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La génération Y redéfinit le concept de l’expatriation

  • Jeune Voyageuse
Témoignage
Publié il y a 11 mois

Adrien Coron vit hors de son pays d’origine depuis maintenant 8 ans. A travers ses multiples expériences à l’étranger, il a eu l’occasion de constater à quel point, dans le monde, les politiques de visas, d'accords internationaux sur l’investissement, le travail et l’entrepreneuriat sont très loin de s’adapter aux révolutions numériques en cours. Il a eu également l’occasion de réfléchir sur ce qui motive les jeunes et les moins jeunes à s’expatrier au 21e siècle, ainsi que sur cette fracture générationnelle, que l’on constate dans tous les pays.

Adrien Coron

A propos de l’auteur

Adrien Coron fait partie de la génération Y. Expatrié en série et nomade digital, il vit actuellement en Thaïlande. A travers son blog Chroniques de Thaïlande, Adrien nous parle de ses aventures et livre quelques conseils pour réussir son expatriation au pays du sourire.

Les jeunes générations réinventent l’expatriation

J’ai pu constater combien la vision de l’expatriation s’est transformée en l’espace d’une génération. Mes aînés ont une démarche plus préparée, réfléchie, avec une vision sur le long terme.

La génération Y et celles qui la suivent ont tendance à changer régulièrement de pays, de travail et même de métier. Nous sommes prêts à déménager du jour au lendemain pour un CDD de six mois. Nous nous ennuyons vite et cherchons constamment à apprendre. Nous sommes nés dans un monde plus petit, globalisé et connecté ; les frontières n’ont plus de sens pour nous. Le dépaysement nous effraie moins. Nous ne transportons plus nos meubles. Nos affaires tiennent désormais dans une valise.

L’expatriation n’est pas une fin en soi

Dans l’esprit de toute une nouvelle génération, l’expatriation est une manière de se perdre, d’être dérouté, étourdi et de se mettre volontairement en difficulté. S’expatrier, c’est devoir tout apprendre à nouveau : apprendre à parler, à écrire, à manger, à se comporter en public, à travailler, à se déplacer… Vivre un choc culturel nous oblige à nous remettre en question, à repenser de A à Z la manière dont nous vivons. Nous recherchons cela.

Choc culturel

L’expatriation n’est pas une fin en soi. Elle fait partie d’une expérience plus globale liée à la découverte de soi et d’autrui. L’expatriation contribue à notre processus de construction personnelle. En réalité, ce n’est pas le pays dans lequel nous vivons qui nous rendra heureux, mais ce que nous y ferons, le travail ou les activités que nous y exercerons et surtout les personnes que nous y rencontrerons. Dans ce mouvement perpétuel, quitter un pays dans lequel on est allé s’installer ne doit surtout pas être vu comme un échec, mais plutôt comme une nouvelle étape.

Aujourd’hui, une expatriation, ça ne se prépare pas forcément

L’économie, les relations internationales et les lois des différents pays changent à vitesse grand V. Il est donc difficile de faire des plans à très long terme. Pour s’expatrier en 2016, il faut savoir se montrer flexible, saisir les opportunités au moment où elles se présentent et être capable de quitter un pays du jour au lendemain.

Expatriation 2.0 : les affaires tiennent dans une seule valise

Les plus anciens ont tendance à multiplier les voyages touristiques et les visites de courtoisie avant de s’installer dans leur nouveau pays. Ils ont souvent peur du choc culturel et veulent connaître le pays dans lequel ils vont vivre avant de s’y établir définitivement. Les nouvelles générations d’expatriés adoptent souvent la philosophie inverse. Les plus jeunes préfèrent généralement quitter un pays lorsqu’ils commencent à le connaître et à s’y ennuyer pour continuer à être déboussolés ailleurs. Nous sommes entrés dans l’ère de l’expatriation 2.0.

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