2013-08-13 13:57:19

Les ressortissants étrangers s'installant en Thaïlande doivent s'acquitter de divers types d'impôts. Expat.com vous donne un aperçu du système fiscal.

La Thaïlande n’est pas un paradis fiscal et compte deux catégories d’imposables : les résidents et les non-résidents. Le résident vit en Thaïlande plus de 180 jours par année calendaire. Il est imposable sur les revenus perçus en Thaïlande, mais également sur une partie des revenus perçus à l’étranger. Le non-résident quant à lui est assujetti à l’imposition sur les revenus perçus en Thaïlande uniquement.

Toute personne vivant en Thaïlande a des obligations fiscales, d’autant plus que le Royaume a signé des conventions fiscales avec de nombreux pays. Par exemple, si vous êtes un nomade digital et que vous travaillez depuis la Thaïlande pour vos clients, vous serez imposable en Thaïlande, si vous ne payez pas d’impôts dans votre pays d’origine.

En Thaïlande, sont imposables le salaire, les honoraires professionnels, les intérêts, les dividendes et les gains en capital sur les titres, les redevances, la location de biens immobiliers et les revenus de consultation ou de passation de marché. De manière générale, la plupart des formes de revenus annuels supérieures à 150 000 bahts sont imposables en Thaïlande.

La fiscalité en Thaïlande

L’année fiscale thaïlandaise commence le 1er janvier pour se terminer le 31 décembre. Chaque contribuable a l’obligation de s’inscrire auprès des autorités fiscales afin d’obtenir un numéro d’identification. Concrètement, votre premier salaire en poche, rendez-vous dans les 60 jours qui suivent pour déposer le formulaire de demande de numéro fiscal, en présentant votre passeport ainsi qu’une preuve d’adresse. Par la suite, chaque année, vous devrez produire votre déclaration de revenus et payer vos impôts auprès du service des recettes avant le 31 mars. Tout retard est sanctionné par une majoration, et en tant que contribuable, vous êtes tenu d’informer les autorités fiscales de tout changement de situation.

En cas de défaut partiel ou total de paiement des impôts, le système fiscal thaïlandais prévoit la saisie de vos biens, qui seront alors vendus sans décision judiciaire. L’argent provenant de la vente servira à payer tout arriéré d’impôt en souffrance.

Lorsqu’ils renouvellent leur permis de travail, les étrangers doivent remettre une copie de leur déclaration d’imposition.

Barème d’imposition en Thaïlande

Les personnes qui gagnent moins de 150 000 bahts par an ne sont pas imposables en Thaïlande. Au-delà, il existe un barème progressif, qui augmente en même temps que les revenus. Ainsi, pour l’année 2018, la grille évolue de la manière suivante :

  • 0 – 150 000 bahts par an : 0% d’imposition
  • 150 000 – 300 000 : 5 %
  • 300 000 – 500 000 : 10 %
  • 500 000 – 750 000 : 15 %
  • 750 000 – 1 000 000 : 20 %
  • 1 000 000 – 2 000 000 : 25 %
  • 2 000 000 – 4 000 000 : 30 %
  • 4 000 000 et au-delà : 35 % contre 37 % précédemment

Certaines déductions et exonérations fiscales sont autorisées lors du calcul de votre revenu imposable. Il est donc conseillé de consulter un comptable thaïlandais si vous n'êtes pas salarié d'une entreprise et que vous devez produire vos propres déclarations. Les déclarations de revenus doivent également être faites en thaïlandais, aussi un comptable thaïlandais vous aidera à surmonter la barrière de la langue.

 Liens utiles :

Department of Revenue
KPMG Thailand Income Tax

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