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2014: Cout de la vie à Nosy Be Cost of living

Pour revenir aux fondamentaux... à quoi sert un salaire... comment peut on l'évaluer ?
Un salaire doit servir à réaliser au mieux les 5 besoins essentiels de l'humain :
- se loger
- se vêtir
- se soigner
- manger
- élever ses enfants
Chez nous on rajoute un autre élément : se divertir...

Bien entendu, ceux qui font les salaires ont oublié depuis longtemps ces principes en décidant de quoi avaient besoin pour "vivre" ou plutôt survivre leur employés... histoire de maintenir en autre la distance...

Le capitalisme a remis au goût du jour la servitude moyenâgeuse...Je ne philosopherai pas plus avant sur le sujet.... ce n'est pas la vision que je me fais de la société et de ses avancées... ou plus exactement ses reculades actuelles.

Demander une fidélité inconditionnelle à un employé n'est pas de mise.... comme demander qu'un salarié s'investisse corps et âme dans son entreprise n'est qu'un doux rêve...
Ceci dit, à un salaire minable, je ne veux pas imposer à mes salariés l'humiliation mensuelle de la demande d'une avance sur salaire jamais résolue... ce qui était le cas quand les premiers mois où je donnais le salaire généralement pratiqué autour de moi... ce n'est plus le cas...

Je ne suis pas à Madagascar pour m'enrichir... j'y suis pour dépenser mon pognon justement gagné ne vous en déplaise... et au final j'en fais ce que j'en veux... appuyé par mon mari qui a très exactement la même vision de ce doit être notre vie... et nos dépenses...
Et tant pis si nous ne sommes pas exemplaires...

Mon grand père me disait en permanence cette phrase :
"Vois grand... le médiocre te rattrapera toujours assez vite !"
Cette phrase a guidé ma vie... pour l'instant je m'y tiens !

Milamina....ce serait plutôt calme
Malama  ....veut dire lisse...on l'emploie pour designer les merina....les cheveux lisses...malama loha....qui est très insultant dans la bouche d'un côtier...

Je l'ai entendu aussi bien qu'une insulte.

I have heard that as well as an insult.

Je crois que l'analyse des rapports entre "patrons vazaha" et "domestiques malgaches"' présente un intérêt sociologique assez "divertissant".

Entre ceux qui cherchent à expier leur mauvaise conscience de privilégiés en se donnant l'illusion de bien traiter leur personnel et ceux qui se découvrent des vocations tardives d'Abbé Pierre ou de Mère Teresa et qui n'hésitent pas à déclarer péremptoirement "vouloir faire le bonheur de leurs employés" - bien souvent au cops défendant de ces derniers -, certaines situations confinent parfois au ridicule et les premiers à s'en amuser faussement sont souvent ..... les malgaches eux-mêmes.

Je ne me lasse jamais du "spectacle" offert par les mamans "vazaha" qui accompagnent leurs enfants à l'Ecole Française le matin.

La "mise en scène" est souvent bien rôdée.

Généralement installées à l'arrière de la voiture à l'instar des "officiels" en compagnie de leur progéniture - la "bonne" et le chauffeur, bien entendu, à l'avant -, les mamans commencent à attendre stoïquement que le chauffeur vienne leur ouvrir la porte en les invitant à descendre du véhicule, que la femme de ménage ait pris la "petite" ou le "petit" par la main en se saisissant de son cartable puis, une fois sur le parking, se mettent à "humer l'air alentour" à la recherche d'un visage connu.

"Oh ! ma chérie quel enfer ce matin, figure-toi que sommes restés bloqués dix minutes derrière un camion-poubelle ! Quelle puanteur ! Et cet "idiot" de chauffeur qui n'arrivait pas à doubler !".

Je me suis retrouvé, l'autre jour, assis à côté de l'un de ces "spécimens" lors d'une réunion de parents d'élèves.

A un moment donné, la maîtresse se permet de conseiller aux parents présents "de faire en sorte que les enfants portent eux-mêmes leurs cartables, d'une part parce que leur poids est on ne peut plus léger et, d'autre part, parce qu'elle estime que c'est une bonne façon de responsabiliser les enfants".

La maman assise sur la chaise voisine se tourne alors vers moi et me chuchote "ah !, non, cela je ne suis pas d'accord, pourquoi croit-elle - la maîtresse - que l'on se paie un chauffeur et une "bonne" si, au bout du compte, ma fille est obligée de porter elle-même son cartable !".

"Bien sûr !", lui ai-je répondu de manière totalement hypocrite en opinant du chef..

Je suis convaincu que cette dame paie vraisemblablement son personnel de manière "fort convenable" et qu'elle a sans doute bonne conscience, certaine d'être une "bonne patronne" et de faire le bien autour d'elle.

Elle n'en prend pas moins son personnel pour de la m...e.

Je pense cependant que ses employés le lui rendent bien.

Contrairement à ce que pensent beaucoup de "vao tonga", le respect de la part des malgaches ne s'achète pas, ni ne se monnaie.

Il se mérite, tout simplement.

Crusaders :

Elle n'en prend pas moins son personnel pour de la m...e.
Je pense cependant que ses employés le lui rendent bien.
.

Oui cela existe partout et pas qu'à Mada... mais aussi un peu caricatural ( la dame ne représente pas non plus tous les vahazas... et heureusement)   :P  Après on peut aussi avoir des "rapports normaux" avec ses employés (de maison ou autre)... tel travail vaut tel salaire et finalement chacun paye ce qu'il a envie. On peut aussi avoir les moyens et en faire profiter ses "salariés" sans pour ça être débile... il y aura toujours le "patron" et "l'employé" chacun reste à sa place et tout se passe bien si chacun a un minimum d'intelligence et que les règles sont bien établit dès le départ (finalement rien ne vaut un contrat de travail) Laurence  :)

LaurenceL :

Oui cela existe partout et pas qu'à Mada... mais aussi un peu caricatural ( la dame ne représente pas non plus tous les vahazas... et heureusement)   :P  Après on peut aussi avoir des "rapports normaux" avec ses employés (de maison ou autre)... tel travail vaut tel salaire et finalement chacun paye ce qu'il a envie. On peut aussi avoir les moyens et en faire profiter ses "salariés" sans pour ça être débile... il y aura toujours le "patron" et "l'employé" chacun reste à sa place et tout se passe bien si chacun a un minimum d'intelligence et que les règles sont bien établit dès le départ (finalement rien ne vaut un contrat de travail) Laurence  :)

Cela ne "fonctionne" cependant pas comme cela à MADAGASCAR, Laurence.

Ici, les rapports entre "employeurs" et "employés" s'accommodent généralement mal de sentiments tels l'empathie ou le "copinage".

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les malgaches ne prisent guère les modes de "management" faussement "paternalistes" que certains "vazaha" estiment bon d'employer.

Surement... je n'ai jamais eu de personnels de maison (sauf occasionnel)
Laurence  :)

Crusaders :
LaurenceL :

Oui cela existe partout et pas qu'à Mada... mais aussi un peu caricatural ( la dame ne représente pas non plus tous les vahazas... et heureusement)   :P  Après on peut aussi avoir des "rapports normaux" avec ses employés (de maison ou autre)... tel travail vaut tel salaire et finalement chacun paye ce qu'il a envie. On peut aussi avoir les moyens et en faire profiter ses "salariés" sans pour ça être débile... il y aura toujours le "patron" et "l'employé" chacun reste à sa place et tout se passe bien si chacun a un minimum d'intelligence et que les règles sont bien établit dès le départ (finalement rien ne vaut un contrat de travail) Laurence  :)

Cela ne "fonctionne" cependant pas comme cela à MADAGASCAR, Laurence.

Ici, les rapports entre "employeurs" et "employés" s'accommodent généralement mal de sentiments tels l'empathie ou le "copinage".

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les malgaches ne prisent guère les modes de "management" faussement "paternalistes" que certains "vazaha" estiment bon d'employer.

Crusaders, ce que vous décrivez des parents à l'école française, personnellement moi je ne l'ai jamais vu ici à Diego Suarez de vahazas.... mais plutôt chez les karanas  dont les femmes se font conduire avec chauffeur en plantant leur gros 4X4 en plein milieu le temps de descendre, petite bonne qui porte le cartable... je ne l'ai pas vu de la part d'européennes... mais il est vrai que nous sommes très peu à Diego...

Personnellement, je n'ai pas de chauffeur... je m'éclate trop à conduire sur les routes défoncées et les pistes pour me faire enlever ce plaisir... ma fille prend le bus scolaire sauf quand elle a des heures décalées ou que je suis en ville... il est vrai que je l'emmène et reviens la chercher à l'arrêt de bus... ce que je faisais aussi en France... plusieurs camarades se sont fait agresser et nous sommes assez loin de la route principale.... j'en profite pour faire le bus "secondaire" pour ses copains ravis...

Quand vous parlez de "ceux qui cherchent à expier leur mauvaise conscience de privilégiés en se donnant l'illusion de bien traiter leur personnel " je ne vous contredirai pas...comme ceux qui ne les traitent pas bien d'ailleurs...
J'y vois là ce qu'on nommait chez moi "les petits blancs"... expatriés qui avec des moyens financiers plus larges d'un coup, se retrouvent projetés dans une illusion de "classe supérieure"  sans avoir la classe qui conviendrait... la classe, la vraie, ne se monnaye pas... cela peut être un don, ou le résultat d'une éducation...

Ainsi, on peut vivre des années dans cet étranger dans cette illusion élitiste sans n'être rien d'autre qu"un minable"... et ce minable se reconnait en général à l'argumentaire qu'il fait de "la distance" qu'il met envers ses salariés autochtones, de ce qui est bon ou mauvais pour eux... nous donnant même l'exacte traduction de leur pensées par exemple...

A votre expérience que quelques décennies de "patron juste et respectable", j'oppose des générations de pratiques en Afrique... en tous cas les trois dernières que j'ai vu de mes yeux... et mon propre vécu sur lequel vous jetez l’opprobre en permanence...
Il est vrai qu'il se s'agissaient pas de malgaches, mais de sénégalais, guinéens, maliens... mais le discours à leur encontre était le même venant de "petits blancs"... histoire de nous prouver que nous étions dans l'erreur nous...

Le respect se ne monnaye pas, vous avez raison... il se gagne difficilement et se perd facilement... pour l'instant mes salariés n'ont pas mis le feu à ma maison, à leur outil de travail... nous verrons ce qu'il feront de leur "patron à vertu sociale"...

Croyez cependant que je suis loin, très loin de la caricature de la femme vahaza que vous dressez dans votre post et qui me choque autant que vous... et qui retournera bientôt dans villa achetée sur plan dans sa banlieue française... certainement avec un mari en moins et sans petit personnel...
Dans mon couple, je n'ai pas été la suiveuse dans ce projet de vie à Madagascar... j'en ai été le promoteur... et il est probable que dans votre entourage, vous n'ayez pas ce type de femme vahaza... il faut dire que je suis assez unique... héhéhé...

Lys de Diego :

Crusaders, ce que vous décrivez des parents à l'école française, personnellement moi je ne l'ai jamais vu ici à Diego Suarez de vahazas.... mais plutôt chez les karanas  dont les femmes se font conduire avec chauffeur en plantant leur gros 4X4 en plein milieu le temps de descendre, petite bonne qui porte le cartable... je ne l'ai pas vu de la part d'européennes... mais il est vrai que nous sommes très peu à Diego..

Une petite variante vue cet après-midi sur le parking de l'Ecole Française B.

Une femme de ménage, avec une petite fille dans les bras, et qui, de sa main libre, tient péniblement un parapluie pour abriter sa "patronne" française - qui, quant à elle, pendant ce temps, pianote sur son IPhone -.

La vie est belle pour certaines !!!!! Quand même plus agréable que de passer l'aspirateur dans son F2 en banlieue parisienne, non ?

Lys de Diego :
Crusaders :
LaurenceL :

Oui cela existe partout et pas qu'à Mada... mais aussi un peu caricatural ( la dame ne représente pas non plus tous les vahazas... et heureusement)   :P  Après on peut aussi avoir des "rapports normaux" avec ses employés (de maison ou autre)... tel travail vaut tel salaire et finalement chacun paye ce qu'il a envie. On peut aussi avoir les moyens et en faire profiter ses "salariés" sans pour ça être débile... il y aura toujours le "patron" et "l'employé" chacun reste à sa place et tout se passe bien si chacun a un minimum d'intelligence et que les règles sont bien établit dès le départ (finalement rien ne vaut un contrat de travail) Laurence  :)

Cela ne "fonctionne" cependant pas comme cela à MADAGASCAR, Laurence.

Ici, les rapports entre "employeurs" et "employés" s'accommodent généralement mal de sentiments tels l'empathie ou le "copinage".

Contrairement à ce que beaucoup pensent, les malgaches ne prisent guère les modes de "management" faussement "paternalistes" que certains "vazaha" estiment bon d'employer.

Crusaders, ce que vous décrivez des parents à l'école française, personnellement moi je ne l'ai jamais vu ici à Diego Suarez de vahazas.... mais plutôt chez les karanas  dont les femmes se font conduire avec chauffeur en plantant leur gros 4X4 en plein milieu le temps de descendre, petite bonne qui porte le cartable... je ne l'ai pas vu de la part d'européennes... mais il est vrai que nous sommes très peu à Diego...

Personnellement, je n'ai pas de chauffeur... je m'éclate trop à conduire sur les routes défoncées et les pistes pour me faire enlever ce plaisir... ma fille prend le bus scolaire sauf quand elle a des heures décalées ou que je suis en ville... il est vrai que je l'emmène et reviens la chercher à l'arrêt de bus... ce que je faisais aussi en France... plusieurs camarades se sont fait agresser et nous sommes assez loin de la route principale.... j'en profite pour faire le bus "secondaire" pour ses copains ravis...

Quand vous parlez de "ceux qui cherchent à expier leur mauvaise conscience de privilégiés en se donnant l'illusion de bien traiter leur personnel " je ne vous contredirai pas...comme ceux qui ne les traitent pas bien d'ailleurs...
J'y vois là ce qu'on nommait chez moi "les petits blancs"... expatriés qui avec des moyens financiers plus larges d'un coup, se retrouvent projetés dans une illusion de "classe supérieure"  sans avoir la classe qui conviendrait... la classe, la vraie, ne se monnaye pas... cela peut être un don, ou le résultat d'une éducation...

Ainsi, on peut vivre des années dans cet étranger dans cette illusion élitiste sans n'être rien d'autre qu"un minable"... et ce minable se reconnait en général à l'argumentaire qu'il fait de "la distance" qu'il met envers ses salariés autochtones, de ce qui est bon ou mauvais pour eux... nous donnant même l'exacte traduction de leur pensées par exemple...

A votre expérience que quelques décennies de "patron juste et respectable", j'oppose des générations de pratiques en Afrique... en tous cas les trois dernières que j'ai vu de mes yeux... et mon propre vécu sur lequel vous jetez l’opprobre en permanence...
Il est vrai qu'il se s'agissaient pas de malgaches, mais de sénégalais, guinéens, maliens... mais le discours à leur encontre était le même venant de "petits blancs"... histoire de nous prouver que nous étions dans l'erreur nous...

Le respect se ne monnaye pas, vous avez raison... il se gagne difficilement et se perd facilement... pour l'instant mes salariés n'ont pas mis le feu à ma maison, à leur outil de travail... nous verrons ce qu'il feront de leur "patron à vertu sociale"...

Croyez cependant que je suis loin, très loin de la caricature de la femme vahaza que vous dressez dans votre post et qui me choque autant que vous... et qui retournera bientôt dans villa achetée sur plan dans sa banlieue française... certainement avec un mari en moins et sans petit personnel...
Dans mon couple, je n'ai pas été la suiveuse dans ce projet de vie à Madagascar... j'en ai été le promoteur... et il est probable que dans votre entourage, vous n'ayez pas ce type de femme vahaza... il faut dire que je suis assez unique... héhéhé...

"MADAGASCAR n'est pas l'AFRIQUE !!!!!".

L'expression n'est pas de moi, mais des malgaches eux-mêmes, comme parfois un peu honteux de ce rattachement géographique que certains estiment "contre-nature".

Cette "singularité" se traduit aussi, je pense, jusque dans les mentalités et les comportements.

Un ami, "haut-gradé" de l'armée française m'avait dit il y a quelques années, "tu sais, ces crises à répétition, qui ne cessent de jalonner l'histoire contemporaine de MADAGASCAR et bien, en AFRIQUE noire, elles se règleraient en quelques jours. Quelqu'un sortirait du rang - sans doute un militaire - en déclarant "ça suffit !!!!!" et se chargerait de résoudre la situation, certes, peut-être, avec quelques centaines de morts à la clé, mais il la règlerait. Au lieu de cela, MADAGASCAR semble se complaire dans ces crises politiques "à répétition", aussi "endémiques" que récurrentes".

Je crois que, en AFRIQUE noire, les rapports avec les gens sont plus "directs" - plus "francs" disent même certains -.

Cela se traduit également dans les relations entre "patrons" et "gens de maison", souvent "équivoques" à MADAGASCAR. .

Les relations de type "maître" / "esclave" - ou "paternalistes" - assez courantes chez les "gros blancs" du temps de la colonisation en AFRIQUE noire - n'ont jamais vraiment existé à MADAGASCAR.

La notion de "fidélité" dans le travail est ainsi très "relative" ici.

J'ai, personnellement, confiance dans mon personnel mais je n'irais pas jusqu'à jurer qu'ils me sont d'une "fidélité totale".

C'est vrai, Madagascar n'est pas l'Afrrique, je suis d'accord !
Le "laisser faire", la résignation, le fatalisme, que les malgaches appellent "pacifisme" m'agace souvent.
Leur réaction peu claire, je dis oui
mais je pense non, c'est leur côté
asiatique.
Ce n'est pas toujours facile de se
comprendre. La non franchise :
Si l'on demande le prix d'un
service "A vous de décider" pour nous rendre responsable et en espérant que notre prix sera supérieur au leur ... il vaut mieux connaitre les prix avant !

Madagascar n'est pas l'Afrique c'est certain...
Tigresse a raison, il y a ici ce coté fataliste asiatique qui n'est pas de mise sur le continent à coté... avec lequel j'ai un peu de mal... cette "acceptation" des choses qu'avec mon tempérament je conçois difficilement...
Il y a aussi, et je le ressens très fort, une "absence " de cette joie un peu violente, cette énergie magnifique qui est le fil rouge de l'Afrique noire...

Crusaders vous avez certainement raison, les malgaches ne sont pas des africains... mais les guinéens ne sont pas des sénégalais et les maliens ne sont pas des mauritaniens... et plus encore... à l'intérieur du Sénégal même... un wolof n'est pas un Diola qu'il prend pour un sauvage, un Diola regarde un Sérère avec pitié parce qu'il le trouve servile, un Sérère regarde un wolof avec mépris parce qu'il est prétentieux... tous regardent les Peuls comme des voleurs et des incultes tandis que les Peuls les prennent de haut car ils se trouvent les plus beaux, les plus racés et les plus libres...
Et je ne vous parle même pas des Toucouleurs qui passent pour les extra terrestres du groupe... et estiment "contre nature" leur rattachement à la nation Peul...
Faire vivre et travailler ensemble toutes ces personnes est un challenge, croyez moi... le réussir  tient du miracle...

Vous dites aussi que à l'instar de l'Afrique, il faudrait un bon coup d'état avec un homme fort qui dirait "çà suffit"...
Je ne vois pas de ce type de miracle en Afrique... où ?
L'Afrique est le terrain d'une succession de ce type de "coups forts" qui ne font que s'empiler les uns aux autres et livre ce continent aux pires prédateurs actuels, les chinois pour ce qui est du matériel... les islamistes pour le coté "intellectuel"...

La seule révolution vient de l'éducation et de l'instruction.
Beaucoup souhaitent -je l'entends autour de moi- pour Madagascar l'émergence d'un homme fort qui serait un mix entre Ghandi (Mandela) et Kadhafi... peut être pour répondre à ce mix africano-asiatique ?
A une amie malgache un peu "originale", la quarantaine célibataire sans enfant,  grand cadre responsable de toute une région dans une grande entreprise, intello à souhait, issue d'une grande famille je disais :
"Comment peux tu supporter tout cela, pourquoi ne portes tu pas plus haut tout ce que tu me dis ici entre 4 yeux ?"
Sa réponse : " Je pense d'abord à moi et à ma fin de mois... et d'abord la tâche est trop immense..."
Le fatalisme oui...

Une précision : le pendant des "petits blancs" sont les "grands blancs".... et pas les "gros blancs".... dont le pendant seraient "les maigres blancs" en toute logique...
Ce "détail" de vocabulaire en dit long sur votre vision des "colonisateurs" que vous exécrez mais dont vous n'êtes pas moins l'héritier consentant... et averti...
Dites moi donc la différence qu'il y a entre eux et vous, brillant capitaine d'entreprises soumis à vos investisseurs (ou futurs investisseurs) qui rayent le parquet de votre bureau de leur longues canines aiguisées... défendant les salaires minables et les conditions de travail indécentes qui pousse un peuple si "alangui" et fataliste à la révolte et à la casse de leur "outil" de servage (et pas de travail) pour plus de cette rentabilité qu'on ne peut presque plus obtenir en Chine ou au Bangladesh....
Vous êtes Ce capitaine d'entreprises ici... en Europe vous ne tiendriez pas une seule minute... ce qui explique que vous soyez ici... et pas là bas...

La différence c'est juste l'Humanisme, et aussi le temps... l'histoire... et la classe....
Je vais vous en apprendre une bonne :
Les africains ne sont pas ces "gentils" que vous croyez avoir trouvé... leur fidélité ne vous est pas acquise avec un salaire, mais elle s'acquière... par le jugement de vos actes envers eux... qu'ils analysent finement et font pencher irrémédiablement la balance d'un coté ou de l'autre... et fera un jour la différence...

Mes salariés malgaches disent toujours "oui"... même quand ils n'ont pas trop compris la directive... c'est amusant, surtout quand la question qu'on leur pose demande autre chose qu'un "Oui"...
J'y vois une forme de timidité, une peur de déplaire avant tout... pas un coté pas "franc"...
Alors je réexplique, j'insiste pour avoir la réponse... et je l'ai... un tant soit peu... et mon employé parait d'un coup comme soulagé...
Mais il vrai que j'ai du temps à perdre... j'ai beaucoup travaillé pour m'offrir à présent ce luxe... et je me ravis tous les jours à ce nouvel apprentissage des "heures perdues"....
Je vous le souhaite...

Lys de Diego :

Vous dites aussi que à l'instar de l'Afrique, il faudrait un bon coup d'état avec un homme fort qui dirait "çà suffit"...
Je ne vois pas de ce type de miracle en Afrique... où ?
L'Afrique est le terrain d'une succession de ce type de "coups forts" qui ne font que s'empiler les uns aux autres et livre ce continent aux pires prédateurs actuels, les chinois pour ce qui est du matériel... les islamistes pour le coté "intellectuel&quot.

Mon propos n'était pas de faire l'apologie du "coup d'état", simplement de souligner que, dans certains pays africains, il s'est trouvé des patriotes - militaires ou autres - pour se lever et dire "ça suffit".

Et que, dans l'histoire contemporaine de MADAGASCAR, aucun homme n'a encore eu ce "cran".

Lys de Diego :

Une précision : le pendant des "petits blancs" sont les "grands blancs".... et pas les "gros blancs".... dont le pendant seraient "les maigres blancs" en toute logique...
Ce "détail" de vocabulaire en dit long sur votre vision des "colonisateurs" que vous exécrez mais dont vous n'êtes pas moins l'héritier consentant... et averti...
Dites moi donc la différence qu'il y a entre eux et vous, brillant capitaine d'entreprises soumis à vos investisseurs (ou futurs investisseurs) qui rayent le parquet de votre bureau de leur longues canines aiguisées... défendant les salaires minables et les conditions de travail indécentes qui pousse un peuple si "alangui" et fataliste à la révolte et à la casse de leur "outil" de servage (et pas de travail) pour plus de cette rentabilité qu'on ne peut presque plus obtenir en Chine ou au Bangladesh....
Vous êtes Ce capitaine d'entreprises ici... en Europe vous ne tiendriez pas une seule minute... ce qui explique que vous soyez ici... et pas là bas...

La différence c'est juste l'Humanisme, et aussi le temps... l'histoire... et la classe....
Je vais vous en apprendre une bonne :
Les africains ne sont pas ces "gentils" que vous croyez avoir trouvé... leur fidélité ne vous est pas acquise avec un salaire, mais elle s'acquière... par le jugement de vos actes envers eux... qu'ils analysent finement et font pencher irrémédiablement la balance d'un coté ou de l'autre... et fera un jour la différence...

Mes salariés malgaches disent toujours "oui"... même quand ils n'ont pas trop compris la directive... c'est amusant, surtout quand la question qu'on leur pose demande autre chose qu'un "Oui"...
J'y vois une forme de timidité, une peur de déplaire avant tout... pas un coté pas "franc"...
Alors je réexplique, j'insiste pour avoir la réponse... et je l'ai... un tant soit peu... et mon employé parait d'un coup comme soulagé...
Mais il vrai que j'ai du temps à perdre... j'ai beaucoup travaillé pour m'offrir à présent ce luxe... et je me ravis tous les jours à ce nouvel apprentissage des "heures perdues"....
Je vous le souhaite...

Mes propos semblent avoir réveillé une certaine susceptibilité liée à "votre passé colonial".

Rassurez-vous, je ne fais pas partie de ces étrangers qui ont été recrutés "sur la couleur de leur peau". Les clichés de l'expatriation coloniale "à la papa" sont bien révolus.

J'ai personnellement été expatrié avant de venir à MADAGASCAR et je pense, humblement, que je pourrais l'être dans beaucoup d'autres pays à "environnements professionnels" français ou anglais.

Le société que je dirige peut se flatter d'avoir mis en place un "traitement social" du personnel que je considère comme "responsable et "avancé" pour MADAGASCAR.

Nous respectons scrupuleusement les lois en vigueur et sommes dotés de tous les organes de dialogue internes réglementaires - délégués du personnel,  délégués syndicaux, .... -.

Notre société a son propre Règlement Intérieur et adhère à la Charte internationale du Groupe.

Vous voyez, les choses bougent, même à MADAGASCAR.

Et, au royaume de ceux que certains aiment encore à qualifier d'aveugles, il ne suffit plus d'être borgne pour se faire une place au soleil !!!!!

Crusaders... il me plait, oui, à défendre les miens quand on les clou au pilori... une forme d'instinct grégaire sans doute, sachant qu'aucune de vos critiques ne sauraient arriver à la cheville de leur propre autocritique et de la mienne concernant leur histoire coloniale...

Quand à moi, je n'ai pas personnellement de passé colonial... étant née quelques années après l'indépendance du Sénégal qui était durant toutes mes années passées là bas un pays souverain... dont j'ai appris l'histoire à l'école, m'interrogeant autant sur le bien fondé de mes ancêtres africains que ma nounou de l'époque sur ses ancêtres gaulois... comme quoi !!!

Sachez cependant, à l'inverse de ce que vous pensez, ma famille n'a pas été chassée.. elle est juste partie après quelques drames familiaux qui n’intéressent personne, les clé de "la maison" remise à l'Etat sénégalais qui avait fait des promesses de bon usage... avec les résultats dont vous vous doutez...

En dehors de çà, je suis heureuse d'apprendre que vous êtes un patron social "pour Madagascar"... ce que vos différentes interventions ne pouvaient pas me faire deviner... Il est difficile d'être clairvoyante devant un mur aussi épais...

A mon dernier séjour mes repas pris au restaurant plus quelques boissons prises ça et là la semaine me revenait à
200000 ar (75€)plus  l 'hôtel 30000ar jour budget à la semaine de 410000ar environ 165€ j'étais dans la magnifique ville de Mahajunga hôtel bungalow et piscine.

Passer des vacances ou vivre à Madagascar, n'est vraiment pas la même chose. Ce post concerne le coût de la vie pas de vacances. On y parle donc du coût de la vie, des employés de maison etc et pas vraiment du prix du soleil au bord de la piscine.

Sûr, cela dépend de l'endroit un ami à pris sa retraite à MAHAJUNGA marié à une malgache sans emploi il perçoit
chaque mois 750€ après un rapide calcul la vie à cette endroit est 6 fois moins chère qu'en métropole c'est un calcul approximatif mais en France il y a le même phénomène la vie à PARIS est beaucoup plus chère qu'en province ce qui
confirme le décalage entre NOSY BE, DIEGO et TANA avec le reste des villes de l’île j'avais remarqué cet écart entre TULEAR et MAHAJUNGA

Lys de Diego :

En dehors de çà, je suis heureuse d'apprendre que vous êtes un patron social "pour Madagascar"... ce que vos différentes interventions ne pouvaient pas me faire deviner... Il est difficile d'être clairvoyante devant un mur aussi épais...

Le terme "social" n'est, sans doute, pas le plus adapté.

Je connais certes assez bien les réalités quotidiennes de ce pays et je m'efforce d'offrir à mon personnel un "vrai" traitement social.

Ceci étant, être juste et respectueux me semblent être des notions au moins aussi importantes que d'être "social".

Crusaders :
Lys de Diego :

En dehors de çà, je suis heureuse d'apprendre que vous êtes un patron social "pour Madagascar"... ce que vos différentes interventions ne pouvaient pas me faire deviner... Il est difficile d'être clairvoyante devant un mur aussi épais...

Le terme "social" n'est, sans doute, pas le plus adapté.

Je connais certes assez bien les réalités quotidiennes de ce pays et je m'efforce d'offrir à mon personnel un "vrai" traitement social.

Ceci étant, être juste et respectueux me semblent être des notions au moins aussi importantes que d'être "social".

J'adhère...
Justesse, respect... adaptation aux réalités quotidiennes...
Ainsi, si j'ai choisis par exemple de me charger de l'écolage des enfants de mes salariés, c'est pour ne pas que cette dépense soit la variable d'ajustement permanente de ceux qui travaillent chez moi.
J'aime à penser que ma fille n'aura aucun soucis pour aller là où sa soif d'apprendre la mènera... J'aime à penser que pour les enfants de mes salariés ce sera de même...
Je ne fais que reproduire un système mis en place par ma famille par le passé... et qui a donné de belles réussites...

Mes salariés sont déclarés et ont droit aux soins... rien de moins que ce que je désirais pour moi lorsque j'étais active...
Je n'ai pas décidé mes salaires à l'aveuglette ou par hasard... J'ai écouté, j'ai constaté...J'ai fait quelques calculs... et s'ils sont dans la fourchette haute de ce qu'on accorde ici c'est parce que j'ai considéré la juste rémunération de leur juste travail... et pour qu'ils aient la tête à leur travail quand ils y sont...
Ainsi, je n'ai pas une seule demande d'avance de salaire... ce qui me semble un signe... pour l'avenir nous verrons... de toutes les façons ils sont augmenté chaque année...
Je n'ai pas d'absentéisme, ni retard à présent (c'est une chose que j'ai du travailler cependant avec mes employées de maison... mais jamais mes gardiens...).
Je n'ai eu aucun départ...

Ne croyez pas que je me recrée une famille avec mes employés...  Je sais maintenir la distance et ne leur demande pas un investissement émotionnel dans leur travail... ce que je créé est mon "bébé" à moi, pas le leur... mais j'aime à croire qu'il m'accorderont le respect que je leur témoigne...
L'une de mes employées de maison m'a dit une fois :
"Tu n'es pas une vraie vahaza, tu n'es pas comme les autres"... ce que j'ai pris pour un compliment...
Aurais je du le prendre autrement ?

Lys de Diego :
Crusaders :
Lys de Diego :

En dehors de çà, je suis heureuse d'apprendre que vous êtes un patron social "pour Madagascar"... ce que vos différentes interventions ne pouvaient pas me faire deviner... Il est difficile d'être clairvoyante devant un mur aussi épais...

Le terme "social" n'est, sans doute, pas le plus adapté.

Je connais certes assez bien les réalités quotidiennes de ce pays et je m'efforce d'offrir à mon personnel un "vrai" traitement social.

Ceci étant, être juste et respectueux me semblent être des notions au moins aussi importantes que d'être "social".

J'adhère...
Justesse, respect... adaptation aux réalités quotidiennes...
Ainsi, si j'ai choisis par exemple de me charger de l'écolage des enfants de mes salariés, c'est pour ne pas que cette dépense soit la variable d'ajustement permanente de ceux qui travaillent chez moi.
J'aime à penser que ma fille n'aura aucun soucis pour aller là où sa soif d'apprendre la mènera... J'aime à penser que pour les enfants de mes salariés ce sera de même...
Je ne fais que reproduire un système mis en place par ma famille par le passé... et qui a donné de belles réussites...

Mes salariés sont déclarés et ont droit aux soins... rien de moins que ce que je désirais pour moi lorsque j'étais active...
Je n'ai pas décidé mes salaires à l'aveuglette ou par hasard... J'ai écouté, j'ai constaté...J'ai fait quelques calculs... et s'ils sont dans la fourchette haute de ce qu'on accorde ici c'est parce que j'ai considéré la juste rémunération de leur juste travail... et pour qu'ils aient la tête à leur travail quand ils y sont...
Ainsi, je n'ai pas une seule demande d'avance de salaire... ce qui me semble un signe... pour l'avenir nous verrons... de toutes les façons ils sont augmenté chaque année...
Je n'ai pas d'absentéisme, ni retard à présent (c'est une chose que j'ai du travailler cependant avec mes employées de maison... mais jamais mes gardiens...).
Je n'ai eu aucun départ...

Ne croyez pas que je me recrée une famille avec mes employés...  Je sais maintenir la distance et ne leur demande pas un investissement émotionnel dans leur travail... ce que je créé est mon "bébé" à moi, pas le leur... mais j'aime à croire qu'il m'accorderont le respect que je leur témoigne...
L'une de mes employées de maison m'a dit une fois :
"Tu n'es pas une vraie vahaza, tu n'es pas comme les autres"... ce que j'ai pris pour un compliment...
Aurais je du le prendre autrement ?

Je vous approuve et vous félicite.

Une seule remarque, je ne tutoye pas mes salariés, ni à la maison, ni au bureau.

à nosy-be ou ailleurs, la vie n'est jamais chère!seulement, tout le monde n'a pas le même pouvoir d'achat!

Crusaders :

Une seule remarque, je ne tutoye pas mes salariés, ni à la maison, ni au bureau.

Ahh le problème de tutoiement entre employeur et salarié !
En fait, le tutoiement est naturel chez moi... disons qu'il est mon fil rouge... et je m'en explique...
En dehors du fait que ma vie professionnelle m'a fait évoluer dans un monde où le tutoiement est de rigueur, j'ai vécu la grande part de ma vie dans des pays où soit le vouvoiement n'existe pas... ou n'a pas la signification qu'on lui donne en France....

Dans ma jeunesse par exemple, le tutoiement était de rigueur.
En Afrique, dans beaucoup de langues, qu'elles soient officielles ou vernaculaires...il n'y a pas de différence affirmée entre le "tu" et le "vous"... Toutes les notions de respect, de différenciation que l'on met dans le "vous"  ne tiennent pas dans un mot, mais plutôt dans la façon de parler, l'attitude prise avec son interlocuteur... ou les formules de politesse qui précèdent tout dialogue.
Ainsi chez nous, ou pas moins de 5 langues africaines étaient couramment employées, le français était rarement utilisé avec nos employés, ma famille parlant les dites langues... En revenant au français, c'est donc le tutoiement qui était de mise...
Ainsi mon grand père était tutoyé par ses salariés, comme ma grand mère... mais je n'ai jamais vu un employé leur taper sur l'épaule ou avoir une attitude par trop familière.

En Polynésie, où j'ai vécu de nombreuses années, le rapport au "vous" est tout à fait différent... A l'inverse du respect que l'on peut penser y trouver, le "vous" est synonyme de "faurù"... c'est à dire "fier" dans le mauvais sens du terme, prétentieux...
Ainsi, quand un tahitien passe du "tu" au "vous" en s'adressant à vous, ce n'est pas par politesse... mais pour vous signifier que quelque chose dans votre comportement ne lui plait pas... et c'est plutôt mauvais signe...

J'ai bien entendu du me plier au vouvoiement au cours de ma vie... mais cela me demande toujours beaucoup d'effort, une forme de gymnastique de l'esprit... que j'abandonne rapidement quand les conventions ne l'exigent plus... retournant au "tu" qui m'est naturel.

Il me semble d'ailleurs qu'il n'y ait que la langue française qui emploie un mot de "pluriel" pour marquer une forme de respect à un SEUL individu... et qui charge autant sa signification... encore faut il que la personne qui emploie le vous à votre égard par exemple... en sache l'exacte signification.... et qu'il y mette ce à quoi vous vous attendez... ou alors ce n'est qu'une convention... On dit "vous" au patron parce que c'est comme çà !!!

Je ne parle pas encore le malgache... je m'y emploie.... c'est difficile... mais il me semble que le "vous" n'existe pas dans cette langue (d'autant que mes employés parlent le sakalave)... on me corrigera ici sans doute si je me trompe...

Donc oui, je tutoie mes salariés et ils en font de même... mais ils ne sont pas familiers ni irrévérencieux...

Tiens, une petite anecdote...
J'ai du m'absenter ces derniers jours pour aller à Antananarivo régler des soucis administratifs. Une amie réside chez moi actuellement et je lui avais laissé des consignes... mes salariés n'en ont fait qu'à leur tête et l'ont faite tourner en bourrique... A mon retour, tout ce petit monde a "refilé" droit sans que je n'ai rien eu à dire... ma seule réapparition a suffit... ce qui m'a fait sourire intérieurement alors que j'affichais un air grave...
Je pense que vouvoiement ou tutoiement... ils savent très exactement qui est la patronne...

Voili voilà...

bonjour, alors là bravo, enfin une liste des besoins élémentaires pour vivre à Mada. C'est net , clair et précis et permets d'avoir une idée sur le budget nécessaire en cas de retraite. Merci encore

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