Reprendre un commerce en Espagne ?

Bonjour tout le monde,

Commerçant désireux de quitter la Belgique (pays quasiment le plus taxé d'Europe. Marre d'être la vache à lait de ces ministres pourris jusqu'à l'os...) souhaite reprendre un commerce style glacier.
Bien qu'étant au courant que l'Espagne a connu une crise économique grave il y a quelques années,
je m'étonne de voir encore aujourd'hui un nombre important de fonds de commerce à racheter. Que ce soit en première ligne, ou pas. Que ce soit un commerce Horeca voire boulangerie. Commerces pourtant idéalement situés, travaillant en saison ( avril-septembre ? ) avec un nombre important de vacanciers. Donc pas spécialement avec des autochtones qui ne seraient pas encore remis de la crise (?) ou même à l'année avec les espagnols. Qui plus est, les taxes sont apparemment plutôt faibles.
Le seul élément que j'ai constaté est que le bâtiment est rarement à vendre. C'est de la location à 5 voire 10 ans "renouvelable". Si vous avez des éléments à me faire connaître, je vous en remercie
d'avance  :cheers:

Gaëtan

Bonjour Gaetan,

J'ai déplacé votre message sur le forum Espagne pour plus de visibilité.

En attendant les retours des membres, vous pouvez lire cet article : Créer une entreprise en Espagne.

Bonne recherche,
Christine

Gaëtan: la valse continue des patrons Horeca est essentiellement la conséquence directe de leur incompétence en gestion, et avant cela, en audit et études de marché.

Car il ne suffit pas d'être "idéalement situé" et d'avoir "un nombre important de vacanciers". Encore faut-il qu'ils viennent chez toi, et, vu la concurrence, c'est pas gagné, De plus, l'année compte 12 mois, et non pas 4 ou 5.

Selon les coins, tu y vas en saison, et te dis "Oh, mais voilà un commerce qui va me rapporter", tu y retournes en hiver, et tu te dis "Ah, zut, y'a pas un rat dans ce coin, je paie comment mes charges ?"  ;)  Beaucoup semblent s'arrêter à la première partie de cette phrase.

Pour la location vs. achat, c'est simple: si tu es le propriétaire, tu gagneras nettement plus à louer bien cher un local plus ou moins adéquat à un gentil-riche-étranger-qui-se-fait-des-illusions qu'à le vendre, et encore plus qu'à l'exploiter toi-même.  :)

Bonjour Christine,

Merci pour votre démarche.

Je vous souhaite une excellente journée  ;)

Gaëtan

Bonsoir Alain,

Merci pour ton message qui confirme quelques données à prendre en considération avant la reprise de quelconque commerce dans une zone touristique. Je suis dans l'Horeca depuis plus de 30 ans et je n'ai pourtant que 46ans... Eh oui, je n'ai jamais fait que ça dans ma vie. Je suis indépendant depuis plus de 25ans.  Aujourd'hui je suis un indépendant écœuré tant l'Etat nous ponctionne dans tous les secteurs possibles et imaginables. Je dis STOP à ce pays où il est plus évident d'être un politique ripoux qui s'en met plein les poches sur le dos du concitoyen qu'un simple commerçant qui essaye de par beaucoup de sacrifices, de gagner sa vie et de se construire une retraite à la hauteur du travail fourni au fil des décennies.

Considérant techniquement qu'avoir un commerce en 1ère ligne les pieds dans le sable est tout de même statistiquement plus vendeur que d'avoir une situation en 3ème ligne, non ?
Mon but est de créér ou reprendre (si chiffres comptables après exercice intéressants) une activité de glacier en y insérant des déjeuners (en Belgique, c'est ce qu'on appelle le "petit-déjeuner" ;-) ) de l'étoffer avec des crêpes, des gaufres belges, etc...

Concernant le C.A étalé sur 12 mois, le fait d'avoir le soleil assuré durant toute une saison appelle normalement à un chiffre relativement constant. Je me doute qu'il est question de faire la cigale et non la fourmi mais c'est valable aussi pour l'activité que j'exerce ici en Belgique. Même si je suis bien conscient que les autochtones ne sont sans doute pas super nombreux dans les zones à forte densité touristique et donc de combler les périodes creuses. Un peu comme ici à La Côte belge. Encore que Knokke fait sans doute exception.

Enfin, pour le bien à acheter ou à louer, il est sans doute plus prudent de louer dans un premier temps et d'acheter ensuite si cela en vaut la peine. Mais dans cette optique, il est très peu pensable que le
propriétaire me le vende ou alors, à prix d'or ? Donc, l'étude de marché avant achat des murs est indispensable. C'est la seconde solution que je prévois. Quoi qu'il en soit, il faut aussi "oser". Car comme on dit : "qui n'ose rien n'a rien"... De toutes façons quand je vois ce qu'il me reste après le passage du plus grand voleur du pays, je me dis que la misère est (sans doute) moins difficile au soleil...

Ma prochaine recherche va se concentrer sur la possibilité d'une école francophone offrant des diplômes reconnus par notre "cher" pays...

Bon, c'est bien, tu as au moins de l'expérience - et, crois moi, ce n'est vraiment pas le cas de tous  :D

Par contre, tu semblerais te diriger vers des "spécialités" nationales de type belges. Là, tu t'adresserais strictement à une clientèle de vacanciers... Je te suggère donc d'étudier très finement les commerces de bouche dans le coin que tu choisiras "à priori".

Hors lignes de mer, il y a aussi bien des opportunités, par exemple dans les grosses urbanizaciones (par ex. dans mon coin, La Marina Urbanización, qui est la plus grosse d'Espagne), où la clientèle à l'année, avec un gros boom de vacanciers en saison, est plus mélangée et internationale. J'y trouve entre-autres "pièges à touristes" un excellent italien, et un succulent indien, qui, eux, ne sont pas près de fermer.

Et, toujours hors ligne de mer, dans un coin comme Alicante, certains vivent bien aussi dans le centre historique par exemple, alors que d'autres valsent.

Souviens-toi aussi que les tarifs de repas sont loin de ceux des pays plus nordiques :0)

Voilà, bonne recherche, et bon courage.

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