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départ pour salt lake

Bonjour, je m'appelle jean claude et je viens de signer un contrat d’entraîneur de football à  Salt Lake city,
je suis très content de tenter cette aventure mais maintenant que sont passés les premiers frissons d'extase du départ, j'ai plein d'interrogations en tête!!
Quelle banque choisir pour avoir un compte aux USA et pouvoir faire des virements en France?
j'ai dans mon contrat une health insurance mais est ce suffisant pour couvrir les frais de santé ou faut il une "mutuelle" en plus?
mon fils rentre en 1ere faut il le mettre en école public ou dans un lycée français? quel est le coût d'un tel lycée? voilà grosso modo mes premières inquiétudes, je suis évidemment preneur de tous vos conseils et tout ouïe quant à vos expériences aussi diverses soient elles!!
merci de pour vos réponses et vraiment merci pour ce  forum que je découvre et qui est très instructif!!  :top:

jordao13 :

Bonjour, je m'appelle jean claude et je viens de signer un contrat d’entraîneur de football à  Salt Lake city,
je suis très content de tenter cette aventure mais maintenant que sont passés les premiers frissons d'extase du départ, j'ai plein d'interrogations en tête!!
Quelle banque choisir pour avoir un compte aux USA et pouvoir faire des virements en France?
j'ai dans mon contrat une health insurance mais est ce suffisant pour couvrir les frais de santé ou faut il une "mutuelle" en plus?
mon fils rentre en 1ere faut il le mettre en école public ou dans un lycée français? quel est le coût d'un tel lycée? voilà grosso modo mes premières inquiétudes, je suis évidemment preneur de tous vos conseils et tout ouïe quant à vos expériences aussi diverses soient elles!!
merci de pour vos réponses et vraiment merci pour ce  forum que je découvre et qui est très instructif!!  :top:

Concernant l'assurance sante, l'idee de mutuelles comme elles existent en France n'existent pas aux USA.
En fait ici t'es assuré ou pas et meme si tu es assuré, cela ne veut pas dire que l'assurance va rembourser 100% de tous les couts.
Si tu veux avoir le moins de dépenses de santé possible, ne jamais être malade.
Tu auras toujours les $25 de co pay qui sont dus a chaque visite et la prise en charge sera conditionnée par ta franchise (deductible).

Toutes les banques sont a meme de procéder a des virements d'argent vers l'Europe.

Les établissements scolaires qui seraient des lycées Français, ne sont en fait que des écoles privées ayant un programme plus ou moins francophone et surtout il n'y en a pas partout. Ce sont des établissements chers alors que l'école publique Américaine est gratuite et en fonction des quartiers, certaines sont très bonnes.

Bonjour, une partie d'un article interessant.

A Salt Lake City, le bilinguisme est une affaire d’Etat

Dans l’Utah, les écoles publiques misent sur l’immersion bilingue pour former une génération de citoyens cosmopolites et attirer les investisseurs étrangers. Avec 3 900 élèves, l’Utah est le deuxième Etat américain — derrière la Louisiane — où le nombre d’écoliers qui apprennent le français est le plus élevé. Reportage.

La salle 216 est une salle de classe ordinaire. Un tableau blanc, trente pupitres et quelques armoires. Des dessins de pirates punaisés au mur, une liste d’adverbes, une frise chronologique et un drapeau américain. Au-dessus de la porte, une affichette épelle « EXIT » en anglais, mais c’est dans un français sans accent que les élèves de cinquième de Madame Cha-Philippe demandent à aller aux toilettes. Depuis la classe de CP (first grade), les vingt-quatre élèves âgés de douze à treize ans suivent la moitié de leurs cours en français. Ils font partie des 3 900 écoliers inscrits dans le programme d’immersion bilingue français-anglais de l’Utah — le premier programme linguistique public et gratuit aux États-Unis.

Un Etat favorable aux langues étrangères

Installée en Utah depuis 1847, l’Eglise mormone a une longue tradition d’enseignement des langues et envoie de nombreux missionnaires à l’étranger. A Provo, au sud de Salt Lake City, l’institution mormone Brigham Young University enseigne 89 langues et offre l’une des meilleures formations linguistiques du pays. « Notre programme d’immersion est entièrement public et n’a aucun lien avec l’Eglise mormone », met en garde Gregg Roberts. L’expertise des pédagogues mormons a dépassé le cadre religieux. Les linguistes et les traducteurs de l’armée américaine sont formés à Provo. La majorité des résidents de l’Etat possèdent un passeport et un tiers des adultes sont bilingues. « Les gens comprennent l’importance des langues ; c’est l’avantage de notre Etat. »

Le programme d’immersion compte aujourd’hui 34 000 élèves répartis entre 160 écoles. Vingt à vingt-cinq nouveaux programmes sont ouverts chaque année, principalement en espagnol et en chinois, mais avec 165 classes dans 20 écoles, le français est la troisième langue la plus populaire de l’Utah. Le nombre d’écoliers qui y apprennent le français dépassera celui de la Louisiane « d’ici deux à quatre ans », affirme Gregg Roberts, confiant. « Cela prouve qu’un Etat sans héritage francophone ni large communauté d’expatriés peut parfaitement développer un programme d’immersion en français. »

Trois heures de français par jour

A Churchill Junior High School, dans une banlieue arborée au sud-est de Salt Lake City, seuls deux des vingt-quatre élèves de Madame Cha-Philippe sont français. Célestin, Thomas et leurs camarades sont issus des premières classes du programme d’immersion, ouvertes en 2009. La leçon du jour porte sur l’Afrique du Nord et le Liban. A tour de rôle, les élèves lisent à voix haute le récit d’un journaliste en voyage au Maghreb. L’institutrice interroge ensuite la classe sur le vocabulaire. « Ça ressemble à quoi un paysage lunaire ? », demande-t- elle. En français et sans hésitation, les élèves répondent à la cantonade. « Il y a beaucoup de cratères », lance Thomas. « Tellement de cratères que ça ressemble à la lune », ajoute Zoe. « Ça ressemble à un paysage de Star Wars« , renchérit Dylan. Au son de l’anglais, l’institutrice s’empresse d’intervenir : « La Guerre des Etoiles ! »

Les élèves du programme d’immersion ne suivent pas de cours de langue française à proprement parler. Mais des cours de mathématiques, d’histoire, de sciences ou d’arts plastiques en français. Du CP (first grade) à la sixième (6th grade), la moitié de l’enseignement est dispensé en français — soit une moyenne de trois heures par jour. A partir de la cinquième (7th grade), les élèves ont six heures d’enseignement en français par semaine : deux cours de sciences humaines. Ils auront ensuite la possibilité, à partir de la troisième (7th grade), de suivre des cours avancés dans l’une des six universités publiques de l’Etat. « L’Utah a pensé le développement de cette éducation bilingue de A à Z », apprécie Karl Cogard, le responsable du service éducatif à l’ambassade de France à Washington. « Ils ne se sont pas contentés d’ouvrir des écoles ; ils ont aussi pensé à la formation continue des professeurs et aux moyens d’alimenter en enseignants les futures classes. »

« Les parents sont ravis de nous voir arriver de France »

Un partenariat d’échanges a été signé avec six académies scolaires françaises (Amiens, Bordeaux, Créteil, Grenoble, Nancy-Metz et Poitiers) afin d’envoyer en Utah des instituteurs francophones. Quarante professeurs venus de France — et six autres venus de Belgique, de Côte d’Ivoire, du Maroc, de République démocratique du Congo et du Sénégal — enseignent cette année dans les classes bilingues de l’Utah. Native du Béarn, Madame Cha-Philippe est arrivée à Salt Lake City en 2012. Séduite par l’enthousiasme et l’implication des parents d’élèves américains, qui n’hésitent pas à faire don de fournitures à l’école, elle a quitté son poste de professeure des écoles dans l’Ardèche et entame sa deuxième année à Churchill Junior High School. « Les objectifs pédagogiques sont imposés, mais je conserve une grande souplesse : c’est une organisation très efficace. »

De l’autre côté de l’Interstate 215, à Morningside Elementary School, Monsieur Collins-Peynaud termine une leçon sur la Guerre froide avec sa classe de sixième (6th grade). Des manuels français sont utilisés pour faire cours. « Nous effectuons sans cesse des allers-retours entre les deux cultures et préparons nos élèves à adopter un regard croisé sur le monde qui les entoure », explique l’instituteur originaire de Tours, installé depuis deux ans aux Etats-Unis. Dans un français fluide et assuré, Page et Andrew, douze ans, discutent du blocus de Berlin de 1948-1949. Leur instituteur est fier. « On a beaucoup travaillé pour en arriver là. Au début, je m’efforçais de parler lentement, je les aidais en leur donnant des mots de vocabulaire et des synonymes. Certains de mes élèves sont maintenant capables de rédiger plusieurs pages en français. »

En mai 2021, les élèves des cinq premières classes d’immersion quitteront le lycée. Au Bureau de l’Education de l’Utah, Gregg Roberts et son équipe de professeurs préparent l’avenir du programme DLI. « Une des suites logiques serait que nos étudiants partent étudier en France », explique Anne Lair, la coordinatrice du programme d’immersion en français à l’Université de l’Utah. « Notre objectif est d’ajouter des classes bilingues jusqu’à ce que l’ensemble de l’État soit couvert », complète Gregg Roberts. « D’ici vingt ou trente ans, l’immersion bilingue sera la norme : l’Utah est en train de former des milliers d’écoliers qui vont être de fervents francophiles en grandissant ! »

stevenmika :

Bonjour, une partie d'un article interessant.

A Salt Lake City, le bilinguisme est une affaire d’Etat

Dans l’Utah, les écoles publiques misent sur l’immersion bilingue pour former une génération de citoyens cosmopolites et attirer les investisseurs étrangers. Avec 3 900 élèves, l’Utah est le deuxième Etat américain — derrière la Louisiane — où le nombre d’écoliers qui apprennent le français est le plus élevé. Reportage.

La salle 216 est une salle de classe ordinaire. Un tableau blanc, trente pupitres et quelques armoires. Des dessins de pirates punaisés au mur, une liste d’adverbes, une frise chronologique et un drapeau américain. Au-dessus de la porte, une affichette épelle « EXIT » en anglais, mais c’est dans un français sans accent que les élèves de cinquième de Madame Cha-Philippe demandent à aller aux toilettes. Depuis la classe de CP (first grade), les vingt-quatre élèves âgés de douze à treize ans suivent la moitié de leurs cours en français. Ils font partie des 3 900 écoliers inscrits dans le programme d’immersion bilingue français-anglais de l’Utah — le premier programme linguistique public et gratuit aux États-Unis.

Un Etat favorable aux langues étrangères

Installée en Utah depuis 1847, l’Eglise mormone a une longue tradition d’enseignement des langues et envoie de nombreux missionnaires à l’étranger. A Provo, au sud de Salt Lake City, l’institution mormone Brigham Young University enseigne 89 langues et offre l’une des meilleures formations linguistiques du pays. « Notre programme d’immersion est entièrement public et n’a aucun lien avec l’Eglise mormone », met en garde Gregg Roberts. L’expertise des pédagogues mormons a dépassé le cadre religieux. Les linguistes et les traducteurs de l’armée américaine sont formés à Provo. La majorité des résidents de l’Etat possèdent un passeport et un tiers des adultes sont bilingues. « Les gens comprennent l’importance des langues ; c’est l’avantage de notre Etat. »

Le programme d’immersion compte aujourd’hui 34 000 élèves répartis entre 160 écoles. Vingt à vingt-cinq nouveaux programmes sont ouverts chaque année, principalement en espagnol et en chinois, mais avec 165 classes dans 20 écoles, le français est la troisième langue la plus populaire de l’Utah. Le nombre d’écoliers qui y apprennent le français dépassera celui de la Louisiane « d’ici deux à quatre ans », affirme Gregg Roberts, confiant. « Cela prouve qu’un Etat sans héritage francophone ni large communauté d’expatriés peut parfaitement développer un programme d’immersion en français. »

Trois heures de français par jour

A Churchill Junior High School, dans une banlieue arborée au sud-est de Salt Lake City, seuls deux des vingt-quatre élèves de Madame Cha-Philippe sont français. Célestin, Thomas et leurs camarades sont issus des premières classes du programme d’immersion, ouvertes en 2009. La leçon du jour porte sur l’Afrique du Nord et le Liban. A tour de rôle, les élèves lisent à voix haute le récit d’un journaliste en voyage au Maghreb. L’institutrice interroge ensuite la classe sur le vocabulaire. « Ça ressemble à quoi un paysage lunaire ? », demande-t- elle. En français et sans hésitation, les élèves répondent à la cantonade. « Il y a beaucoup de cratères », lance Thomas. « Tellement de cratères que ça ressemble à la lune », ajoute Zoe. « Ça ressemble à un paysage de Star Wars« , renchérit Dylan. Au son de l’anglais, l’institutrice s’empresse d’intervenir : « La Guerre des Etoiles ! »

Les élèves du programme d’immersion ne suivent pas de cours de langue française à proprement parler. Mais des cours de mathématiques, d’histoire, de sciences ou d’arts plastiques en français. Du CP (first grade) à la sixième (6th grade), la moitié de l’enseignement est dispensé en français — soit une moyenne de trois heures par jour. A partir de la cinquième (7th grade), les élèves ont six heures d’enseignement en français par semaine : deux cours de sciences humaines. Ils auront ensuite la possibilité, à partir de la troisième (7th grade), de suivre des cours avancés dans l’une des six universités publiques de l’Etat. « L’Utah a pensé le développement de cette éducation bilingue de A à Z », apprécie Karl Cogard, le responsable du service éducatif à l’ambassade de France à Washington. « Ils ne se sont pas contentés d’ouvrir des écoles ; ils ont aussi pensé à la formation continue des professeurs et aux moyens d’alimenter en enseignants les futures classes. »

« Les parents sont ravis de nous voir arriver de France »

Un partenariat d’échanges a été signé avec six académies scolaires françaises (Amiens, Bordeaux, Créteil, Grenoble, Nancy-Metz et Poitiers) afin d’envoyer en Utah des instituteurs francophones. Quarante professeurs venus de France — et six autres venus de Belgique, de Côte d’Ivoire, du Maroc, de République démocratique du Congo et du Sénégal — enseignent cette année dans les classes bilingues de l’Utah. Native du Béarn, Madame Cha-Philippe est arrivée à Salt Lake City en 2012. Séduite par l’enthousiasme et l’implication des parents d’élèves américains, qui n’hésitent pas à faire don de fournitures à l’école, elle a quitté son poste de professeure des écoles dans l’Ardèche et entame sa deuxième année à Churchill Junior High School. « Les objectifs pédagogiques sont imposés, mais je conserve une grande souplesse : c’est une organisation très efficace. »

De l’autre côté de l’Interstate 215, à Morningside Elementary School, Monsieur Collins-Peynaud termine une leçon sur la Guerre froide avec sa classe de sixième (6th grade). Des manuels français sont utilisés pour faire cours. « Nous effectuons sans cesse des allers-retours entre les deux cultures et préparons nos élèves à adopter un regard croisé sur le monde qui les entoure », explique l’instituteur originaire de Tours, installé depuis deux ans aux Etats-Unis. Dans un français fluide et assuré, Page et Andrew, douze ans, discutent du blocus de Berlin de 1948-1949. Leur instituteur est fier. « On a beaucoup travaillé pour en arriver là. Au début, je m’efforçais de parler lentement, je les aidais en leur donnant des mots de vocabulaire et des synonymes. Certains de mes élèves sont maintenant capables de rédiger plusieurs pages en français. »

En mai 2021, les élèves des cinq premières classes d’immersion quitteront le lycée. Au Bureau de l’Education de l’Utah, Gregg Roberts et son équipe de professeurs préparent l’avenir du programme DLI. « Une des suites logiques serait que nos étudiants partent étudier en France », explique Anne Lair, la coordinatrice du programme d’immersion en français à l’Université de l’Utah. « Notre objectif est d’ajouter des classes bilingues jusqu’à ce que l’ensemble de l’État soit couvert », complète Gregg Roberts. « D’ici vingt ou trente ans, l’immersion bilingue sera la norme : l’Utah est en train de former des milliers d’écoliers qui vont être de fervents francophiles en grandissant ! »

Je serai plus mesuré que toi Stevenmika quant a l'influence de l'église Mormone sur les élèves de l'Utah car il ne faudrait pas oublier que les mormons ont un concept de la vie issu des textes les plus rigoristes de la religion chrétienne.
Les mormons, entre autres choses ne reconnaissent pas l'evolution et sont persuadés que la terre a 6000 ans et les mormons, c'est 80% de la population de l'Utah.

Merci pour vos réponses et ces riches informations!!
donc normalement un élève de 1ère en France est au 11ièm grade ici c'est ça?
je vais me renseigner au niveau banque vers HSBC car celle ci  est présente dans nos deux pays
avez vous une idée de la politique de prix appliquée par les banques concernant les virements internationaux?

jordao13 :

je vais me renseigner au niveau banque vers HSBC car celle ci  est présente dans nos deux pays
avez vous une idée de la politique de prix appliquée par les banques concernant les virements internationaux?

Tu ne veux pas choisir une banque avec un faible réseau, ce qui sera certainement le cas de HSBC en Utah.
A titre d'exemple, je suis chez Chase et des agences, il y en a à presque tous les coins de rues... et le cout d'un virement international est un flat fee (peu importe la somme virée) d'une quinzaine de dollars.

Idem. Regardes les banques qui ont le plus d'ATM. Pour le cout, une fois que tu auras un compte US, tu peux regarder des solutions alternatives comme Paypal et Transferwise pour effectuer des virements.  Chase et Bamk of America sont des valeurs sures. HSBC est plutot cher.

Effectivement je vais faire comme vous alors choisir une banque qui a un gros réseau sur place
merci pour l'info, :cheers:

C'est surtout que si tu effectues un retrait au distributeur hors ATM, tu paieras une commission (plusieurs dollars)  alors que cela sera gratuit dans ta banque. Apres, dans n'importe quelle banque, tu peux effectuer un retrait au guichet avec ta carte bancaire francaise en demandant un cash advance (commission de $ 10 la derniere fois que je l'ai fait il y a 4 ans). Aussi, dans des magasins style Rite Aid, tu peux demander un cash back.Cela signifie que tu seras debite de $20 par exemple et on te donnera $20 en especes.

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