Un décret qui nous veut du bien

Un décret qui nous veut du bien : Utopique ?
Balcons, terrasses, couloirs et autres espaces de copropriétés règlementés
L'installation d'une parabole sur une terrasse privative ou balcon, même si, contrairement aux horreurs de la pollution visuelle constatée chaque jour ici-bled, a été faite harmonieusement et en conformité avec l'esthétique de l'immeuble, devient désormais interdite. Elle devra selon le décret qui vient d'être publié au Bulletin officiel du 1er janvier (n°6635) se trouver, une raison d’être et de service, en toiture, en un endroit discret, loin des yeux et du cœur pour reprendre une formule pas tout à fait consacrée à ce cas-là. C’est à croire que nos responsables encouragent la discrétion en incitant les habitants des zones immeuble à l’usage de l’IPTV et des abonnements Internet, chez qui vous savez.
Et ce n’est pas tout ! Les législateurs, Nabil Benabdallah & Co en l’occurrence, soucieux du bien-être du citoyen et afin de satisfaire ses besoins de l’existence, sont allés jusqu’à fixer les modalités de la copropriété en décrétant un statut nouveau de cette dernière et vas-y d’interdire sur balcons et façades des immeubles d’autres appareils tels ces fameux climatiseurs qui régulent douillet, notre température aussi bien en hiver qu’en été.
L’autorité de tutelle, en l’occurence le ministère de l'Aménagement du Territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville à qui l’on doit cette disposition, s’en prend aussi à la ménagère, nonobstant pour cela son léger panier qu’il juge ne pas devoir être son seul souci. En effet, le décret sans doute allergique à la poussière, proscrit de nettoyer tapis et autres “hanbal” sur les terrasses et couloirs des immeubles, les législateurs préconisant sans le dire pour ce faire, l’utilisation de l’aspirateur et autres astuces de grand-mère aussi bien pour l'entretien que pour le dépoussiérage à fond.
L’équipe du ministre déchu, très préoccupée par l’environnement n’y va pas de main morte et souligne par ailleurs la nécessité de respecter les espaces verts et les règles d'hygiène. Pour ce qui est de la mécanique, les libertés que d’aucuns de nos citoyens avaient prises pour un droit acquis genre occuper par tacot interposé les lieux communs, couloirs et autres entrées n’est désormais plus toléré alors de là à y laver sa voiture ou klaxonner on l’aura vite compris, cela devient ‘’Hugh j’ai dit !’’ selon le décret une incivilité qui risque de coûter cher au vu des lourdes amendes qui, à l’avenir, régiront le quotidien des citoyens de la ville et même plus.
Les animaux domestiques ne sont pas en reste dans les soucis de notre administration qui en d’autres cieux et contrées a, ô rêve ô désespoir, pour sobriquet ‘’le ministère du Bien-être Social’’. Ils n’ont qu’à bien se tenir, le toutou n’aboiera plus, le minet ne miaulera point, fini les cocoricos de coqs engraissés en douce et autres cris perçants de perroquets et de perruches, l’heure est à la propreté, à la quiétude et à la sécurité des habitants.  C’est écrit.
Sources

Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu.  :D

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