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Etes-vous heureux au Brésil ?

Bonjour à tous,

Les Nations Unies publient chaque année le classement des pays les plus heureux. En 2016, le Danemark, la Suisse et l'Islande figurent en tête des pays du bonheur.

Vous sentez-vous heureux au Brésil ? Vous estimez-vous, aujourd'hui, plus heureux que dans votre pays d'origine ? Qu'est-ce qui, selon vous, a contribué à ce changement ?

De manière générale, trouvez-vous les habitants heureux  au Brésil ? Comment le voyez-vous ?

Merci de partager votre expérience.

Moi, je ne suis pas heureux au Brésil en raison. La vie au Brésil vraiment couteuse et puis je vis dans la nostalgique.

Ce n'est là qu'un point de vue personnel : à de très rares exceptions près, l'être humain n'est pas heureux « ici ou là » mais « avec telle ou tel » (compagne ; famille ; amis...).
Le lieu qu'on aura choisi pour cadre à cette relation a une importance certaine mais ce n'est que le jardin où on a choisi de planter...
Donc pour le moment, je suis heureux au Brésil... même si je ne prive pas de râler de temps à autre (sou Francês ;-)
Um abraço a todos.

Moi je vis à Manaus, et tout le monde dit "ah mais Manaus, c'est pas le Brésil !" ; d'ailleurs personne ne parle jamais de Manaus, l'oubliée du Brésil ; même les Brésiliens méprisent Manaus (je parle en général bien sûr) ; c'est vrai qu'à Manaus, le seul bonheur est d'aller sur le fleuve ; mais on ne peut pas y aller tous les week ends, ça prend du temps, et ça peut coûter cher ; Les Manauara semblent heureux, beaucoup de musique, beaucoup de fêtes, beaucoup de rires, -enfin dans mon quartier plutôt privilégié-. Cependant leur occupation principale : boire de la bière ! et manger des churascaria ; si on n'adhère pas, ben ça restreint la liste des choses à faire.

Bien sûr l'opéra de Manaus fait énormément d'efforts mais comme il y a beaucoup de représentations gratuites, ce qui est très très bien, ça fait qu'il faut arriver 1h à l'avance pour être sûr d'avoir une place, et comme il faut aussi partir 1 h à l'avance à cause de la circulation, ça commence à faire un peu beaucoup, si vous voyez ce que je veux dire....
Côté cinéma, c'est affligeant ; rien, rien, rien !
Côté sport, dur ; dur à cause de la chaleur (ça personne n'y peut rien), dur à cause de la ville : Manaus est tout près de la forêt, mais pas un seul espace pour courir ; on me propose des parcs dans la ville, mais primo lesdits parcs sont bétonnés, et deuxio tellement petits qu'on tourne, on tourne et on tourne. La ville ouvre l'avenue qui longue le Rio Negro aux sportifs, les dimanches, mais ça reste du béton, enfin du macadam (petite différence quand même quand on court)

Il faudrait être pêcheur à Manaus, avoir son petit bâteau et pouvoir partir tous les week ends pour profiter des fleuves.

Là ça devient plus philisophique, mais c'est bien vrai !

- "Vous sentez-vous heureux au Brésil ?"
- Heureux est un bien grand mot... ;) en tout cas je m'y sens bien au brésil, les gens sont de manière général très chaleureux et très curieux de l'étranger.

Vous estimez-vous, aujourd'hui, plus heureux que dans votre pays d'origine ?
- De mon point de vue, si je suis parti de chez moi c'est bel et bien pour découvrir autre chose, une autre culture, une autre vision et approche de "l'autre". Donc je dirait que je suis heureux de découvrir tout ça et je vis pleinement cette expérience.

Pour ce qui concerne les habitants de brésil de manières général ils sont chaleureux et accueillant.
C'est délirant ce coté musical chez eux, c'est vraiment imprégné dans leur culture, il n y a qu'a voir simplement les campagnes electorales en ce moment pour les "prefeituras".

Genre en france, prendant les campagne electorale tu as un gars qui prend le mic et commence à chanter du RAP ou de la samba, en inscitant les gens à voter pour Sarkozy ou autre....  AH AH AH

Il me font délirer ces brésiliens, En tout cas je suis heureux de vivre cette expérience aujourd'hui

Dans ton cas je rentrerai dans mon pays

Oui je suis très heureux au Brésil, à aucun moment j'ai la nostalgie de mon pays , les gens que je côtoye
sont chaleureux et sympatiques . quoi qu'on en dise la vie y est encore bon marché , ce que je vis ici , je n'aurai pas les moyens de les avoirs en France.

La France est un beau pays à visiter , mais la  mentalité de la société a tellement changer que je peux m'y faire , je regrette d'être né français , mais je suis trop vieux pour en changer

Allez, je vais essayer de répondre un peu plus complètement sans toutefois faire une « dissertation » ; ceci dit, ce n'est pas si mal, une dissertation : ça permet d'exprimer ses opinions sur un sujet dont il faut d'abord lire et comprendre l'énoncé.

En préambule, Christine nous rappelle que ce sont les Danois, les Suisses et les Islandais qui manifestent le plus ouvertement le sentiment d'être heureux.

Que ces pays ont-ils donc de plus que le Brésil ?
Ce sont des pays « petits » ; leur climat est difficile pendant une bonne partie de l'année ; ils ne sont pas les plus favorisés côté ressources naturelles... alors ? Dans ces pays, l'indice de Gini (écart entre les plus riches et les plus pauvres) est plutôt faible ; les gens ont de fortes convictions civiques ; le niveau moyen d'éducation est élevé.
La France aussi est assez proche de ces critères, mais pour nous, cultiver le pessimisme et l'humour grinçant, c'est « classe » ; ceux qui sont toujours contents, c'est des « pigeons » !
Le Brésil en est très loin. Les riches sont très riches et les pauvres très pauvres ; le sentiment citoyen, c'est « chacun pour soi et Dieu pour tous » (d'où l'hécatombe routière, entre autres) ; l'éducation, c'est comme la richesse : il y a les quelques uns qui peuvent aborder des fac's parmi les meilleures du monde... et le grand nombre de ceux qui sortent de l'ensino médio en sachant à peine lire.

Mais pourquoi donc ces Brésiliens « modestes » sont-ils vivants, joyeux, communicatifs, heureux ?
Pour des raisons un peu difficiles à appréhender (au début) par un Français :
Se conformar : se résigner... ou mieux : accepter sa situation et en voir les avantages plutôt que les inconvénients ;
Sonhar : rêver, imaginer, ça ne coûte pas cher et ça fait du bien ; demain, on va peut-être gagner à la Lotérica ou un voisin dans l'ônibus va oublier son celfone dernier modèle sur le siège à côté ;
Vivre l'instant présent sans anticiper les problèmes de demain : amanhã ; mais tarde ; hoje não... contiennent un énorme potentiel ;
Ne pas se « responsabiliser » de ses dire ou de ses actes : une promesse totalement sincère sur le moment n'engage à rien le lendemain ; avoir 20 ans, deux gamins avec 2 femmes différentes et ne pas avoir de boulot... c'est la vie !

Et moi...
Non, je ne suis pas « plus heureux » au Brésil qu'en France, mon pays d'origine ; J'y suis heureux « différemment ».
D'abord, pourquoi suis-ici ? Rien d'exceptionnel : ma compagne est Brésilienne et elle a 20 ans de moins que moi. Nous avons vécu ensemble à Paris pendant 4 ans avec un bon niveau de vie, mais elle n'y était pas heureuse : elle avait souvent froid ; trouvait que les gens étaient « fermés » ; sa famille lui manquait et elle estimait que mes relations avec ma propre famille n'étaient pas assez « fusionnelles »... un jour, je lui ai promis que nous irions vivre « chez elle » quand je prendrais ma retraite.
J'ai pu la prendre à 57 ans et nous sommes venus nous installer « no fim do mundo » dans une zone rurale de Minas Gerais.

Je vis pratiquement sans téléphone ; j'ai un très vieil ordinateur et une connexion Internet 3G d'une lenteur épouvantable ; mon Renault « Duster » est toujours plein de boue ou de poussière...
Quand je sors de mon petit coin de Brésil plein de tucanos, beija-flores, sariemas ou macacos prego pour aller « à la ville » (une ou deux fois par semaine, histoire de relever ma caixa postal car le facteur ne passe pas par ici), ça me fait marrer de voir des apprentis-Parisiens s'engueuler pour une place de parking ou des petits-vieux qui essayent de gagner une place dans la file d'attente de la Bradesco ; la file d'attente, je crois que ça sert en fait à bater um papo avec le tatoué de devant ou la periguete de derrière.
À coté de l'immense fazenda avec parabole satellite, petite piste privée et collection de 4x4, il y une petite ferme avec un four à bois traditionnel ; le maître des lieux a un pied tordu et bien du mal à faire obéir ses 3 vaches et ses 2 chevaux. Vu son sotaque, je décode à peine son portugais ; mais depuis qu'on a fait une étude comparative de la Poire William et du Cognac avec sa cachaça, on se comprend...
Alors, oui, je suis plutôt heureux.
Mais je n'oublie pas de râler un peu de temps en temps... histoire de ne pas perdre mon identité ;-)
Um abraço,
S.

Je vis au Brésil depuis 20 ans et la question du bonheur est assez subjective.
Oui je suis heureux ici parce que j ai fondé une famille.
Je pense que l´idée du bonheur ne depend pas de l´endroit oú vous vivez mais plutot de ce que vous y faites.( et comment vous le faites)
Comme si vous demandiez a quelqu´un si il est plus heureux a Lille ou a Nantes .

Olá!

Je pense que cela dépend beaucoup de ce qu'il te faut pour être heureux. Si tu aimes la voitures, les shopping et les blockbusters américains alors oui, sans doute, tu peux être heureux. Si tu aimes te balader en vélo le soir, aller voir des filmes indés ou visiter des expos... là c'est plus compliqué... bon il faut dire que j'habite à Belém, d'autres villes offrent sans doute plus alternatives. Après il existe les plages fluviales, les Igarapés pour aller se rafraîchir en buvant de la bière et en mangeant du poisson. Ça parait cliché, mais c'est vraiment ça et c'est agréable.

Ensuite, c'est vrai les brésiliens sont gentils, ce n'est pas si évident de créer des relations d'amitié profondes mais c'est facile de rencontrer des gens.

Il y aussi le facteur économiques qui joue beaucoup, par exemple pourvoir sortir, consommer, vivre dans un condominium où tu peux te balader ton chien le soir sans trop de risque, avoir une voiture, etc. Car oui la vie est chère, même ici dans le nord, peut-être encore plus ici.

Pour conclure, je suis heureux ici, j'ai mis un peu de temps pour m'habituer et j'ai du revoir mes critères établis de "felicidades" car le quotidien me parait plus compliqué qu'en France, mais on s'habitue à tout. En tout l'entourage est primordial.

Abraços,

Pour faire référence à des post plus haut...moi aussi j´ai toujours été heureux dans les lieux où j´étais pendant la période où j´y faisais l´amour  fréquemment avec ma dulcinée du moment. Comme dirait un vieux rocker français « l´amur tujur ». En fait c´est pas compliqué...

...Le reste est tout à fait accessoire à part le boulot et souvent les enfants quand il-y-en a. Sans ces freins majeurs ce qui paraissait super-bien hier dans tel endroit paraît nettement moins bien aujourd´hui si l´"amur" ne va plus.....

...et concernant le Brasiou avec ses points forts et faibles...dès lors qu´on a de quoi bien y vivre...ç´est pas plus compliqué qu´ailleurs. Ce serait même un pays plus facile concernant le seul plan remplacement de dulcinée...

Bonsoir,
Personnellement, pour l'instant c'est assez compliqué j'ai envie de faire beaucoup de chose mais la langue me limite parfois,et quand on a pas encore un emploi,l'ennui nous embrasse et ça devient stressant,mais je sens que je vais m'y plaire quand tout sera assis,c'est à dire un travail,un chez moi...voilà

benbows : "Si tu aimes la voitures, les shopping et les blockbusters américains alors oui, sans doute, tu peux être heureux"

C'est marrant, moi j'aurais plutôt dis le contraire. Pas uniquement pour le "s' à "voitures" et "shopping"  :)

Moi je pense que si tu aimes le shopping et la voiture, tu ne seras pas heureux au Brésil.

1- Dans les shoppings, tu trouveras beaucoup moins de choix et beaucoup plus cher que dans les pays de premier monde.

2- Et pour la voiture, vu l'état des routes, à moins d'acheter un 4x4, pas beaucoup d'intérêt de rouler au Brésil pour le plaisir.

3- En ce qui concerne les blockbusters américains, on les trouvent partout, pas besoin d'aller au Brésil pour ça.

Discovoador :

Allez, je vais essayer de répondre un peu plus complètement sans toutefois faire une « dissertation » ; ceci dit, ce n'est pas si mal, une dissertation : ça permet d'exprimer ses opinions sur un sujet dont il faut d'abord lire et comprendre l'énoncé.

En préambule, Christine nous rappelle que ce sont les Danois, les Suisses et les Islandais qui manifestent le plus ouvertement le sentiment d'être heureux.

Que ces pays ont-ils donc de plus que le Brésil ?
Ce sont des pays « petits » ; leur climat est difficile pendant une bonne partie de l'année ; ils ne sont pas les plus favorisés côté ressources naturelles... alors ? Dans ces pays, l'indice de Gini (écart entre les plus riches et les plus pauvres) est plutôt faible ; les gens ont de fortes convictions civiques ; le niveau moyen d'éducation est élevé.
La France aussi est assez proche de ces critères, mais pour nous, cultiver le pessimisme et l'humour grinçant, c'est « classe » ; ceux qui sont toujours contents, c'est des « pigeons » !
Le Brésil en est très loin. Les riches sont très riches et les pauvres très pauvres ; le sentiment citoyen, c'est « chacun pour soi et Dieu pour tous » (d'où l'hécatombe routière, entre autres) ; l'éducation, c'est comme la richesse : il y a les quelques uns qui peuvent aborder des fac's parmi les meilleures du monde... et le grand nombre de ceux qui sortent de l'ensino médio en sachant à peine lire.

Mais pourquoi donc ces Brésiliens « modestes » sont-ils vivants, joyeux, communicatifs, heureux ?
Pour des raisons un peu difficiles à appréhender (au début) par un Français :
Se conformar : se résigner... ou mieux : accepter sa situation et en voir les avantages plutôt que les inconvénients ;
Sonhar : rêver, imaginer, ça ne coûte pas cher et ça fait du bien ; demain, on va peut-être gagner à la Lotérica ou un voisin dans l'ônibus va oublier son celfone dernier modèle sur le siège à côté ;
Vivre l'instant présent sans anticiper les problèmes de demain : amanhã ; mais tarde ; hoje não... contiennent un énorme potentiel ;
Ne pas se « responsabiliser » de ses dire ou de ses actes : une promesse totalement sincère sur le moment n'engage à rien le lendemain ; avoir 20 ans, deux gamins avec 2 femmes différentes et ne pas avoir de boulot... c'est la vie !

Et moi...
Non, je ne suis pas « plus heureux » au Brésil qu'en France, mon pays d'origine ; J'y suis heureux « différemment ».
D'abord, pourquoi suis-ici ? Rien d'exceptionnel : ma compagne est Brésilienne et elle a 20 ans de moins que moi. Nous avons vécu ensemble à Paris pendant 4 ans avec un bon niveau de vie, mais elle n'y était pas heureuse : elle avait souvent froid ; trouvait que les gens étaient « fermés » ; sa famille lui manquait et elle estimait que mes relations avec ma propre famille n'étaient pas assez « fusionnelles »... un jour, je lui ai promis que nous irions vivre « chez elle » quand je prendrais ma retraite.
J'ai pu la prendre à 57 ans et nous sommes venus nous installer « no fim do mundo » dans une zone rurale de Minas Gerais.

Je vis pratiquement sans téléphone ; j'ai un très vieil ordinateur et une connexion Internet 3G d'une lenteur épouvantable ; mon Renault « Duster » est toujours plein de boue ou de poussière...
Quand je sors de mon petit coin de Brésil plein de tucanos, beija-flores, sariemas ou macacos prego pour aller « à la ville » (une ou deux fois par semaine, histoire de relever ma caixa postal car le facteur ne passe pas par ici), ça me fait marrer de voir des apprentis-Parisiens s'engueuler pour une place de parking ou des petits-vieux qui essayent de gagner une place dans la file d'attente de la Bradesco ; la file d'attente, je crois que ça sert en fait à bater um papo avec le tatoué de devant ou la periguete de derrière.
À coté de l'immense fazenda avec parabole satellite, petite piste privée et collection de 4x4, il y une petite ferme avec un four à bois traditionnel ; le maître des lieux a un pied tordu et bien du mal à faire obéir ses 3 vaches et ses 2 chevaux. Vu son sotaque, je décode à peine son portugais ; mais depuis qu'on a fait une étude comparative de la Poire William et du Cognac avec sa cachaça, on se comprend...
Alors, oui, je suis plutôt heureux.
Mais je n'oublie pas de râler un peu de temps en temps... histoire de ne pas perdre mon identité ;-)
Um abraço,
S.

Excellent !, dommage, nous sommes loin!

Oi Wallit, tudo bem ?
Ce que Benbow nous dis sur les questions de « shopping centers », « voiture » et « blockbusters » sont apparemment des choses qui « contrarient » son sentiment d'être heureux Brésil et ce que que tu lui réponds est plutôt juste... mais ce que j'aimerais lire dans ton post, c'est si toi, tu te sens heureux ou pas au Brésil ; et pourquoi...
Tu voudrais bien nous dire ça ?
Um abraço,
S.

Super heureux, et impression d'être en vacances tous les jours au soleil.
Si cela a un coût, je suis ravi de payer ce prix, et je suis même prêt a le payer en double.

Oi Discovoador!
J'ai vécu exclusivement au Brésil presque 15 ans.
Et j'en été arrivé à l'overdose.
Depuis quelques années, moi et ma femme faisons 6 mois Brésil et 6 mois Portugal (Algarve)
Ma profession me le permet.
Je ne regarde plus les infos, ni les programmes brésiliens à la TV (ni du Portugal)
Uniquement France 24, et le journal de la 2 sur TV5 ou Internet.
Et je dois reconnaître que ça va mieux.
L’idéal pour moi est d'alterner entre le tiers monde et le premier monde pour éviter l'usure.

Principal avantage du Brésil : La sympathie des gens normaux (pas les riches ni les criminels forcément)
Contrairement aux Portugais en Algarve, que je trouve particulièrement antipathiques.

Inconvénients du Brésil : Criminalité, corruption généralisée, coût élevé de la vie et basse qualité des biens et services. (Santé, éducation et infrastructures pour ceux qui sont concernés)

Merci Wallit pour ton point vue sur le « bonheur au Brésil » ; il a le mérite d'être clair... et réaliste.

Les très bons côté de la vie brésilienne (comme la décontraction ; la facilité des contacts ; l'acceptation de l'étranger ; une gentillesse assez généralisée ; le climat en général ; un taux de change qui permet de maintenir encore un bon niveau de vie...) sont, hélas, contrebalancés par une insécurité en rapide progression, un manque de civisme (qui paraît amusant au début mais qui devient vite insupportable), des « services publiques » qui laissent souvent à désirer (éducation ; santé ; réseau routier...) et n'apportent pas le "juste retour" des énormes impôts de toutes sortes auxquels Brésiliens et résidents sont soumis (IRPF, IPTU, IPVA, IPI, ICMI, « multas », juros...).

Moi-même, lors de mes séjours en France, je me dis maintenant : « ici, la médecine est performante (même si cette protection sociale est menacée) ; mes petites-filles ont de bonnes écoles ; les routes sont excellentes ; les services publiques sont efficaces »... et je comprends qu'on puisse avoir envie de profiter encore de tout cela en « alternant » sa vie entre le Brésil et un de nos pays de la « vieille Europe » occidentale.

Mais une fois de plus j'affirme que, en ce qui me concerne, ce sont les relations avec ma compagne, avec une famille et des amis brésiliens, ainsi que des « activités » (de travail ou de loisirs) qui me font construire et entretenir cette notion « d'être heureux » et à m'adapter à des inconvénients parfois graves.et qu'on ne peut pas ignorer.

Mais il pourrait sans doute en être de même dans d'autres endroits du Monde.
Et puis, si un jour ça ne va vraiment plus, il y a des Airbus et des Boeings qui volent quotidiennement... dans les deux sens.

Um abraço.
S.

Bonjour à tous.
Merci pour vos super récit.
Un point me rend perplexe ... pour avoir des amis bresilien vivant ici en France (paris) et originaire du bresil (joao pessoa) tous sont unanime que le bresil n'est pas plus dangereux que la France au niveau de la criminalité mais aussi qu'avec un petit budget tu peux déjà bien y vivre ... or j'ai pu lire que le bresil n'était plus bon marché ?
Merci d'avance pour vos éclaircissement.

Brésil pas plus dangereux... 50.000 morts contre 1.200 en France chaque année. Même ramené à la proportion de la population, fais la comparaison et juge. On s'en tient aux chiffres et pas au ressenti
Ce qui est sûr c'est que les zones dangereuses sont distinctes des autres. Là Bas dès que tu as un peu de fric, tu vis dans un condominio cerclé de barbelés électrifiés dans lequel il faut montrer patte blanche à un gardien pour entrer ou sortir. Là oui, tu es en sureté relative. Dans ou près d'une favela...
à TF (Belém) ma case en bois a été traversée deux fois en un an par une balle de revolver (bagarre de gangs). Si l'un de nous avait été sur le trajet...
Le bord de mer de J. Pessoa est tout ce qu'il y a de sympa et de sûr. Ce sont les bairros de l'intérieur qui craignent et font hausser la statistique. Comme à Recife, d'ailleurs.
Le différentiel de coût de la vie s'est considérablement resserré entre le Brésil et la France.

Pour info, à prendre sous réserves néanmoins

http://www.lefigaro.fr/international/20 … -syrie.php

PS. Ca ne m'empêche pas d'^tre plus heureux au Brésil, pays qui "bouge", qui rit, qui vit à 100 à l'heure que nulle part ailleurs

Ola,

Moi j ai ete "heureuse" au Bresil pendant 12 ans! Jusqu au jour ou j avais un revolver sur la tempe pendant 2 h! Et que j ai tout perdu........et change d endroit.....
j avais la meilleure securite possible! Mais bon!,  Sao Paulo, le 11/02/2011.....

Jusqu a mon depart du Bresil, j etais une cible permanente, et je suis toujours en ESPT!

Ca c est eternel! Meme encore maintenant!!

Avoir un flingue sur sa tete  pendant 2 h, (je vous passe le reste)  croyez moi, ici ou la, c est dans le marbre au quotidien et jusqu a la mort!

Il suffit d une fois, et voila......ici ou la!

TOUTEFOIS, je retournerai volontiers au Bresil, car je l ai dans la,peau, je pense plus que beaucoup!!!   Juste d un autre oeil, et c est la que je coince!

J ai ete heureuse au Bresil....je crois que finalement je ne le serai plus jamais!!!!

Ola,

Moi j ai ete "heureuse" au Bresil pendant 12 ans! Jusqu au jour ou j avais un revolver sur la tempe pendant 2 h! Et que j ai tout perdu........et change d endroit.....
j avais la meilleure securite possible! Mais bon!,  Sao Paulo, le 11/02/2011.....

Jusqu a mon depart du Bresil, j etais une cible permanente, et je suis toujours en ESPT!

Ca c est eternel! Meme encore maintenant!!

Avoir un flingue sur sa tete  pendant 2 h, (je vous passe le reste)  croyez moi, ici ou la, c est dans le marbre au quotidien et jusqu a la mort!

Il suffit d une fois, et voila......ici ou la!

TOUTEFOIS, je retournerai volontiers au Bresil, car je l ai dans la,peau, je pense plus que beaucoup!!!   Juste d un autre oeil, et c est la que je coince!

J ai ete heureuse au Bresil....je crois que finalement je ne le serai plus jamais!!!!

Moi ce sont deux couteaux que j'ai eus... Un sur le bide, un sur la gorge. Mais là, pas de syndrome post traumatique, curieusement.
Rudes, décidés, mais très courtois, mes zozos  :)
Bien sûr, dépouillage intégral, même les chaussures.

Un bon motif d'avoir peur: croiser un flic  :lol:

J etais toute seule benj, avec 8 hommes armes, et 2 ouvriers!

J ai pas eu besoin de coup de couteaux....c etait comme si! Je suis une femme, et c etait i supportable!

Alors pour moi maintenant, Bresil = horreur!  Alors que j adore ce,pays, mais non, je ne peux plus!!!

Et pourtant, j etais heureuse au Bresil, un pays plus que complet a tout point de vue!!,

Effectivement pour toi il a été complet ! Hihihihi...excuses moi...c´était un peu de cynisme gentil...pour détendre l´atmosphère...mais on te comprend.

Effectivement pour toi il a été complet ! Hihihihi...excuses moi...c´était un peu de cynisme gentil...pour détendre l´atmosphère...

benj77 :

PS. Ca ne m'empêche pas d'^tre plus heureux au Brésil, pays qui "bouge", qui rit, qui vit à 100 à l'heure que nulle part ailleurs

Très bonne définition, c'est tout à fait ça, pays qui bouge à 100 Km/h.
Pays pas plus dangereux qu'ailleurs, chacun ayant appris à marcher et voyager, et donc sait s'amuser, vivre et faire la fête, le brésil, c'est cool. Rien à redire.Pour ceux qui sont négatifs, vous n'aimez pas? Ne venez pas.

Oi Gente,

Le risque d'agressions de toutes sortes (vol, viol, assassinat...) est bien réel au Brésil.
Et quoi qu'en disent les amis de Jomtx, la probabilité d'y être un jour confronté est bien plus élevée au Brésil que dans les pays d'origine de la plupart des « expat's » francophones qui postent sur ce blog. 

Mais une « probabilité », c'est un nombre impersonnel sans réalité : un « pourcentage »... jusqu'au jour où - comme ce fut le cas de Allspice * – on en fait partie. Et alors la probabilité, elle passe d'un coup à 100%.

Donc, oui, et pour bon nombre d'entre nous, ces notions de « sécurité » ont incontestablement un impact important sur la façon « d'être heureux au Brésil ».

La recherche de cette sécurité peut mener à un mode de vie qui semblera pesant à certains (condominio fechado ; détention d'arme ; restriction à certaines activités ; « zones interdites » de facto...) et qui engendre parfois des coûts  élevés.

Et puis, il y a ceux dont le mode de vie et l'endroit où ils vivent au Brésil ou simplement leur propre tempérament (optimiste ; fataliste ou inconscient), font qu'ils qu'ils écartent cette question... sans être pour autant à l'abri d'un drame qui détruirait leur bonheur.

Ensuite, on entre dans une notion très « philosophique » qui mériterait sans doute un forum à part entière : le bonheur est-il juste l'absence de malheur ?

Pour ma part, je réponds : non !
Dans le cadre de ce partage de points de vue, ça peut être de vivre auprès de quelqu'un qui se sent « com saudade » loin de son Brésil ;  ça peut être d'avoir l'impression d'être plus riche qu'ailleurs ou de croire qu'on peut s'y enrichir plus vite ; ça peut être d'avoir la possibilité d'entreprendre des choses qu'on ne pourrait pas faire dans son pays d'origine ; ça peut-être le sentiment d'y être plus libre ; ça peut être le goût d'une autre forme des relations humaines et d'une société plus « vivante » qui bouge, comme écrit Benj77 ou qui vit à 100km/h, comme écrit  Aventureiro **.

Um abraço,
S.

post-scriptum :
* Je préfère croire que celui qui a osé plaisanter sur le drame de Allspice n'a pas très bien lu son témoignage, ni compris ce qu'elle a réellement subi ; caso contrario, ce n'est plus de l'humour, même « cynique », mais de la goujaterie ; voire de la cruauté gratuite.
** Ces « 100km/h », ce serait vraiment formidable si ce n'était pas aussi sur les routes, en dépassement sur une troisième file qui n'existe pas, dans un haut de côte, dans un virage sans visibilité ou à bord d'un sucatão qui peut perdre une roue à tout moment et en considérant que l'automobile est avant tout une question de « honra »... tout cela, une fois encore, avec d'effrayantes «  statistiques » à la clé.

Discovoador :

* Je préfère croire que celui qui a osé plaisanter sur le drame de Allspice n'a pas très bien lu son témoignage, ni compris ce qu'elle a réellement subi ; caso contrario, ce n'est plus de l'humour, même « cynique », mais de la goujaterie ; voire de la cruauté gratuite.

Discovador...puisque c´est de moi dont tu parles sans me nommer...je te répond donc nommément d´autant que tu "préfères croire"...ce qui est une tournure plutôt amusante.

Je pense  qu´Allspice...dont le style dénote amplement qu´elle n´est pas une primaire...aura largement compris mon intention. Sans avoir besoin d´un interprétateur d´intention...voire d´un moraliste ou d´un censeur outragé. D´ailleurs la fin de mon post précise « mais on te comprend »...

...même si ce post apparaît curieusement une seconde fois sans cette mention finale ...ce qui provient assurément d´une manipulation défectueuse dans le postage...

Aurait-il été utile de mentionner...en regard de la malheureuse expérience d´Allspice...le cas personnel autant que banal d´un couteau sur la gorge et d´un détroussage dans une rue de Salvador ?  Franchement non ...C´eût été faire inutilement dans l´ordinaire...

Si Allspice a été choquée de mon post...si elle a été surprise au premier degré malgré sa tournure...qu´elle veuille donc bien me le faire savoir elle même ! Si c´est le cas...elle semble pouvoir se passer avantageusement de toi.

Bonjour,
Je me suis mariée avec un français, et on a vécu ensembles 4 années en France et puis on est venus au Brésil. En France je preparais une thèse de doctorat, j´avais une bourse du gouvernement brésilien, quand j´ai connue Alain (nom fiction) il étais déjà atirée par l´idée de venir vivre au Brésil. Alain était un engnier informatique. J´ai lui décoragé de l´idée de venir vivre au Brésil en lui disant que son métier était  sûrement un des plus disputés, et j´ai lui montrée que sauf avec une expatriation bien payé, ça me semblait trop aventurier....
Il est venu quand même, deux ans après moi, et il a vécu les difficultés de trouver un travail. Finalement il a crée une entreprise à Campinas avec un associé qu´il venait de connaitre dans un supermaché. Il ne m´écoutait pas, et vite il a tombé dans les pièges de son associé,, vite la fallite, et sa mère arrivait avec ses formules géniales: "C´est ça faute à ta femme!".  Il se disait pas heureux au Brésil,, quand même!
Mon avis sur tout ça, c´est que n´importe quelle pays peut être la place du bonheur, mais ça dépend de se faire les bonnes choix sur place. Inutile de dire que choisir comme  associée quelqu´un que tu viens de connaître, dans un supermarché ce n´est pas malin...

Il est  certain qu'il y a  des villes  plus dangereuse que d'autres , mais je ne pense pas que pour le brésilien ou l’étranger lambda  soit plus en danger  qu'en France , car la majorité des homicides se passent entre la police et les truants et les bandes entre elles  , les blessures ou  décès par balles perdues ne sont pas très nombreux tout de même , Par contre les agressions sont plus violentes et souvent mortelles
On ne voit que très rarement des vitrines brisées ,des magasins saccagés et des voitures volées et brûlées comme en France , voir des maisons cambriolées

Je ne suis pas heureux parce que j'ai ne pas de travail
Je vis a Santa Catarina jaocaba
Rue Carlos Gomes

Bonjour MauriceP38,

*On ne parle,pas de balles perdues! Mais bien de securite. On ne peut pas etre "heureux" quand on est traumatise!  Et ca n arrive pas qu aux autres.

Mais etre heureux et sa securite, ca va ensemble! Aussi! O. Est heureux jusqu a ce qu on ne le soit plus. Ce ne sont pas les villes qui sont dangeureuses, ce sont certains ici, et ils n ont pas de limites. Les villes c est selon la concentration de ces rats d egout et la,politique de securite qui va avec!

Bref, le sujet c est etes vous heureux au Bresil? 

Vous devriez poster : http://www.expat.com/forum/viewtopic.php?id=617377

Si je suis intervenue ici avec mon avis, c est parce que j ai eu un lien de cause a effet. Ce qui ne semble pas votre cas.

Au passage, je ne suis pas u e "truande" ni droguee, ni ne fait partie de gang ou de reglement de compte.

Des innocents par milliers sont tues au Bresil, meme des licaux, des crimes d opportunite, ou pour un tas d autres raisons....et meme des, et je peux le comprendre, certaines qui depassent largement l entendement des europeens! Meme des bresiliens eux memes, et pas fo cement les riches!

Pour ceux qui avancent en permanence l exposition de richesse, (bagouses et cie) arretez aussi, vous etes a mille lieues de comprendre le fonctionnement de ces tares qui en sortant meme de l eglise vont direct buter quelqu un, juste parce qu il a reagit.

Aucun expat de bon sens ne se balade avec des bagouses, et tous les expats le savent et donc ne le feront pas! Ou avez vous vu ca????

SVP, n essayez pas d etre un expert en la matiere.

Heureux au Bresil?

Ce petit cote pas fini, entre le moderne et le medieval.....la vie au jour le jour des bresiliens ca remet en place! Le manque de rien, on trouve tout!

Le temps supspendu, la possibilite de se plaindre....

Pouvoir se deplacer librement, l offre de loisirs, les plages, .....

La vie simple parfois, pas de prise de tete, selon les jours, pouvoir communiquer, ...

C est pas facile a expliquer, mais oui il est possible d etre heureux au Bresil, s en donner les moyens, et surtout profiter de ce que pays offre.

Apres selon son statut ou ses propres criteres de vie, ca peut evoluer sur u pne echelle de tolerence...mais si on est expat, on s en prend a soi meme...!! C est un pays tres tres marquant dans la vie d un expat.

On peut y vivre merveilleusement bien.  C est un pays exceptionnel.

Il y en a pour tous les gouts et les bourses, juste c est lui qui decide pour vous, ou le destin.

Je n aurais jamais quitte ce pays SI.......j y etais heureuse, ma famille aussi! Toutes les tentations pour m empecher de,partir n ont rien pu pour moi....

Plus jamais de ma vie, je ne verrai ce pays de la meme facon....alors j ai decide de ne plus jamais y mettre les pieds...un "amour" perdu.

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