Découvrir la culture en Côte d'Ivoire

Bonjour à toutes et à tous,

Une expatriation en Côte d'Ivoire est l'occasion de s'immerger dans la culture du pays, de découvrir de nouveaux artistes ou de nouvelles formes artistiques. Nous vous proposons ainsi de partager vos conseils pour partir à la découverte de la culture locale.

Quels sont les meilleurs moyens de découvrir la culture en Côte d'Ivoire ?

Quelles sont les formes d'expression culturelle les plus populaires et celles que vous recommanderiez pour faciliter son intégration ?

Quel est le film, l'ouvrage, la musique ou encore l'artiste qui symbolise le mieux la culture du pays et pourquoi ?

Existe-t-il des centres d'initiation ou des activités pour mieux connaître la culture en Côte d'Ivoire?

Merci de partager votre expérience,

Bhavna

Bonjour

La culture de la Côte d'Ivoire (et on pourrait dire plus largement l'Afrique sub-saharienne) se découvre tous les jours en allant dans les marchés, les maquis, les transports publics (woro-woro, mbaka...), les petites boutiques, les églises, etc .... en écoutant les uns et les autres.... Peu à peu on fait connaissance avec le language de la rue, les us et coutumes, les croyances....J'avais remarqué que les africains sont souvent plus fiers de présenter leur modernité que leur tradition au moins dans un premier temps;...

Ensuite il y a quelques festivals traditionnels (folkloriques ?) à Abidjan, Grand Bassam et autres villes du pays... Il existe quelques musées comme celui du Costume à Grand Bassam près de la mairie....  en profiter aussi pour visiter, en se faisant guider si possible, le Quartier France qui a été classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Au niveau artistique, le groupe Magic System et  le chanteur de Reggae Alpha Blondy par leurs renommées internationales représentent bien la Côte d'Ivoire....le Zouglou aussi est typique... mais plein d'autres artistes et d'autres genres musicaux font danser le pays...

Des peintres sont aussi à l'honneur. On peut en trouver à Grand Bassam tel les artistes Michel Kodjo et Nick Amon. Quelques galeries d'art à Abidjan dont celle près de l'Abidjan Café au Plateau...

La culture   de l'igname  est marquée  par une fête annuelle  très importante  notamment  chez le peuple Agni  dans l'Est et le Sud Est  du Comoé  ,c'est une véritable institution  nationale   .
La f^te des générations  touche aussi la quasit  totalité des ethnies , mysthique avant tout ,la jeunesse s'y reconnait même  si elle parait moderne  ,délurée ,poussée vers l'occident  ,la  majorité ne se sent pas homme et reconnu comme tel  sans ces initiations  qui se terminent par de mémorables fêtes  dans les villages ,Abidjan  qui est un regroupement de villages  n'y échappe pas   (chez les Ebriés par exemple ,à kouté ).
Bien sur  on est loin du correct   des salons   mais on est dans le feu d'une vie  éternelle ,plongé dans une magie  authentique  et  beaucoup de poussière ,si chère aux Africains  .
Les religions n'y ont pas leur place  d'ailleurs ,pas ces jours là et c'est tant mieux .

En complètement à  Grand Bassam la fête de l'Abissa de fin octobre à début novembre très riche en couleur.
L'origine de cette fête sur ce lien : https://www.petitfute.com/v49133-grand- … bissa.html

On peut faire un constat quand même  .L'écriture en Afrique  n'est pas le fil de la connaissance  et du savoir .

Effectivement Grandyaka, l'écriture telle que nous la connaissons n'est pas l'histoire de l'Afrique de l'ouest. La tradition orale en plus des (nombreuses) fêtes traditionnelles inhérentes aux (si je ne me trompe pas) environ 84 groupes et sous groupes ethniques de la RCI est le fil rouge d'une culture très variée.
Certain(e)s auront pu également remarquer qu'également l'éducation (basique), la perception des autres varie également d'une culture à l'autre.
Les chefferies traditionnelles en sont le vecteur. Pour les fêtes il y a 2 versions,
celle édulcorée pour l'étranger de passage, laquelle est démystifiée et privée de "sortie" des pouvoirs (elle sert à la galerie).
La vraie, elle est réservée aux autochtones et éventuellement aux étrangers acceptés et intégrés à leurs communautés respectives. Et là,  il se passe des choses étonnantes (n'hésitez pas à poser des questions) que nous n'avons pas à juger vraies ou supercheries. Certains rites sont également très secrets et pas ou vraiment très peu d'extérieurs peuvent y assister.
En acceptant ces croyances (pas besoin de se convertir), cela vous offrira une bien meilleure compréhension de l'âme non pas africaine mais ethnique de la RCI.
Des écrivains tels que J.-M. Adiaffi, chantre du bossonisme peut vous livrer un partie de la carte au trésor.

Je suis tout à fait d'accord ,pour passer les filtres  ,il faut souvent  répondre à moult questions sur le qui suis -je ,comment je perçois les Africains (es ) ,qu'est -ce que je fais ,veux , comment je pense  et la liste est longue  parce que on va être présenté à l'un ,à l'autre ,aux vieux ,aux parents  etc... ça en fait du chemin  .
Ce référent qu'il ne faut jamais oublier , que vous souligniez  précédemment ,c'est à dire la personne  ou ami qui vous "adopte" et vous introduit  au sein de ses connaissances  et village ,c'est à dire sa famille , est parfaitement juste  ,  le temps  et les évènements marquants au sein de l'ethnie  vont lentement  sonder notre âme  et l'initier   à ses coutumes . Sans même s"en rendre compte  ,les choses  s'y installent   d'elles mêmes  dans un processus d'intégration  . Il est donc important  de respecter cet ordre des choses .
Ce que je peux dire  c'est que le maintient  de ces rites  est vital  pour la survie   de nombreuses  éthnies  et les églises qui fleurissent orgueilleusement  un peu partout ne peuvent pour certaines  n'être qu'un petit plus dans le quotidien . Certaines fôrets  , parfaitement invisibles  ,continuent encore  de travailler pour  le bien de  l'humanité   et  on y croit   et on aime ça .

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