Actualisé il y a 8 ans

L’obtention d’un travail en Thaïlande est soumise à des règles et procédures complexes et draconiennes. Aussi, est-il généralement indispensable de recourir à l’assistance juridique de cabinet spécialisé de très bonne notoriété pour éviter les problèmes. L’expatrié désireux d’y travailler doit également s’assurer que l’entreprise qui va l’embaucher soit elle-même en règle vis-à-vis de la loi.



La situation traditionnellement florissante du marché thaïlandais du travail a été détériorée par l’instabilité politique du pays ces dernières années, ainsi que par la crise financière mondiale. Légalement, les étrangers en Thaïlande sont écartés de certaines branches de l’économie de façon à les cantonner dans des secteurs très contrôlés. Le candidat expatrié doit surmonter la barrière de la langue et de la culture et il doit aussi prendre en compte que la législation du travail est très différente et que les grilles de salaire pratiquées sont très diversifiées en fonction de l’origine du travailleur.

Pour trouver du travail en Thaïlande, il faut soit être salarié au sein d’une entreprise, soit y monter sa propre entreprise. Le chemin pour y parvenir nécessite beaucoup de persévérance, du temps et de l’argent. En effet, pour préserver certains secteurs-clés de leur économie au profit de la compétence, les Thaïlandais ont institué des lois très restrictives en matière d’emplois pour les étrangers. Aussi, le succès de la recherche d’un emploi en Thaïlande est-il mieux assuré en passant par les services spécialisés des agences de placement établies dans le pays. Les candidats possédant des spécialités techniques très pointues ont les meilleures chances d’être recrutés par les entreprises locales.

Les secteurs qui embauchent en Thaïlande

Le recrutement des travailleurs étrangers est surtout orienté dans les secteurs de la gastronomie européenne, l’enseignement de la langue anglaise, la programmation et le montage des sites informatiques pour les grandes entreprises, la formation à la plongée sous-marine pour les touristes de passage, etc. Si par hasard, certaines compétences techniques très pointues sont nécessaires aux entreprises étrangères implantées sur place, la dénomination de la spécialité de ces techniciens de très haut niveau doit être camouflée sous des appellations n’entrant pas en contradiction avec la nomenclature des emplois légalement interdits aux étrangers.

Comment trouver un travail en Thaïlande ?

Déjà à partir de la France, le candidat pour un travail en Thaïlande peut envoyer par émail sa demande et son Cv à l’adresse : employment@francothaicc.com. Mais si la possibilité se présente, il est toujours plus efficace de s’adresser aux grandes agences d’embauche qui sont basées dans le pays même. Le Cv doit être écrit en anglais suivant le standard anglo-saxon et donner suffisamment de détails sur les compétences, les expériences et la consistance du carnet d’adresses professionnelles du candidat. Par ailleurs, la maîtrise de l’anglais est incontournable et une notion très sommaire du thaï serait très bien vue. Il faut aussi savoir que le système des diplômes francophones est méconnu en Thaïlande aussi faut-il toujours expliquer leur équivalence anglo-saxonne. De tout cela dépendra l’appréciation de l’employeur sur la valeur ajoutée que ce candidat pourrait apporter à l’entreprise. Mais il faut savoir que l’obtention d’un travail en Thaïlande n’est pas chose facile car même les entreprises locales doivent effectuer une demande spéciale, assortie de justificatifs techniques, avant de pouvoir recruter un étranger.

Les conditions de travail en Thaïlande

Selon la loi thaïlandaise, le salaire minimum par mois des ressortissants européens après l’obtention d’un permis de travail est de 1 000 euros par mois, soit 50 000 baths. En Thaïlande, il n’existe pas de système de retraite, ainsi le travailleur expatrié doit souscrire son épargne retraite auprès des agences de Provident Fund. La durée de la semaine légale de travail du lundi au samedi est de 48 heures. Le code du travail prescrit 2 semaines de congé par année en plus des jours fériés, ainsi qu’un jour de plus par année d’ancienneté. Normalement, l’entreprise qui recrute un travailleur étranger s’occupe de toutes les formalités administratives de recrutement mais aussi d’entrée sur le territoire de son futur employé. Néanmoins, il faut toujours se rappeler de vérifier l’effectivité des démarches entreprises là-dessus par son employeur. En effet, tout nouveau travailleur expatrié ne doit entrer en Thaïlande que muni d’un contrat de travail en bonne et due forme, d’un visa "non-immigrant" et d’un permis de travail.

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