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Scolarité française / scolarité belge

Bonjour,

Je suis française.
Nous sommes entrain de réfléchir sur une proposition d'emploi à Mons pour 3-4 ans pour la rentrée 2017.
Ma question se porte sur la scolarité de nos 3 enfants .

Pour la rentrée 2017 ils seront ( dans le système scolaire français ) :

- une en Lycée niveau première,
- une en Collège niveau 4ème,
- un en Primaire niveau CP.

Quel est le meilleur moyen ( à part inscription en lycée français ) pour inscrire mes enfants à l'école à Mons tout en conservant leur niveau scolaire français en particulier pour les deux plus grandes qui passeront alors leur examen ( bac et brevet ) en Belgique ?

Quel est le niveau des écoles en Belgique par rapport au niveau français ?
Faut il faire du CNED pour conserver le niveau scolaire français  des enfants  en vu du  retour en France 3-4 ans plus tard ?

Merci pour vos précieuses réponses.

Marie Philomène

Bien le bonjour,

Vous savez si nos écoles étaient si mauvaises que certains le disent, cela ferait longtemps que les étudiants français arrêteraient de venir étudier en Belgique...

Avez-vous déjà pris connaissance du classement PISA qui range les pays suivant la qualité de leur enseignement. La France est 25ème sur 65. Et la Belgique est à la 15ème place... http://www.linternaute.com/actualite/ed … de-l-ocde/

Vous pouvez sans problème mettre vos enfants dans un de nos établissements. La seule chose qui serait susceptible de poser problème serait de trouver un établissement commun aux trois.

Bien sur que vous pourriez inscrire vos enfants dans une école privée française en Belgique, mais dans ce cas, j'espère que vous avez un compte en banque bien fourni... A moins que vous soyez prête à faire 60 km tous les jours pour amener vos enfants dans une école de Valencienne.

A part que vos enfants auront besoin de se réadapter au "soixante-dix", soit septante pour nous et au "quatre-vingt dix" soit nonante, il n'y aura vraiment aucune nécessité de l'assistance du CNED. Et vous risqueriez d'être surpris par la réponse du CNED

Voici un aperçu des équivalences :
Belgique                             Niveaux                                           France
3e cycle ingénieur civil              I                                          3e cycle grandes écoles
Master                                      II                                          Licence et maîtrise
Bachelier                             III                                          Bac + 2
CESS                                     IV                                          Bac
CESI                                              V                                          CAP, BEP
ESI sans diplôme                      V bis                                  Classe de 3e
ID et primaire                      VI                                          Inférieur à la 3e

Et qui vous dit que dans trois ou quatre vous aurez toujours envie de rentrer en France...

Je ne parlerai pas du classement PISA évoqué par Phipiemar… Parler d’un classement général, induit forcément à des erreurs d’interprétations. Je préférerais pour ma part, regarder chaque discipline. On peut dire que l’enseignement des Mathématiques en Belgique, dans le secondaire est globalement très médiocre. Rares sont les enseignants qui possèdent les titres requis et qui enseignent les Maths. Alors qu’en France, nombreux sont des professeurs agrégés qui préparent leurs élèves au Bac. Précisons que l’Agrégation en France n’a rien avoir avec l’agrégation en Belgique. Un Agrégé en France, peut en fonction de son classement (puisque c’est un concours) enseigner soit dans les Classes Préparatoires, soit dans le premier cycle universitaire. Ce qui n’est pas le cas en Belgique. En physique en revanche, la Belgique a une longueur d’avance sur la France, dans le secondaire.

L’une des différences entre le système d’éducation à la française et le système belge, c’est qu’il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de faire une comparaison entre les établissements scolaires belges, tout simplement parce que ce classement est quasi-inexistant. Par ailleurs, il n’existe pas en Belgique, au sens rigoureux du terme, un équivalent du Bac français. Je m’explique : Le niveau du Bac en France, est un niveau national, alors qu’en Belgique, le niveau de l’élève dépend surtout de celui du professeur et même pas de l’établissement où l’élève est inscrit. Les examens ne sont pas nationaux, mais c’est chaque professeur qui compose et organise son examen. Les élèves de terminales en France, sont évalués sur les trois dernières années, alors que les "examens" en Belgique ne portent que une très courte période, et il n'y a aucune interaction entre les différentes périodes.   Si le professeur est médiocre, cette médiocrité se traduira forcément dans son examen. Enfin, je ne pense pas qu’on puisse comparer les ingénieurs civils belges aux lauréats des grandes écoles françaises. Les Grandes Écoles, restent une spécificité française. Il n’existe pas en Belgique, d’équivalents aux Écoles : Polytechnique, Normal-Sup, Centrale, Les Mines et les Ponts et Chaussées…

Pour répondre à votre question. Si j’avais un enfant qui devrait passer le Bac au sens français, je l’inscrirais dans le lycée français de Bruxelles, de loin le meilleur, parmi les établissements de la région bruxelloise. Mais il faut déjà avoir les moyens de subvenir à sa scolarité. 

Cordialement,

le niveau scolaire est très différent et si vous souhaitez réintégrer l'enseignement français par la suite, je vous déconseille de passer en système belge! (pas de bac en Belgique ni d'équivalent)
Je peux - au besoin - vous donner plus d'infos, je suis prof (système belge)

Amen le grand Phila daigne encore descendre de son piédestal de grand maître pour partager quelques infimes parcelles de sa grande sagesse de m. .. Vu que les belges sont si nul que cela, quand allez-vous nous faire l'immense plaisir de foutre le camp de chez nous ?

Les soi-disantes informations que vous venez de donner sont un ramassis de mensonges éhontés et des informations honteuses.

Ce que tu avances ne repose sur aucune source fiable,il s'agit d'une interprétation toute personnelle d'un système que tu connais apparemment très mal.Comment peux-tu affirmer que les profs de maths
ne possède pas le titre requis?L'agrégation est différente,oui.Qu'est-ce qui te permet de laisser sous entendre que l'une est supérieure?Quels sont tes critères pour affirmer cela?L'existence d'un concours est-elle un gage de qualité pédagogique?L'existence d'un Bac national est-il un gage de bonne formation à l'issue de l'enseignement secondaire?Ce que tu écris est risible quand on entend les polémiques que suscite une réforme de l'enseignement dans l'hexagone.Tout y est opposition gauche /droite petit exemple les méthodes d'apprentissage de la lecture....Même polémique à propos de l'enseignement de l'histoire pour certains:c'est le "roman national" qui doit être enseigné avec tous les mythes nécéssaires à la fabrication  d'un citoyen coulé dans un bon moule et surtout qu'ils sont les plus beaux,les plus intelligents,que tout est mieux chez eux.Parfait,alors pourquoi sont-ils nombreux à
vouloir s'installer à l'étranger.Pourquoi quitter le paradis!!!!!
Cordialement

Bien le bonsoir seccotinedbx,

Si le bac n'existe pas en Belgique, dans ce la formation donnée par exemple par cette école que je connais très bien n'existe pas . . . https://www.hzs.be/fr/formations-princi … que-navale
Le baccalaureat  français peut être assimilé à son ancienne désignation belge CESS. Ce site internet décrit exactement les équivalences entre les deux systèmes. http://www.etudionsaletranger.fr/etudie … n-belgique

Je pense qu'il est préférable de ne pas s'expatrier quand tout repose sur un dogme :"TOUT EST MIEUX CHEZ NOUS".S'expatrier c'est autre chose que passer une frontière et tout critiquer.C'est vrai nous beaucoup trop tolérant avec ces expatriés de court terme qui franchissent une frontière pour faire des choses impossibles chez eux.Quelques exemples :les étudiants qui ratent ou ne veulent pas passer ces merveilleux concours et qui viennent encombrer les amphis à nos frais,qui désorganisent par leur présence une faculté entière EX .médecine vétérinaire de l'université de Liège,ces élèves qui viennent encombrer l'enseignement spécialisé (région de Tournai).Ces familles qui viennent déposer leurs parents âgés dans des homes,ces couples de femmes qui viennent pour demander une insémination artificielle,actuellement même une demande d'euthanasie.Ces voyous (du nord)qui viennent semer le désordre dans les "red ligth districts" de Gand et Bruxelles.Ces femmes "bourges"qui viennent travailler dans les services(bars à filles sur la frontière) avant de retourner chercher leur enfant dans, bien évidemment,une école privée.Ces inciviques qui pour échapper à leur devoir républicain de payer l'impôt s'installent ici.......Je t'invite à réflechir.....

Cordialement.

Silence l'enseignant-chercheur s'exprime.........

le CESS n'est rien par rapport à un BAC! La France n'en reconnaît d'ailleurs pas sa "valeur"

Avez-vous remarqué que les deux imprécateurs phipiemar et brusseleir me reprochent ce (qu’ils croient) que je “suis” et non ce que je dis ? Vous habitez la Belgique ? Ne vous aventurez pas à la critiquer, sinon vous vous exposez à des invectives ordurières. Je ne vais donc pas m’abaisser à un tel niveau de médiocrité. Je constate une fois de plus que l’absence de pensée chez ces imprécateurs est pleine de petites pensées fiévreuses et contradictoires, de revendications non-justifiées, d’accusations non-fondées, de plaintes non-légitimes. Elle habille les adversaires de la même forme simplifiée, réactive, bloquée. Elle s’élève pour, elle s’élève contre. Elle dénonce, elle s’indigne, elle rumine, elle croit analyser alors qu’elle relaie. Elle s’en prend volontiers à une vision singulière, comme si la personne qui exprime une idée était la cause d’un aplatissement neuronal.

Je maintiens donc les affirmations suivantes :

Les élèves de terminale en France, sont évalués sur un niveau national, ce qui n’est pas le cas en Belgique. Les élèves de rhétorique (en Belgique), passent des examens, composés par leur professeur et sur un programme très serré. Les examens de Décembre, ne portent que sur les connaissances des mois de septembre, octobre et de début novembre. Par la suite, les mêmes élèves de rhétorique ne peuvent être évalués sur ces ‘’compétences’’, lors de leur examen de juin. Celui-ci n’incorpore que les « compétences » qui ont été vues de janvier à fin mai.

J’affirme que le Concours d’Agrégation en France, est un concours très très difficile. Les candidats sont interrogés sur la matière qu’ils sont censés enseignés, mais avec un niveau d’exigence qui déborde largement le Master II. Ce qui n’est pas le cas de l’agrégation belge. Il n’est pas nécessaire de maîtriser les Mathématiques par exemple, pour passer l’AESS en Mathématique (côté belge). Je vous invite à faire une épreuve de l’Agrégation au sens Français, dans votre discipline de prédestination, et vous comprendrez votre douleur. À titre de comparaison, l’agrégation belge, c’est de la rigolade.
J’affirme que nombreux sont des enseignants en Belgique, qui enseignent les Mathématiques par exemple, sans avoir aucune formation en Mathématiques. Dans certains cas, un diplôme de géographie suffit.

J’affirme qu’on ne peut comparer les ingénieurs civils en Belgique, aux diplômés des Grandes Écoles françaises.

Maintenant la balle est dans votre camp. J’aimerais vous voir, démentir mes affirmations. Mais de grâce, faites-le avec élégance ! De toutes les façons, je ne répondrai pas vos injures.  À quoi tient cette malchance (ou cette faute de goût) ?

Au fait que les arguments m’intéressent plus que les opinions, que l’orgueilleuse promotion d’une petite vie et de ses petites opinions m’intéresse moins qu’une démonstration honnête, c’est-à-dire désencombrée de l’arrogant moi-même. Prouvez un tant soit peut, qu’Internet peut aussi être le lieu de l’échange et du désaccord, et qu’il ne se réduit pas au consensus, ou à l’unanimité et, prouvez que l’invective et le lynchage n’ont pas droit de cité sur ce Blog.

Pourquoi ?

Parce que les opinions se ressemblent autant que les idées se distinguent, parce qu’une idée se démontre et qu’une opinion se défend.

Je m’inscris en faux par rapport à ceux qui flattent une tendance délétère à tenir pour important ce qui n’importe qu’à soi. Ceux-là,  sont le symptôme, à cet égard, d’un repli sur soi et d’une réduction de l’autre au besoin qu’on en a.

Enfin si cela vous intéresse, je viens d'un milieu "défavorisé", et j’aime dire ma reconnaissance pour les héritiers, ces pédagogues qui pensaient que leurs privilèges impliquaient des devoirs et que l'un de ses devoirs les plus importants était d'honorer la culture et de la servir.

belle analyse très vraie!

" (pas de bac en Belgique ni d'équivalent)
Je peux - au besoin - vous donner plus d'infos, je suis prof (système belge)"
"la France ne reconnait pas le Cess"

Que de bêtises et d'imprécision.Le document attestant la réussite de l'enseignement secondaire peut
changer de nom de pays à pays et les modalités d'attribution peuvent différer.Ici le document le document porte le nom de CESS.Les équivalences résultent d'accord au niveau européen.Dans le cas
présent pour l'entrée dans l'enseignement supérieur ou la participation à un examen ou à un concours
les "BACS" (ou dans le cas présent le CESS) des différents pays européens( voire extra-européens) sont en règle générale reconnu équivalents.La France ne reconnait pas le Cess.C'est nouveau??Dans le Journal Officiel de ce jour.Je te lance le défi de prouver ce que tu dit...
Prof système belge???????Qu'est-ce cela veut dire.???????
Je te conseille de faire preuve de beaucoup de prudence avant de donner des conseils.....tes connaissances en droit (scolaire) sont très approximatives.....et oui,nous sommes dans une sous-branche de ce qu'il est convenu d'appeler le droit administratif.

Tu es écoute trop Sarko....Il est d'aller dormir...

Qu'est-ce tu fais ici??????????C'est là ton problème.Plus personne ne t'écoute chez toi et tu crois vraiment qu'on va te prendre au sérieux ici.........

Un peu de repos te fera le plus grand bien.

Bonne nuit

Bonjour tout le monde,

Allons allons, essayons sil vous plaît de nous calmer.
Ce serait mieux , lorsque nous partageons des informations sur le forum, de donner la source de nos informations également afin de n'induire personne en erreur.

Merci

Priscilla  :cheers:

Merci pour ton intervention pleine de sagesse et de courtoisie.

cordialement

De totue façon, le bac français est aujourd'hui donné et ne représente plus ce diplôme de réussite, de compétence et de connaissances qu'il était.

Bonjour à toutes et tous,

Je vous remercie de toutes vos réponses.
Avec mes questions , je ne voulais pas créer de polémiques mais j'ai vu que c'était un sujet sensible.
Mes questions étaient de simples questions de parents qui , comme tout un chacun , s'inquiètent de la scolarité de leurs enfants,  que ce soit dans leur pays et encore plus à l'étranger.
Vos réponses m'apportent des éclaircissements et c'est le principal.
Je reviendrai vers vous si notre installation en Belgique se réalise.

Bonne soirée et bonne continuation à tous.

Marie Philomène

Ce n'est pas un sujet sensible pour les gens qui peuvent avoir une démarche rationnelle,en d'autres
termes s'informer sur un site officiel:

Je prends un seul exemple l'équivalence certificat fin enseignement secondaire TOUJOURS intitulé
C E S S (contrairement à ce qu'il a été écrit) avec le Bac français.
Temps de recherche 30 sec.
Source:http://www.ambafrance-be.org/1-Reconnaissance-des-dipomes

Date du texte "réglementaire" 1953 oui,vous avez bien lu !!!!!!!
voici un extrait:Reconnaissance académique d’un diplôme de l’enseignement secondaire
Selon la Convention européenne de 1953, l’établissement d’enseignement supérieur français reconnaît en principe un diplôme de l’enseignement secondaire général belge et inversement, si celui-ci permet l’accès à l’enseignement supérieur en Belgique.

No comment

Grand merci pour cette information capitale.Elle permettra de remettre les pendules à l'heure.

Cordialement;

A l'attention de Steffifi.

@ STEFFIFI _ Madame, je ne pense pas qu’on puisse dire que le Bac en France, est donné. Il serait plus juste, de dire qu’il est accessible au plus grand nombre, ce qui est très différent. Néanmoins, le Baccalauréat, reste le passeport, qui vous autorise à faire des études universitaires. Combien d’entre nous pourraient, demain, de but en blanc, repasser leur baccalauréat ? Alors, quel est le sens de votre affirmation ?

@ brusseleir _ Le C.E.S.S. est reconnu certes, en France, mais la différence majeure entre le C.E.S.S. et le Baccalauréat, réside sur le fait que les élèves qui passent le Bac en France, sont évalués sur un niveau national, ce qui n’est pas le cas en Belgique, pour le C.E.S.S. Les élèves de rhétorique, en Belgique, n’ont que le niveau transmis par leurs professeurs. Il est fréquent dans certains établissements belges, que les professeurs, aident leurs élèves à comprendre et rédiger les épreuves d’examens.

Très fréquemment, les élèves interpellent leurs enseignants, puisqu’ils sont surveillés par les mêmes professeurs, qu’ils ont pendant l’année scolaire. Et ceux-ci n’hésitent pas à intervenir, pour les aider à mieux lire, à mieux rédiger etc. On ne verra jamais ça en France. En Belgique, il n’existe pas de salle d’examen. Les élèves, sont rarement mis dans les conditions d’examen, en ce sens qu’ils ne sont pas autonomes, ils ne sont pas seuls sur une table, ils peuvent même consulter leur dictionnaire, pendant une épreuve de français.

Les élèves en Belgique, ne sont interrogés que sur ce qui a été vu en classe, hors période de révision. De plus, les compétences de l’examen de décembre, ne doivent pas figurer sur l’examen de juin. Ce qui donne une conception très primaire, d’une épreuve comme les Mathématiques, par exemple. On peut certes trouver, d’ici-delà, quelques rares établissements qui échappent à ce constat, mais ma description est plus générale… 

C’est du reste, ma critique majeure. Car, j’ai l’impression, que le système belge, forme des élèves rivés sur l'efficacité immédiate de savoirs instrumentaux acquis au moindre coût, et qui n'ont jamais rencontré les satisfactions fabuleuses d'une recherche exigeante. En Belgique, les ‘’compétences’’ font l’alpha et l’oméga de l’enseignement. Or, l'obsession de compétences en mon sens, nous fait faire fausse route. Elle relève du "productivisme scolaire", réduit la transmission à une transaction et oublie que tout apprentissage est une histoire...

De même qu'aucun métier ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour l'exercer, aucun savoir ne se réduit à la somme des compétences nécessaires pour le maîtriser. Les compétences graphiques, scripturales, orthographiques, grammaticales suffisent-elles pour entrer dans une culture lettrée ? Je n'en crois rien, car entrer dans l'écrit, c'est être capable de transformer les contraintes de la langue en ressources pour la pensée.

Ce jeu entre contraintes et ressources relève d'un travail pédagogique irréductible à l'accumulation de savoir-faire et à la pratique d'exercices mécaniques. Il renvoie à la capacité à inventer des situations génératrices de sens, qui articulent étroitement découverte et formalisation. Que peut bien signifier alors "l'élève a 60 % des compétences requises" ? La notion de compétence renvoie tantôt à des savoirs techniques reproductibles, tantôt à des capacités invérifiables dont personne ne cherche à savoir comment elles se forment. Ces référentiels atomisent la notion même de culture et font perdre de vue la formation à la capacité de penser.

@ Marie Philomène _  Chère Madame, le succès et l’échec scolaires touchent immédiatement la corde sensible de l’orgueil, accentuent les sentiments de culpabilité et entraînent des projections personnelles, souvent irrationnelles, concernant l’avenir des enfants et un monde meilleur. Il suffit de lire certains commentaires, pour s’apercevoir que les fantômes du passé, les déceptions, les frustrations, l’écho de ses propres réussites et de ses échecs ressurgissent et se reproduisent, intacts, dans certaines conditions, notamment, quand on est allergique à toute critique, visant le pays où l’on est formé. Je devais vite me rendre compte que c’est dans cet état d’esprit empreint à la fois de déférence formelle et de compassion sociale que certains imprécateurs vont parfois s’exprimer sur ce forum. Il suffit d’un rien, lors des échanges, pour passer de l’une à l’autre. Il suffit de lire les commentaires, pour s’en convaincre.

Pour ma part, si je m’exprime sur ce forum, c’est parce que je pense que c’est un lieu de partage, au sens où il doit distribuer de façon équitable la capacité pour chacun de mettre sa pensée en mots pour les autres. Il est très regrettable que certains imprécateurs aient cédé à l’invective. L’invective et le lynchage devraient être proscrits.  C’est ainsi qu’on peut améliorer l’humanité.

Oui, par petites touches, en créant des poches de résistance, en évitant de se faire la courroie de transmission de la négativité, en faisant savoir à autrui qu’il en va de même pour lui et qu’il peut lui aussi faire reculer les passions tristes ou l’immoralité…

Naguère, la parole était inhibée par le visage de celui à qui elle s’adressait et l’écriture par le temps, par le délai, par tous les gestes à faire pour que la missive arrive à bon port.

Or voici que, d’un coup de baguette technique, ces deux censures sont levées simultanément : le visage s’efface, la poste disparaît ; rien, dès lors, ne retient la haine, rien n’arrête la pulsion. Et les plus diplômés ne sont pas moins forcenés que les laissés-pour-compte du système éducatif. Contrairement à ce que laissait entendre le concept de civilisation, en nous délivrant simultanément des médiations et du face-à-face, nos moyens techniques nous décivilisent. Sophistication des instruments, brutalité des comportements : telle est la réalité actuelle.

Cordialement,

Ce site n'est pas un espace thérapeutique........

Le bac donne l'accès aux études supérieures qui donnent l'accès au chômage si pas de piston, d'école de commerce ou grand cursus, comme droit ou médecine...

Si je vous comprends bien, madame, il devient dérisoire de faire des études, puisque celles-ci conduisent au chômage ? Par ailleurs, ce que vous dénoncez dans l’hexagone, ne se réaliserait pas en Belgique ? À vous suivre, le piston n’est pas de rigueur en Belgique ? C’est absurde ! Je pense au contraire qu’un étudiant diplômé a plus de chance de trouver un Job rémunéré, qu’une personne sans diplôme, ici ou ailleurs. Les statistiques le prouvent.

Par ailleurs, les enseignants en Belgique, ne sont pas recrutés exclusivement sur des critères universitaires et académiques. Secundo, ce qui pose problème, en Belgique, c’est la manière dont sont évalués les enseignants. Je ne sais pas comment vous jugez un système, où un chef d’établissement formé en Histoire, et complètement ignare en Physique, s’arroge le droit d’évaluer un enseignant en Physique. Ce n’est qu’un exemple, j’aurais pu prendre d’autres disciplines, comme pierre de touche à ma démonstration. « Je ne sais rien de la physique, je ne comprends rien de cette discipline, mais je suis sensé vous dire, comment vous devrez l’enseigner. » Pourrait dire ce chef d’établissement.

Votre réaction madame, m’autorise à reprendre ce que j’écrivais plus haut : « Le succès et l’échec scolaires touchent immédiatement la corde sensible de l’orgueil, accentuent les sentiments de culpabilité et entraînent des projections personnelles, souvent irrationnelles, concernant l’avenir des enfants et un monde meilleur. Il suffit de lire certains commentaires, pour s’apercevoir que les fantômes du passé, les déceptions, les frustrations, l’écho de ses propres réussites et de ses échecs resurgissent et se reproduisent, intacts, dans certaines conditions, notamment, quand on est allergique à toute critique, visant le pays où l’on est formé.

Je devais vite me rendre compte que c’est dans cet état d’esprit empreint à la fois de déférence formelle et de compassion sociale que certains imprécateurs vont parfois s’exprimer sur ce forum. Il suffit d’un rien, lors des échanges, pour passer de l’une à l’autre. Il suffit de lire les commentaires, pour s’en convaincre. »

Faire de bonnes études, pour moi, traduit réellement un acte de confiance. Il implique certes, le danger de la déception, ou même pire. Mais sans le pari sur la culture et la connaissance, nulle porte ne s’ouvrira quand frappera la liberté.  On ne se sauve que par le savoir, investissement bien plus sûr que le compte en banque ! Pour une personne, une classe sociale, une famille ou une nation, l’avenir c’est la société de la connaissance. Je ne saurais m’exprimer autrement !

Je me répète ce site n'est un espace thérapeutique............

@ brusseleir _  Qui êtes-vous, pour me dire ce que je dois faire ou écrire ? Ce qui vous manque, c’est une guérison par la beauté. Vous avez été désarmé, lorsque j’ai refusé de répondre à vos invectives. Je vous invite si vous avez le temps et l’envie, à vous initier à l’écriture, vous vivrez sans doute, une belle expérience humaine très enrichissante et inoubliable.

Quand, j’écris, je cherche toujours la forme belle car je tiens de Flaubert que l'expression juste est, en même temps, l'harmonieuse. Et c’est peut-être ce qui vous dérange. Vous êtes vraiment à plaindre. Après avoir mimé les Concours des Grandes Écoles en France, j'ai compris que ma vie et mes engagements seraient plus prosaïques. Et j'ai cessé de penser que la vie au milieu des livres était une vie amoindrie. Il y a tant de textes à découvrir et à admirer. L'intensité est continue et l'ennui impossible.

Ce que je dis là, témoigne du fait que la beauté existe. Quitte à parler de thérapie, je dirai qu’on peut guérir par la beauté. L’art par exemple, nous restitue la splendeur du monde. Il vous appartient de trouver votre mode de guérison, qui vous ouvrira les portes du monde. La mienne me rend les saveurs, les goûts, les parfums, la complexité des êtres, la perfection de la nature…

Soyez amoureux et moins bougon, trouver une antidote qui vous guérira de votre jalousie … Je fais le pari que si vous vous laissez pénétrer par la poésie des mots, si elle se trouvait dans votre vie psychologique, affective, spirituelle, alors elle pourra faire bouger vos frontières intérieures qui sont pour le moment inaccessibles à la beauté de la langue.

Merci d'avoir réagi à mon message,c'est bien ce que j'attendais..........

@ brusseleir _ Ne pas se mentir, telle est, il me semble, la morale de mes récits, dans les thématiques que j’aborde. Les idées argumentées nous racontent des histoires qui déconstruisent les histoires que nous nous racontons sans cesse. Refuser la hiérarchie des valeurs esthétiques, la distinction entre la culture et l’inculture, ou même entre la beauté et la trivialité, c’est tuer la culture.

J’ai très envie de dire à mes amis belges, d’arrêter de se cacher derrière leur petit doigt bien-pensant : les ingénieurs civils en Belgique, ne sont pas comparables aux diplômés des Grandes Écoles françaises ; le C.E.S.S. belge n’est pas l’équivalent du Bac en France ; le niveau de l’agrégation d’enseignement secondaire supérieur belge, est à des années-lumière de l’Agrégation en France. Ce dernier titre est un prestige. C’est ce qui explique que certaines personnalités l’ont rajouté dans leur CV, alors même qu’ils ne le possédaient pas.

Cela étant dit, les systèmes belge et français, ont chacun des avantages et des inconvénients. C’est en les regardant avec lucidité, que l’on peut tenter de les améliorer.

Je persiste, allez voir en France le pourcentage de chômeurs issus des filières littéraires, linguistique et sciences humaines!!!

Quelle formation avez-vous ? J’avais cru comprendre que vous aviez eu un passé douloureux en école de commerce. Les statistiques vous donnent tort, madame. Quand on n’a pas de diplôme dans notre monde moderne, il est très très difficile de trouver un job. Vous ne répondez pas aux questions que je soulève. Dommage !

exactement... seuls quelques diplômes sont reconnus de manière internationale mais ils sont rares! (médecine tropicale par exemple)

« La réforme des titres et fonctions, tout le monde la souhaitait et la jugeait absolument nécessaire depuis des dizaines d’années. Votée à l’unanimité en avril 2014, entrée en vigueur ce premier septembre, elle a pour objectif de remettre de l’ordre dans le recrutement des enseignants. De manière plus objective qu’auparavant, elle fixe les titres qui sont nécessaires et prioritaires pour enseigner un cours. Pour prendre un exemple concret, un prof diplômé en physique bénéficie d’un "titre requis" pour enseigner la physique, et sera prioritaire face à un biologiste, qui ne bénéficie que d’un "titre suffisant" pour enseigner ce cours. Le biologiste ne pourra ainsi enseigner la physique que s’il existe une pénurie avérée de profs bénéficiant d’un titre requis. »

Vous trouverez la suite de l’article, en cliquant sur le lien suivant :

http://www.lalibre.be/actu/belgique/la- … cd4d8091ca

Ma réponse :

Arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt bien-pensant : la perte des heures de cours par des milliers d’élèves, n’est pas seulement imputable à la réforme des titres et fonctions, elle tient aussi à l’attrait exercé par les chefs d’établissements de vouloir absolument imposer et recruter les enseignants qui leur font des courbettes, et qui brillent par leur incompétence. S’il y avait préséance des critères académiques et universitaires pour le recrutement des enseignants en Belgique, il y aurait déjà moins de problèmes.

Dans le système français que je connais mieux, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu dans la presse, ou entendu dans les médias, le moindre soupçon concernant un concours, de Grande École ou d’Agrégation. Je n’ai lu nulle part, une seule triche, une seule tentative de corruption, une seule vilenie sur ces concours ; qu’on puisse citer des erreurs de jugement, graves parfois, qui le nie, mais je n’ai lu nulle part, qu’il y avait là, une faute intentionnelle contre la justice dans ces circonstances. Est-ce à dire que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non, mais les concours ont la vertu de préserver la vertu des membres du jury; non qu'ils agissent ou pensent comme des saints, mais ils ne connaissent pas les noms de ceux qu'ils jugent, au moins dans les épreuves écrites. Sur la copie anonyme, gisent uniquement la qualité du travail et le courage dans l'angoisse.

Inversement, peut-on s’assurer qu’en Belgique, les recrutements sur dossiers nominatifs se révèlent loyaux ? Non ! Peut-on s’assurer que les chefs d’établissements choisissent le meilleur candidat ? Non ! Il existait toujours un « profil » auquel ne s’adaptait qu’une seule figure, le client d’un puissant électeur, les tenants d’un groupe de pression, une tendance idéologique ou l’influence directe d’un personnage au pouvoir. Les recrutements sur dossiers nominatifs, au contraire, banalisent l'injustice intellectuelle et la corruption morale en faisant décliner rapidement la valeur des collectifs qu'ils organisent.

D’un côté, jamais de bassesse ; de l’autre, toujours des mensonges. Sans parler que l’organisation des examens en Belgique, n’est pas digne d’un pays moderne. Même les pays du tiers-monde, font mieux… La Belgique est le seul pays dans le monde, où un chef d’établissement, ancien professeur de gym par exemple, est sensé par sa fonction, vous dire comment vous devrez enseigner l’histoire ou la physique, et tout le monde s’en accommode.

Quelle hargne dans tes propos,quelle incapacité à décoder des articles
de presse et à les contextualiser.......Quel nationalisme maladif,quel chauvinisme délirant et quel ethnocentrisme.Est-ce le produit de ce que tu considères comme le "meilleur enseignement du monde"?
No comment......Faut-il en conclure que dans certains cas l'acquisition
d'une certaine nationalité perturbe les esprits à un tel point?
Tiens au fait,as-tu un job rentable ici?

Pfff, je n'ai même plus envie de répondre.

C'est pitoyable...

Primo : je ne vous autorise pas de me tutoyer, gardez vos connivences avec des individus qui vous ressemblent, si vous voulez, mais nous ne jouons pas dans la même équipe mentale.

Secundo : le destin de la civilisation est lié à celui de la langue. Je vous invite par conséquent, à ne pas malmener la langue française. Chaque fois que je vous lis, j’ai l’impression que vous aboyez. Maîtrisez un tant soit peu, votre beuglement.

Tercio : j’ai au moins le mérite d’avancer des idées argumentées. Où sont les vôtres ? La misère de vos commentaires, me fait dire que la civilisation n’est plus la totalité qui nous enveloppe, c’est une lumière qui clignote et menace de s’éteindre. Vous êtes sans doute plus à l’aise avec le brusseleire, mais si vous voulez communiquer avec le plus grand nombre, efforcez-vous de parler correctement Français. Je ne sais pas comment les autres lecteurs perçoivent vos commentaires, peut-être sentent-ils comme moi, confusément qu’un trésor se défait. La beauté de la langue, c’est l’extension de la préoccupation écologique à l’art de vivre. Les exemples de dé-civilisation abondent dans vos commentaires. C’est tout simplement, lamentable !

Enfin, moins vous avez de mots et moins vous avez de monde à contempler, à aimer, à penser, moins donc vous savez être seul et silencieux. En ce sens, vous êtes vraiment à plaindre. Pourquoi ? Eh bien parce que la langue heureuse meuble le silence, la langue racornie conduit au vacarme.

Alors que faire ? S’adapter, nager dans le sens du courant, comme vous le faites sur ce forum, c’est-à-dire raccourcir les phrases, répéter le sujet, supprimer toute argumentation car la distinction entre une opinion et une idée ne dit plus rien à personne ? Non, il faut planter ses talons dans le sol, exiger de tous les héritiers qu’ils parlent avec soin, ne pas craindre de remettre dans la langue de la civilisation, c’est-à-dire du subjonctif, du futur antérieur, des qualités, du tremblement et des nuances. Mais les aboyeurs ne l’entendent pas de cette oreille, eux qui se targuent de relayer l’information mise à leurs bottes.

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