Que n'aimez vous pas aux Philippines

Ridicule!Pas besoin de ce genre de conseils,ma sante est tres bonne! L'indignation n'a
jamais tue personne....la pensee unique,oui!

DidierdesPhilippines :

L'année prochaine, Il faudra m'expliquer en quoi le gouvernement actuel a touché aux retraites des expatriés. Et puis, Miguelito a raison. Pour un expatrié, la bonne tenue de l'euro favorise notre économie de retraité/expatrié. La bonne tenue de l'euro est liée à la bonne marche de notre économie. Toute action permettant de renforcer l'économie européenne crée du pouvoir d'achat aux retraités/expatriés.

Il me semble que tu ne vis pas dans le même monde que nous et que tu n'as pas les mêmes revenus que nous pour parler comme cela. ..

DidierdesPhilippines :

Hum, ce genre d'intervention ne permet pas de faire avancer un débat. Quelque soit son genre, et je n'ai aucune information sur ce sujet concernant Emmanuel Macron, cela ne pourrait, en aucun cas, justifier tant opprobre ni constituer un handicape pour gouverner un pays.
Si le forum de l'année 2018 prend la forme des égouts de Manille, je préfère tirer ma révérence.
Bon courage pour la suite, "Le Moine", Fais attention à toi car l'aigreur et la colère favorisent le développement de maladies cardio-vasculaires.

Ce genre de commentaire est vraiment très bas
Si tu tires  ta révérence cela renouvellera le débat. ...

DidierdesPhilippines :

Donc c'est ton choix car il serait si simple d'être résident fiscal en France et non résident au niveau de ton habitation principale. Cela n'a rien à voir avec ton visa aux Philippines.

Je pense que tu vas avoir besoin de mes conseils et puis tu trouveras que l'époque n'est pas si mal avec de belles avancées sociales pour le courant 2018 sur les sujets de fiscalité, de protection sociale et d’accès aux services publics des français non-résidents .
Depuis quelques semaines la CFE accepte de te rembourser sur envoi d'un scan de tes factures de soin.
N'écoute pas trop les politiques de l'opposition, c'est leur boulot de critiquer mais pas de faire avancer le schmilblick.

De belles avancées sociales pour 2018 ??? My God ! !! Tu dois avoir un sens de l'humour hors du commun. ...hahaha
C'est la lutte finale. ...
Si Macron te manque tu peux toujours revenir au pays ! !

Monsieur Dave des arguments plutôt que des persiflages

Avant tout, mes meilleurs vœux 2018 pour tous les membres du forum...

DidierdesPhilippines :

[...]  Pour un expatrié, la bonne tenue de l'euro favorise notre économie de retraité/expatrié. La bonne tenue de l'euro est liée à la bonne marche de notre économie. Toute action permettant de renforcer l'économie européenne crée du pouvoir d'achat aux retraités/expatriés.

La tenue de l'euro n'a rien à voir avec l'économie mais avec la spéculation financière entre devises, de même que les échanges purement financiers qui représentent 90% des mouvements boursiers quotidiens n'ont plus rien à voir avec l'économie réelle des entreprises, cette économie fut-elle capitaliste. Les monnaies sont, pour la plupart des pays, tenues par des organismes privés qui n'agissent pas pour le bien-être des populations mais pour le gavage de l'oligarchie financière. La situation actuelle est celle imaginée par M.A. Rothschild, l'un des ancêtres de l'ex-employeur (voire toujours employeur dans un sens) de M. Macron, qui avait annoncé : " Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois. "

Il est vrai qu'un euro fort favorise les retraités. C'est d'ailleurs la politique allemande de Mme Merckel qui a une population vieillissante et des électeurs retraités qu'il faut caresser dans le bon sens du poil. Mais cela se fait au mépris du développement de sa jeunesse et la création de travailleurs très pauvres. Et avec tout le respect que je dois aux retraités, qui ne sont d'ailleurs choyés que lorsqu'ils ont un pouvoir d'achat, l'avenir d'un pays réside avant tout dans sa jeunesse...

Halo Didié,
je ne pense pas que notre forum prendras la forme des égouts de Manille, mais je crois que certains veulent faire sortir leurs petites colères sur le gouvernement francais. La politique pour ma part, n'a rient a chercher dans notre forum. Ce forum, toujours d'après moi, n'est pas fait pour une catégorie d'expat, car meme pour un mois nous sommes expat en vacances, c'est un Forum je pense également pour les voyageurs. Bonne nouvelles année 2017 ne pas se mordre,

Comme j'en ai un peu assez de me faire rabrouer par de pseudo économistes de pacotille qui, par leurs harangues, démontrent à tout les francophones, que le Français mérite bien son emblème du coq.

Personnellement je n'ai pas quitté la France à cause de sa politique ou de son économie mais par amour d'une Philippines. Par contre, aujourd'hui, je suis assez heureux de ne plus être journellement confronté à la pauvreté de raisonnement de certains politiques français et de leurs affidés qui ne parlent que de luttes (lutte des classes à gauche, lutte contre l’immigration à l’extrême droite) sans jamais évoquer ce que pourrait être la puissance de la France et de l'Europe si tout le monde acceptait d’œuvrer dans le même sens.
Enfin, pour ceux qui s'intéressent au niveau de mes revenus, sachez que je suis fier d'avoir su gérer ma scolarité et ma carrière afin d'être en mesure de percevoir une rétribution me mettant à l'abri du besoin. J'ai du mal à concevoir pourquoi cette argent intelligemment et honnêtement gagné puisse faire de moi un paria banni des forums de discussion selon les diktat des certains ayatollahs aux idées nébuleuses.

Ne capitalisant pas sur le savoir mais, au contraire, aimant le partager avec mes coreligionnaires, je prends ici le risque de lever le voile économique et politique autour du sujet qui semble soulever tant de diatribes autant éculées qu’erronées.

La valeur d’une monnaie repose le niveau des taux d’intérêt, le "loyer de l’argent"si on préfère, mais aussi sur la confiance que l’on accorde à un pays, sur l’importance de sa richesse, sa stabilité, sa croissance économique et sa puissance stratégique. Ni le Président de la République Française ni le Président de la Communauté Européenne, ni Monsieur Trump ne peuvent ni décréter la confiance ou la défiance des acteurs économiques vis-à-vis de leur monnaie, ni fixer unilatéralement sa valeur d’échange avec les autres devises. Les banques centrales (principalement la Fed et la BCE) fixent le niveau des taux d’intérêt à court terme  ce qui peut également influencer le marché. Entre autre, elle  peuvent acheter ou vendre des devises directement sur le marché, mais cette opération nécessite l’accord du gouvernement. La Banque Rothschild n'étant qu'un acteur économique parmi tant d'autres, n'a que peu d'influence dans ce domaine.
Pour évaluer le taux de change de deux monnaies, il faut, notamment, comparer les différences d’inflation (variation des prix à la consommation) entre les pays, les écarts de taux d’intérêt (le "prix de l’argent") et de la balance des paiements courants (le solde des entrées et des sorties de capitaux).  Pour des zones monétaires comme celle de l’euro, et de même pour les états des États-Unis , c’est l’ensemble économique qui est pris en compte,
Avoir une monnaie forte, c’est avoir un pouvoir d’achat renforcé pour acheter des produits et des services facturés dans des monnaies plus faibles. Un euro fort par rapport au pesos améliore donc le pouvoir d'achat des résidents européens aux Philippines (contrairement à ce que certains pensent, le Pesos n'est pas aligné sur le dollar mais peut être affecté, entre autre, par les évolutions du couple yen/dollar). En réduisant le prix des importations, une monnaie forte limite en même temps la hausse des prix. Elle contribue donc à diminuer le coût du crédit, puisque les taux d’intérêt sont d’autant plus faibles que l’inflation l’est aussi, ce qui est favorable aux consommateurs et aux entreprises. De même, si un État est internationalement très endetté, les gouvernements n’ont pas intérêt à défendre une stratégie d’affaiblissement de leur monnaie, car la hausse des taux d’intérêt renchérira le coût de la dette publique. Par contre, une monnaie forte rend les produits importés plus compétitifs face aux productions locales. La bonne alchimie n'est pas aussi simple qu'un message politique. Le développement d'une politique sociale ne peut donc se réaliser que dans l'espace très réduit que laisse la valeur des monnaies
Bonsoir à tous

DidierdesPhilippines :

Comme j'en ai un peu assez de me faire rabrouer par de pseudo économistes de pacotille qui, par leurs harangues, démontrent à tout les francophones, que le Français mérite bien son emblème du coq. [...]
Ne capitalisant pas sur le savoir mais, au contraire, aimant le partager avec mes coreligionnaires, je prends ici le risque de lever le voile économique et politique autour du sujet qui semble soulever tant de diatribes autant éculées qu’erronées. [...]

Je suis désolé, mais on ne se grandit jamais en essayant de rapetisser les autres...

Je ne vois pas pourquoi les arguments des autres seraient des harangues d'économistes de pacotille, ce qui sous-entend sans valeur et infondés, et sur quels principes les vôtres seraient de meilleure facture alors qu'ils participent du crédo libéral en vigueur dans la plupart des gouvernements occidentaux actuels et qui n'ont pour le moment pas apporté grand-chose aux populations non privilégiées (accumulation aveugle des richesses matérielles, accroissement des inégalités, destruction massive de l'écosystème, crétinisation de l'enseignement, etc.).

Partageons donc, mais dans le respect des idées qui peuvent s'opposer, s'affronter, ne pas se concilier et au pire ne pas convaincre.

DidierdesPhilippines :

[...] Par contre, aujourd'hui, je suis assez heureux de ne plus être journellement confronté à la pauvreté de raisonnement de certains politiques français et de leurs affidés qui ne parlent que de luttes (lutte des classes à gauche, lutte contre l’immigration à l’extrême droite) sans jamais évoquer ce que pourrait être la puissance de la France et de l'Europe si tout le monde acceptait d’œuvrer dans le même sens. [...]

Œuvrer dans le même sens ? C'est-à-dire dans le sens que souhaitent nous imposer les gouvernements actuels (flexibilisation à outrance des salariés, salaires alignés sur les moins-disants européens ou mondiaux, abandon des acquis sociaux et protections, destruction des biens communs et des services publics, consommation outrancière, pollution aggravée, bouffe de merde, etc.) ?

Personnellement, la puissance de la France me laisse indifférent. Je suis pour l'auto-détermination des peuples à se gérer et à s'organiser. Et si je vis aux Philippines, ce n'est pas pour que la France ou l'Europe (ou toute autre nation) viennent m'emmerder avec leur puissance ou leurs intérêts... D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi je ne serai pas aussi concerné par le bonheur des Philippins puisque je vis avec eux !

DidierdesPhilippines :

[...] La Banque Rothschild n'étant qu'un acteur économique parmi tant d'autres, n'a que peu d'influence dans ce domaine. [...]

Je vous conseillerais la lecture, entre autre, de l'ouvrage "La guerre des monnaies" du chinois Hongbing Song qui décrit en détail l'histoire des monnaies depuis 4 siècles, la prise de contrôle par les banques (Rothshield, Morgan Stanley, etc.) des institutions qui contrôlent la monnaie, la lutte contre les démocraties pour imposer leur dictat financier et leur enrichissement, l'abandon de la référence à l'or, etc.

Bien sûr, les faits et arguments du livre, avec ses références bibliographiques, ne sont peut-être que des diatribes éculées et erronées d'un économiste de pacotille. Mais il faudra alors nous apporter d'autres arguments que de réciter la profession de foi des économistes adoubés et estampillés crédibles par les médias qui nous répètent à longueur de temps qu'il n'y a pas d'autre alternative...

Quant à invoquer des principes de macro-économie pour démontrer qu'il existe une élite maître du navire et en charge de guider les peuples, ils ne servent en fait qu'à cacher l'action délétère d'une finance qui ne pense qu'à détruire les nations, à réaliser un pillage éhonté des ressources de la planète et un asservissement des populations.

Il n'y a pas de vérité en économie (= gestion de la maison). Juste des théories, souvent fumeuses, sur des principes de gestion des états qui doivent faire leur preuves pour avoir droit de servir de références. Et les faits actuels ne tendent pas à prouver que les pratiques économiques mises en œuvre vont dans le sens de l'amélioration du sort de 90% de la population terrestre.

DidierdesPhilippines :

[...] Avoir une monnaie forte, c’est avoir un pouvoir d’achat renforcé pour acheter des produits et des services facturés dans des monnaies plus faibles. [...]

C'est vrai. Il va falloir aller expliquer cela au PDG d'Airbus Industries qui, bien que son carnet de commande soit rempli, voit sa valeur boursière baisser parce que ses ventes sont systématiquement valorisées en dollars US, qui s'affaiblit par rapport à l'euro... Le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Allez, Didier, sans rancune !  Je ne crois pas pouvoir vous convaincre mais mes idées n'en valent pas moins que les vôtres. Je suis même prêt à reconnaitre avoir tort et à changer d'avis mais je suis aussi prêt à parier que vous serez déçu du Macronnisme bien avant que je n'abandonne mes idées humanistes.

bison ravi :
DidierdesPhilippines :

Comme j'en ai un peu assez de me faire rabrouer par de pseudo économistes de pacotille qui, par leurs harangues, démontrent à tout les francophones, que le Français mérite bien son emblème du coq. [...]
Ne capitalisant pas sur le savoir mais, au contraire, aimant le partager avec mes coreligionnaires, je prends ici le risque de lever le voile économique et politique autour du sujet qui semble soulever tant de diatribes autant éculées qu’erronées. [...]

Je suis désolé, mais on ne se grandit jamais en essayant de rapetisser les autres...

Je ne vois pas pourquoi les arguments des autres seraient des harangues d'économistes de pacotille, ce qui sous-entend sans valeur et infondés, et sur quels principes les vôtres seraient de meilleure facture alors qu'ils participent du crédo libéral en vigueur dans la plupart des gouvernements occidentaux actuels et qui n'ont pour le moment pas apporté grand-chose aux populations non privilégiées (accumulation aveugle des richesses matérielles, accroissement des inégalités, destruction massive de l'écosystème, crétinisation de l'enseignement, etc.).

Partageons donc, mais dans le respect des idées qui peuvent s'opposer, s'affronter, ne pas se concilier et au pire ne pas convaincre.

DidierdesPhilippines :

[...] Par contre, aujourd'hui, je suis assez heureux de ne plus être journellement confronté à la pauvreté de raisonnement de certains politiques français et de leurs affidés qui ne parlent que de luttes (lutte des classes à gauche, lutte contre l’immigration à l’extrême droite) sans jamais évoquer ce que pourrait être la puissance de la France et de l'Europe si tout le monde acceptait d’œuvrer dans le même sens. [...]

Œuvrer dans le même sens ? C'est-à-dire dans le sens que souhaitent nous imposer les gouvernements actuels (flexibilisation à outrance des salariés, salaires alignés sur les moins-disants européens ou mondiaux, abandon des acquis sociaux et protections, destruction des biens communs et des services publics, consommation outrancière, pollution aggravée, bouffe de merde, etc.) ?

Personnellement, la puissance de la France me laisse indifférent. Je suis pour l'auto-détermination des peuples à se gérer et à s'organiser. Et si je vis aux Philippines, ce n'est pas pour que la France ou l'Europe (ou toute autre nation) viennent m'emmerder avec leur puissance ou leurs intérêts... D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi je ne serai pas aussi concerné par le bonheur des Philippins puisque je vis avec eux !

DidierdesPhilippines :

[...] La Banque Rothschild n'étant qu'un acteur économique parmi tant d'autres, n'a que peu d'influence dans ce domaine. [...]

Je vous conseillerais la lecture, entre autre, de l'ouvrage "La guerre des monnaies" du chinois Hongbing Song qui décrit en détail l'histoire des monnaies depuis 4 siècles, la prise de contrôle par les banques (Rothshield, Morgan Stanley, etc.) des institutions qui contrôlent la monnaie, la lutte contre les démocraties pour imposer leur dictat financier et leur enrichissement, l'abandon de la référence à l'or, etc.

Bien sûr, les faits et arguments du livre, avec ses références bibliographiques, ne sont peut-être que des diatribes éculées et erronées d'un économiste de pacotille. Mais il faudra alors nous apporter d'autres arguments que de réciter la profession de foi des économistes adoubés et estampillés crédibles par les médias qui nous répètent à longueur de temps qu'il n'y a pas d'autre alternative...

Quant à invoquer des principes de macro-économie pour démontrer qu'il existe une élite maître du navire et en charge de guider les peuples, ils ne servent en fait qu'à cacher l'action délétère d'une finance qui ne pense qu'à détruire les nations, à réaliser un pillage éhonté des ressources de la planète et un asservissement des populations.

Il n'y a pas de vérité en économie (= gestion de la maison). Juste des théories, souvent fumeuses, sur des principes de gestion des états qui doivent faire leur preuves pour avoir droit de servir de références. Et les faits actuels ne tendent pas à prouver que les pratiques économiques mises en œuvre vont dans le sens de l'amélioration du sort de 90% de la population terrestre.

DidierdesPhilippines :

[...] Avoir une monnaie forte, c’est avoir un pouvoir d’achat renforcé pour acheter des produits et des services facturés dans des monnaies plus faibles. [...]

C'est vrai. Il va falloir aller expliquer cela au PDG d'Airbus Industries qui, bien que son carnet de commande soit rempli, voit sa valeur boursière baisser parce que ses ventes sont systématiquement valorisées en dollars US, qui s'affaiblit par rapport à l'euro... Le bonheur des uns fait le malheur des autres.

Allez, Didier, sans rancune !  Je ne crois pas pouvoir vous convaincre mais mes idées n'en valent pas moins que les vôtres. Je suis même prêt à reconnaitre avoir tort et à changer d'avis mais je suis aussi prêt à parier que vous serez déçu du Macronnisme bien avant que je n'abandonne mes idées humanistes.

Quelle belle analyse !
Bravo !Mr Bison ravi.

Les agapes de fin d'année semblent vous avoir boosté mes amis!
Je découvre votre échange de tirs intellectuels à mon retour d'un petit séjour à Palawan, coupé de connexions internet dignes de ce nom et franchement j'apprécie.
Vous vous exprimez bien tous les deux, sans fautes de grammaire ou d'orthographe et vos arguments tiennent la route.
Personnellement, philosophiquement, je serais assez proche de Bison Ravi, mais comme je suis aussi pragmatique, je ne renierais pas les propos de Didier...
En tous cas, bravo pour vos analyses, votre respect mutuel et pour le moment de lecture que vous nous avez offert.
Bonne année

« La langue a été si profondément troublée par les équivoques de l'incrédulité et de la mauvaise foi qu'elle ne fournit plus aucun terme pour désigner, dans l'ordre moral, intellectuel et politique, l'orgueil légitime, l'imagination vraie et la liberté sans licence » (Henri Boucher 1866).

Lire c'est toujours interpréter.

Lorsque je fais référence « aux effets d'annonces » de plus en plus courant dans le langage politique, à croire que nos dirigeants ou leurs conseillers sont désormais tout droit sortis d'une école de commerce, notre frère en expatriation, laisse exploser une colère légitime ou non qu'il ne m'appartient pas de juger.
Le point singulier est sur la réaction en chaîne déclenchée par ce simple propos. Il me semblait pertinent de faire remarquer, en m'inspirant des pensées et réflexions de Pierre-Jules Hetzel (Stahl) (1814 – 1886), que si il est malaisé de faire de bons systèmes politiques, il est encore plus difficile de les mettre en pratique, car c'est alors que les passions humaines se soulèvent et se maintiennent dans un état d'insurrection. Mes écrits étaient plus simplistes mais, il me semble, en conservaient l'esprit.
En mettant en avant scène une vision positive, je pensais, sans malice, être en harmonie avec la période du « nouvel an », temps des bons vœux et de l'amitié partagée. Il serait, en effet, assez inconvenant de souhaiter à tous « mauvaise année et piètre santé » en cette occasion.

Malheureusement, certains aiment, retrouver leurs idées dans les interventions plutôt qu'y découvrir des idées nouvelles. Sans le prévoir, je pense que je venais d'ouvrir la boite de Pandore et j'entendais déjà l'acte II – scène 8 du Barbier de Séville de Beaumarchais :
«La calomnie, Monsieur? Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés. Croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde, qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande Ville, en s'y prenant bien ; et nous avons ici des gens d'une adresse!... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez Calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d’œil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. »

Quand « Bovidae heureux », pris la plume, je reconnaissais certains de mes propos concernant l'incidence positive d'une bonne tenue de l'euro sur le pouvoir d'achat des retraités mais le contexte en devenait fort différent.
Là encore, je ne me permettrais pas de juger ni l'auteur ni même les propos de celui-ci. En tant qu'humaniste convaincu, je partage assurément plusieurs des idées évoquées. Je ne suis simplement pas un fervent adepte des « complots » en tout genre. En fait, j'ai bien trop peur que ces théories nous ramènent à des époques noires de notre civilisation. L'évocation de la « grande dépression » fait surgir des images de chemises brunes que certains sont tout prêt à revêtir.
Amoureux et surtout respectueux des mots, j'ai inséré dans mon texte certains vocables qui n'auraient pas du être interprétés mais simplement être compris de la façon dont le dictionnaire les définis :
Pacotille : Marchandise sans grande valeur
Harangue : Discours quelconque, ou discours pompeux, ennuyeux ou moralisateur.
Diatribe : Critique amère et violente
Eculé : Se dit d'un discours, d'une théorie, qui a trop servi et perdu de sa force
Erroné : Qui est entaché d'erreurs

En relisant les interventions de deux de mes détracteurs, on comprend, oh combien ! ces mots sont appropriés.

Il me semblait intéressant de revenir aux fondamentaux de l'économie, ces principes économiques dénudés de tout esprit politique ne pouvant constituer une base conflictuelle. En préambule à cette partie de mon texte, je signalais mon doute que celui ci soit aussi considéré comme une harangue. Je ne me trompais pas et mal m'en a pris ! « Bovidae heureux », de façon fort intelligente mais à mon avis trop aveuglée, a foncé sur une muleta qui n'en été pas une.
Ce que j'ai appris, dans cette échange, c'est que l'espèce des bovidaes pouvait, elle aussi, être accompagnée par un rémora, de type aérien celui-ci, aux lumières tremblotantes autant que éphémères.

Pour conclure, je répondrai aux propos de Claude et d'Alain. Tout comme eux mais peut-être pour des raisons différentes, je pense que le discours politique n'est pas adapté au format d'un forum sur l'expatriation. Mes propos d'ordre économique se sont retrouvés trop proche de la frontière avec l'hydre politique. Si cela est ma faute, je prie tout le monde de bien vouloir m'en excuser.

Merci Didier pour cette longue réponse qui met en application bon nombre des stratagèmes établis par Arthur Schopenhauer dans son opuscule "L'art d'avoir toujours raison" (et que les internautes intéressés pourront se procurer gratuitement sur le site https://www.schopenhauer.fr/oeuvres/lar … ebook.html car cet ouvrage est maintenant libre de droit).

Bien que vous aimiez réduire vos détracteurs à l'état animal ("bovidae" soit bovin, ou rémora - Stratagème XXXII : principe de l'association dégradante), souffrez que nos cerveaux attardés puissent venir contredire votre intelligence d'homo sapiens economicus. Pour information, mon pseudo de "Bison Ravi" est en fait l'anagramme de Boris Vian (anagramme utilisé d'ailleurs par ce dernier) en hommage indirect à cet individu très créatif dont j'apprécie les différentes facettes (écrivain, musicien, compositeur, pataphysicien, etc.)

DidierdesPhilippines :

Malheureusement, certains aiment, retrouver leurs idées dans les interventions plutôt qu'y découvrir des idées nouvelles.

Toutes mes excuses pour ces incompréhensions (Stratagème I : l'extension des propos)... Je n'avais pas reconnu l'idée nouvelle dans ce que je ne percevais que comme une idée fausse.

DidierdesPhilippines :

[...] Je ne suis simplement pas un fervent adepte des « complots » en tout genre. En fait, j'ai bien trop peur que ces théories nous ramènent à des époques noires de notre civilisation. L'évocation de la « grande dépression » fait surgir des images de chemises brunes que certains sont tout prêt à revêtir.

Très bel exemple de stratégie de détournement (Stratagème XXIX : faire diversion). Surtout ne pas s'attaquer aux faits eux-mêmes qui sont plus difficiles à récuser (les faits concernés étant la prise de contrôle de la finance sur le monde), mais les discréditer en les accusant sans fondement de "complot" et de "théorie" et en arriver, comme si cela était d'une logique toute naturelle, à la référence au nazisme (les chemises brunes des SA hitlériennes). Ce qui conduit bien sûr à un point Godwin (https://fr.wiktionary.org/wiki/point_Godwin) où toute discussion constructive devient impossible. Ou comment la dialectique élimine une question d'un revers de main en discréditant l'interlocuteur qui est alors placé dans le camp des méchants complotistes conduisant aux pires dérives, ce qui démontre par l'absurde que l'idée évoquée ne peut qu'être fausse !

DidierdesPhilippines :

[...] Il me semblait intéressant de revenir aux fondamentaux de l'économie, ces principes économiques dénudés de tout esprit politique ne pouvant constituer une base conflictuelle. [...] je pense que le discours politique n'est pas adapté au format d'un forum sur l'expatriation. Mes propos d'ordre économique se sont retrouvés trop proche de la frontière avec l'hydre politique.

Voilà un point très intéressant sur lequel nous divergeons évidemment... L'idée de base est qu'il existerait des principes économiques qui peuvent être déconnectés de la politique et qui sont, de ce fait, non conflictuels car incontestables (Stratagème XXX : argument d'autorité - ici, l'autorité est l'orthodoxie économique libérale).

Or l'économie, en tant que gestion des biens collectifs d'une nation, ne peut être que des décisions sous la responsabilité d'un pouvoir politique ou sous la responsabilité d'intérêts privés. Dire qu'il est possible de décorréler l'économie de la politique revient à dire que l'économie peut être gérée uniquement par des intérêts privés, ce qui est bien sûr le vœu le plus cher de l'oligarchie libérale. Pour ma part, l'économie doit être intrinsèquement politique car elle doit être gérée par des représentants élus de la nation et non par des intérêts privés, même si la situation actuelle est très loin d'être idéale (mais pas utopique...).

Je vous remercie, pour ma part, Didier, de nous permettre ces échanges qui permettent d'approfondir des points et des divergences. Et aussi mes excuses aux autres membres pour ces longs échanges. Je ne pense pas qu'ils soient totalement déplacés sur ce forum, d'autant que la communication style texto réduite à 143 signes a tendance à être particulièrement abrutissante et réductrice de l'intelligence humaine.

Pfiou, à vous lire j'en attrape un mal de crâne pire qu'après 3 ou 4 Tanduay/coca.

Je pense que vous vous éloignez beaucoup trop de la question initiale qui reste : que n'aimez vous pas aux Philippines ?

Pour l'économiste, je pense que de connaître le fonctionnement de la Banque Mondiale n'ajoutera pas de Star dans mes pandisal

Pour le Viandeur (fan de Vian), j'aime la sémantique mais je me demande tout de même à quoi tout cela rime ?

Sur ce, je m'en retourne à TV Patrol, seule émission hautement intellectuelle des Phils.

Très intéressante et intelligente analyse.
Vous reconnaissez dans mes propos comme des relents de dialectique éristique et je ne réfute en rien cette filiation.
Comme vous le savez certainement, celle-ci sert avant tout pour repousser les agressions déloyales et Schopenhauer précisait qu'il faut connaître les stratagèmes de la malhonnêteté pour leur faire face, et même souvent en employer certains pour battre l’ennemi de ses propres armes.
Je salue en vous un aficionado de Boris Vian, homme complexe mais passionnant. Ne souhaitant pas lasser les autres intervenants, je vais donc me permettre de proposer une conclusion à ce débat d'idée en paraphrasant votre mentor : Ce que nous disons n'est qu'un résidu de vieille superstition gauloise. Nous somme comme tous les autres Gaulois, nous craignons que le ciel ne nous tombe sur la tête, alors, nous prenons les devants.
PS L'allusion au bovidae n'a d'autre origine qu'une référence zoologique relative au bison. Il n'y a donc, je vous l'assure, aucune stratégie de réduction dans cet usage. Quant au sobriquet de rémora, l'idée vient que celui-ci, mauvais nageur, est un parasite d'autres poissons plus gros. Il n'est pas très difficile d'en imaginer le lien

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