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Travailler en Italie

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Qui dit expatriation en Italie, dit trouver un emploi. Ce pays européen possède un marché du travail qu’il faut connaître un tant soit peu pour trouver le bon poste.

Le marché de l’emploi en Italie

L’Italie est une destination privilégiée pour de nombreuses nationalités. Si le marché de l’emploi présente un visage différent pour chaque région, ce pays affiche l’un des taux de chômage les plus élevés d’Europe. En décembre 2013, les Italiens sans activité représentaient 12,7 % de la population active totale. Retenez également que le taux d’emploi est bas chez les femmes et la population des 55 à 64 ans. Cependant, avec de solides qualifications professionnelles, ainsi qu’une bonne maîtrise de la langue, tout candidat à l’emploi a des chances de trouver sa place.

La carte de l’emploi de l’Italie est scindée en deux parties, le Nord, et le Sud. La première partie bénéficie de ce que l’on pourrait qualifier de plein emploi, contrairement à la seconde loin derrière, et miné par le travail non déclaré.

Les secteurs qui recrutent

Ingénierie, technique, métiers de bouche, enseignement, secrétariat, informatique et commerce, contrôle de gestion, comptabilité, assistance à la clientèle, opérateurs call-center (en français), professionnels du tourisme et de la grande distribution sont très courus par les employeurs. Ce sont là les principaux secteurs qui recrutent actuellement en Italie. Si l’emploi se fait rare depuis quelque temps, certaines branches ne semblent pas autant souffrir de la crise que d’autres.

Comment trouver un emploi ?

Journaux, sites d’offres d’emploi, Pôle emploi international : les supports ne manquent pas lorsqu’il s’agit de rechercher un emploi en Italie. Les quotidiens Corriere della Sera ou encore la Stampa, peuvent devenir les figures de proue de votre recherche de travail. Cependant, internet regorge de nombreux cabinets de recrutement qui traversent les frontières.

Conditions et salaire

Les salariés italiens, qui peuvent commencer à travailler dès l’âge de 15 ans, ne connaissent pas les concepts de salaire minimum et de congés payés, comme cela peut être le cas en France par exemple. Aussi, ils sont les moins rémunérés d’Europe, avec environ 1100 à 1200 euros mensuels. Il existe toutefois des conventions collectives de travail nationales qui permettent de cadrer les salaires. Tout salarié contribue à hauteur de 10 % chaque mois à la sécurité sociale italienne.

 Bon à savoir:

La durée légale du travail en Italie est de 40 heures par semaine.
La durée maximale quotidienne est de 10 heures, soit 48 heures par semaine.
Les travailleurs de nuit quant à eux, peuvent être en poste de 22 heures, jusqu’à 5 heures du matin, le lendemain.
Tout salarié a droit à un ou deux jours de repos par semaine, dans le cadre des jours de repos hebdomadaire.
Du côté des congés payés, la loi exige une semaine par an au minimum par an, et jusqu'à 4 semaines par an pour les salariés. Cependant, cette durée varie selon le niveau de responsabilité, de secteur et du contrat signé avec l’employeur.
La retraite est accessible après 25 ans de contribution, soit à 65 ans dans les cas classiques.

Accéder à l’emploi en Italie

Comme c’est le cas pour tous les pays de l’Union européenne (UE), l’Italie permet la libre circulation et donne le droit de travailler aux ressortissants de cette zone. Le candidat à l’emploi doit pouvoir présenter une carte d’identité ou un passeport en cours de validité, durant les trois premiers mois de présence sur le territoire. Passé cette période, il est impératif de s’inscrire auprès des services de sécurité publique de son lieu de résidence, afin d’apparaître sur le registre de recensement.

Concernant les ressortissants étrangers ne provenant pas de l’UE ou de l’EEE, la donne est différente. Il faut savoir que l’embauche des travailleurs dits immigrés est régulée en Italie, grâce au décret des flux migratoires. Il existe trois types de permis de travail : le saisonnier, l’autonome et enfin, de subordonné. Le candidat à l’expatriation en Italie qui souhaite demander l’un de ces permis doit respecter les prérequis légaux du pays d’accueil, en plus d'un visa d’entrée émis par le consulat ou l’Ambassade italienne, de son pays d’origine.

Les étudiants et étrangers en formation en Italie peuvent exercer une activité professionnelle subordonnée, à condition d’obtenir l’autorisation de conserver leur titre de séjour. La demande se fait auprès de la préfecture de police, et est soumise à délibération. En effet, elle doit respecter les quotas prévus.
Les saisonniers peuvent occuper un emploi à durée indéterminée, et la conversion de leur permis de séjour par la même occasion. Toutefois, ils doivent prouver qu’ils ont obtenu ce permis de saisonnier l’année qui a précédé la demande, et qu’ils ont respecté les conditions, à savoir : un retour en bonne et due forme dans leur pays d’origine à la fin du permis de travailleur saisonnier.

Que faire si l’on arrive sans un emploi dans les bagages ?

Il peut arriver que l’expatrié provenant d’un état hors UE ou EEE désire vivre en Italie sans pour autant avoir signé un contrat de travail auparavant. Dans ce cas, ce dernier demandera un permis de séjour de demandeur d’emploi. Ce document peut être demandé par le futur employeur, si le contrat de travail n’a pas été signé. Cela fait, les autorités délivrent un « libretto di lavoro » ou livret de travail, au candidat à l’emploi.

Ce document est essentiel pour diverses démarches de la vie quotidienne, dont l’ouverture d’un compte en banque, ou encore, l’inscription au Pôle emploi italien, « ufficio del collomento ». Cependant, avant toute chose, il faudra se rendre aux services fiscaux avec ce document, et demander un numéro fiscal pour pouvoir s’acquitter des impôts, une fois en activité.

Il faudra prévoir deux photos d’identité récentes et un document d’identité valide.

Le CV

Le Curriculum Vitae destiné à un employeur en Italie. Il doit contenir les informations essentielles quant à l’état civil, la formation, l’expérience professionnelle, les langues étrangères pratiquées, et une rubrique « Divers ». Enfin, concluez par la formule « autorizzo il trattamento dei miei dati personali ai sensi della legge 675/96 » – J’autorise le traitement de mes informations personnelles selon la loi 675/96 —.
Avant de les évoquer sur votre CV, pensez à vérifier l’équivalence des diplômes.

La lettre de motivation

L’entreprise à l’Italienne ne comporte pas souvent de DRH dans son organigramme. Ainsi, prenez soin d’adresser votre lettre de présentation à un directeur (logistique, financier, ou commercial, etc.), en indiquant Ing, ou mieux, encore, Dott. Il convient également d’oublier également la version manuscrite, pour une autre, imprimée.

L’entretien d’embauche à l’italienne

Étape presque décisive du recrutement, l’entretien d’embauche se déroule en plusieurs rencontres en Italie. Le candidat peut s’attendre à rencontrer jusqu’à 5 fois son interlocuteur, le but de ce dernier étant de trouver le salarié idéal, à savoir honnête, dynamique, positif, ponctuel, et surtout, qualifié pour le poste proposé. Ainsi, le candidat devra être prêt à répondre aux questions basiques sur lui-même, son statut marital, ses projets, ou encore sur son aptitude à travailler en équipe. Autre point important, les petites entreprises sont plus à même de répondre aux candidatures de personnes étrangères. Il est donc essentiel pour le candidat de montrer qu’il maîtrise l’Italien, mais aussi, qu’il s’est suffisamment renseigné sur l’entreprise qu’il souhaite intégrer, tout en restant humble et décontracté.

Travailler en Italie signifie également y payer ses impôts

En Italie l’impôt sur le revenu est prélevé à la source, ce qui n’évite pas à chaque imposable de devoir faire face aux méandres de la fiscalité. Si vous percevez un salaire élevé, vous serez taxé à hauteur de 43 %, contre 23 % pour un salaire de base.

Les assurances sociales

Les salariés d’Italie peuvent parer à toute éventualité grâce aux diverses assurances sociales mises en place pour les préserver. Aussi, elles couvrent le chômage, les accidents du travail, la maternité et la maladie. L’inscription se déroule à l’A.S.L – Azianda sanitaria locale, ou Agence sanitaire locale – de sa ville.

Pour faire une demande en bonne et due forme, il faut présenter :

  • Une pièce d’identité en cours de validité ;
  • Le code fiscal de chaque membre adulte de la famille ;
  • Le certificat de résidence, le cas échéant, le document provisoire [« tagliando »] ;
  • Une fiche d’état civil « Stato di famiglia » délivré par la mairie de votre lieu de résidence ;
  • Une demande de choix de médecin.

Que deviennent les points de retraite ?

Grâce aux accords passés entre les différents membres de l’UE, les points de retraite cumulés par les salariés au cours de son expatriation au sein de l’Union sont pris en compte au moment de la retraite, s’il rentre dans son pays d’origine.

La législation est différente pour les autres salariés de provenance étrangère. Il est bon de s’informer auprès des autorités compétentes.

 Liens utiles:

Ministère de l’Emploi et des Affaires sociales www.lavoro.gov.it
Agence des impôts www1.agenziaentrate.gov.it
Pôle emploi international www.pole-emploi-international.fr
Trouver un emploi www.diplomatie.gouv.fr
Équivalence des diplômes www.cimea.it
Lettre de motivation en italien www.diplomatie.gouv.fr
Politique de l’emploi www.lavoro.gov.it

Trouver un emploi :
Cliclavoro www.cliclavoro.gov.it
Job Rapido it.jobrapido.com

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