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Le syndrome paraguayen

Bonjour à tous !

Je suis installé au Paraguay depuis trois ans et je viens de terminer la construction d'un hôtel après un véritable parcours du combattant. Pour ce faire j'ai engagé 40 ouvriers guaranis répartis en quatre équipes, et qui ont travaillé durant deux ans. J'ai acheté moi-même l'ensemble des matériaux, réalisé ici sur mon ordinateur les plans d'exécution et surveillé les travaux au quotidien.

Il a fallu entre autres, clôturer un terrain de 2,5 ha, poser des poteaux et tirer des câbles de haute tension sur 1 km pour amener l'électricité au gros transformateur personnel de l’hôtel, faire 2  forages à 120 m de profondeur pour puiser l'eau, (avec les installations correspondantes, pompes et réseaux), abattre 225 arbres et enlever les souches, planter 7500 plantes tropicales.
L'hôtel fait 800 m², ma maison 160. J'ai également réalisé un local de cuisine industrielle de 100 m2, une cuisine grill complètement équipée.

Lorsque je suis arrivé, le terrain était en friche, sans eau et sans électricité. Aujourd'hui l'hôtel est terminé, les chambres disposent de tout le confort avec air conditionné et WiFi.
Ceux qui le souhaitent pourront voir le résultat de mon travail en tapant le "los jardines de Aregua" dans le champ de recherche en haut de leur page Facebook.

Durant ces deux années et j'ai été totalement seul en tête à tête avec les Guaranis. Evidemment, j’ai beaucoup appris. Appris sur le pays,  sur la mentalité paraguayenne, comment fonctionne un Guarani, ses trucs, ses ficelles, etc.

Dans le même temps, beaucoup de francophones d’Europe (pas les Canadiens) m’adressent des messages privés pour avoir des informations sur le Paraguay. En général ils viennent du présent site, mais aussi de VoyageForum sur lequel je suis assez actif (1500 contributions) et du site du Guide du Routard.

Comme j'en ai un peu marre de répéter toujours les mêmes choses, j'ai regroupé l'ensemble de mon expérience paraguayenne dans un document que je tiens à la disposition de tout le monde et qui s'appelle le syndrome paraguayen
c'est un document qui est assez long à lire et qui ne passerait pas dans un forum. En effet, en dehors de la longueur du texte, j'y aborde des problèmes d’arnaque, d’illettrisme, d’hygiène, de manque d’éducation et d'ignorance générale qui dérangeraient les bonnes valeurs établies de ceux qui pensent encore que la terre promise existe et que tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil

Le syndrome paraguayen, est composé d'extraits de questions qui m'ont été posées par des gens assez pugnaces et auxquelles j'ai répondu en toute sincérité, sans enjoliver, sans exagérer, sans dramatiser. Il y a les questions et mes réponses.
Si j'en juge par le fait que j'en retrouve des morceaux qui sont repris ici et là sur le net, il est probable je n'ai pas écrit tout ça pour rien et que ça intéresse du monde, en particulier tous les candidats à une expatriation au Paraguay.

Ceux d'entre vous qui souhaitent le recevoir peuvent m'envoyer un message personnel en me donnant leur mail, je me ferai un plaisir de leur envoyer.

Bonjour jc.paracom,

merci pour votre message. Votre expérience est très appréciée sur Expat.com :)

Au sujet de votre document, pensez-vous qu'il soit utilisable pour le guide participatif, que nous essayons de mettre en place ? (le format forum n'étant pas toujours le plus indiqué en effet, nous avons mis en place le guide)

Votre expérience pourrait aider beaucoup, beaucoup de monde sur Expat.com. Qu'en pensez-vous ?

Je vous souhaite une excellente journée, à bientôt,

Julien

Bonsoir JC,
cela m'intéresse, je t'envoie un MP.
Et bravo pour "Les Jardins d'Aregua", ça a dû être un sacré boulot!

Bonjour jc.

Ton post ci-dessus a attiré mon attention et ton expérience m'intéresse, il semble pouvoir répondre à beaucoup d’interrogations que les candidats expat se posent.
Je te contacte donc également par message perso.
En attendant, merci déjà!
nb: j'ai été voir sur Facebook ton hotel, félicitations ;-)

Tu peux aussi m'envoyer ton mail par message privé.
c'est plus facile à lire sur un mail car le texte est long et c'est écrit vraiment petit si je l'envoie en message privé ...

Bonjour Jean Claude,
Pouvais vous m’envoyer ,,Le syndrome paraguayen’’ svp.
Cordialement Valentin

Salut Julien,

Gros succès mon syndrome paraguayen, je n'en attendais pas tant, et je reçois des remerciements en prime et franchement, ça fait plaisir !

Extrait non confidentiel d'un message qui m'a été envoyé par un membre

Ce que tu exprimes est ce que je cherche à avoir comme info depuis le temps que je me renseigne sur le pays.

En effet, entre le peu d'infos sur le pays que l'on trouve dans la presse européenne, l’absence totale d'émissions TV et les quelques vidéos enjolivées mises en ligne par l'état paraguayen sur le Net pour attirer les investisseurs, on se rend bien compte que l'on manque d'infos réelles pour aborder un projet d'expatriation.
La franchise de tes propos ne conviendra certainement pas pour une publication publique sans heurter certains esprits

Mais pour ma part, c'est le genre d'analyses nécessaires à:
- décourager les gens qui imaginent venir dans un jardin d'Eden peuplé de Bisounours ;
- permettre aux personnes réellement motivées d'aborder leur projet en connaissance de cause et en cas d'échec de ne pas regretter de ne pas avoir su.
Je t'avoue que j'avais déjà vu quelques commentaires sur le manque de culture et la solitude intellectuelle, c'est une chose à laquelle il faut se préparer, si toutefois c'est possible.

Salut Cristobal

Comme je te l'ai dit en message privé, je réponds en public à tes questions intéressantes qui n'ont aucun caractère confidentiel

Tes questions étaient :

J'ai mis du temps à te répondre, j'ai pris le temps de digérer.
Au début, j'ai trouvé que tu étais très dur puis je me suis dit que tu avais sans doute raison.
Mais même si c'est un petit pourcentage, tu n'as pas réussi à avoir des amis paraguayens avec lesquels partager des choses?


Non, sincèrement je ne suis pas dur dans mon syndrome paraguayen. Si tu y regardes bien, je ne fais que répondre à quelqu'un qui pousse, non pas moi, mais le pays, dans ses derniers retranchements.

Hélas les gens sont comme ils sont, et on ne refait pas le monde. Il y a une réalité qui doit être dite, en toute objectivité, afin que ceux qui veulent venir ne soient pas déçus de ce qu'ils vont trouver une fois passée l'excitation de la période d'arrivée dans le pays. Tu sais surement que statistiquement, 60% des expatriés font une dépression avant la fin de la 1ere année d'installation. La découverte de la réalité du pays d'accueil compte pour beaucoup dans cette dépression, déjà qu'il faut compter avec le déracinement et une certaine forme d'isolement et d'isolement culturel. Cette découverte se fait toujours dans la douleur car les coutumes et les valeurs sont tellement différentes, il faut s'y préparer.
J'ai fait ce texte pour que les candidats à l'expat sachent réellement ce qu'ils vont trouver afin de se préparer au mieux, car il faut vraiment s'y préparer.

Je voudrais te dire aussi que le Paraguay est un super pays d'accueil qui a ses défauts certes, mais qui a tellement d'autres qualités, dont probablement d'être l'un des pays les plus agréables à vivre au quotidien. Mais j'aborderai ce sujet plus tard.

Pour comprendre mieux, va lire mon histoire sur le site provisoire (j'en prépare un beaucoup plus complet)

C'est l'histoire d'un mec...

Concernant la question sur les amis qu'on peut se faire (ou pas)  parmi les locaux, elle mérite qu’on ouvre carrément une discussion qui traite ce sujet.
Je vais le faire très vite, promis !

bonjour Monsieur,
je suis intéressée par vos messages, par vos avis et votre expérience au Paraguay.
c'est pourquoi j'aimerais lire votre texte : "le syndrome paraguayen"
vous est-il possible de me l'envoyer?
je vous en remercie d'avance

Bonjour Valérie !

En premier lieu, fais-moi plaisir, oublie le "Monsieur" car il est de coutume de se tutoyer entre expatriés.

Je t'envoie le document en message privé, mais j'en profite pour publier une réaction que je viens de recevoir à l’instant d'une personne non inscrite à ExpatBlog et qui m'avait demandé de le lui envoyer mon texte.
Sa réponse confirmerait que je ne suis pas dans l'exagération

Bonjour, et merci pour ton exposé, je retrouve beaucoup des constatations que j'ai faites moi même dans différents pays.

Quelques anecdotes qui peuvent se comparer aux problèmes des Guaranis, au Mexique par exemple je me suis aperçu que mes mécaniciens faisaient payer aux clients les pièces de rechange qui étaient changées gratuitement sous garantie (bien sur ils gardaient l'argent pour eux) car au Mexique il est impensable de donner gratuitement du service et des pièces.De même impossible de changer leurs pneus sur les pickups de service avant qu'ils soient vraiment morts, car sinon comme par hasard on leur avait volé les 4 roues pendant la nuit (alors qu'ils les avaient vendus pour faire la fête au bordel).

Coté crasse, le pire est sans doute aussi dans les pays arabes, pas d'eau courante et pas de pluie dans les endroits reculés, donc pas de douche. Je me souviens en Irak des tasses au petit déjeuner, dont le nombre de cercles noirs restés a l'intérieur permettait de savoir combien de clients avaient bu avant, les poulets ou la viande hachée verdâtres dans le frigo des restaurants,
Les lavabos cassés en morceaux dans un coin de la salle de bain, la baignoire servant de WC et les tiroirs de table de nuit remplis à ras bord de mégots.
Et comme tu le dis, dans nombre de ces pays, coté culturel, c'est souvent très limité, ce qui fait que comme expatrié tu finis par fréquenter un petit cercle de locaux éduqués qui connaissent l'Europe pour y avoir fait une partie de leurs études et d'autres expatriés. Car bien sur la population est gentille et sympa, mais que discuter avec la brave femme qui prépare les tortillas au coin de la rue ou les mécaniciens que j'avais et qui eux aussi avaient une maitresse dans chaque ville ou ils étaient envoyés, et à part les femmes ou la tequila la conversation était limitée. Et au Mexique aussi les différents se règlent souvent au pistolet (même pour une place de parking).

En conclusion j'ai vécu et travaillé dans plusieurs pays gouvernés par des dictatures, l'Angola, l'Irak de Sadam (qui était très bien avant qu'il ne devienne mégalo), le Pakistan, il faut bien admettre que coté sécurité pour un étranger c'était bien mieux que ce qu'il y a aujourd'hui. Je n'irais plus me promener dans les souks de Karachi par exemple.

Comme m'avait dit le chef de la police en Angola "tant que vous venez pour travailler et gagner de l'argent et bien vivre, tout va bien, pour la politique laissez nous faire"

Bonjour pourriez-vous m'envoyez votre document "le syndrome Paraguayen" via mon courriel lvauthier[at]gmail.com je vous remercie d'avance.


Cordialement

Bonjour, J.C PARACOM

Je sais que tu dois être très pris par ton hôtel restaurant mais te lisant depuis un moment, je me permet de te demander ton texte si cela était possible bien évidement sur "le syndrome paraguayen?

Je serais ravi d'échanger avec toi si tu quelques minutes à m'accorder.

Je te souhaite un agréable moment et à très bientôt

VINCENT

Mon email: becente.bushi[at]wanadoo.fr

cordialement

VINCENT

Bonjour J.C. bonjour a Tous.

Ton analyse du syndrome Paraguayen s'adresse aux candidat a l'expatriation dans ce pays et leur fait voir a travers ton expérience la réalité de la vie au Paraguay.

Merci de m'envoyer par mail ce texte sur le syndrome Paraguayen.

J'en profite pour  donner la définition du mot syndrome et mon avis sur le sujet:

Dans la médecine et la psychologie, un syndrome est l'association de plusieurs caractéristiques cliniquement reconnaissables,le plus souvent ces signes sont observés par quelqu'un d'autre que le patient.

Si le syndrome Paraguayen est bien réel, il faut également reconnaître qu'il existe le syndrome de l’expatrié Européen.

En effet, tenter de retrouver (ou d'imposer) ce que l'on connait est un phénomène naturel chez l'homme. Quelle que soit nos origines nos jugements sont toujours basés sur des valeurs forgées par notre histoire et notre éducation, il est difficile de réaliser que  notre mode de vie n'est pas forcément le meilleurs et qu' il peut exister ''autre chose ailleurs''.

L'homme est un super-mutant capable de s'adapter avec le temps aux conditions extrêmes de son environnement depuis les pôles jusques aux déserts (personnellement je ne survivrais pas longtemps dans le Chaco Boréal avec un arc et des flèches  comme les indiens Ayoreo), alors évidemment les valeurs ne sont pas les mêmes d'un pays a l'autre, la religion, la langue, l’alimentation...Tout change.


Une non adaptation au milieu ambiant est un luxe que nous permet notre situation de privilégié mais peut on alors reprocher aux autochtones de nous voir comme tel (avec la marque Euro sur le front)?. En Europe nous sommes élevés dans du coton, protégés, entourés (au point que parfois ça étouffe), je suis désolé de vous le dire comme ça cher concitoyens mais la majorité des expatriés ne sont pas dans la réalité de la vie du pays dans lequel ils vivent et les échecs d'expatriation privées sont la pour le prouver.

Futur expatriés (au Paraguay comme ailleurs) votre adaptation est obligatoire car vous ne changerez pas les ''autres'' et serez les premiers a souffrir des conséquences de cette situation.

Bien se connaitre permet de mieux connaitre les autres :idontagree:)

Cordialement.

Salut alain,

Tu la sors d'où ta photo avec ton bonnet qui tue ? On dirait un rappeur... Je t'avais à peine reconnu !

un syndrome est l'association de plusieurs caractéristiques cliniquement reconnaissables,le plus souvent ces signes sont observés par quelqu'un d'autre que le patient.

Oui, tu as complètement raison.
Les caractéristiques cliniquement reconnaissables sont l'ignorance, l'analphabétisme  fonctionnel et leurs conséquences (mensonge, manipulation et arnaque). Le patient est la société paraguayenne et c'est effectivement quelqu'un d'autre que le patient qui l'a observé, puisque c'est moi !

Tu sais que je suis un type assez pragmatique et pas un rêveur. Donc, quand tu dis que :

L'homme est un super-mutant capable de s'adapter avec le temps aux conditions extrêmes de son environnement

Je réponds : probablement, mais si tu lui expliques à l’avance où il va mettre les pieds, il aura beaucoup plus de facilité à s’adapter, il gagnera beaucoup de temps, et perdra beaucoup moins d’argent.
Car il ne s’agit pas de changer les Paraguayens. Il s’agit d’expliquer aux candidats à l'expat qu’on ne vient pas dans le pays des Bisounours, comment fonctionne la tête d’un Paraguayen, pour mieux déjouer les pièges... qui ne manqueront pas de venir, tu le sais comme moi !

Enfin tu dis aussi

Bien se connaitre permet de mieux connaitre les autres

Oui bien sûr, mais tout ça ce sont des mots, des belles phrases nobles... Après, il y a la réalité du terrain, la vie au quotidien, Alors qu'est-ce que ça changera pour un expat de bien se connaître ? Crois-tu que ça lui permettra de parer le coup tordu que le Paraguayen est en train de lui préparer ?

Finalement, tu es plus proche que moi de la philosophie des Shadoks :

Il est beaucoup plus intéressant de regarder où l'on ne va pas pour la bonne raison que, là où l'on va, il sera toujours temps d'y regarder quand on y sera.
Proverbe Shadock

peux tu m'envoyer le syndrome paraguayen sur mon mail jcalvetti65[at]sfr.fr merci

Bonjour,

Expatrié depuis 36 ans consécutivement en Iran, en Irak, au Vénézuela, au Gabon, a la Réunion, en Guadeloupe, en Guyane, et en martinique.
Je souhaite aujourd'hui changer d'air.

Aprés avoir visité le Costa Rica et l'Equateur je vais venir courant septembre au Paraguay en vu de trouver une Finca dans un rayon maximum de 50 Km de l'aéroport et de la capitale.

Mon but n'est pas financier je souhaite seulement créer une activité qui me permette d'équilibrer mes comptes sans profit et sans prendre en compte l'investissement pour vivre comme un futur retraité actif ( j'ai 61 ans )

Tout tes conseil seront les bienvenus et notamment je souhaiterai que tu puisse m'envoyer " le sydrome Paraguayen "

Bravo pour ta réalisation je suis spécialisé en construction tous corps d'états et promotion immobiliére et comprend donc les dificulté que tu a pu rencontrer.
Merci et a bientôt

Christian
Email: christian.montourcy[at]wanadoo.fr

Merci Jean-Claude pour l'envoi de ton document et ton témoignage très enrichissant qui évitera bien des déboires à ceux qui auront eu la chance de te lire.

Je reste néanmoins sous le choc... Que l'étranger soit pompé partout où il passe , c'est bien connu, mais vivre continuellement à côté de personnes telles que tu décris les guaranis, cela relève apparemment de l'héroïsme.

Tu prétends que, malgré tout, on peut y vivre une retraite tranquille et heureuse! Permets-moi d'en douter. De quoi sont donc faites les journées de ces rentiers dans ce désert culturel et affectif?

Pour ma part, vivre dans la confiance est une valeur indispensable à mon bonheur, tout au moins avec mon entourage proche, et je ne me vois pas côtoyer au quotidien une employée de maison qui me détrousse au compte goutte... Cela doit vraiment être éprouvant.

Je suis navrée pour toi, mais le plus gros est passé! J'espère que ton hôtel va marcher et t'amener des clients avec qui échanger. Je serais heureuse d'avoir de tes nouvelles de temps à autre.

Bonne continuation et bon courage.

Si, on peut y vivre une retraite tranquille et heureuse, mais comme je le dis, à condition de vivre en autarcie et de ne pas chercher à créer des liens avec les Paraguayens. La faute à l'ignorance et l'absence totale d'éducation qui sont omniprésentes, même chez les gens qu'on pense "d'un certain niveau"
Quant à ce qui est de la confiance, quelqu’un qui fait confiance est une personne bête, naïve, donc à plumer. Et si l'on se base sur sa définition officielle « un état psychologique se caractérisant par l'intention d'accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d'autrui » une chose est certaine, ce n'est vraiment pas le pays adapté, tu l'as vu et vérifié dans mon texte. Pour une poignée de centavos, un Paraguayen va trahir sa famille sans aucun état d'âme.

Note que malheureusement cette mentalité n’est pas propre au Paraguay, c’est quelque chose de normal qui s’inscrit dans le mode de survie permanente des populations à forte concentration indienne. L’indien vit au jour le jour, il «accepte» le lendemain, mais ce qui va venir le mois prochain ne l’intéresse pas. Pour lui, après demain sera un autre jour, ensuite on verra !
Enfin, je suis content de t’avoir apporté quelque chose...

bonjour pour l´imersion dans le pays et ses coutumes !
Sans doute un project d´expatriation qui ne sert pas à pas mal de gens.

Oui, c’est comme ça, car l’expatriation est une chose sérieuse qui détruit plus de gens qu’elle n’en construit.
On ne compte plus le nombre de cas de Français arrivés pleins d’illusion dans ce qu’ils pensaient être le pays des bisounours.  Ils sont repartis parfois rapatriés par le consulat, car ne pouvant même pas payer leur billet d’avion. L’échec, les moqueries au retour, les « je t’avais dit que tu faisais une connerie, que t’étais dingue ». Les même qui disaient « il ne tiendra pas un an et reviendra complètement à poil » Avec l’humiliation, ça s’appelle une vie brisée !
Et puis il ne faut pas croire que tout quitter, ça se fait comme ça « j’en ai marre de la France, c'est un pays de cons, je me tire ». Qu’on le veuille ou non, on a des racines, une culture, une façon de vivre, des habitudes, des parents, des amis, et surtout des points de repère, même si on ne veut pas l’admettre sur l’instant. Une fois passée la période d'euphorie de l'arrivée, on fait comme les autres « la petite dépression de l’expat » durant laquelle on se demandera si on n'a pas fait une énorme connerie de partir, du moins sans être bien préparé, bien armé. Il y a même une préparation psychologique à faire au moins deux ans à l'avance. Car il ne faut pas croire que lorsqu’on ferme la porte de sa maison pour la dernière fois on n’a pas un énorme noeud à l'estomac.

Pour comprendre, je dois livrer un tout petit bout du syndrome paraguayen et qui traite de la solitude culturelle. Une partie de que j'ai écrit dedans et que j’avais déjà mis en ligne dernièrement sur une discussion VF a été citée par « ABC Latina » comme très intéressant, c’est qu’il l’est peut-être ?

Quand on s'expatrie, on oublie toujours de se poser la question à savoir si notre niveau culturel (sans supériorité aucune) peut s'exporter et s'intégrer dans le pays d'accueil. Nous, pays européens, avons un passé culturel énorme que de nombreux pays nous envient. Ce poids culturel, nous ne le remarquons même pas quand nous sommes dans nos pays d'origine, mais dès que nous venons nous installer dans un pays qui n'a pas de passé (le Paraguay vient de fêter ses 200 ans) nous sommes complètement déroutés.
Aussi, il faut bien aborder le problème de l'analphabétisme fonctionnel de l'Amérique latine, car là aussi tous les pays ne sont pas non plus logés à la même enseigne. Tout le monde sait ce qu'est l'analphabétisme, mais peut-être pas ce qu'est l'analphabétisme fonctionnel : disons simplement que ce sont des gens qui sont allés à l'école, mais qui ne savent pas suffisamment lire, écrire et compter pour pouvoir assumer pleinement leur quotidien dans leur vie privée, leur travail, et dans leur vie sociale. Après, les causes sont multiples, mais proviennent en majorité d'échec scolaire ou d'abandon d'école prématurément. Avant de venir m'installer ici je n'avais aucune idée de l'ampleur de la l'analphabétisme fonctionnel en Amérique du Sud. Imagine que 50 % de la population d'Amérique latine, soit 90 millions de personnes, n'ont pas dépassé l'école primaire ! Et là aussi, ils sont beaucoup plus nombreux dans des pays comme le Paraguay, la Bolivie, le Brésil, le Pérou que dans des pays comme Cuba (0%), le Chili, l'Argentine et la Colombie. Ça veut dire en clair que lorsqu'on s'expatrie au Paraguay en Bolivie, on accepte de vivre au quotidien avec des gens qui de 75 à 80%, n'ont pas dépassé l'école primaire, dénués de toute curiosité intellectuelle et qui s'en foutent royalement de surcroît... Hallucinant, mais pourtant bien réel, je vis dedans !
Pour nous les expatriés, au quotidien et sur le terrain, concrètement ça se traduit comment ? Eh bien c'est simple, par une forme de souffrance, je l'avoue sans gêne. Même lorsqu'on rencontre des gens qu'on pense intéressants et qu'on a l'impression qu'on pourrait s'en faire des amis pour communiquer, pour échanger, on s'aperçoit très vite de l'océan culturel qui nous sépare. Les centres d'intérêt ne sont pas les mêmes, ils sont souvent extrêmement limités alors qu'au premier abord on a l'impression d'avoir affaire à quelqu'un d'évolué et capable de sortir du schéma « football, femme Bimbo, plaisanterie et bouffe bien grasse » il suffit d'une remarque ou d'une parole pour que le masque tombe. Alors on a tendance à se replier sur soi-même, sans réelle envie de sortir, sinon pour voir qui ? Pour parler de quoi ? Pour faire quoi ? Je suis souvent invité par le gratin d'Asuncion, ceux qui ont réussi et qui se permettent de traiter leurs compatriotes comme des chiens, tout simplement parce qu'ils ont réussi dans la vie et qu'ils ont de l'argent. Ils les écrasent, ils les humilient pour se faire mousser devant leur famille béate d'admiration.
Je vis donc leurs invitations comme un cauchemar, et je les décline, ça ne parle que d'argent, que de bagnoles, que de choses qui ne m'intéressent pas et ils parlent entre eux à moitié espagnol et moitié guarani, histoire de me simplifier les choses.
Et pourtant, comme je le dis souvent ils sont attachants ces Guaranis, avec leur fatalisme et leur mélancolie chroniques. Mais à moins d'avoir une aptitude particulière pour la vie en autarcie, pour quelqu'un qui comme moi aime blaguer, discuter un peu de tout, j'ai parfois l'impression de m'être fondamentalement trompé et m'être enfermé tout seul dans une prison dorée, aveuglé par le soleil des tropiques, les cocotiers et les bananiers...
C'est cela que j'appelle la solitude culturelle. Je connais bien, c'est ma compagne au quotidien... et pourtant je n'ai vraiment pas l'impression de faire partie de l'élite française...
J’ai essayé de faire passer un message >> tout le monde rêve de l'ile déserte de Robinson, mais tout le monde n'est pas apte à affronter une certaine forme de solitude, et même en famille tu n'y échapperas pas à terme.

Quelqu’un m’a écrit aujourd’hui « Oui j'avais déjà lu ton texte que j'ai trouvé "cruel" de vérité »
Quand on se déracine, il faut savoir très exactement ce qu’on va trouver réellement dans le pays d’accueil.
Mon « syndrome guarani » a été écrit pour ça, pour aider les gens, pas pour les décourager de partir, sachant que ceux qui suivront les conseils gagneront 3 ans et éviteront de perdre beaucoup d’argent, si ce n’est...tout leur argent !

Bonjour Monsieur,

Je suis à la recherche d'un pays au soleil pour y passer ma retraite. Je suis Belge et j'ai vécu plusieurs années en Afrique où je suis parti très jeune y accompagnant mes parents. Le Paraguay étant une destination qui m'intéresse depuis un certain temps, je serai ravi de recevoir votre texte.
En vous remerciant à l'avance recevez, Monsieur, mes salutations cordiales.
Roger Collet

Voici mon adresse courriels : rogercollet[at]yahoo.fr

à rc375

Salut à toi.
Je t'envoie  à ton adresse le texte du syndrome paraguayen mais il faut savoir qu'il n'est pas vraiment destiné aux gens comme toi qui souhaitent simplement y passer leur retraite. C'est un texte qui s'adresse plus à ceux qui veulent travailler au Paraguay, ou bien y monter une affaire.
Tu y trouveras néanmoins beaucoup d'éléments sur l'approche de ce pays, de ses coutumes et de ses mentalités.
Pour y passer sa retraite, c'est probablement un super pays, à condition de ne pas vivre tout seul dans une baraque perdue aux fins fonds de la campagne, sous peine de ressembler rapidement à mon crocodile

Bonjour,

comme les autres réactions: recit tres interressant, merci !

Ton texte traite de l'aspect profesionnel et personnel :)

Pour savoir comment m'adapter, j'aime bien faire un parallele rapide avec des périodes de l'histoire que l'on connait. C'est un racourci tres rapide je l'accorde. Là, les paraguayens semblent être passés de l'age de pierre avant la colonisation à une mentalité que tu décris comme la vie dans une province reculée de l'empire romain. L'histoire à mis plusieurs milliers d'années, eux l'ont fait en 400 ans; cela reste quand même à double sens. D'un coté, la vie ne vaut que quelques dollars, mais les opportunitées de faire de l'argent " propre et honnete" encore possible pour les initiés.( ou en groupe qui s'auto-regule contre les arnaques )

Plusieurs choses me font mouche sur des details de la vie privée, comme le manque de confiance envers les professions libérales.
Pour ton experience profesionnelle, cela est tres interressant. Bien sûre à ne pas aborder avec les yeux d'un professionel civilisé.

Mes impressions sont que le Paraguay est un pays interressant, mais pas comme premier pays d'expatriation en amérique du sud pour monter sa propre affaire, si pas initié/en groupe.

Encore Merci!

Bonjour JC

Je suis assez intérressé par une expatriation au Paraguay. Mais non pas pour y faire des affaires et travailler, seulement pour la retraite.
J'ai vu que ton document était plus en direction des investisseurs.
Mais à ce que j'ai pu lire de tes messages je pense que cela doit aussi permettre d'apprendre des choses sur la vie dans le pays et les relations humaines.
Donc si tu peux m'envoyer ton livre je te passe mon adresse mail en MP.

D'avance merci, et super animation sur le forum.

jc.paracom :

Bonjour à tous !

Je suis installé au Paraguay depuis trois ans et je viens de terminer la construction d'un hôtel après un véritable parcours du combattant. Pour ce faire j'ai engagé 40 ouvriers guaranis répartis en quatre équipes, et qui ont travaillé durant deux ans. J'ai acheté moi-même l'ensemble des matériaux, réalisé ici sur mon ordinateur les plans d'exécution et surveillé les travaux au quotidien.

Il a fallu entre autres, clôturer un terrain de 2,5 ha, poser des poteaux et tirer des câbles de haute tension sur 1 km pour amener l'électricité au gros transformateur personnel de l’hôtel, faire 2  forages à 120 m de profondeur pour puiser l'eau, (avec les installations correspondantes, pompes et réseaux), abattre 225 arbres et enlever les souches, planter 7500 plantes tropicales.
L'hôtel fait 800 m², ma maison 160. J'ai également réalisé un local de cuisine industrielle de 100 m2, une cuisine grill complètement équipée.
jean claude: je n'arrive pas a te le passer en privé (méme en faisant le 22 par ANIERE ou au secours  aux voleurs ou au feux !!!!!!) excuse moi de l'exposer en public
Donne-moi tes impressions après lecture STP.
mdn jean pierre
   
04:01 (Il y a 8 minutes)
       
Répondre
à jcamericasur
salut l'expat en souffrance (pour peut être avoir de ce pays trop rêvé !!!)
puisque tu es (sincère et  brut de décoffrage ) je vais être d'impression vraies
la greffe ou que ce soit avec un âge  et une vie d'expériences avancées est toujours difficile a prendre  et hééé !! la vie est bien plus facile pour un expat dit retraité que pour un bâtisseur qui forcément doit se caméoliniser s'adapter et héé !!! penser que qui a le plus peut le moins n'est dans ton cas par réellement vrais.... d'où l'importance pour les futurs expats ou fuyards ou rêveurs du meilleur des mondes  d'avoir l'info vécue ....et non l'info brochure !!  bon je bla blate en rond et en circonvultion
de ton récit qui ma tenu en éveil et en haleine  il est 3 heures 50 j'en ai ris...  jouis... et narrativement aimé.... il y a du coluche en toi ...de cette découverte humaine connue et affirmée rendue faussement naïve et étonnée ( pour captiver le lecteur ) est agréable a lire ..... prend un traité d'histoire comportementaliste français de 1950 et ton guanaco de paraguayen deviens citoyen français en route vers la triologie non plus liberté égalité machin mais !!! pognon cul combines  et vue ainsi ton guanaco ne fait plus tache
....tu as fais le plus dur (tu as évangélisé ) fais le colonial en espérant que les soubresauts d'expropriation ne viendrons qu'après ta mort pour te laisser profiter de ta retraite d'hôtelier j'ai vécu et j'aurais plutôt fait un bateau hôtel pour pouvoir lever l'ancre en temps utile !! bon l'ami les hommes sont nombreux les caractères (voir labruyére )surprenant admirables ou déroutants et comme tu as une plume de portraitiste vas y fonce je suis un de tes lecteur même si du paraguay rien ni parait et que ces conduite humaines sont générales dans ce bas monde  change toi les idées en allant au théâtre voir un autre monde de brigands  cordialement jean
..........tous mes remerciements :    mdnjean[at]gmail.com
Lorsque je suis arrivé, le terrain était en friche, sans eau et sans électricité. Aujourd'hui l'hôtel est terminé, les chambres disposent de tout le confort avec air conditionné et WiFi.
Ceux qui le souhaitent pourront voir le résultat de mon travail en tapant le "los jardines de Aregua" dans le champ de recherche en haut de leur page Facebook.

Durant ces deux années et j'ai été totalement seul en tête à tête avec les Guaranis. Evidemment, j’ai beaucoup appris. Appris sur le pays,  sur la mentalité paraguayenne, comment fonctionne un Guarani, ses trucs, ses ficelles, etc.

Dans le même temps, beaucoup de francophones d’Europe (pas les Canadiens) m’adressent des messages privés pour avoir des informations sur le Paraguay. En général ils viennent du présent site, mais aussi de VoyageForum sur lequel je suis assez actif (+ de 1000 contributions) et du site du Guide du Routard.

Comme j'en ai un peu marre de répéter toujours les mêmes choses, j'ai regroupé l'ensemble de mon expérience paraguayenne dans un document que je tiens à la disposition de tout le monde et qui s'appelle le syndrome paraguayen
c'est un document qui est assez long à lire et qui ne passerait pas dans un forum. En effet, en dehors de la longueur du texte, j'y aborde des problèmes d’arnaque, d’illettrisme, d’hygiène, de manque d’éducation et d'ignorance générale qui dérangeraient les bonnes valeurs établies de ceux qui pensent encore que la terre promise existe et que tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil

Le syndrome paraguayen, est composé d'extraits de questions qui m'ont été posées par des gens assez pugnaces et auxquelles j'ai répondu en toute sincérité, sans enjoliver, sans exagérer, sans dramatiser. Il y a les questions et mes réponses.
Si j'en juge par le fait que j'en retrouve des morceaux qui sont repris ici et là sur le net, il est probable je n'ai pas écrit tout ça pour rien et que ça intéresse du monde, en particulier tous les candidats à une expatriation au Paraguay.

Ceux d'entre vous qui souhaitent le recevoir peuvent m'envoyer un message personnel en me donnant leur mail, je me ferai un plaisir de leur envoyer.

J'ai lu l'exposé et me voilà rassuré. J'ai travaillé bien loin du Paraguay, mais au sein d'une tribu amérindienne d'origine guarani qui avait migré de là au XVIIIe siècle.
Tout, absolument tout ce qui est décrit ici, je l'ai vécu et quand j'ai tenté de l'expliquer, je n'ai rencontré qu'incompréhension.

A un degré nettement moindre, le Nord du Brésil offre de telles similitudes. On arrive quand même à pouvoir faire confiance aux intimes et les couples sont plus unis dans l'ensemble.

Mais pour les affaires, c'est quasiment la même jungle (sauf que quand les Brésiliens bossent dur quand ils le veulent - et ils le veulent souvent - tout comme il est impossible d'en attendre quoi que ce soit s'ils ne le veulent pas...

Bonjour J.C,

A ta demande, nous répondons sur le forum.

Nous avons lu avec attention ton "Syndrome Paraguayen"  et te remercions de partager ton retour d’expérience sur la vie au Paraguay et les us et coutumes des habitants.

Ayant vécu dans d’autres contrées du globe dites défavorisées, je sais que l’idée que l’on se fait d’un pays en tant que touriste et celle que l’on acquiert lorsque l’on y vit plusieurs années ne sont pas comparables.

Il n’y a bien sûr pas d’endroit parfait, mais du bon et du moins bon partout.

Je n’ai pas été choqué à la lecture de ton récit, c’est ton expérience, tu décris tes sentiments avec sincérité, sans enjoliver, sans dramatiser.
Mais on ressent bien dans ton texte le manque d’échanges, un certain isolement culturel qui devient très pesant pour toi…. Après, cela dépend des aspirations de chacun.

La seule chose qui m’ait choqué, non pas dans ta façon d’écrire mais dans les faits, c’est la facilité d’accès aux armes à feu et leur utilisation intempestive contre quelque monnaie ou par blessure dans son amour propre,  en résumé la vie ne semble pas avoir beaucoup de valeur dans ce pays, comme c’est hélas le cas dans différents endroits dans le monde.

Est-ce général au Paraguay ou dû à la proximité d’une grande ville donc d’une certaine délinquance ?

N’en est-il pas de même pour les mœurs quelque peu « légères » que tu as pu observer chez les Paraguayens ?

Concernant l’illettrisme au Paraguay, c’est bien sûr un triste constat mais auquel il faut s’attendre en s’expatriant vers des pays comme celui-ci. Par contre, je ne crois pas que cela soit lié à leur manque de courage au travail par exemple.

Ayant vécu aux Comores pendant de nombreuses années en y exerçant une activité professionnelle, j’ai fait appel à des ouvriers sur place qui, effectivement, ne savaient ni lire ni écrire, la patience était de rigueur pour leur expliquer leur mission, mais je dois dire que je n’ai jamais eu de meilleurs ouvriers que là-bas, ils étaient dévoués, travailleurs, toujours volontaires, contrairement à des ouvriers que j’ai pu avoir en métropole !

Je vis avec ma famille dans un pays où la religion a une grande importance dans la vie quotidienne, qu’en est-il au Paraguay ?

Concernant la nourriture, même si elle est assez grasse donc éloignée à la base de nos propres habitudes alimentaires, n’est-elle pas tout de même meilleure que celle servie dans les M. Do ?

En espérant ne pas t’avoir heurté, nous ne sommes absolument pas des "Bisounours", nous nous méfions de tout et de tout le monde, même de nos compatriotes sans tomber pour autant dans une paranoïa aigüe.

En ce qui concerne les arnaques, j’ai rencontré cela dans d’autres pays, notamment en France, il ne faut pas le nier.
Il est assurément nécessaire d’être sur ses gardes en toutes circonstances.

Concernant l’épisode de ta réparation de voiture, c’est vrai que nous sommes beaucoup plus méfiants que toi, nous n’aurions pas quitté le véhicule des yeux. Mais nous ne disons pas que nous ne nous faisons jamais arnaquer, bien sûr cela nous est arrivé et nous arrive encore parfois mais les « dégâts » sont limités et les plus grosses arnaques dont nous ayons été victimes ont eu lieu en France métropolitaine, peut-être et sans doute parce que c’est là que nous nous méfions le moins ?!

Nous te souhaitons une bonne continuation dans le fonctionnement de ton havre de paix.

Cordialement

A Maramilem

La seule chose qui m’ait choqué, non pas dans ta façon d’écrire mais dans les faits, c’est la facilité d’accès aux armes à feu et leur utilisation intempestive contre quelque monnaie ou par blessure dans son amour propre,  en résumé la vie ne semble pas avoir beaucoup de valeur dans ce pays, comme c’est hélas le cas dans différents endroits dans le monde.

Précision sur les armes et la sécurité :
La délinquance au Paraguay est contre toute attente bien moins présente que dans beaucoup d'autres pays d'Amérique latine, mais lorsqu’elle se présente elle est à mon avis plus dangereuse, surtout que  la vie n'a pas plus de valeur ici qu'au Vénézuéla, Pérou ou Guatemala.
Je compte parmi mes amis, une femme Procureur (Fiscal) de la ville de Limpio, un quartier très chaud, on la voit à chaque crime à la télé. C'est une femme très bien qui me raconte tous les potins du coin et qui confirme quand même que c'est un peu le Far West. Cela dit, statistiquement il n’y pas plus de chances de se faire agresser ici qu'à Marseille ou dans certains quartiers de la banlieue de Paris, mais si ça se produit le type est forcément armé. Il faut dans ce cas donner tout ce qu'on a, surtout ne rien cacher où ne rien dissimuler, ne pas dire un mot, sinon c'est très risqué, car le type est capable de flinguer quelqu’un sans aucun état d'âme. Dernièrement, à Luque (grande banlieue d'Asuncion à 6 kms de chez moi) une femme a refusé de donner son sac à un voleur armé, il l'a abattue sans se poser la moindre question.

Le révolver ? On peut acheter partout un 38 spécial ou 357 magnum avec les munitions chez l’armurier du coin, il suffit de présenter sa carte d’identité, c’est tout ! Mais bon, il ne faut pas non plus dramatiser, ce n’est pas pire qu’aux USA
En général, les délinquants sont des muchachos, de 15 à 25 ans, totalement illettrés qui n'ont aucun revenu, aucun travail, souvent défoncés à l'alcool de canne à sucre.
Cela dit, ils sont tous serviables et sympathiques a priori ces muchachos, mais de temps en temps et l'alcool aidant, il y en a un qui en a marre de sa condition et qui pète un câble, et se fait son petit braquage avec un ou deux copains, en prenant de préférence un étranger détesté de tous pour cible. Sachant que dans cet état second, tout peut arriver.  Ces muchachos ne sont pas agressifs dans l'âme, mais comme pour eux la vie n'a aucune valeur, la nôtre en a encore moins. Autant ils sont capables de dire merci quand on leur donne tout ce qu’on a sans broncher, autant ils sont capables du pire si on oppose la moindre résistance.
Mais ces faits sont extrêmement rares , dixit ma copine Procureur, et la comparaison avec le Venezuela, le Guatemala ou le Mexique n'est pas à faire. Par rapport à  la dangerosité de ces pays le Paraguay est inexistant.
Enfin, tout ceci n’est pas bien inquiétant, il faut savoir tout ça et le garder dans un coin de sa tête, surtout ne jamais jouer les héros, ni faire le malin... et tout se passera bien !

Note à tous

Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont demandé mon texte (une trentaine) et qui m'ont envoyé un mail de remerciement, car il semble que ce que j'ai écrit ait réellement servi à quelque chose.
Pour l'instant je n'ai eu que des compliments et remerciements, aucune critique négative.

Ca fait plaisir, car ça m'a demandé beaucoup de temps. Je tiens ce texte à jour en permanence, je le complète, je le corrige, je l'adapte de façon à ce qu'il soit le plus proche possible de la réalité, car le pays bouge beaucoup.

Pour en revenir à l'avant dernier message... ceux que rebute la violence et surtout la violence par armes à feu doivent abandonner leur idée (s'ils l'avaient) de venir en Amérique latine.
Même avec les tueries actuelles de Marseille (qui sont toutes liées à des guerres de gang et touchent fort peu qui se tient éloigné du trafic de drogue), on est dans une autre dimension.
Et le Paraguay n'est pas le plus mal placé sur ce plan, des pays latinos (nb. c'est de lui que viennent pas mal d'armes qu'il est un peu plus difficile de se procurer au Brésil)

Bonjour Jean Claude,
Peux-tu m’envoyer "Le syndrome paraguayen"?
Je vis en République Dominicaine depuis 7 ans, je suis sûre de pouvoir retrouver quelques similitudes dans ton texte avec la vie d'ici en RD mais je reste curieuse et aimerais le vérifier.

Bien à toi,

Angela

Salut Angela
Donne moi une adresse mail en message privé STP

Bonjour !
Moi aussi, j'envisage le Paraguay comme une destination possible et votre document attise vraiment ma curiosité, du fait qu'il est sans langue de bois. Ce sont les "vraies" informations qui sont intéressantes, pas les brochures touristiques.
Bien cordialement.
anna_newton[at]orange.fr

A Anna,

Bonjour,
Voilà, c'est fait, bonne lecture !

Bonjour, Jean-Claude, et merci pour votre contribution. Je vous suis reconnaissante de décrire les choses vécues telles qu'elles sont. Je ne m'attendais pas à ce comportement d'une majorité des Paraguayens/Guaranis. Mais en réfléchissant, cela rejoint à 100 % le témoignage d'une amie dont le fils vit au Vénézuela depuis son adolescence. Sauf qu'elle a rencontré une tribu d'Indiens qui étaient les seuls à ne pas être bruyants et vulgaires et triaient soigneusement leurs ordures !
Ces comportements irresponsables se rencontrent malheureusement aujourd'hui à grande échelle en France, et les fameux Bisounours qui refusent farouchement de le voir seront tout simplement exterminés. Ce n'est qu'une question de temps.
Merci encore pour tous vos tuyaux.
Je vous souhaite sincèrement une belle aventure avec votre hôtel-restaurant. C'est une adresse que je retiens si j'ai le bonheur de venir en Amérique du Sud.

....voila !!! qui fera plaisir a l'ami JEAN CLAUDE QUI SE DECARCASSE (( routard séme ta graine (  vécue ) a  tous les continents (( une main lave l'autre et un jour a notre tour on t'apportera le savon !!

Bonjour,

J'aimerais moi aussi lire 'le syndrome paraguayen'.
Je suis dans le pays depuis presque 8 ans, vivant la plupart du temps au fond du Chaco à 700 km d'Asuncion.
J'ai moi aussi beaucoup travaillé avec des paraguayens et des Indiens Guaranis.(après avoir travaillé pendant plus de 20 ans en brousse africaine).
On pourrait comparer nos points de vue.

J'espère avoir l'occasion de passer un jour de ton côté

Cordialement

Henri

Salut Henri,

Je t'envoie ça de suite et je serai ravi de te voir quand tu viendras.
Donne moi juste une adresse mail en message privé car c'est un roman et trop long pour un message privé !

Merci de ta réponse.

Mon adresse : XXX

A bientôt

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