Actualisé il y a 2 semaines

Sur la côte sud de la République dominicaine, de l'est à l'ouest, vous trouverez la ville sucrière de La Romana, suivie par la ville universitaire de San Pedro de Macorís. Peu après, la ville de Juan Dolio, touristique et appréciée des expatriés. En voiture, La Romana est à environ une heure et demie de Juan Dolio est d'environ une heure et demie, contre 15 minutes seulement entre San Pedro et Juan Dolio.

Description

La Romana est la septième plus grande ville de la République dominicaine avec une population d'environ 130 000 habitants. Elle est la capitale provinciale de la province du même nom. La Romana est liée à l'industrie sucrière, avec une grande sucrerie construite au début des années 1900. Lorsque le sucre est arrivé dans la région, de nombreux Dominicains et esclaves affranchis des îles des Caraïbes britanniques ont afflué pour travailler. Ces derniers sont appelés « cocolos » et portent tous des noms britanniques tels que Williams et Jones.

En plus du sucre, La Romana abrite les plus grandes stations touristiques haut de gamme de la République dominicaine, telles que la Casa de Campo et son célèbre parcours de golf. À côté se trouve le village de pêcheurs touristique de Bayahibe, sans doute le meilleur spot de plongée sous-marine du pays et le point de départ pour la célèbre île de Saona.

La ville possède également un terminal de croisière qui abrite un parc marin sous-marin, point de départ pour les bateaux vers l'île Catalina.

En plus du sucre, La Romana est célèbre pour ses cigares, l'usine de Tabacalera de Garcia étant actuellement l'une des plus grandes fabriques de cigares au monde, avec trois marques mondialement connues : Montecristo, H. Upmann et Roméo et Juliette.

En roulant vers l'ouest sur Coral Highway pendant une heure, vous atteindrez la ville de San Pedro de Macorís, qui est à nouveau la capitale de la province du même nom. De la même taille que La Romana, on y trouve l'Université Central del Este et l'une des plus grandes équipes de baseball dominicaines, Las Estrellas.

À la fin du XIXe siècle, San Pedro a connu une importante vague d’immigration depuis Cuba, victime de la guerre d’indépendance. Les Cubains ont apporté avec eux leurs vastes connaissances en matière de culture de la canne à sucre et ont contribué à faire de l’industrie sucrière l’activité économique la plus importante de la région.

De nombreux Européens se sont également installés dans la ville, la transformant en un centre urbain très cosmopolite au début du XXe siècle. La plupart des industries sont situées autour du port, de la sucrerie et de la zone franche industrielle.

15 minutes plus loin vers l'ouest on trouve la ville touristique de Juan Dolio. Jadis village de pêcheurs endormi, elle est devenue un centre touristique majeur avec auparavant cinq ou six hôtels tout compris le long d'une belle plage de sable de la mer des Caraïbes. Toutefois, après 2003, les hôtels ont fermé leurs portes et ont été remplacés par de grands immeubles défilant tout au long de l’océan, transformant cette zone en Miami du sud des Caraïbes. Juan Dolio a pour principal avantage d’être situé à seulement 20 minutes de Las Americas, aéroport principal du pays et à seulement 40 minutes de Saint-Domingue, la capitale. À proximité se trouve le village de pêcheurs de Guayacanes, encore intact.

Juan Dolio est très calme pendant la semaine, toutefois, les Dominicains arrivent en masse de la capitale pour s’installer dans leurs condos face à la plage durant les week-ends.

Les expatriés de la côte sud

Les expatriés sont peu présents dans les centres de La Romana et de San Pedro, à part ceux qui étudient à l'université de San Pedro ou travaillent dans les zones franches des deux villes. Toutefois, les étrangers ne sont pas loin, à Bayahibe près de La Romana, ainsi que dans la station balnéaire exclusive de Cap Cana et à Juan Dolio près de San Pedro.

Bayahibe est un charmant village tranquille et les quelques expatriés qui y vivent sont généralement des Italiens et Allemands retraités ou des professionnels du tourisme. Quant à Juan Dolio, on y retrouve généralement des Américains qui fuient l’hiver dans leur pays ou qui y sont résidents. Le nombre d'expatriés a diminué de façon spectaculaire lorsque les hôtels ont fermé, forçant les étrangers travaillant dans le tourisme à mettre la clé sous la porte. Toutefois, la tendance commence à s’inverser avec de plus en plus d’expatriés investissant dans l’immobilier en bord de mer.

Types d'hébergement

Il existe une gamme de logements à La Romana et à Bayahibe, cette dernière ville abritant principalement des communautés fermées telles que Dominicus et, bien sûr, des maisons à un million de dollars à Casa de Campo. La Romana ou à San Pedro comptent peu d’habitants.

À Juan Dolio, il y a des condos sur la plage et deux communautés fermées construites autour des terrains de golf Metro Country Club et Guavaberry. Les deux offrent une gamme de maisons individuelles, ainsi que de petits immeubles.

Un appartement de deux chambres à Juan Dolio directement sur la plage coûte environ 200 000 $ US et les maisons du métro ou de Guavaberry sont plus chères, les prix variant en fonction de leur taille.

Coût de la vie

Dans cette région, le coût de la vie est raisonnable, mais bien qu'il existe de grands supermarchés comme Jumbo, on n’y trouve pas les mêmes de produits importés disponibles dans les régions touristiques et affectionnés par les expatriés.

L'électricité est fournie par le réseau national, toutefois, certaines zones sont alimentées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, comme Juan Dolio, tandis que d'autres subissent des pannes quotidiennes. Vous devez donc investir dans un générateur ou un onduleur.

Les fruits et les légumes ont tendance à être moins chers grâce aux grands marchés du centre de La Romana et de San Pedro. Le poisson est quant à lui abondant.

Loisirs

Bien que la gamme d'activités de loisirs soit peut-être inférieure à celle des principaux pôles touristiques, vous ne vous ennuierez pas.

Dans la région de La Romana, vous jouirez d'excellents terrains de golf, des excursions d'une journée vers les îles de Saona et Catalina. Catalina et Bayhibe abritent quant à elles d'excellents sites de plongée sous-marine ou avec tuba.

Casa de Campo compte un charmant port de plaisance et de nombreux magasins. On y visite également Altos de Chavón, réplique d'un village méditerranéen du XVIe siècle, des galeries d'art. S’ajoutent de nombreux restaurants et un amphithéâtre accueillant des artistes internationaux.

Sur la route, entre La Romana et San Pedro, se trouve la célèbre grotte des merveilles, située à 82 pieds sous terre avec un sentier de près de 250 m orné de plus de 400 peintures et gravures indiennes Taino.

Vous pouvez également assister à un match de baseball à San Pedro, jouer au golf au Metro Country Club ou à Guavaberry et profiter de toute une gamme de sports nautiques à Juan Dolio.

Restaurants

Bien qu'il n'y ait pas autant de restaurants dans cette région que le nord ou l'est du pays, Casa de Campo et Altos de Chavon ont de bons établissements, tout comme La Romana.

San Pedro ne compte aucun restaurant spécialement dédié aux expatriés, mais à Juan Dolio et à Guayacanes, on peut manger italien, allemand et de la cuisine internationale. La plupart des restaurants servent également de bars et de salons, avec de la musique live un soir par semaine. À Guayacanes, les restaurants Deli Swiss, La Playa, Salitre, Playa El Pescador, Sca Club, St Tropez Caribe, El Manguilito et Cococane Beach sont courus le week-end par les expatriés et les Dominicains locaux. À Juan Dolio, El Sueño, El Mesón Español, Bistro Marianna, Sal Marina, El Concón, Café del Sol, Paladar et La Brisa sont les établissements les plus populaires.

Transport

La Romana compte un aéroport international qui opère toutefois moins de vols contrairement à d’autres aéroports du pays. L’aéroport de Las Americas, facilement accessible à l’ouest de Juan Dolio, offre des vols provenant de partout dans le monde. Ceux qui se rendent dans la région de La Romana peuvent également passer par l’aéroport international de Punta Cana.

En ville, vous trouverez des bus locaux, des guaguas et des taxi-motos appelés motoconchos. Il y a moins d'autocars du fait de la forte syndicalisation des chauffeurs de taxi locaux. En effet, ces derniers interdisent la circulation aux grandes compagnies de bus. Malgré tout, il existe un service de bus régulier entre La Romana et San Pedro, et vers Saint-Domingue.

 Liens utiles :

Go Dominican Republic - La Romana
Go Dominican Republic - Juan Dolio 
Juan Dolio Real Estate

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