Conseils coutumiers. Le CESE est consulté pour les questions socioculturelles et économiques, les deux autres entrent en jeu pour les textes en relation avec l'identité kanak. Les trois assemblées de provinces sont composées d'un total de 76 membres élus pour cinq ans au suffrage universel. Les communes et les provinces sont des collectivités territoriales de la République qui s'administrent librement grâce à des assemblées.

L'économie de l'archipel est très bonne. Elle est basée sur le tourisme, l'extraction de nickel (c'est la 2e réserve mondiale), de fer, de magnésium, de chrome, de cobalt et de manganèse, et, sur les transferts financiers en provenance de la métropole (ces derniers représentent 16 % du PIB). Le marché de l'emploi est plutôt favorable, surtout si vous êtes qualifié, et la création d'une entreprise dépend beaucoup de paramètres personnels (êtes-vous sociable, aimable, tolérant, ouvert ?). La devise locale est le franc CFP (Collectivités françaises du Pacifique), aussi appelé XPF.

Culture et démographie en Nouvelle-Calédonie

La langue officielle de la Nouvelle-Calédonie est le français. Il existe toutefois plusieurs dialectes kanaks liés aux différentes tribus. Les Kanaks étant les habitants originaux, l'archipel est imprégné de leurs traditions. La société kanak est divisée en clans qui sont dirigés par de « grands chefs ». L'habitat traditionnel est la « case », elle est généralement ornée de symboles. L'année est marquée par la culture de l'igname, il s'agit d'un tubercule sacré qui a une place centrale lors des échanges rituels.

Les événements majeurs : un mariage, une naissance, un deuil... peuvent réunir plusieurs centaines de personnes ! On y énumère les généalogies et l'on raconte leurs histoires, on prononce des discours... Parmi les valeurs essentielles, il y a le geste de l'échange, le pouvoir de la parole et le respect des forces de la nature. Pour entrer dans le monde kanak, il faut « faire la coutume ». Cela consiste à réaliser des actes indispensables, s'engager dans une relation avec un groupe de personnes ou une personne précise, et se connaître mutuellement. Vous trouverez des informations concernant le responsable coutumier et le geste coutumier sur ce lien.

Aujourd'hui, l'archipel est habité par 270 000 personnes dont la majeure partie (180 000) se trouve à Nouméa et à Grand Nouméa. La population est assez jeune et très métissée. Les Kanaks sont mélangés aux « Caldoches » (les Calédoniens descendants de colons européens et d'anciens bagnards). On trouve aussi des Kabyles, des Polynésiens, des Vietnamiens, des Wallisiens, des Indiens, des Antillais et des Indonésiens.

Attention :

Apprenez quelques expressions locales ! « Tata » veut dire « à plus tard ». Si vous aimez quelque chose, dites « c'est choc » (c'est chouette). Ne prononcez jamais « des tongs » (on se moquera de vous), on marche avec « des claquettes » !

 Liens utiles :

Histoire de la Nouvelle-Calédonie
Les services de l'État en Nouvelle-Calédonie
La ville de Nouméa
Situation géographique de la Nouvelle-Calédonie
La culture en Nouvelle-Calédonie