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Pourquoi l’Allemagne s’en sort mieux que la France

L'économie allemande s'est nettement redressée ces dernières années. Mais les réformes libérales de Gerhard Schröder n'y sont pas pour grand-chose.

Les Français raffolent des modèles : néerlandais, danois, britannique, américain... Mais il y en a quand même un qui revient toujours : le modèle allemand. Celui-ci est cependant utilisé de façon très contradictoire dans le débat hexagonal. Au début des années 1990, avec l’ouvrage Capitalisme contre capitalisme de Michel Albert1, l’Allemagne servait de contre-feu au modèle anglo-saxon : comme les Allemands, il fallait refuser la dictature des actionnaires et renforcer le pouvoir des salariés dans les entreprises. Mais aujourd’hui, c’est au nom du « modèle allemand » que nous devrions au contraire libéraliser notre marché du travail et remettre en cause la protection sociale. La raison ? Les « réformes » engagées en ce sens par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder au début des années 2000 expliqueraient le rétablissement de l’économie allemande ces dernières années. En réalité, si l’Allemagne s’en sort, c’est plus en dépit des réformes Schröder que grâce à elles. Explications.
1. Les réformes Schröder ont surtout accru les inégalités et la précarité
Ces réformes ont consisté principalement à ramener le versement des allocations de l’assurance chômage à un an au lieu de deux, tout en encadrant plus strictement les chômeurs avec la loi dite Hartz IV. Et à favoriser les petits boulots sous la forme en particulier des « minijobs »  : en Allemagne, quand on gagne moins de 450 euros par mois, on ne paie quasiment pas de cotisations sociales (mais on n’a pas non plus de protection sociale et notamment de retraite). On décomptait 7,8 millions de minijobs en juin 2016, soit 19 % des emplois salariés.

     
Du fait de ces mesures, la pauvreté, inférieure jusque-là à ce qu’elle était en France, a fortement augmenté et l’Allemagne est l’un des pays de l’OCDE où les inégalités se sont le plus creusées dans les années 2000. Outre-Rhin, 8,9 % des salariés étaient pauvres en 2015, contre 5,9 % en France et 1,8 % en Finlande. Un phénomène qui touche surtout les femmes. Le développement rapide des emplois précaires a aussi contribué à affaiblir la couverture des salariés allemands par les conventions collectives de branche : en 2016, seuls 56 % d’entre eux étaient couverts, contre 98 % en France
lire le reste de l'article, voir aussi les nombreux grafiques    jean  luc  ;)

ps :article trés intérréssant á lire

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